Et donc, j’ai fait un t-shirt.

Il y a quelques années, j’avais acheté sur ThinkGeek un très chouette t-shirt:

Turing-Word-Cloud

C’est un nuage de mots fait à partir du papier d’Alan Turing qui décrit le test qui n’avait pas encore son nom (le test de Turing, donc), Computing Machinery and Intelligence. Conceptuellement, très chouette, graphiquement, réussi.

Bon. Ce t-shirt, il commence à avoir vielli, il est pas dénué de taches et il m’est devenu trop grand. Donc, j’ai voulu en racheter un. Manque de bol, ThinkGeek le fait plus (et on les déteste tous.)

Du coup, je me suis dit que j’allais en refaire un sur le même concept. Ça m’a pris un certain temps, voire un temps certain, entre l’idée et la réalisation, mais aujourd’hui je porte un beau t-shirt :

collage-tshirt

Bon. Il est moins bien que l’original, mais c’est MON t-shirt 🙂

Le process a demandé pas mal d’étapes. Déjà, il a fallu générer le nuage de mots. Hors de question de reprendre l’existant, pour tout un tas de raisons dont la principale (en-dehors de la légalité intrinsèque de la chose) était quand même la flemme. J’ai commencé à chercher des générateurs de nuages de mots – il y en a un certain nombre avec des options différentes, des rendus différents, et des technos différentes. J’ai fini par jeter mon dévolu sur Wordle, pour une raison qui n’était pas forcément la bonne a posteriori, en l’occurrence la possibilité d’avoir un export vectoriel du nuage généré (pas de manière triviale, mais en imprimant vers un fichier, le fichier correspondant est vectoriel, yay).

J’ai pas mal bricolé les settings du nuage jusqu’à obtenir un truc qui me paraisse potable et je l’ai exporté en vectoriel. À ce moment là, le design était le suivant :

version1

À ce moment là c’était encore nettement au stade des essais, voir ce qui pouvait marcher, ce genre de choses. J’avais regardé vaguement les fichiers vectoriels valides sur Spreadshirts, ils veulent 3 couches pour les (maximum) trois couleurs, très bien, on va faire ça alors. J’uploade le SVG sur Spreadshirt, Spreadshirt fait « coin ». Après quelques investigations, Spreadshirt fait « coin » pour deux raisons : mon SVG a trop de points de contrôle (ce qui POURRAIT envisager d’être corrigé, au coût d’y passer pas mal de temps en tuning de l’original et en bricolages divers), mais surtout les traits et les espaces entre les trais sont trop fins, ce qui va être pour ainsi dire impossible à corriger en gardant une quantité de texte qui « fasse » nuage de mots, esthétiquement.

Il m’a fallu pas mal de temps pour me convaincre que non, décidément, ça allait pas passer en vectoriel. Entre temps, le design avait pas mal évolué, pas forcément d’une manière intelligente a posteriori non plus (en voyant le premier essai, la police était plus jolie, j’aurais dû garder celle-là), pour arriver à celui-ci :

essai4

Du coup, comme je passais en bitmap, je n’étais plus limitée à 3 couleurs, j’ai mis Gradle en mode « vazy, file-moi un peu plus de variation sur la palette », et c’est le fichier qui s’est retrouvé imprimé au final.

L’aperçu avant impression de Spreadshirt donnait ça :
tshirt-turing

Je l’ai commandé la semaine dernière sur spreadshirt.ch, il est arrivé en 3-4 jours ouvrés (mais en provenance d’Allemagne, un point à garder en tête si je veux en commander plusieurs : deux-trois t-shirts passent en-dessous de la franchise douanière, au-dessus probablement pas). Il est passé au lavage à la première lessive – et, après la première lessive, il ressemblait à ça :

tshirt-turing-1

et, plus en détail sur le motif :

tshirt-turing-2

(Oui, je suis profondément anti-repassage. Ça se défroisse sur la bête.)

Du coup que j’ai un t-shirt, maintenant, je peux réfléchir à ce qui est bien et ce qui est à améliorer 🙂

Le bien :

  • J’aime bien la coupe et le feeling du tshirt – je sais pas dans quelle mesure ça va se tenir, mais c’est pas mal a priori.
  • Le texte est lisible.
  • Les délais et les coûts sont tout à fait corrects (j’ai payé 24.19 CHF, port compris, avec un réduction de 3.21 CHF dont j’ai oublié la provenance).

