#balisebooks – Toujours plus de vrac

Bon, d’après mon GoodReads, j’ai deux mois de backlog… il est peut-être temps de s’en préoccuper ! (Et le temps de rouvrir ce billet, on en est à … plus que ça. Oh well.)

Elantris – Brandon Sanderson (même titre en français) est le premier bouquin publié de Sanderson, et le moins qu’on peut dire c’est que le monsieur a commencé sur les chapeaux de roues. Ça se passe dans un univers où, traditionnellement, certaines personnes étaient désignées comme des magiciens un beau matin, et à partir de là habitaient la ville légendaire d’Elantris. Problème, il y a plusieurs années, Elantris a été victime d’événements peu choupis qui en font une ville de pestiférés. Le personnage principal se réveille un beau matin avec tous les symptômes de la malédiction en question, et se fait donc exiler à Elantris. Et, heu, c’est bien. Enfin pas pour lui, pour lui ça craint un peu. Mais le bouquin est bien.

Pretty Little Liars et Flawless – Sara Shepard (Confidences et Secrets, en français) est le début de la série de bouquins qui a donné lieu à la série éponyme. Une bande de lycéennes a été traumatisée quelques années plus tôt par la disparition de leur copine Alison. Le corps d’Alison a été retrouvé – et, au même moment, un(e) mystérieux(se) A.- envoie des SMS inquiétants à la bande de lycéennes en question. C’est à peu près à la hauteur de la série – plutôt du popcorn divertissant que fondamentalement incontournable.

Never Let Me go – Kazuo Ishiguro (Auprès de moi toujours, en français) raconte initialement l’histoire de gamins dans un pensionnat visiblement haut-de-gamme où on leur explique à longueur de journée à quel point ils sont spéciaux et à quel point ils ont une responsabilité. Et je vais pas en dire plus pour pas spoiler brutalement. C’était… bizarre, comme bouquin. Pas désagréable, littérairement intéressant, mais bizarre. Et je suis pas sûre d’avoir vraiment été convaincue par le prémisse du bouquin. Bref, je sais pas trop.

Harry Potter an the Methods of Rationality – Eliezer Yudkowsky (pas de traduction française) est… une fanfic Harry Potter. Sisi. Particularités : c’est une fanfic de pas loin de 2000 pages. Et c’est une fanfic qui part du principe qu’Harry Potter a été élevé par des scientifiques. Et donc, quand il arrive à Hogwarts, il décide qu’il est grand temps d’appliquer la Méthode Scientifique à tout ce bordel magique. Et c’est fabuleux.

Midnight Marked – Chloe Neill (La morsure est notre affaire, en français – publié mi-juillet) est le 12e tome des Chicagoland. Un peu same old, same old, ça s’essouffle un peu. J’espère que le prochain sera plus à la hauteur.

You’re Never Weird on the Internet – Felicia Day (pas de traduction française) est l’autobiographie de Felicia Day (dont on citera The Guild, Geek&Sundry, Tabletop, entre autres. Ah, et elle a joué dans la saison 7 de Buffy, aussi). J’avoue, j’ai parfois du mal avec la persona de Felicia Day, qui me semble parfois forcer un peu le trait du quirky. Sauf que pour le coup, et c’est peut-être vaguement ironique après avoir lu une autobiographie (qui doit avoir tendance à afficher la même persona), je ne suis plus aussi convaincue du  « forçage de trait ». Et j’ai vraiment bien aimé ladite autobiographie – en particulier les passages sur WoW qui font référence à une époque du jeu que je n’ai pas connue, mais qui devait être intéressante:)

Kushiel’s Mercy – Jacqueline Carey (La Grâce de Kushiel en français) conclut ma relecture des Kushiel – que j’apprécie toujours autant.

10% Happier – Dan Harris (Comment je suis devenu 10% plus heureux, en français) fait aussi dans l’autobiographique. Dan Harris est présentateur télé/journaliste/correspondant, et un beau jour il a fait une crise de panique à l’antenne en direct. L’accident bête. Malgré un scepticisme certain, il se retrouve à s’intéresser à la méditation, et il raconte tout ça. Intéressant. Par contre les gens sur Goodreads disent que le type est un peu un connard, et c’est pas quelque chose que j’ai ressenti. Alors je sais pas, ptêt je suis un peu un connard aussi.

