Kiva

À la suite du billet de Lawrence, j’ai pris le risque (limité, il paraît… on verra 🙂 ) de financer quelques projets.

Kiva est un organisme de microcrédit qui recense des entrepreneurs qui n’ont pas les moyens ou pas la possibilité d’emprunter de l’argent aux organismes de crédit locaux. Kiva propose donc aux internautes de se cotiser pour le prêt en question, qui est normalement remboursé à moyenne échéance (de ce que j’ai vu, les délais vont de 4 mois à 2 ans, à peu près). Kiva vient d’introduire les remboursements partiels : les prêts sont remboursés aux emprunteurs au fur et à mesure de leur remboursement par le créancier et non, comme auparavant, en une seule fois une fois que tout est remboursé.L’argent remboursé peut être récupéré ou, comme c’est apparemment souvent le cas, réinvesti pour d’autres entrepreneurs. De l’argent recyclable, quoi 🙂

Lawrence explique tout ça vachement mieux que moi dans la catégorie adéquate de son blog

Sur le principe, j’avoue avoir un vague malaise à « faire mon marché » parmi les projets à financer. Malaise raisonnablement dissipé par le fait que tous les prêts demandés sur Kiva ont été entièrement financés jusqu’ici… On peut aussi tousser un grand coup en voyant les taux d’intérêt des prêts consentis par les « fields partners » (les organismes locaux qui gèrent effectivement le prêt). Mais quand je vois par exemple un partenaire qui demande 20% d’intérêts alors que les taux moyens affichés pour le pays (la Tanzanie, en l’occurrence) sont de 120%…

Bref, je suis pas ENTIÈREMENT convaincue de faire quelque chose de bien. Mais… j’y crois.

Un billet pour parler de bouffe

Parmi les clichés répandus, nous avons « aux US, faut se battre pour bien manger ». J’avoue que j’ai tendance à pas être trop d’accord. J’ai toujours très bien mangé aux US, et ça s’est encore confirmé cette fois-ci. Petit résumé, donc :p

Les trucs que les américains savent définitivement faire :

  • Les steaks. Le steak aux US est quasimment universellement une valeur sûre. Enfin en tous cas je n’en n’ai jamais mangé un mauvais, ni même potable ou juste bon. Leurs steaks, ils déchirent et puis c’est tout.
  • Les burritos. J’adore les burritos. Va falloir que j’apprenne à en faire moi-même, parce que bon. Mention spéciale à Chipotle, que j’aurais bien aimé revisiter une dernière fois, et qui est probablement ce qui se fait de mieux dans le concept « fast-food ».
  • La purée. Ils font la purée avec la peau et en laissant des morceaux. Et en général en ajoutant quelques trucs dedans, ail, oignons, des fois bacon, bon. Et toute la purée que j’ai mangée là bas était excellente (je peux pas en dire autant en France où j’ai parfois été déçue) (non, j’ai pas de nom sous la main).
  • Le poisson. Bon ça, j’imagine que c’est un concept avec le fait que l’océan est pas loin 🙂 le poisson frais, ça aide, beaucoup. Mais en l’occurrence le poisson, à Mountain View, ben il est toujours frais. Que ce soit en sushis ou en plats, ou acheté au supermarché, que de la bonne expérience. J’ai redécouvert avec plaisir le flétan, par exemple.
  • Les cheesecakes. Encore un truc pas léger, mais qu’est-ce que c’est bon 😉
  • Les burgers. Je ne parle pas des machins bof et pas terribles des fast-foods. Je parle d’un vrai bon burger, bien chargé, avec un bon vrai steak dedans, plein de légumes et accompagnements… bon bref, un BURGER quoi.
  • Les cookies. J’ai un faible non négligeable pour les chocolate-chips cookies de Safeway, qui ont aussi un effet « madeleine de Proust » il faut bien le dire. Mais bon, même, tfaçons, les cookies, c’est bon.
  • Les beans. Le rayon de conserves de beans dans un supermarché par défaut est… intéressant.
  • Les bagels. Surtout au creamcheese et au lox. Je n’en n’ai mangé qu’un, à l’aéroport de SFO en rentrant – il était temps 😉 Nettement moins omniprésent qu’à New York, le bagel, ce qui a une certaine logique.
  • Importer les trucs qu’ils savent pas faire. Pas de problème pour trouver du fromage 😉 Par contre les rillettes, pas trouvé.

Les trucs que les américains, ils ont du mal avec :

  • Les légumes. Sérieusement, les haricots verts, ÇA DOIT PAS ÊTRE CROQUANT. Le brocoli et le chou-fleur, ça PEUT s’envisager, mais les haricots verts, vraiment, non.
  • Le chocolat. Bon, je suis biaisée, j’habite en Suisse. Mais sérieusement, le chocolat américain, bof. Ils ont des trucs intéressants, genre du chocolat avec des grains de sel dedans. Et des trucs franchement dégueulasses, genre le chocolat au bacon.
  • La flotte. J’aime pas boire de l’eau de piscine au robinet. Quoi que c’était nettement moins pire cette année en Californie qu’il y a quelques années au Colorado.