L’améliorable :

  • L’impression est « correcte, mais pas top ». C’est en partie de ma faute : il est dit explicitement dans leur doc que le process d’impression passe une couche de blanc avant la couche de couleur, et qu’il faut prévoir le coup et faire un vague flou. Vu que j’imprimais du texte, j’ai tenté le coup sans en me disant que c’était probablement mieux que du texte flou, mai je suis pas sûre. Cela dit, je suis pas hyper-convaincue par la qualité des aplats non plus. Ça, pour le coup, je pense pas que ce soit de mon fait. Si quelqu’un a d’autres suggestions pour des imprimeurs de t-shirts de qualité décente, je serai heureuse de les entendre. Encore plus s’ils livrent en Suisse à des prix non-prohibitifs.
  • Comme je disais précédemment, j’aurais probablement dû garder l’autre police, et passer un peu plus de temps sur mon choix de couleurs. Ça clashe pas, mais c’est pas non plus très satisfaisant.
  • Le papier du test de Turing est un bon choix, mais le papier de la machine de Turing en est peut-être un meilleur 😉
  • Si le vectoriel n’est plus un critère, il faut probablement que je réévalue les autres créateurs de nuages de mots que j’ai testés.

Au final, une expérience plutôt positive, malgré mes réserves – peut-être que je ferai un t-shirt machine de Turing à l’occasion pour tester d’autres paramètres 😉

Et quatre semaines.

Carlos Delgado [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Carlos Delgado [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Bon. Voilà. Mission accomplie : j’ai publié un billet sur ce blog tous les jours pendant quatre semaines. Je voulais me remettre à blogger un peu, reprendre l’habitude, tout ça – voilà qui est fait.

En pratique, la contrainte du « tous les jours » est probablement pas vraiment viable, parce que j’ai du mal à avoir un truc à dire par jour. J’ai eu l’impression de tirer à la ligne (au billet ?) quelques fois pendant ces quatre semaines, alors il faut pas rêver que ce soit viable sur le long terme. Je veux pas non plus faire de ça une priorité ; c’était bien pour ce mois-ci, j’y ai passé pas mal de temps, au détriment d’autres choses. L’expérience était néanmoins intéressante et j’en ai tiré quelques conclusions.

  • La première conclusion, c’est que j’ai pas hésité à « tricher » : mon objectif personnel était de publier un billet par jour, pas d’en rédiger un tous les jours. J’ai eu quelques jours où j’ai écrit 2, 3 billets, postés au rythme d’un par jour, et ça allait bien aussi. Ça, c’est un enseignement que je garde pour la prochaine fois où je tente un challenge du genre « une photo par jour » : il faut que je m’autorise à tricher de la même manière, sinon c’est pas viable non plus (ce qui a été prouvé moult fois par mes tentatives précédentes de ce genre de challenge). Il y a des jours où on a plus de temps et de motivation que d’autres, c’est comme ça.
  • Les #balisebooks sont plus agréables à écrire depuis que j’ai décidé que ceux qui voulaient pas de spoilers ils avaient qu’à pas lire.
  • J’aime bien le concept du vrac du dimanche, je crois que je vais le garder.
  • J’ai quelques billets « séries » et quelques billets « jeux » à écrire, je vais probablement faire ça aussi.
  • J’ai envie de re-causer un peu d’informatique théorique et de maths, je l’ai pas fait ce mois-ci parce que c’était des billets trop longs à écrire pour en publier un par jour (effet pervers de la contrainte). Donc je vais faire ça à l’occasion (j’ai une paire d’idées sous la main). Pareil pour o< cuisine, j’ai plein de trucs à dire sur o< cuisine, et j’ai pas pris le temps de le faire ce mois-ci (parce qu’un billet o< cuisine, ça prend facilement plusieurs heures à rédiger), mais ça me manque.

Bref. Le rythme effrené de publication de ces dernières semaines va probablement re-ralentir, mais j’ai bon espoir d’arriver à maintenir quelques billets par semaine quand même. Le fait de me « contraindre » à publier une fois par jour m’a permis de relancer la machine, on va essayer de garder un peu d’élan, que ce soit pour ici ou pour o< cuisine.

Fantasy, de l’Angleterre victorienne au Trône de fer

Je suis en train de suivre un MOOC sur la fantasy, proposé par l’université d’Artois : Fantasy, de l’Angleterre victorienne au Trône de fer. MOOC, ça veut dire « Massive Open Online Course » – c’est le terme qui s’est imposé pour les cours que beaucoup d’universités commencent à mettre en ligne, avec en général des vidéos, des évaluations plus ou moins avancées, et un forum avec plein de gens dessus. Les acteurs les plus connus du genre sont Coursera, edX, et il y a maintenant une déclinaison française d’edX, FUN (France Université Numérique).

