SPIEL Essen 2016 : le loot

 

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Il y a un mois, nous sommes allés à Essen en Allemagne pour le salon SPIEL’16, LE salon de référence pour tout ce qui est jeux de plateau. (Il existe quelques jeux qui ont une référence à Essen sur leur plateau ou dans leurs composants – le plus évident est probablement Pandémie qui a une ville Essen sur la carte.) Nous y étions déjà allés l’an dernier, et ça avait été chouette ; cette année nous y sommes allés sur les 4 jours plutôt que sur 2, et ça a été chouette aussi. Nous sommes revenus avec un loot assez conséquent, que je vais me faire un plaisir de détailler ici. Et je vais faire ça dans l’ordre de la photo, parce que c’est raisonnablement aléatoire😉

What’s up – un petit jeu rapide sur une base de Memory, mais avec une astuce. Le but du jeu est de collecter des cartes qui ont 1, 2 ou 3 oiseaux, dans plusieurs couleurs, et chaque carte a deux faces qui ont toutes les deux soit la même couleur, soit le même nombre d’oiseaux (mais pas les deux). Rigolo et plus tactique qu’il n’y paraît à première vue.

Quadropolis – chaque joueur récupère des tuiles « bâtiment » tour à tour sur une grille et doit les placer dans sa ville, sachant que la manière de récupérer la tuile influe sur l’endroit où la tuile peut être placée dans la ville, et que le score dépend hautement de la manière dont les tuiles sont placées dans la ville. Tout à fait sympathique dans sa version de base, il nous faut encore essayer la version « expert »…

Fields of Green – un jeu de draft et de gestion de ressources dans lequel les joueurs créent leur ferme : champs, élevage, bâtiments. Là encore, le score dépend en bonne partie du placement des cartes : les joueurs construisent leur ferme en disposant les cartes de manière adjacente, sur deux dimensions. C’est parfois un beau casse-tête pour réussir à placer une carte à un endroit optimal (ou du moins pas trop mauvais). Et c’est un jeu de draft et j’aime bien les jeux de draft.

13 Clues – peut-être une des meilleures surprises du salon. Ça faisait longtemps que Pierre cherchait un jeu de déduction « comme Cluedo, mais en mieux », et il est possible que 13 Clues soit exactement ça. C’est un jeu de déduction dans lequel chaque joueur doit trouver sa combinaison personnelle de assassin + lieu + arme en posant des questions à ses petits camarades. Ça marche très bien (sauf que notre table n’est pas assez large pour y jouer de manière complètement confortable), et les quelques parties que nous avons faites ont bien marché.

Sabbat Magica – la sortie 2016 d’Helvetia Games, des gens qu’on aime bien parce qu’ils font des jeux originaux et qu’en plus ils sont sympathiques. Le problème des jeux originaux c’est que c’est parfois un peu dur à décrire😉 Dans Sabbat Magica, il faut gérer ses ressources et ses fantômes pour conquérir des territoires, créer des artefacts (les « chimères »), et ultimement marquer, ben, des points, tout en nourrissant ses fantômes de terreur. Comme Essen était peu de temps avant Halloween, c’était assez dans le thème🙂

Hyperborea – celui là n’est pas une sortie Essen (enfin peut-être que si, mais d’il y a deux ans😉 ), il était présenté avec une extension (qui elle était la sortie Essen de cette année). C’est un jeu de contrôle de territoire plutôt bien fichu, avec un mécanisme de « pool building » à base de cubes de couleur. Il est possible de jouer avec des factions symétriques ou asymétriques, et ça se joue jusqu’à 6 (ce qui a probablement été un facteur dans la décision d’achat).

Cottage Garden – un jeu où on cherche à faire des jolis jardins. Plutôt agréable et zen, probablement à cause du thème. Une partie de la mécanique rappelle clairement Patchwork (du même Uwe Rosenberg), et on retrouve le même genre de tuiles biscornues à placer du mieux qu’on peut. Je crois que je préfère Patchwork, mais Cottage Garden a l’avantage de se jouer à 4 (par rapport à Patchwork qui est strictement 2 joueurs) et reste chouette, indépendamment de la comparaison inévitable avec Patchwork. À noter que l’édition vendue à Essen venait avec des autocollants pour corriger deux-trois points de règles et le plateau… oups !