The Gunslinger – Stephen King (Le pistolero, en français) est le premier tome de la série Dark Tower (La Tour sombre, en français). Ça se passe dans une espèce de western post-apocalyptique et, dans le premier tome, on fait la connaissance de Roland, le Gunslinger, qui poursuit un mystérieux « homme en noir ». Au fur et à mesure de la poursuite, on en apprend de plus en plus sur Roland et sur le monde dans lequel il vit. C’est une excellente intro, j’ai hâte de lire la suite.

Sex Object: A memoir – Jessica Valenti (pas encore de traduction française) est ENCORE une autobiographie (décidément), cette fois-ci de Jessica Valenti, dont je suis le boulot de loin depuis un bout de temps – j’ai lu une bonne partie de ce qu’elle publiait à l’époque sur feministing.com, et je dois avoir une bonne partie de ses bouquins ici aussi. Sex Object est… j’ai beaucoup de mal à avoir un avis dessus. Impressionnant est probablement un bon terme, brut et parfois violent aussi. Je suis contente de l’avoir lu, je peux pas dire que ça ait été une lecture particulièrement plaisante (parce qu’il est pas vraiment plaisant de lire à quel point certaines s’en prennent plein la tronche par le seul fait d’être une femme ou, pire, une femme avec une certaine notoriété – un thème qui est également présent dans le bouquin de Felicia Day, d’ailleurs).

Uglies, Pretties, Specials, Extras – Scott Westerfeld (mêmes titres en français) est une série de YA dystopique tout à fait sympathique malgré quelques longueurs. L’univers considéré est un univers où tout le monde, à ses 16 ans, passe par la case « chirurgie esthétique étendue » et où tout le monde finit « pretty ». Comme dans toute bonne YA dystopique qui se respecte, ladite dystopie est pas vraiment du goût de l’héroïne, Tally – même si elle n’en est pas toujours consciente tout au long des bouquins. Plutôt agréable au final.

Heu, voilà. Vu le temps qu’il m’a fallu pour rédiger ce billet de blog (qui couvre quand même 15 bouquins), faudrait vraiment que je rédige des #balisebooks plus souvent:)

#balisebooks – Vrac avec du rattrapage dedans

Je me suis rendue compte que j’avais oublié deux bouquins dans mon dernier #balisebooks – la faute à mon Goodreads qu’était pas trié dans le bon ordre, c’est un scandale ces apps qui lisent pas mes pensées. Alors on va rattraper ça, et tant qu’à faire s’occuper de ce que j’ai lu entre temps aussi…

How to not be wrong: the power of mathematical thinking, de Jordan Ellenberg (pas encore de traduction française) explique tout un tas de choses à propos de maths, en particulier de probas et de statistiques. De la bonne pop-math – en particulier, j’ai appris plein de choses sur les p-values (je suis une quiche en stats). Rigolo.

La Vérité sur l’affaire Henry Quebert, de Joël Dicker est sur mon radar depuis un bout de temps, et a fini par sortir en français sur Kindle FR dispo en Suisse (ça commençait à faire visiblement beaucoup de conditions). C’est un roman policier dont le protagoniste est un auteur qui a écrit un premier bouquin encensé, et qui cale complètement sur le deuxième. Et le truc qui tombe presque bien, c’est que son mentor à l’université se retrouve accusé de meurtre. C’est un bouquin qui se passe aux US, et du coup c’est un peu difficile de se dire que ce n’est PAS une traduction (le style parfois un peu étrange n’aide pas à se défaire de l’impression), et j’ai trouvé l’argument de base du bouquin est assez dérangeant, mais j’ai eu beaucoup beaucoup de mal à le reposer, ce qui est finalement tout ce que je demande à un bouquin.