J’ai vu passer plusieurs fois l’annonce du cours en question, et je me suis dit « bah pourquoi pas », la vidéo de présentation du cours avait l’air intéressante, et le programme aussi.

Au programme, donc :

  • une semaine d’intro avec la présentation des modules et des intervenantes
  • semaine 1 : histoire de la fantasy
  • semaine 2 : fantasy pour la jeunesse
  • semaine 3 : moyen-âge et fantasy
  • semaine 4 : fantasy urbaine et romance paranormale
  • semaine 5 : la fantasy dans les médias

Et les premières impressions en fin de semaine 1, c’est que ça change pas mal des MOOC plus techniques que j’ai déjà faits. Bon, un élément est le fait qu’un cours de lettres a quand même une ambiance différente d’un cours de maths. Le fait que le cours soit en français est aussi assez bizarre, à la fois du fait que les titres français sont préférés, et du fait d’entendre parler de Conan avec un « an » comme dans « barbant » plutôt qu’avec un « anne » à la fin. L’autre truc qui « change » c’est que tous les intervenants du cours sont des intervenantes – c’est pas non plus un truc dont j’ai l’habitude dans mes domaines habituels…

Les modules sont disponibles sous trois « formes » : une vidéo non-téléchargeable (ou du moins, j’ai pas trouvé comment), une bande-son MP3 qui elle l’est, et une retranscription PDF des vidéos (ou, beaucoup plus probablement, le texte lu pendant la vidéo). Chaque module est aussi associé à une bibliographie importante, et les forums sont ouverts à la discussion. Les retranscriptions sont dispos sous licence CC-BY-NC-ND, donc j’en profite pour lier celles du premier module ici pour ceux qui veulent se faire une idée :

J’ai trouvé le contenu de cette première semaine intéressant, j’ai appris des choses sur le contexte et l’histoire de la fantasy, et j’ai noté quelques titres que j’ai envie de lire. Bon, après, je me méfie, parce que ça me AUSSI donne envie de rattaquer Lord of the Rings, alors… (J’ai jamais fini Lord of the Rings. À ma grande honte assumée.) Je suis beaucoup plus dubitative sur l’évaluation, qui repose sur des QCM pas vraiment intéressants sur des factoïdes plutôt que sur les définitions et les concepts. Il y a une activité écrite et corrigée par les autres étudiants mi-juin, ça sera probablement plus intéressant, à voir. Je suis aussi hyperdubitative sur les forums qui ont une interface passablement inutilisable. Mais, bon, ce sont des inconvénients auxquels on peut s’habituer 🙂 Je dois dire que j’attends les modules suivants avec une certaine impatience ! En tous cas, ça change de mes domaines de prédilection en termes de MOOC (et de cours tous court…), ce qui est probablement une bonne chose.

Les inscriptions au MOOC sont ouvertes jusqu’au 20 juin (mais l’exercice écrit nécessaire pour valider le cours doit être rendu le 16 juin).

Des bières au miel polonaises

J’ai eu l’occasion hier de goûter cinq bières au miel polonaises :

bieresaumiel

C’était plutôt rigolo. (Yavait cinq bouteilles et on était plus que cinq, hein 🙂 ). Dans l’ordre de la photo (et de la dégustation) :

  • Fuhrmann – Połczyńskie, Prawdziwie miodowe
  • Cornelius – Maćkowe Piwo Miodowe
  • Ciechan – Miodowe
  • Kormoran – Miodne
  • Jabłonowo – Piwo na miodzie gryczanym

La première était plutôt marrante parce qu’elle venait vraiment distinctement en quatre couches – une attaque limite fruitée (un truc entre la pomme et le melon ? bizarre), le miel, le malt, et la levure. Rigolo.

La deuxième était comparativement moins bien. Déjà, elle avait 0 odeur. Genre… 0, quoi. Et sinon, pas mauvais, mais vraiment rien de spécial.

La troisième était marrante aussi – l’impression de boire du miel liquide, avec un rappel d’hydromel à la fin. Difficile de trouver la bière dedans, mais plutôt sympa.

La quatrième, c’était ma préférée des cinq. Une bière brune, qui a un goût de bière brune, et avec du miel, qui a un goût de miel. Très chouette.

La dernière était très bien aussi – au miel de sarrasin. Un peu le même concept que la quatrième – mais plus sur le miel (qui est d’ailleurs goûtu.