Cry Havoc – le jeu pour lequel j’avais le plus de « hype » personnellement, savamment entretenue par les gens de Portal Games qui, en plus de faire de bons jeux, savent entretenir le hype😉 C’est un jeu de contrôle de territoire asymétrique, plutôt dans le genre « court et intense ». Les actions se gèrent avec des cartes qui peuvent servir soit à faire l’action pour laquelle elles ont été prévues, soit comme « ressources » via les symboles qui s’y trouvent. Le système de combat est glorieux du point de vue « game theory » et, bref, de manière générale, ça valait le hype🙂

L’Aéropostale – les joueurs sont en compétition pour l’ouverture et l’exploitation des routes de l’Aéropostale. On a joué un peu sur le salon, et je crois qu’on a peut-être acheté plus à cause du thème que de la mécanique. La mécanique semble intéressante aussi, hein, mais il faudrait clairement qu’on refasse une partie ou deux avec les règles à côté. J’aime bien l’idée qu’il y ait des scénarios différents, et le fait que ça se joue jusqu’à 5 a probablement été un argument en sa faveur aussi. (C’est une sortie de 2013 par contre, et il est en fin d’impression, d’après ce qu’on a compris.)

Castles of Burgundy – The Card Game – celui-là a été un achat presque automatique quand on l’a vu. Castles of Burgundy est un jeu qu’on aime tous les deux beaucoup, à base de choix d’actions et placement de tuiles ; le jeu de cartes garde le même genre de feeling, mais dans une plus petite boîte (et en un peu moins moche, la version de base est assez laide😉 ).

Honshu – un jeu de cartes (à jouer) où les joueurs construisent des cartes (géographiques). Ça se joue en deux temps : une partie « jeu de levée » qui permet de déterminer l’ordre de jeu, et une partie « construction de carte » dans laquelle les joueurs construisent leur tableau en plaçant les cartes récupérées de manière à marquer le plus de points possible à la fin du jeu. J’ai bien aimé🙂

Dungeon Rush – un jeu de rapidité fun, et ni Pierre ni moi ne sommes fans de jeux de rapidité en général. Il faut tatanner des monstres avec les bonnes caractéristiques des héros dont on dispose – un héros correspondant à chaque main, et « tatanner » voulant dire « taper sur la carte » – et chaque monstre tatanné améliore les caractéristiques des héros susnommés. Chaotique et rigolo. Et le designer – qui nous a expliqué le jeu – est très sympa🙂

Tides of Madness – une réimplémentation de Tides of Time, un jeu de draft pour deux joueurs extrêmement bien fichu, avec un thème Cthulhu et des points de folie. Je sais pas s’il apporte grand’chose par rapport à Tides of Time, mais pourquoi pas. (Et les cartes sont superbes.)

Funkenschlag – Das Kartenspiel – a.k.a Power Grid, le jeu de cartes, est une réimplémentation du susnommé sous la forme d’un jeu de cartes. On n’y a pas encore joué ; il semble à une lecture rapide des règles que ça garde le même feeling que Power Grid, mais sans la carte géographique. À voir🙂

Colony – assez proche de Dominion, sauf que l’idée n’est pas de construire un deck de cartes mais un pool de dés – et des options qui permettent de modifier la valeur des dés en question, pour pouvoir acheter ou améliorer plus de bâtiments et ultimement gagner. Très agréable.

Captain Sonar – un jeu de bataille navale par équipes. Chaque équipe a un sous-marin et annonce dans quelle direction ils avancent (et gèrent les divers équipements du sous-marin) tout en essayant de torpiller l’adversaire. La partie qu’on a jouée à Essen était marrante, à voir comment ça joue dans notre groupe (je crois que celui-là il faut jouer avant 22h, c’est pas calme, surtout qu’il y a un mode « tour par tour » qui va à peu près mais aussi un mode temps réel qui doit être nettement plus chaotique !)

Railroad Revolution – celui-là n’est pas encore sur la photo parce qu’on l’a pas encore reçu (ils en avaient pas assez à Essen, alors ils les expédient à peu près maintenant). C’est un jeu de trains (les joueurs développent leur réseau ferroviaire, et faire des rails ça coûte cher), avec en parallèle le développement du réseau de télégraphe. Les actions sont assez courtes mais ça fait fumer le cerveau (et j’aime bien les jeux qui font fumer le cerveau). Après Signorie l’an dernier, What’s your game? fait clairement partie des éditeurs sur lesquels je vais garder un œil.

Voilà, c’est tout pour le loot. On a joué à plus de trucs que ça, on a vu des démos de plus de trucs que ça aussi, et de manière générale on est repartis en disant qu’on reviendrait l’an prochain (il est POSSIBLE qu’on ait déjà réservé l’hôtel…)

Mon premier audiobook de chez Scalzi (sous-titre: #balisebooks – The Dispatcher – John Scalzi)

51agv-bkm8l-_sl300_Ça faisait un moment que je me disais qu’il fallait que j’essaie les audiobooks. J’avais assez peu d’illusions – mon audition me paraît toujours douteuse (je mets systématiquement des sous-titres sur ma télé… même quand je regarde un truc en français) et je lis vachement plus vite que ce que quelqu’un peut lire à voix haute. Et là-dessus, un conjonction de faits : une collègue qui m’explique qu’elle en écoute et qu’elle se régale, et John Scalzi qui annonce un mini-roman gratuit sur Audible.