Starfish, de Peter Watts (même titre en français) a été une excellente surprise d’un auteur que je ne connaissais pas du tout. Starfish se passe dans une colonie d’exploitation géothermique au fond du pacifique, colonie habitée par un équipage de gens bio-ingéniérés, et pas exactement sains d’esprit à la base. Plutôt sombre, pas très joyeux, probablement pas à lire quand on se sent manquer de foi en l’humanité (quoi que l’alternative est peut-être pire…), avec du bon gros troll sur l’intelligence artificielle et le machine learning, et de manière générale très bon. Ah, et disponible gratuitement sur le site de Peter Watts (c’est également le cas de ses autres romans). Bref, je me suis trouvé un nouvel auteur avec plein de lecture à lire, ce qui est toujours plaisant:)

Whipping Girl: A Transsexual Woman on Sexism and the Scapegoating of Femininity, de Julia Serano (pas encore de traduction française) est… essentiellement ce que le sous-titre dit (« Une femme transexuelle à propos du sexisme et du bouc-émissarisme de la féminité »). (Ça se dit, bouc-émissarisme? On va dire que oui.) Beaucoup de matériau, beaucoup de choses intéressantes. Pas mal de choses aussi sur lesquelles je suis un peu sceptique, mais c’est en général des choses dont je n’ai pas l’expérience directe ni indirecte, alors je me réserverais bien d’avoir un avis plus tranché que ça. Inversement, pas mal de choses qui résonnent, mais pour le coup, ce sont des choses dont j’ai l’expérience, tout en essayant de me garder de faire de mon expérience des généralités. Et oui, je me rends compte que je dis en gros « non mais c’est intéressant mais j’ai pas trop d’avis »😉 (J’aime cela dit beaucoup la manière dont elle considère le genre, l’expression du genre et l’orientation sexuelle comme des traits indépendants entre eux et corrélés avec le sexe de naissance, et tout ce qui découle de cette hypothèse-là. Bref.)

Le Club, de Michel Pagel part sur la base « le Club des Cinq a grandi, se réunit, et enquête sur le décès suspect de Tante Cécile » et en fait un machin glauque, méta à souhait, et hyper-jubilatoire. J’ai vraiment bien aimé:) (mais peut-être à éviter si on veut éviter de perdre ses souvenirs du Club des Cinq😉 ). Et, pour le coup, en parler beaucoup plus que ça gâcherait vraiment une bonne partie de la surprise. Merci à Armalite d’en avoir parlé, je ne regrette pas la lecture.

Dead Heat, de Patricia Briggs (pas encore de traduction française) est le quatrième tome des Alpha&Omega. Toujours pas de grosse surprise – à ceci près que je m’attendais pas à accrocher autant sur un bouquin qui se passe chez un marchand de chevaux:)

Bon, et s’il ne fallait en lire qu’un, Starfish.

#balisebooks – Vrac

Bon, je fais du vrac et je le fais dans l’ordre de mon Goodreads, donc ça risque de paraître un peu étrange sur le premier titre, mais ma foi…

Javascript: The Good Parts, de Douglas Crockford (Javascript: Gardez le meilleur, en français) est… un bouquin de Javascript (fou, non). Il se trouve qu’il serait de bon ton que je me mette vaguement au Javascript pour tout un tas de raisons diverses et généralement variées et que, jusqu’ici, j’avais une approche assez proche de « putain, je hais le Javascript » principalement pour deux raisons :

  • le problème du Javascript, c’est qu’on le voit souvent dans le contexte du browser (et que pour le coup, y’a des choses absolument pas compatibles les unes avec les autres, ce qui est foutument pénible
  • l’autre problème du Javascript, c’est que tu vois la syntaxe, tu piges vaguement ce que c’est censé faire, et si t’as pas de vagues connaissances sur comment ça marche, tu comprends absolument pas. Et j’aime pas pas comprendre.

Et donc le bouquin en question explique la deuxième partie en évitant avec brio de parler de la première, ce qui était exactement ce que je cherchais dans un premier temps. Il commence à dater pas mal – donc quelques trucs à prendre avec des pincettes de nos jours – mais j’ai trouvé que ça donnait de bonnes bases pour attaquer des trucs plus velus après. Par contre, c’est clairement destiné à des gens qui ont déjà une expérience non nulle de la programmation en général (et un vague vernis culturel en fonctionnel fait probablement pas de mal). Bref, j’en suis plus au stade de la haine viscérale, ce qui est probablement une bonne chose.