Bref, une découverte intéressante, en tous cas !

Impressions post keynote Google I/O

io15-colorComme tous les ans depuis le début de Google I/O, aujourd’hui j’ai regardé la keynote de Google I/O. L’enregistrement de la keynote est disponible sur YouTube, mais vu que c’était une keynote de 2h+, c’est un peu long 🙂 Bon, évidemment, ya plein de gens qui vont faire des articles pour tout raconter, moi je vais faire la version courte avec les trucs que j’ai trouvés cools.

  • On commence comme d’hab avec Android ; il y a eu une vague preview d’Android M, qui a l’air d’être pour l’instant plus une version de polissage qu’autre chose (de leur aveu à eux). Le truc vachement bien quand même, c’est qu’il semble enfin y avoir une gestion non-débile des permissions de l’app : quand l’app a besoin de $trucdontelledevraitpasavoirbesoinapriori, elle demande à ce moment là, et pas à l’install. Ils ont l’air de dire que ça va être valide que pour les apps qui utilisent Android M, donc je demande encore à voir, mais ça semble aller dans la bonne direction.
  • Android Wear semble commencer à faire des trucs. Y compris de la reconnaissance d’emoji. Je dubite un peu. Par contre maintenant ya Maps sur la montre, ça c’est cool.
  • Ils ont causé de plateformes pour Internet of Things, aussi. Bientôt : Android sur mon grille-pain.
  • Ils ont l’air de bien s’amuser avec Google Now ; ils vont sortir des trucs pour avoir une intégration de Google Now dans le contexte d’une application quelconque. Un des exemples donnés, tu reçois un IM de « on va bouffer à tel restau et oublie pas de passer au pressing », Google Now propose des avis du restau en question et d’ajouter un pense-bête pour aller au pressing. On sent qu’ils s’amusent bien.
  • Ya apparemment une refonte complète de Photos, aussi bien web que mobile. Je demande à voir ce que ça donne en pratique au niveau interface et au niveau de ce que ça peut sortir. Par contre, dans l’immédiat, stockage illimité de photos (jusqu’à 16MPixels, apparemment, on dira que ça va pour l’instant), et ça c’est Bien™. Le partage facile par lien a l’air prometteur, aussi (en gros, sélectionner photos, cliquer « zyva file-moi un lien », avoir un lien partageable avec n’importe qui, qu’il ait un compte Google ou pas).
  • Android Studio 1.3, y compris prise en charge de C++, et Polymer 1.0 (des composants).
  • Ils se lâchent complètement sur Cardboard (le machin de réalité virtuelle fait avec un bout de carton, un aimant et deux lentilles), y compris un programme pour les écoles, option « faites des sorties scolaires sans sortir de votre classe ». Ça a un aspect science-fiction des années 50, je dois dire.
  • De manière liée, ils sortent une spec pour mettre 16 caméras en rond pour pouvoir prendre des vidéos 360°. Et un bout de hard réel avec GoPro. Et du soft derrière pour recoller tous les morceaux des 16 caméras et les afficher… sur YouTube.

Ça manquait un peu d’annonces de matériel – ya probablement des choses en cours, ils ont vaguement parlé d’USB-C quand ils ont parlé d’Android, et je crois pas qu’il y ait des téléphones avec USB-C à l’heure actuelle. Mais sinon, pas grand chose de ce côté. Ça a pas causé de Google+, non plus, mais ça c’était déjà le cas l’an passé.

Bref, c’était pas la keynote I/O la plus spectaculaire, mais quand même un certain nombre de trucs que je suis curieuse de voir dans les prochains mois 🙂

#balisebooks – Body by You, de Mark Lauren

bbyCe soir, quand je suis rentrée à la maison, et comme j’essaie de le faire deux soirs en semaine et une fois le week-end, j’ai déroulé ce qui commence à être une routine. J’ai mis de la musique dans le salon (maintenant que ça marche), je me suis changée, j’ai retiré mes bijoux (mon alliance et ma montre parce qu’elles me gènent, mon pendentif parce que j’ai peur de me faire mal avec), j’ai attrapé ma bouteille d’eau, je me suis échauffée rapidement, je me suis allongée par terre avec les jambes pliées, j’ai lancé mon minuteur fancy, et j’ai commencé à tracter sur la barre posée entre les deux tables du salon. Monter, attendre une seconde, descendre, répéter dix fois. Recommencer, la deuxième série passe aussi. La troisième série, plus dur : la sixième fois est passée, la septième fois mes bras ont dit merde et ont refusé catégoriquement de me faire monter. Ça ira mieux la prochaine fois, comme c’est mieux cette fois que la dernière fois.