Bref, je finis par ne faire ni une, ni deux, et j’investis un crédit gratuit (à la prise d’un abonnement Audible) sur Mists of Avalon. Oui, je sais, aucun rapport. C’est juste que j’avais oublié que The Dispatcher sortait le lendemain de ce jour-là, et je voulais essayer, et, et, et. Bref, j’ai acheté et commencé Mists of Avalon, et le lendemain matin j’ai reçu une notification comme quoi The Dispatcher était aussi disponible (je l’avais pré-commandé) sur mon compte Audible.

J’ai commencé les deux en parallèle, mais comme The Dispatcher dure 2h20 et que Mists of Avalon en dure 50, le premier a été terminé vachement plus rapidement.

The Dispatcher est un court roman noir avec un twist: les gens assassinés reviennent à la vie. Quelqu’un qui est assassiné se réveille quelques secondes plus tard, chez lui et en pleine forme. L’impact direct de ça, c’est qu’il existe un groupe de gens, les « dispatchers », dont le héros, Tony Valdez, fait partie. Les dispatchers sont des gens qui servent d’assurance : si quelqu’un fait un truc risqué, il appelle un dispatcher qui, s’il agit suffisamment vite, peut TECHNIQUEMENT l’assassiner avant qu’il ne meure du truc risqué en question. Exemple typique : une chirurgie qui tourne mal, le dispatcher dans la salle d’opération est alors bien utile. Ça, c’est le setting du monde, et l’histoire, c’est qu’un collègue dispatcher de Tony Valdez disparaît, et que Tony se retrouve embringué dans l’enquête.

Ça sent assez le « j’ai une idée cool : les gens assassinés reviennent à la vie, qu’est-ce que je fais avec cette idée », et le jeu autour des « techniquement correct », mais c’est typiquement le genre d’exercice qui m’amuse beaucoup. Le « méta » est exploré aussi, la question du pourquoi et du comment ça arrive. Et de manière générale, c’est sympa et j’ai ri à plusieurs moments. L’intrigue elle-même n’apporte pas de grande surprise, mais la réalisation est chouette.

Le bouquin a été écrit spécifiquement pour l’audio – l’article How writing an audio-first novella changed John Scalzi’s writing process est assez intéressant – ce qui en fait peut-être un candidat idéal pour essayer le concept « audiobook ». Il est lu par Zachary Quinto, que les gens qui ont vu les derniers Star Trek connaissent en tant que Spock, et qui est un excellent narrateur (et dont la voix est plutôt agréable à écouter).

J’ai écouté une bonne majorité du bouquin en… faisant ma demi-heure de gym, et c’est peut-être LE truc qui va faire que ma gym sera moins une corvée😉 L’expérience du texte est aussi assez différente entre la lecture des mots et leur énonciation. L’audio me paraît plus contemplatif, d’une certaine manière (et peut-être paradoxalement). Le seul truc qui m’a un peu chafouinée, c’est que j’ai visiblement beaucoup plus de mal à retenir les noms des personnages si je les vois pas écrits. Je soupçonne aussi que les 50 heures de Mists of Avalon vont être difficiles à avaler – j’ai du mal de nos jours à m’enquiller des bouquins de 600-700 pages, non pas parce que c’est long en soi, mais parce que j’ai l’impatience du bouquin d’après (même si je sais pas forcément ce qu’il va être). Mais l’un dans l’autre, l’expérience a été plus que positive, malgré mes doutes initiaux. Je suis même assez enthousiaste – et je regrette un peu de pas avoir écouté plein d’autres gens avant😉

Oh, et The Dispatcher est gratuit jusqu’au 2 novembre (et oui, il y a PROBABLEMENT moyen de créer un compte Audible sans s’abonner au truc.)

#balisebooks – faut que je blogge plus souvent

Et encore une fois je me retrouve avec un backlog de taré, et plus rien à dire sur des trucs que j’ai lus il y a des mois.

Fire Touched – Patricia Briggs (L’Étreinte des flammes, en français) – le tome 9 des Mercy Thompson, heu, c’était chouette, mais j’ai à peu près 0 souvenir. Y’avait un troll, et un gamin-pas-si-gamin-que-ça échappé de chez les fées, et, heu… bref, chuis contente de mettre des petites étoiles sur GoodReads au fur et à mesure, parce que je me souviens plus.

Perfect, Unbelievable, Wicked et Killer – Sara Shepard (Rumeurs Révélations, Vengeances et Dangers en français) – les tomes 3,4,5 et 6 de Pretty Little Liars. Pareil, pas vraiment mémorable, mais ça occupe dans le train, pis c’est marrant.