Dial Up for Murder, de Clem Chambers (pas de traduction française) est un thriller « informatico-cyber » qui se passe dans les années 80 – avant le développement d’Internet pour le grand public. Ça partait prometteur, mais il se passe pas grand’chose à part des scènes gratuites et des trucs qui pètent dans tous les coins à la fin. Me suis tâtée à le finir.

Me before you, de Jojo Moyes (Avant Toi, en français) fait partie de ces trucs qui traînent sur le radar en tant que « tout le monde a lu, tout le monde a adoré ». C’est l’histoire de Louisa, qui par un concours de circonstances difficilement crédible, se retrouve embauchée comme aide pour Will, qui est devenu tétraplégique deux ans auparavant. C’est plein de bons sentiments, mais c’est tout à fait lisible pour un truc plein de bons sentiments. Même dans l’absolu, d’ailleurs, c’est tout à fait lisible. Bon par contre tout Goodreads dit « zomg j’ai jamais autant pleuré », et heu… Chais pas, je dois pas être branchée pareil que tous ces gens.

L’Intelligence artificielle, de Jean-Noël Lafargue et Marion Montaigne est une petite BD qui raconte l’histoire de l’intelligence artificielle – c’est bien fichu et drôle. Probablement un poil trop orienté « attends, Google, ils font un peu peur, non ? » à mon goût (mais il paraît que je suis biaisée). Et c’est, au moins pour l’instant, dispo en version électronique via Le Monde : L’Intelligence artificielle. (C’est d’ailleurs comme ça que j’ai entendu parler de ce truc : j’ai vu passer le lien sur Twitter la semaine dernière, et le bouquin m’a sauté à la figure à la librairie l’autre jour. Les ravages du marketing, je ne vous dis que ça.)

The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy, de Douglas Adams (Le Guide du voyageur galactique, en français de nos jours, même si le Guide du routard galactique était quand même un vachement meilleur titre)… a-t-il besoin d’être encore présenté ? Arthur commence son jeudi devant une pelleteuse qui vient détruire sa maison pour construire une déviation, jusqu’au moment où son copain extra-terrestre vient le chercher parce qu’une pelleteuse intergalactique veut construire une déviation à la place de la Terre. Le premier tome de la trilogie la plus mal nommée de l’Univers (vu qu’elle est en cinq volumes) – ça fait du bien de relire les classiques de temps en temps. J’ai été d’ailleurs étonnée : je me souvenais plus qu’il était si court !

#balisebooks – Permutation City – Greg Egan

permutation-cityCette semaine, j’ai lu Permutation City, de Greg Egan (traduit en français sous le titre La Cité des Permutants). Je suis raisonnablement sûre que j’ai / j’ai eu une copie en poche français acheté à ma bouquinerie favorite il y a une quinzaine d’années, mais j’avais pas accroché du tout à l’époque.

Là, j’ai plus qu’accroché, j’ai vraiment bien aimé !

Le bouquin commence avec l’histoire d’un type, Paul Durham, qui se rend compte qu’il est une Copie. Une Copie, c’est un humain qui s’est fait scanner d’une manière qui lui permet d’exister en tant que programme informatique. Le but de la Copie en question est, en accord avec son « original », de faire tout un tas d’expériences pour comprendre ce qu’il se passe quand on est une Copie.

Parallèlement, Maria Deluca s’amuse dans Autoverse, un automate cellulaire géant qui modélise dans une chimie à 32 atomes une bactérie de base qu’elle essaie de faire évoluer (au sens darwinien de la chose).

Le premier finit par engager la seconde pour la faire travailler sur un projet mystérieux qui semble pas avoir tout à fait de sens…

La première moitié du bouquin est phénoménale. Tout ce qui a trait à la Copie et à l’Autoverse est à la fois crédible et philosophiquement intéressant. Et la fin d’un des chapitres (qui se trouve à peu près à la moitié du bouquin) se termine sur une phrase qui m’a fait pousser un cri d’étonnement joyeux.