Le minuteur a sonné, il était temps de passer à l’exercice suivant. Je l’aime pas, celui-là, il est dur. Se tenir aux montants de la porte, descendre sur une jambe en-dessous des 90°, remonter. Chaud. J’arrive à en passer 4 sur la première série, 4 sur la deuxième. La troisième compte pas vraiment : ma cuisse gauche me fait vraiment mal (au point que la quatrième rep de la deuxième série m’a fait échapper un vague bruit de douleur – je suis douillette, mais quand même), et je tiens pas spécialement à me faire vraiment mal, donc on y va un peu plus mollo. (Ce qui m’a pas empêché de faire la série de l’autre côté). Pas glorieux, mais j’ai pas trop démérité par rapport à la fois d’avant, alors…

Le minuteur sonne à nouveau, direction la salle de bains. Parce que la baignoire, j’ai en fait pas trouvé mieux pour faire des pompes au niveau des genoux. La première série passe avec beaucoup de difficulté, les deux séries suivantes sont des échecs monumentaux à 2 et 1 rep respectivement. MAIS la dernière fois j’en avais fait 5 sur la première série, alors c’est un très net progrès.

Le minuteur sonne, quatrième et dernier exercice. Lever les bras en l’air, se pencher en avant en levant une jambe vers l’arrière jusqu’à arriver à l’horizontale des orteils aux mains, tenir la pose deux secondes, revenir, et recommencer dix fois sur chaque jambe. Ça a l’air de pas grand chose, mais c’est pas évident de garder l’équilibre, surtout après avoir fait tout le reste. Et là, le truc qui fait plaisir, c’est que les trois séries sont passées. Il va falloir que je passe à l’exercice suivant de la progression la prochaine fois !

Une fois tout ça fini, il est temps de s’écrouler violemment sur un fauteuil, parce que ça crève. Et d’apprécier les courbatures demain au moindre escalier, ow ow ow.

Bon et là j’en vois qui sont confusés. Parce que j’ai quand même taggé ce billet #balisebooks. J’avoue, j’ai un peu triché. Pas tant que ça, parce que les exercices que je décris ici, ainsi que les progressions pour y mener, le sont tous dans Body By You, de Mark Lauren. J’ai lu Body By You il y a un bon bout de temps à force – un an, plus ou moins, à la louche, et aussi mal que ça puisse me faire 😉 c’est peut-être un des bouquins qui a eu le plus d’impact dans ma vie. Je m’y suis intéressée quelques semaines/mois après que Pierre ait commencé à s’intéresser à You Are Your Own Gym, du même auteur ; c’est un bouquin de « bodyweight exercices » (littéralement, « des exercices qui utilisent le poids du corps »), et Body By You en est la version plus adaptée aux femmes. Conceptuellement, ça me chagrine un peu d’avoir une version femmes et une version hommes ; j’ai fini cela dit par me faire à l’idée que sur le concept du développement musculaire, on était pas égaux, point. (Ce qui va pas m’empêcher d’essayer).

La valeur intrinsèque du bouquin est dans les listes d’exercice ; le bla-bla autour est pas inintéressant, mais pas forcément le truc le plus utile. Il y a des liens vers des vidéos aussi, c’est parfois plus parlant que les descriptions et les photos. La version « hommes » a aussi une app extrêmement bien foutue ; elle est pas vraiment adaptée au programme « femmes » et à sa progression, ce qui est dommage (paraît que c’est en cours, mais ça fait un an+ que c’est en cours…).

Ya plusieurs choses qui font que ce truc a l’air de marcher mieux que tout ce que j’ai essayé avant.