Marked, Betrayed, Chosen et Untamed – P.C. Cast (Marquée, Trahie, Choisie, Rebelle, en français) – ça c’est une série que j’ai attaquée depuis mon dernier #balisebooks. Ça commence sur un prémisse sympa, un genre de Vampire Academy, mais plus côté Hogwarts de la force, et c’est même raisonnablement intéressant, y’a de bonnes choses, mais j’ai craqué sur le début 5e tome sur la quantité de redites de la série. Sérieusement, l’exposition, ça va une fois, deux fois, trois fois, la 5e fois je peux plus. Et je crois que si je lis une fois de plus « brown pop » chaque fois qu’elle se tape un Coca je craque aussi. Ah, et les personnages secondaires sont chiants pour la plupart. Bon, bref, chuis pas fan.

Consider Phlebas – Iain M. Banks (Une Forme de guerre, en français) – je me rends compte qu’il est passé dans les mailles du #balisebooks précédent, celui-là. C’est le premier tome du cycle de la Culture, qui est assez hautement considéré dans les cercles où je gravite. J’avais commencé à le lire il y a deux ans et j’avais pas accroché ; je lui ai redonné une chance et c’est mieux passé. C’est l’histoire de Horza, métamorphe de son état, qui se retrouve à devoir aller rechercher un « cerveau » de vaisseau qui s’est cassé la gueule sur une planète interdite. Ça a une vague ambiance Firefly, et j’ai bien aimé, malgré des passages vaguement gore dont on se passerait bien.

The Player of Games – Iain M. Banks (L’Homme des jeux, en français) – c’est dans le cycle de la Culture, mais c’est assez profondément indépendant de Consider Phlebas (et c’est comme ça que je me suis rendue compte que j’avais oublié Phlebas dans le billet précédent). C’est l’histoire de Gurgeh, qui lui fait partie de la Culture, et Gurgeh, de métier, il joue à des jeux de plateau. Ce qui commence bien, techniquement, hein. Et là-dessus, il existe une société, Azad, qui joue le titre d’empereur sur un jeu hyper-complexe. Évidemment, Gurgeh se retrouve candidat… J’avais apprécié Phlebas, j’ai adoré Player of Games.

Touch – Claire North (même titre en français) est l’histoire de Kepler (de genre non déterminé), qui peut « sauter » de corps en corps en les touchant. L’hôte ne fait que perdre un peu (ou beaucoup) de temps. Kepler enquête sur le meurtre d’une de ses hôtes, Josephine. Plutôt chouette, original et bien mené.

Elon Musk, inventing the future – Ashlee Vance (Elon Musk – Tesla, PayPal, SpaceX: l’entrepreneur qui va changer le monde en français) – la biographie (qu’on peut peut-être qualifier de prématurée ?) d’Elon Musk, le type à la tête de Tesla et SpaceX (et un des anciens dirigeants de PayPal). Un bouquin passionnant (bien que probablement un peu trop positif) sur un type fascinant qui fait des trucs qui font rêver. Et d’ailleurs les barges de SpaceX sont nommées en hommage aux vaisseaux de la Culture de Banks, c’était encore un argument de plus pour lire Banks😉

Assassin’s Apprentice et Royal Assassin – Robin Hobb (L’Apprenti Assassin et L’Assassin du roi, en français) – probablement considéré comme un classique de la fantasy de nos jours. Tout à fait mérité, d’ailleurs. C’est l’histoire de Fitz, bâtard de la famille royale du monde où se passe l’histoire, qui se retrouve à la fois formé aux arts de l’assassinat et à la magie – en plus d’avoir une forme de magie à lui qui est pas exactement bien considérée. Et, en même temps, le royaume se retrouve face à une menace peu choupi et assez zombifiante. C’est très chouette, mais j’ai trouvé que le deuxième tome traînait un peu en longueur.

The Fault in our Stars – John Green (Nos Étoiles contraires, en français) – alors celui-là, je l’ai beaucoup vu en librairie, et comme j’ai tendance à me méfier des trucs que je vois beaucoup, j’avais passé. MAIS… j’ai été voir la page de l’auteur sur GoodReads, et il y a sa photo. Et là je me dis « mais merde, je connais ce type ». Et il se trouve que c’est aussi un des gens de CrashCourse, qui fait partie des channels YouTube pour lesquels il faudrait vraiment que je prenne le temps de tout regarder (j’ai regardé le début du US history, et c’est fabuleux.) Bref, du coup, je me suis dit que ce type ne pouvait pas être foncièrement mauvais, et j’ai lu The Fault in our Stars, malgré un thème qui initialement m’inspirait pas vraiment. C’est l’histoire de Hazel, qui a 16 ans et un cancer terminal, et qui rencontre Augustus. Bon. C’est cheesy, on l’admettra sans problème. Les personnages sont assez peu crédibles, on l’admettra sans problème. Mais j’ai toujours un faible pour les personnages smart-ass, et pour le coup on est servis. Du coup, j’ai vraiment bien aimé.