La suite part dans une direction étrange, voire carrément ésotérique. Le fait que Maria soit extrêmement sceptique mais continue à jouer le jeu est une bonne idée – ça permet au lecteur d’en faire autant, d’avaler l’énorme couleuvre difficile à avaler, et de voir ce qu’Egan en fait. Et, en termes d’ésotérique, ça marche plutôt pas mal. Bref, la deuxième moitié passe du « phénoménal » au « bizarre, mais pourquoi pas ».

Malgré mes réserves sur la deuxième moitié, j’ai vraiment beaucoup aimé Permutation City – qui fait probablement partie des « mémorables ». Ça a probablement à voir avec le fait que j’ai un gros faible pour la hard-science-fiction-qui-paraît-crédible, et on est clairement dans ce domaine-là (au moins jusqu’aux morceaux ésotériques, et même raisonnablement après une fois ce bout-là admis) – il est possible que la cible du bouquin se limite aux gens qui ont un background non-nul en l’informatique et/ou bio, mais personnellement ça me convient.

#balisebooks – Chocolate Girls – Annie Murray

chocolate-girlsJ’ai fini cette semaine Chocolate Girls, d’Annie Murray (pas encore de traduction française). Bon, faut l’admettre, je l’ai principalement acheté pour le titre (parce que bon, chocolat) et parce qu’il était en promo Amazon. Et je l’ai ouvert parce que j’avais envie de lire un truc pas trop compliqué, donc ça ça va.

C’est l’histoire d’Edie, à qui il arrive tout un tas de galère en début de bouquin, surtout que c’est la Grande-Bretagne en 1940, ce qui aide pas franchement non plus. Heureusement, elle a des copines, et elle se retrouve à recueillir un bébé qui a échappé de peu à une explosion.

Qu’est-ce que ça a à voir avec le titre, me direz-vous ? Ben, il se trouve qu’Edie et ses copines bossent à Cadbury, la fabrique de chocolats. Et… et c’est à peu près tout.

Alors dans un sens, j’ai un peu du mal, parce que pour un bouquin avec ce titre-là, je m’attends à ce qu’on me cause plus de chocolat. Du coup, chuis déçue. En même temps, s’il avait pas eu ce titre-là, je l’aurais peut-être (probablement ?) pas lu, et c’était honnêtement pas mal, les persos sont plutôt chouettes (même si Edie est franchement Marie-Sue), et c’est du « bouquin avec des gens » qui se tient, quoi. De manière amusante, la dernière page explique que le bouquin a été sponsorisé par Cadbury…

Bref. Tout à fait lisible, mais manquait de chocolat.

#balisebooks – The End of All Things – John Scalzi

the-end-of-all-thingsThe End of All Things, de John Scalzi (pas encore de traduction française), est le sixième tome de Old Man’s War, dont j’ai beaucoup apprécié les cinq précédents. Le sixième permet de garder l’impression précédente : j’ai bien aimé aussi. Scalzi reprend un peu le principe narratif de The Human Division: pas mal de changements de narrateur qui racontent le déroulement de l’histoire depuis différents points de vue. C’est moins poussé que dans The Human Division, qui était séparé en 13 nouvelles : The End of All Things est divisé en quatre parties bien distinctes.

La première partie, Life of the Mind, raconte l’histoire d’un « brain-in-a-box » (un pilote de vaisseau qui n’est plus qu’un cerveau) la manière dont il s’est fait recruter, et ce qu’il s’est passé par la suite – le tout donnant une vague impression de The Martian qui aurait pris l’option ingénieur software. La deuxième partie, This Hollow Union, raconte les machinations politiques à la tête du Conclave, l’über-association d’espèces alien qui regarde les deux factions humaines d’un assez mauvais œil. La troisième partie, Can Long Endure, est du point de vue d’un chef de peloton des Forces Coloniales qui se retrouve à enrayer un peu trop de rébellions à son goût. La quatrième partie, To Stand or To Fall, est la conclusion de tout ce qui s’est déroulé auparavant. Il y a un chapitre « bonus » qui reprend Life of the Mind dans une perspective un peu différente – Scalzi présente ça comme « ce que j’avais au début et que j’ai fini par balancer ».