  • L’overhead est minimal. Je peux vraiment faire ça dès que je trouve une demi-heure (mettons trois quarts d’heure pour compter le temps qu’il faut pour être à nouveau capable de marcher et la douche).
  • J’ai pas besoin de socialiser avec des inconnus (ni de faire un effort conscient pour les éviter soigneusement), ce dont j’ai en général pas vraiment envie après ma journée de boulot, attendu que je reste à ma maison. Ça va avec l’overhead minimal.
  • Il y a une vraie progression – les séries passent de mieux en mieux, et des exercices qui étaient absolument hors de portée au début ne sont plus si délirants maintenant.
    • Je prends note du nombre de répétitions que je fais dans chaque série, avec l’objectif d’améliorer le nombre à chaque fois que je refais un exercice, donc il y a un sentiment de réalisation à chaque fois
    • J’ai des buts (très) lointains mais qui semblent presque raisonnables – du moins je ne vois pas vraiment d’obstacle majeur à leur réalisation à long terme si je continue à travailler. Peut-être que je vais déchanter brutalement, mais bon 🙂
  • Je peux me permetter de laisser tomber pendant quelques semaines sans avoir de comptes à rendre à personne. Jusqu’ici, j’ai toujours réussi à m’y remettre après quelques semaines d’interruption dues à une raison ou une autre. Alors qu’un truc avec un entraîneur ou un truc ou un machin, ça s’est bien souvent fini en « j’ai pas envie d’y retourner je vais me prendre des réflexions « rho ben ça faisait longtemps » » – ce qui ne s’arrange pas avec le temps, et ce qui est profondément débile, mais c’est AUSSI un overhead qu’il faut visiblement que je considère.
  • J’en vois les bénéfices. J’ai toujours cru que j’avais du mal à monter les escaliers parce que ma capacité cardio-pulmonaire était à chier. Ben, il semblerait qu’avoir des muscles dans les cuisses, ça aide vachement, en fait. Je sais, fou. Bon, il est pas impossible que ma capacité cardio-pulmonaire ait aussi augmenté sensiblement (ça a beau être du travail en force et pas en endurance, le système cardio-pulmonaire bosse aussi plus que d’habitude), mais je prends un malin plaisir à grimper deux à deux l’escalier entre mon S-Bahn et mon train moyennes lignes tous les matins. Je n’ai plus non plus la sensation d’être une baleine échouée quand je m’assois par terre au moment de me relever. Et ça m’amuse assez de sentir mes muscles se définir au fur et à mesure, aussi. Il y a d’autres facteurs à tout ça (genre, bizarrement, le fait d’avoir 20kg de moins à traîner, ça aide aussi à se bouger), mais je peux pas nier que c’est là. Et je peux pas nier non plus qu’après quelques semaines de pause la motivation à reprendre commence à poindre parce que je me sens mollir ! (Ce qui est techniquement vrai : les premières séances après une longue pause sont vachement plus dure et les muscles disent merde significativement plus tôt, mais je reviens en général au niveau d’avant la pause en quelques séances).

Bon, cela dit, c’est pas encore la panacée. Ça me fait toujours violemment chier sur le coup 😀 L’ajout de musique au mix a beaucoup amélioré les choses (même s’il faudrait que je fasse une playlist adaptée histoire d’éviter d’avoir du Bach en plein milieu, ça marche vraiment pas), ainsi que l’introduction d’un minuteur automatique pour pas avoir à gérer ça au fur et à mesure. Et je prends mon mal en patience en me disant que si je peux me contenter de 30 minutes d’ennui trois fois par semaine pour être dans la meilleure forme physique de… ben toute ma vie, en fait, ben ça en vaut peut-être quand même la peine. Et que je vais de toute façon avoir du mal à trouver un truc à rapport « plaisir / overhead » vraiment supérieur, alors…

Bref, en termes de #balisebooks, Body By You, hautement recommandé. Parce qu’aussi gnan-gnan que ça puisse paraître, il a changé ma vie, et en mieux 🙂

Everyday carry

sacsComme Natacha l’a fait il y a quelques jours, je joue aussi au jeu de l’Everyday Carry, ou EDC, ou « tous les trucs que je trimballe avec moi en permanence ou à peu près » (et je vais causer d’EDC dans ce qui suit, parce que c’est moins long à taper – et à lire).

La photo qui illustre cet article est une partie du contenant dudit EDC. Le sac que je trimballe pour aller au bureau est un sac à dos Timbuk2 de modèle exact inconnu mais qui à vue de pif ressemble au Q Laptop Backpack qui doit en être une version plus récente. J’aime beaucoup ce sac à dos parce qu’il est pas trop lourd, que j’arrive à mettre une quantité de bordel décente dedans quand il faut, et que jusqu’ici il tient le coup. L’autre sac est mon sac à main, qui est un sac Paquetage en cuir noir que j’ai acheté il y a longtemps (je dirais plus de dix ans, à force) ; dans mon souvenir, je l’ai acheté quand le précédent m’a lâchée alors que j’avais un disque dur (dans son rack) dedans. J’ai sauvé le disque, mais le sac n’avait plus de lanière. C’est un peu le modèle de sac à main le plus basique qu’il soit : une longue lanière histoire de pouvoir le porter en bandoulière, et très exactement deux poches : la poche principale, et une petite poche à l’intérieur avec une fermeture éclair. Le cuir s’est pas mal usé au fil des années, mais le sac est toujours sac, et je serai bien désolée quand il me lâchera, ce qui j’espère n’arrivera pas avant quelques années. Et donc, je prends ledit sac à main quand je sors sans mon sac à dos, ce qui est à peu près chaque fois que je sors pour aller ailleurs qu’au bureau.