The Renaissance Soul – Margaret Lobenstine (pas de traduction française) – un machin de self-help avec « people with too many passions to pick just one » dans le sous-titre. Mais, bon, à la lecture du truc, chuis pas la cible. Et le terme de « renaissance soul » me paraît à la fois prétentieux et new-agey, et ça m’a énervée aussi. Bref, j’aurais dû m’en passer.

Retaliation – Tobias Klausmann (pas de traduction française) est le tome 2 de Slingshot. Ça commence juste après Slingshot, c’est la gestion des conséquences des événements de Slingshot, on en apprend beaucoup plus sur Kim et son histoire. Je crois que j’ai plutôt moins aimé que Slingshot, mais ça reste de la bonne SF avec des persos qui poutrent. Et Tobias c’est un copain, achetez son bouquin.

Carry On – Rainbow Rowell (pas de traduction française) est visiblement parti initialement de Fangirl, où le personnage principal écrit de la fanfic Simon Snow, qui est une série de bouquins fictifs qui ressemble vachement à Harry Potter. Bon, Carry On, c’est Simon Snow.  C’est meugnon tout plein et les sorts sont hilarants.

An Abundance of Katherines – John Green (Le Théorème des Katherine, en français) – un autre John Green. C’est cette fois l’histoire de Colin qui, après s’être fait larguer pour la 19e fois par une fille nommée Katherine, décide de partir pour un road trip avec son meilleur copain Hassan, et arrive dans un bled paumé où ils se posent pendant un moment. Y’a des anagrammes, un théorème, pas mal d’auto-apitoiement, mais ça reste plutôt sympa.

Ouf. J’avais fait 15 bouquins sur le précédent, j’en fais 20 sur celui-ci, ça s’arrange pas.

Et sinon, j’avais mis un objectif à 52 bouquins sur GoodReads pour l’année 2016: l’objectif va être brutalement dépassé, étant donné que je suis déjà à 56 et qu’on est qu’au trois quarts de l’année. Ça va probablement ralentir un peu : je viens de découvrir avec beaucoup de retard les bouquins audio. Ça, c’est to be continued.

 

 

#balisebooks – Toujours plus de vrac

Bon, d’après mon GoodReads, j’ai deux mois de backlog… il est peut-être temps de s’en préoccuper ! (Et le temps de rouvrir ce billet, on en est à … plus que ça. Oh well.)

Elantris – Brandon Sanderson (même titre en français) est le premier bouquin publié de Sanderson, et le moins qu’on peut dire c’est que le monsieur a commencé sur les chapeaux de roues. Ça se passe dans un univers où, traditionnellement, certaines personnes étaient désignées comme des magiciens un beau matin, et à partir de là habitaient la ville légendaire d’Elantris. Problème, il y a plusieurs années, Elantris a été victime d’événements peu choupis qui en font une ville de pestiférés. Le personnage principal se réveille un beau matin avec tous les symptômes de la malédiction en question, et se fait donc exiler à Elantris. Et, heu, c’est bien. Enfin pas pour lui, pour lui ça craint un peu. Mais le bouquin est bien.

Pretty Little Liars et Flawless – Sara Shepard (Confidences et Secrets, en français) est le début de la série de bouquins qui a donné lieu à la série éponyme. Une bande de lycéennes a été traumatisée quelques années plus tôt par la disparition de leur copine Alison. Le corps d’Alison a été retrouvé – et, au même moment, un(e) mystérieux(se) A.- envoie des SMS inquiétants à la bande de lycéennes en question. C’est à peu près à la hauteur de la série – plutôt du popcorn divertissant que fondamentalement incontournable.

Never Let Me go – Kazuo Ishiguro (Auprès de moi toujours, en français) raconte initialement l’histoire de gamins dans un pensionnat visiblement haut-de-gamme où on leur explique à longueur de journée à quel point ils sont spéciaux et à quel point ils ont une responsabilité. Et je vais pas en dire plus pour pas spoiler brutalement. C’était… bizarre, comme bouquin. Pas désagréable, littérairement intéressant, mais bizarre. Et je suis pas sûre d’avoir vraiment été convaincue par le prémisse du bouquin. Bref, je sais pas trop.

Harry Potter an the Methods of Rationality – Eliezer Yudkowsky (pas de traduction française) est… une fanfic Harry Potter. Sisi. Particularités : c’est une fanfic de pas loin de 2000 pages. Et c’est une fanfic qui part du principe qu’Harry Potter a été élevé par des scientifiques. Et donc, quand il arrive à Hogwarts, il décide qu’il est grand temps d’appliquer la Méthode Scientifique à tout ce bordel magique. Et c’est fabuleux.

Midnight Marked – Chloe Neill (La morsure est notre affaire, en français – publié mi-juillet) est le 12e tome des Chicagoland. Un peu same old, same old, ça s’essouffle un peu. J’espère que le prochain sera plus à la hauteur.