J’avoue que j’ai été un peu déçue, parce que j’ai complètement adoré Life of the Mind, dont le personnage principal est exactement mon genre de smartass (j’ai un faible pour les personnages smartass, c’est très très net), et que le ton diminue très nettement de ce point de vue dans This Hollow Union (les mecs du Conclave, c’est pas des rigolos). Can Long Endure revient un peu dans ce ton-là et c’est bienvenu. Le chapitre final est une bonne conclusion aux événements des derniers bouquins – sans que, d’après Scalzi, ce soit nécessairement une conclusion à l’univers d’Old Man’s War. Et le chapitre bonus est plutôt sympa – je préfère très très nettement Life of the Mind, donc c’était un bon choix de garder cette version-là😉

Bref. Ça se lit bien, ça se lit vite et, même si c’est pas le meilleur tome de la série, ça reste du bonheur en barre. J’aime beaucoup Scalzi, ça s’est vu, peut-être ?

#balisebooks – Série Rama – Arthur C. Clarke & Gentry Lee

ramaJe viens de finir de relire tous les Rama, qui a fait partie de mes bouquins préférés quand j’étais plus jeune. Et je crois bien que c’est la première fois que je les lisais en VO. Rama se compose de quatre tomes :

  • Rendezvous with Rama (Rendez-vous avec Rama)
  • Rama II
  • The Garden of Rama (Les Jardins de Rama)
  • Rama Revealed (Rama révélé).

Le premier a été écrit par Arthur C. Clarke ; les suites ont été écrites par le même Clarke et par Gentry Lee. On peut discuter du fait que ce soit réellement une « série » : Clarke n’avait initialement pas prévu de suite à Rendezvous with Rama, et les tomes 2 à 4 sont clairement dans un autre état d’esprit. Mais simplifions et parlons tout de même de série.

Je dois avouer que j’ai été un peu déçue, je crois. Je gardais un excellent souvenir de cette série et, à la relecture, je lui ai trouvé plus de défauts que ce dont je me souvenais. J’avais précédemment préféré les tomes 2 à 4 au tome 1 ; le tome 1 a augmenté dans mes bonnes grâces et la suite a plutôt décliné. Ça reste de la très bonne SF pour tout le long de la série (du moins à mon avis), mais il faut s’attendre à une coupure franche entre le tome 1 et le tome 2.

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Vrac de #balisebooks, encore

Y’a pas à dire, je suis plus rapide à lire qu’à écrire ici, donc on va se la refaire « vrac » histoire de remonter le backlog…