Le troisième contenant qui n’est pas sur la photo, c’est mes poches de jean ! J’ai beaucoup, beaucoup de mal à survivre sans poches. Ça fait partie des raisons pour lesquelles les pantalons plus habillés et les jupes/robes me gonflent autant : ya souvent pas de poche, ou des poches ridicules. J’ai besoin de poches.

Et j’ai besoin de poches pour trimballer la première partie de l’EDC :

IMGP3177On se fout régulièrement de moi à cause du contenu de mes poches. Je vois pas pourquoi. Donc, le contenu :

  • Mes écouteurs – ce sont des Sennheiser MX 365, c’est la troisième paire que je me traîne (les précédentes étaient respectivement bleue et rouge) – les écouteurs, c’est pas fait pour être gardé dans les poches, ce qui explique leur relativement faible durée de vie, mais je traîne ceux-là un an avant qu’ils me lâchent en général, ce qui pour des écouteurs à 25 balles est honorable. Je ne me prononcerai pas sur la qualité sonore des machins, attendu que j’ai une tolérance énorme au son pourri, mais ils sont aussi suffisamment confortables pour moi pour les porter plusieurs heures par jour (c’est pas le cas en ce moment, ça le fut dans le passé).
  • Ma montre, qui finit dans ma poche à peu près aussi souvent qu’à mon poignet. C’est une Casio WaveCeptor WVQ-110T que j’ai achetée il y a quatre ans : je voulais une montre qui soit jolie (en tous cas je l’aime bien), à aiguilles (ça va avec le joli, de mon point de vue), et qui se synchronise sur l’horloge atomique. Ça, c’était le cas jusqu’à récemment ; en ce moment, je sais pas ce qu’elle a, mais elle reçoit plus le signal, du coup elle avance d’une dizaine de secondes et ça me soule (principalement parce que ça va pas s’arranger). Faudrait que je l’envoie en réparation, probablement 😦
  • Mon téléphone, un Nexus 5, dans une housse complètement overkill et qui prend une place monstre, mais à laquelle j’ai fini par m’habituer. Je crois que je reviendrai à une housse plus raisonnable la prochaine fois que je change de téléphone (c’est à priori pas pour maintenant, j’aime beaucoup mon Nexus 5).
  • Un médiator – un Dunlop Tortex .60mm. Je le trimballais pas tant que ça dernièrement, celui-là ; je me dis que si je me remets à le trimballer peut-être que ça me fera gratter la guitare un peu plus souvent qu’en ce moment.
  • Du pognon : je trimballe mon pognon dans mes poches, c’est comme ça. Du coup, j’ai régulièrement des pièces qui tombent de mon pantalon quand je l’enlève ou que je le remets. Meh.
  • Mon trousseau de clés diverses auquel est aussi attachée une Yubikey qui me sert de token pour l’identification à deux facteurs sur deux-trois trucs qui en ont besoin.
  • La carte de fidélité de ma cantine : un repas gratos tous les 15 repas, c’est toujours ça de pris.

Parallèlement au contenu des poches, il y a donc le contenu du sac.