You’re Never Weird on the Internet – Felicia Day (pas de traduction française) est l’autobiographie de Felicia Day (dont on citera The Guild, Geek&Sundry, Tabletop, entre autres. Ah, et elle a joué dans la saison 7 de Buffy, aussi). J’avoue, j’ai parfois du mal avec la persona de Felicia Day, qui me semble parfois forcer un peu le trait du quirky. Sauf que pour le coup, et c’est peut-être vaguement ironique après avoir lu une autobiographie (qui doit avoir tendance à afficher la même persona), je ne suis plus aussi convaincue du  « forçage de trait ». Et j’ai vraiment bien aimé ladite autobiographie – en particulier les passages sur WoW qui font référence à une époque du jeu que je n’ai pas connue, mais qui devait être intéressante🙂

Kushiel’s Mercy – Jacqueline Carey (La Grâce de Kushiel en français) conclut ma relecture des Kushiel – que j’apprécie toujours autant.

10% Happier – Dan Harris (Comment je suis devenu 10% plus heureux, en français) fait aussi dans l’autobiographique. Dan Harris est présentateur télé/journaliste/correspondant, et un beau jour il a fait une crise de panique à l’antenne en direct. L’accident bête. Malgré un scepticisme certain, il se retrouve à s’intéresser à la méditation, et il raconte tout ça. Intéressant. Par contre les gens sur Goodreads disent que le type est un peu un connard, et c’est pas quelque chose que j’ai ressenti. Alors je sais pas, ptêt je suis un peu un connard aussi.

The Gunslinger – Stephen King (Le pistolero, en français) est le premier tome de la série Dark Tower (La Tour sombre, en français). Ça se passe dans une espèce de western post-apocalyptique et, dans le premier tome, on fait la connaissance de Roland, le Gunslinger, qui poursuit un mystérieux « homme en noir ». Au fur et à mesure de la poursuite, on en apprend de plus en plus sur Roland et sur le monde dans lequel il vit. C’est une excellente intro, j’ai hâte de lire la suite.

Sex Object: A memoir – Jessica Valenti (pas encore de traduction française) est ENCORE une autobiographie (décidément), cette fois-ci de Jessica Valenti, dont je suis le boulot de loin depuis un bout de temps – j’ai lu une bonne partie de ce qu’elle publiait à l’époque sur feministing.com, et je dois avoir une bonne partie de ses bouquins ici aussi. Sex Object est… j’ai beaucoup de mal à avoir un avis dessus. Impressionnant est probablement un bon terme, brut et parfois violent aussi. Je suis contente de l’avoir lu, je peux pas dire que ça ait été une lecture particulièrement plaisante (parce qu’il est pas vraiment plaisant de lire à quel point certaines s’en prennent plein la tronche par le seul fait d’être une femme ou, pire, une femme avec une certaine notoriété – un thème qui est également présent dans le bouquin de Felicia Day, d’ailleurs).

Uglies, Pretties, Specials, Extras – Scott Westerfeld (mêmes titres en français) est une série de YA dystopique tout à fait sympathique malgré quelques longueurs. L’univers considéré est un univers où tout le monde, à ses 16 ans, passe par la case « chirurgie esthétique étendue » et où tout le monde finit « pretty ». Comme dans toute bonne YA dystopique qui se respecte, ladite dystopie est pas vraiment du goût de l’héroïne, Tally – même si elle n’en est pas toujours consciente tout au long des bouquins. Plutôt agréable au final.

Heu, voilà. Vu le temps qu’il m’a fallu pour rédiger ce billet de blog (qui couvre quand même 15 bouquins), faudrait vraiment que je rédige des #balisebooks plus souvent🙂

#balisebooks – Vrac avec du rattrapage dedans

Je me suis rendue compte que j’avais oublié deux bouquins dans mon dernier #balisebooks – la faute à mon Goodreads qu’était pas trié dans le bon ordre, c’est un scandale ces apps qui lisent pas mes pensées. Alors on va rattraper ça, et tant qu’à faire s’occuper de ce que j’ai lu entre temps aussi…

How to not be wrong: the power of mathematical thinking, de Jordan Ellenberg (pas encore de traduction française) explique tout un tas de choses à propos de maths, en particulier de probas et de statistiques. De la bonne pop-math – en particulier, j’ai appris plein de choses sur les p-values (je suis une quiche en stats). Rigolo.

La Vérité sur l’affaire Henry Quebert, de Joël Dicker est sur mon radar depuis un bout de temps, et a fini par sortir en français sur Kindle FR dispo en Suisse (ça commençait à faire visiblement beaucoup de conditions). C’est un roman policier dont le protagoniste est un auteur qui a écrit un premier bouquin encensé, et qui cale complètement sur le deuxième. Et le truc qui tombe presque bien, c’est que son mentor à l’université se retrouve accusé de meurtre. C’est un bouquin qui se passe aux US, et du coup c’est un peu difficile de se dire que ce n’est PAS une traduction (le style parfois un peu étrange n’aide pas à se défaire de l’impression), et j’ai trouvé l’argument de base du bouquin est assez dérangeant, mais j’ai eu beaucoup beaucoup de mal à le reposer, ce qui est finalement tout ce que je demande à un bouquin.