  • City of Golden Shadow, de Tad Williams (traduit en deux tomes en français, Autremonde et L’Ombre de la cité d’or) est le premier tome de la série Otherworld, dont la meilleure description me paraît être « cyber-fantasy ». L’histoire se passe dans un futur pas trop lointain où la réalité virtuelle est à peu près aussi omniprésente que l’est Internet aujourd’hui (pour référence, Otherworld date de 96) et où l’accès à l’information et aux loisirs se fait par le biais de simulations plus ou moins réalistes. Le fil principal de l’histoire suit Renie, dont le frère est tombé malade : après un incident dans une de ces simulations, il est tombé dans le coma et ne se réveille pas. Je parle de fil principal parce qu’il y a beaucoup de fils au début, ce qui peut paraître décousu (pun intended) et parfois un peu pénible quand c’est un chapitre sur un fil duquel on se soucie moins que les autres. Ça reste extrêmement solide bien que tirant parfois en longueur, et je lirai probablement le tome 2 dans les mois qui viennent.
  • 10h10, de Sarah Parmentier est un bouquin que j’ai acheté à cause de sa pub sur Twitter (sisi). Chais pas, ça avait du potentiel, un bouquin qui se passait dans une grosse boîte d’horlogerie… mais en fait je me suis pas mal ennuyée. Largement évitable.
  • Stuff Matters, de Mark Miodownik (pas encore de traduction française) a peut-être eu une origine encore plus improbable pour arriver sur mon Kindle que le précédent : j’ai vu passer ça sur le blog de Bill Gates. Parce que Bill Gates, de nos jours, il lit, et il est vachement meilleur que moi pour donner envie de lire les bouquins dont il cause en bien. Stuff Matters est constitué de plein de petits chapitres qui sont tous associés à un matériau : l’acier, le verre, le carbone sous toutes ses formes, … le chocolat (sisi), le papier… Et il explique les propriétés du matériau en question et son lien avec le développement de l’humanité (dans les deux sens – comment ça a été développé, quel impact ça a eu). J’aurais aimé un truc un peu plus fouillé/poussé, mais c’était déjà fort fascinant, et écrit dans un style conversationel que j’apprécie personnellement beaucoup. Bref, un seul reproche : qu’il n’y en ait pas plus😉
  • Firespell, de Chloe Neill (Magie de feu, en français) est le premier tome de la série YA Dark Elite. Ça commence quand Lily, l’héroïne, se fait envoyer en pension pendant que ses parents prennent une année sabbatique en Allemagne – et se retrouve extrêmement intriguée par les activités nocturnes de sa colloc’ (qui devrait pourtant être dans son lit à cette heure-ci). Rigolo, rapide à lire, bon popcorn.
  • Hexbound, de Chloe Neill (Marque de l’ombre, en français) est la suite du précédent. Et pas à la hauteur. Vais ptêt lire le 3e parce que c’est une trilogie et qu’avec un peu de chance ça fermera les fils en suspens, mais c’est vraiment pas dit.
  • Gone Girl, de Gillian Flynn (Les Apparences, en français) est un bouquin dont pour une fois j’ai vu le film avant de lire le livre. J’avais adoré le film – et il est en fait extrêmement fidèle au bouquin. Nick découvre un beau jour sa maison à moitié saccagée et sa femme disparue. Rapidement, et en partie parce que Nick n’est pas forcément un type complètement au fait des conventions sociales case « comment réagir quand ma femme a disparu », ni un type particulièrement sympathique, la police se met à le suspecter du meurtre de sa femme. Sombre, mais très très chouette. J’aurais bien de la peine à dire s’il vaut mieux voir le film avant de lire le livre ou lire le livre avant de voir le film, l’un spoilant l’autre mais les deux étant tout à fait dignes d’être lu/vu…
  • Ash, de Malinda Lo (pas encore de traduction française) reprend Cendrillon mais avec une Cendrillon gay. Ça aurait pu être chouette ; c’est bien écrit ; mais c’est assez chiant.
  • 11/22/63, de Stephen King (22/11/63, en français) est un Stephen King qui dévie plutôt des Stephen King « bouquins d’horreur » standard. Le héros, Jake, se retrouve à avoir 1/ un portail temporel 2/ une motivation pour aller empêcher l’assassinat de Kennedy (qui a eu lieu le 22/11/63, d’où le titre). S’en suivent les péripéties d’un voyageur dans le temps qui essaie de vivre tant bien que mal à la fin des années 50/début des années 60. Et c’est grandiose, extrêmement agréable à lire, j’ai vraiment beaucoup aimé. Un bémol – quelques scènes assez gore/très violentes décrites avec probablement plus de détails que ce qu’il m’aurait été confortable.
  • The Prince George Diaries, de Clare Bennett (pas encore de traduction française) raconte la vie de la famille royale d’Angleterre par les yeux de George, 1 an au début du livre. Rigolo et mignon, mais un poil répétitif.
  • Furiously Happy, de Jenny Lawson (pas encore de traduction française) est une série de chroniques diverses écrites par The Bloggess, avec un gros thème commun sur l’angoisse, la dépression et la maladie mentale en générale. Mais y’a des koalas et des ratons laveurs, aussi, alors ça aide. Et surtout, c’est très, très drôle (sisi). Si on aime les trucs complètement déjantés, en tous cas (ce que je n’aime pas vraiment en littérature, mais apparemment en chroniques, j’aime bien).
  • Eleanor & Park, de Rainbow Rowell (Eleanor & Park, en français) raconte une zoulie nistoire d’amour entre deux lycéens. Meugnon tout plein – et plus dur à poser que ce à quoi on s’attendrait.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! (C’est déjà pas mal, vous me direz…)

Vrac de #balisebooks

Bon, chuis à la bourre sur mes #balisebooks, alors je vais remettre les compteurs à zéro d’un geste auguste. En plein NaNoWriMo, qui plus est (je me demande si je peux réussir à placer mon #balisbooks dans mon NaNo…). Dans les dernièrs mois, j’ai donc lu:

  • Quirkology: How We Discover the Big Truths in Small Things, de Richard Wiseman, publié en français sous le titre Petit traité de bizarrologie. De la pop-psych qui m’a pas laissé un souvenir impérissable.
  • The Three-Body Problem, de Cixin Liu, pas encore publié en français, mais j’imagine que ça ne saurait tarder. Prix Hugo de cette année, SF chinoise, de la très bonne SF avec du contact alien, de la physique qui a à voir avec le titre, et de manière générale un vrai coup de cœur. D’ailleurs, faut que je lise le deuxième.
  • Fangirl, de Rainbow Rowell, publié sous le même titre en français, et que je ne peux pas qualifier d’autrement que de « kromeugnon ». C’est l’histoire de Cath, qui écrit de la fanfiction d’un univers qui ressemble à celui d’Harry Potter, et qui commence l’université. Kromeugnon, et j’ai vraiment beaucoup aimé.
  • Stumbling on Happiness, de Daniel Gilbert, pas d’édition française. De la pop-psych plutôt plus intéressante que le précédent. Pourrait avoir le sous-titre « nos cerveaux nous mentent à longueur de temps, et c’est probablement une bonne chose, mais des fois c’est un peu con quand même. » J’admets, c’est pas très vendeur.
  • Night Broken, de Patricia Briggs, publié en français sous le titre La Faille de la nuit. C’est Mercy Thompson tome 8, c’est sans grande surprise.
  • Axiomatic, de Greg Egan, publié en français sous le titre Axiomatique. C’est un recueil de nouvelles de Greg Egan. Pour ce que j’ai lu de Greg Egan, il fait des univers qui déchirent tout, mais il sait pas écrire une fin. On pourrait croire que c’est un problème pour un recueil de nouvelles, mais c’est un excellent recueil de nouvelles, sur le thème de l’identité et ce qui fait de nous des humains. Je me suis régalée. Le fait que la première nouvelle parte sur le concept « il y a une infinité de dimensions, et l’infinité n’est pas dénombrable », j’avoue, j’étais déjà enthousiaste.
  • The Veil, de Chloe Neill, sans publication française à l’heure actuelle. Autant j’aime bien Chicagoland (même auteur), autant je suis moins convaincue par cette nouvelle série qui se passe dans une Nouvelle-Orleans post-apocalyptique, l’apocalypse étant l’ouverture du portail qui mène aux dimensions surnaturelles. Me suis un peu fait chier. Ce qui est un comble pour de la lecture popcorn.
  • Ancillary Mercy, d’Ann Leckie, sans publication française à l’heure actuelle. Troisième tome de la trilogie commencée par Ancillary Justice. Aurait probablement gagné à être lu juste à la suite d’Ancillary Sword – j’étais un peu paumée au début, je ne me souvenais pas de qui était qui. Conclusion solide à une trilogie solide, cela dit.
  • Landline, de Rainbow Rowell, publié en français sous le titre À un fil. C’est l’histoire de Georgie qui se retrouve à pouvoir communiquer avec son mari… du passé. Distrayant, sans plus. C’est aussi un peu chafouinant d’avoir un personnage qui écrit de la comédie et de pas en voir un seul morceau. Ça aurait été évidemment casse-gueule, mais moins frustrant.
  • The Human Division, de John Scalzi, publié en français sous le titre Humanité divisée. Ça a été publié à l’origine comme feuilleton (un épisode par semaine pendant 13 semaines), et ça se lit un peu comme ça – comme des épisodes de série télé, peut-être, qui racontent au fur et à mesure les événements du livre du point de vue des différents personnages. Scalzi s’est clairement fait plaisir (un certain nombre de références marrantes, du sarcasme et des persos qui font les malins à longueur de page), à notre plus grand plaisir. Ou du moins au mien. J’ai terminé celui-là ce matin, et j’ai fait un « Oh non ! » à voix haute parce que c’était fini. Dans le train. Bref, Balise’s Seal of Approval.

Hop !

En vrac / Bulk

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