IMGP3178

  • Mon ordinateur portable – c’est un Toshiba Portégé Z30-A-19L, acheté en novembre. Il rentre pas dans mon sac à main, mais c’est le seul élément qui va dans mon sac à dos et pas dans mon sac à main. Je ne trimballe pas de chargeur en général : j’en ai un ici et une station d’accueil au bureau, et il a 4-5 heures d’autonomie, ce qui est suffisant dans la plupart des cas. Une babasse tout à fait correcte, 13″, un écran avec autant de pixels que mon 24″, pas trop lourde, et suffisamment de puissance pour faire tourner du bon gros Java, une instance d’IDE ou deux, et une machine virtuelle si nécessaire, le tout en même temps. La construction semble un peu fragile (mais c’est peut-être que mon ancien portable était un char russeLenovo Thinkpad Series X), et le clavier est assez moisi – comme je colle un clavier dessus la majorité du temps, c’est pas vraiment un problème pour moi.
  • Mon portefeuille – je sais pas comment les gens normaux font avec un portefeuille qui tient dans une poche de pantalon, je vois pas où ils foutent leurs trucs. J’ai même pas l’impression d’avoir tant de trucs débiles que ça dans ce portefeuille : carte de crédit, carte de transport, permis de conduire, carte d’identité, cartes de fidélités diverses, pognon, cartes de visite, pis c’est à peu près tout.
  • Un chargeur micro-USB, utile pour le téléphone. Le câble s’en détache et fait aussi office de câble USB vers micro-USB, pareil, c’est utile.
  • Mon passeport et mon permis de séjour suisse restent en général dans mon sac à main aussi. La raison en est que si j’ai VRAIMENT besoin de mon passeport, c’est que je voyage, et que j’ai plus de chance d’avoir avec moi mon sac à main que mon sac à dos « habituel » (si je voyage, j’ai plus de chance de trimballer le format d’au-dessus), et donc ça limite le risque d’échec.
  • De l’ibuprofène, parce qu’on est jamais à l’abri d’en avoir besoin. Avant j’avais un petit tube achement pratique, mais je l’ai paumé, du coup je me trimballe les tablettes et c’est chiant.
  • Des mouchoirs, parce qu’il faut toujours avoir des mouchoirs.
  • Des serviettes hygiéniques, parce qu’il n’y a rien de pire que de se retrouver en carafe au mauvais moment. (Ceux qui ne savent pas : croyez-moi.)
  • Mon Kindle Paperwhite : cadeau de Noël de ma sœur que je bénis tous les jours. L’autonomie qui tourne autour d’un mois est un vrai confort, c’est léger, compact, ça permet de lire la nuit sans fatiguer trop les yeux, bref rien que du bonheur. J’étais un peu anxieuse de passer de la tablette à la liseuse, mais je suis nettement dans les convaincus maintenant (j’ai changé d’avis !).
  • Mes lunettes de soleil : je suis très sensible à la luminosité, et je préfère nettement avoir des lunettes de soleil que de ne rien voir parce que je ferme les yeux.
  • Des instruments d’écriture divers – de temps en temps il y en a un qui se met à fuir et c’est relou, ça fait longtemps que c’est pas arrivé. Sur la photo, deux porte-mines Pilot Rexgrip 0.5 – un peu luxe pour du porte-mines de base, mais j’avais pas trouvé moins luxe quand je les ai achetés, et ils sont pas désagréables, un Pentel EnerGel 0.7 – j’aime bien la gamme, en 0.7 ou en 1mm, ils sont résistants et ils fuient pas – et un Pilot marqué Wolfram, souvenir d’une formation Mathematica quand j’étais à l’ETH. Le tout savamment mordillé parce que je bouffe mes stylos (les Bic cristal ne sont PAS une option pour moi, je bouffe le plastique plus vite que l’encre qui est dedans et c’est relou. Et en plus ils fuient pour de vrai au bout d’un temps.)

Dans les trucs que je ne trimballe pas mais que j’envisage à l’occasion :

  • un couteau suisse, c’est toujours pratique, et l’autre jour au bureau on a eu du mal à trouver un tire-bouchon, la lose – s’il fait tournevis ça serait cool aussi, je trimballe plus de tournevis sur moi et des fois ça manque
  • une clé USB, des fois ça manque aussi. Idéalement une que je pourrais utiliser comme porte-clé, ça serait bien. J’en ai traîné une longtemps, mais le caoutchouc a fini par se barrer et la clé à prendre très cher.
  • un truc de pluie quelconque (pas un parapluie, je hais les parapluie, plutôt le modèle K-way) : la saison de la mousson commence bientôt à Zürich (on peut même considérer sous certains aspects qu’elle est déjà là), et je sais qu’il va y avoir des jours qui commenceront sous un grand beau soleil le matin et qui finiront sous une drache violente au moment de retourner prendre le train. Va falloir que je m’occupe de trouver ça – suggestions appréciées.
  • j’ai jamais trouvé de carnet qui me satisfasse complètement, probablement parce que je cherche le mouton à cinq pattes. Je veux un truc solide, idéalement à pages détachables, léger, et qui se destrabule pas complètement au bout de trois jours dans un sac. Toujours aussi idéalement à pages blanches (et pas quadrillées), mais là je crois que j’en demande vraiment beaucoup.

Voilà. Je dois dire que je suis assez impressionnée par la quantité de conneries que j’arrive à raconter sur un sujet aussi « bateau », mais je dois dire que ça m’a beaucoup amusée 😉