Starfish, de Peter Watts (même titre en français) a été une excellente surprise d’un auteur que je ne connaissais pas du tout. Starfish se passe dans une colonie d’exploitation géothermique au fond du pacifique, colonie habitée par un équipage de gens bio-ingéniérés, et pas exactement sains d’esprit à la base. Plutôt sombre, pas très joyeux, probablement pas à lire quand on se sent manquer de foi en l’humanité (quoi que l’alternative est peut-être pire…), avec du bon gros troll sur l’intelligence artificielle et le machine learning, et de manière générale très bon. Ah, et disponible gratuitement sur le site de Peter Watts (c’est également le cas de ses autres romans). Bref, je me suis trouvé un nouvel auteur avec plein de lecture à lire, ce qui est toujours plaisant🙂

Whipping Girl: A Transsexual Woman on Sexism and the Scapegoating of Femininity, de Julia Serano (pas encore de traduction française) est… essentiellement ce que le sous-titre dit (« Une femme transexuelle à propos du sexisme et du bouc-émissarisme de la féminité »). (Ça se dit, bouc-émissarisme? On va dire que oui.) Beaucoup de matériau, beaucoup de choses intéressantes. Pas mal de choses aussi sur lesquelles je suis un peu sceptique, mais c’est en général des choses dont je n’ai pas l’expérience directe ni indirecte, alors je me réserverais bien d’avoir un avis plus tranché que ça. Inversement, pas mal de choses qui résonnent, mais pour le coup, ce sont des choses dont j’ai l’expérience, tout en essayant de me garder de faire de mon expérience des généralités. Et oui, je me rends compte que je dis en gros « non mais c’est intéressant mais j’ai pas trop d’avis »😉 (J’aime cela dit beaucoup la manière dont elle considère le genre, l’expression du genre et l’orientation sexuelle comme des traits indépendants entre eux et corrélés avec le sexe de naissance, et tout ce qui découle de cette hypothèse-là. Bref.)

Le Club, de Michel Pagel part sur la base « le Club des Cinq a grandi, se réunit, et enquête sur le décès suspect de Tante Cécile » et en fait un machin glauque, méta à souhait, et hyper-jubilatoire. J’ai vraiment bien aimé🙂 (mais peut-être à éviter si on veut éviter de perdre ses souvenirs du Club des Cinq😉 ). Et, pour le coup, en parler beaucoup plus que ça gâcherait vraiment une bonne partie de la surprise. Merci à Armalite d’en avoir parlé, je ne regrette pas la lecture.

Dead Heat, de Patricia Briggs (pas encore de traduction française) est le quatrième tome des Alpha&Omega. Toujours pas de grosse surprise – à ceci près que je m’attendais pas à accrocher autant sur un bouquin qui se passe chez un marchand de chevaux🙂

Bon, et s’il ne fallait en lire qu’un, Starfish.

#balisebooks – Vrac

Bon, je fais du vrac et je le fais dans l’ordre de mon Goodreads, donc ça risque de paraître un peu étrange sur le premier titre, mais ma foi…

Javascript: The Good Parts, de Douglas Crockford (Javascript: Gardez le meilleur, en français) est… un bouquin de Javascript (fou, non). Il se trouve qu’il serait de bon ton que je me mette vaguement au Javascript pour tout un tas de raisons diverses et généralement variées et que, jusqu’ici, j’avais une approche assez proche de « putain, je hais le Javascript » principalement pour deux raisons :

  • le problème du Javascript, c’est qu’on le voit souvent dans le contexte du browser (et que pour le coup, y’a des choses absolument pas compatibles les unes avec les autres, ce qui est foutument pénible
  • l’autre problème du Javascript, c’est que tu vois la syntaxe, tu piges vaguement ce que c’est censé faire, et si t’as pas de vagues connaissances sur comment ça marche, tu comprends absolument pas. Et j’aime pas pas comprendre.

Et donc le bouquin en question explique la deuxième partie en évitant avec brio de parler de la première, ce qui était exactement ce que je cherchais dans un premier temps. Il commence à dater pas mal – donc quelques trucs à prendre avec des pincettes de nos jours – mais j’ai trouvé que ça donnait de bonnes bases pour attaquer des trucs plus velus après. Par contre, c’est clairement destiné à des gens qui ont déjà une expérience non nulle de la programmation en général (et un vague vernis culturel en fonctionnel fait probablement pas de mal). Bref, j’en suis plus au stade de la haine viscérale, ce qui est probablement une bonne chose.

Dial Up for Murder, de Clem Chambers (pas de traduction française) est un thriller « informatico-cyber » qui se passe dans les années 80 – avant le développement d’Internet pour le grand public. Ça partait prometteur, mais il se passe pas grand’chose à part des scènes gratuites et des trucs qui pètent dans tous les coins à la fin. Me suis tâtée à le finir.

Me before you, de Jojo Moyes (Avant Toi, en français) fait partie de ces trucs qui traînent sur le radar en tant que « tout le monde a lu, tout le monde a adoré ». C’est l’histoire de Louisa, qui par un concours de circonstances difficilement crédible, se retrouve embauchée comme aide pour Will, qui est devenu tétraplégique deux ans auparavant. C’est plein de bons sentiments, mais c’est tout à fait lisible pour un truc plein de bons sentiments. Même dans l’absolu, d’ailleurs, c’est tout à fait lisible. Bon par contre tout Goodreads dit « zomg j’ai jamais autant pleuré », et heu… Chais pas, je dois pas être branchée pareil que tous ces gens.

L’Intelligence artificielle, de Jean-Noël Lafargue et Marion Montaigne est une petite BD qui raconte l’histoire de l’intelligence artificielle – c’est bien fichu et drôle. Probablement un poil trop orienté « attends, Google, ils font un peu peur, non ? » à mon goût (mais il paraît que je suis biaisée). Et c’est, au moins pour l’instant, dispo en version électronique via Le Monde : L’Intelligence artificielle. (C’est d’ailleurs comme ça que j’ai entendu parler de ce truc : j’ai vu passer le lien sur Twitter la semaine dernière, et le bouquin m’a sauté à la figure à la librairie l’autre jour. Les ravages du marketing, je ne vous dis que ça.)

The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy, de Douglas Adams (Le Guide du voyageur galactique, en français de nos jours, même si le Guide du routard galactique était quand même un vachement meilleur titre)… a-t-il besoin d’être encore présenté ? Arthur commence son jeudi devant une pelleteuse qui vient détruire sa maison pour construire une déviation, jusqu’au moment où son copain extra-terrestre vient le chercher parce qu’une pelleteuse intergalactique veut construire une déviation à la place de la Terre. Le premier tome de la trilogie la plus mal nommée de l’Univers (vu qu’elle est en cinq volumes) – ça fait du bien de relire les classiques de temps en temps. J’ai été d’ailleurs étonnée : je me souvenais plus qu’il était si court !

#balisebooks – Permutation City – Greg Egan

permutation-cityCette semaine, j’ai lu Permutation City, de Greg Egan (traduit en français sous le titre La Cité des Permutants). Je suis raisonnablement sûre que j’ai / j’ai eu une copie en poche français acheté à ma bouquinerie favorite il y a une quinzaine d’années, mais j’avais pas accroché du tout à l’époque.

Là, j’ai plus qu’accroché, j’ai vraiment bien aimé !

Le bouquin commence avec l’histoire d’un type, Paul Durham, qui se rend compte qu’il est une Copie. Une Copie, c’est un humain qui s’est fait scanner d’une manière qui lui permet d’exister en tant que programme informatique. Le but de la Copie en question est, en accord avec son « original », de faire tout un tas d’expériences pour comprendre ce qu’il se passe quand on est une Copie.

Parallèlement, Maria Deluca s’amuse dans Autoverse, un automate cellulaire géant qui modélise dans une chimie à 32 atomes une bactérie de base qu’elle essaie de faire évoluer (au sens darwinien de la chose).

Le premier finit par engager la seconde pour la faire travailler sur un projet mystérieux qui semble pas avoir tout à fait de sens…

La première moitié du bouquin est phénoménale. Tout ce qui a trait à la Copie et à l’Autoverse est à la fois crédible et philosophiquement intéressant. Et la fin d’un des chapitres (qui se trouve à peu près à la moitié du bouquin) se termine sur une phrase qui m’a fait pousser un cri d’étonnement joyeux.

La suite part dans une direction étrange, voire carrément ésotérique. Le fait que Maria soit extrêmement sceptique mais continue à jouer le jeu est une bonne idée – ça permet au lecteur d’en faire autant, d’avaler l’énorme couleuvre difficile à avaler, et de voir ce qu’Egan en fait. Et, en termes d’ésotérique, ça marche plutôt pas mal. Bref, la deuxième moitié passe du « phénoménal » au « bizarre, mais pourquoi pas ».

Malgré mes réserves sur la deuxième moitié, j’ai vraiment beaucoup aimé Permutation City – qui fait probablement partie des « mémorables ». Ça a probablement à voir avec le fait que j’ai un gros faible pour la hard-science-fiction-qui-paraît-crédible, et on est clairement dans ce domaine-là (au moins jusqu’aux morceaux ésotériques, et même raisonnablement après une fois ce bout-là admis) – il est possible que la cible du bouquin se limite aux gens qui ont un background non-nul en l’informatique et/ou bio, mais personnellement ça me convient.