Je ne me prononcerai pas sur le café, sinon je vais perdre toute crédibilité. Parce que globalement, le café américain, oui, il est léger. Est-il mauvais pour autant ? Je trouve pas. Il m’est souvent arrivé, en France ou en Suisse, de grimacer en disant « bleh, il est consensuel, le café ». C’est généralement pas un compliment. Je crois pas l’avoir dit une seule fois en six semaines aux US. Le café est léger, mais raisonnablement goutû tout de même. Bon après, je ne me définis définitivement pas comme compétente en café ; déjà, je le sucre, alors… en fait j’ai pas à m’exprimer dessus, il paraît :p

Bon, j’ai dû oublier des trucs… Je note évidemment que ya nettement pas mal de trucs « pas vraiment healthy » dans la colonne 1, et que les légumes sont dans la colonne 2 😉 Bref, ya clairement moyen de prendre du poids là bas, d’autant plus que les portions de restau sont _grandes_ (voire trop grandes) – et d’ailleurs j’ai pris trois kilos. Mais venez pas me dire que la bouffe aux US est dégueulasse : on y mange très bien :p

Goooood morning jetlaaaaag !

Bon, il est 6h20, je suis levée depuis pas loin d’une heure… Le jetlag, c’est bon, mangez-en. Ou pas.

Le vol de retour hier s’est bien passé. Continental nous a gentiment fait payer 50$ de surpoids, pour 40 kilos de bagages à deux (la limite d’un bagage est de 23 kilos, et apparemment le concept « oui je sais bien que j’en ai un lourd, mais j’en ai un super léger regardez ! » ben ils s’en foutent). Bref, un vol sans histoire. Ah, si, grâce à moi nous avons eu trois heures pour faire les 100m de la correspondance à Newark (au lieu d’une heure et demie si on avait pris l’avion d’après à SFO, ce qui nous aurait évité de nous lever à (GASP) 3h30). On en a profité pour aller bouffer un dernier burrito.

On s’est posés à Zürich vers 9h du matin hier, on est rentrés, on a défait les sacs, fait les courses et fait une sieste ! Bon, j’ai un peu abusé sur la sieste, ce qui explique peut-être pourquoi je suis debout à cette heure-ci. Et là j’attends que Pierre soit réveillé pour pouvoir faire un ramdam pas possible avec la machine à café… 🙂

EBOUCOUTROTOT

Bon, il est 3h36 du matin, l’avion décolle à 7h, Pierre est sous la douche… si tout se passe bien dans moins de 24h nous sommes de retour dans nos pénates ! après deux suspenses insoutenables hier : « Mais où est ma sacoche avec mon portefeuille, mon passeport, mes cartes bleues et tous mes moyens de prouver mon identité ? » (elle était restée au starbucks la veille, ouf, et ils me l’ont rendue, double ouf), ainsi que « Comment ça, les vols de tous les États-Unis sont perturbés à cause d’une panne informatique et les avions ne sont plus censés enregistrer de plan de vol avant que ça soit rétabli ?? » (normalement c’est à peu près réglé, hier soir yavait toujours des retards sur les trois aéroports de NYC, mais plutôt à cause du temps, selon CNN… bon on verra bien !) (oui, on passe pas Newark).

Bref, on a tout rangé hier, un peu lutté pour tout faire rentrer dans les valises, on angoisse un peu pour le poids et on espère ne pas avoir à redispatcher à l’aéroport… et sur ce Pierre a fini sa douche, donc je vais y filer, et à plus tard les amis ! :p

Nuage de tags « intelligent » sous WordPress

Pour un vague projet qui traîne, je cherchais à avoir un nuage de tags « intelligent » sous WordPress. Par « intelligent », j’entends un truc qui se restreint lui-même en fonction des tags encore disponibles et qui permet de faire un ET booléen sur les tags, à la delicious si vous voulez. J’ai pas mal cherché, sans trouver, j’ai même commencé à voir comment on faisait des plugins dans WP, j’ai lu de la doc, j’ai codouillé un peu, et la flemme a repris le dessus, j’ai re-dégainé mon amie Google (ouais, y paraît que Google, c’est une fille, c’est Delphine qui le dit), finalement réussi à trouver l’incantation de recherche magique et j’ai fini par tomber sur Sensitive Tag Cloud qui fait exactement ce que je veux. Bon, il va probablement falloir le bricoler un peu (ajouter un lien pour effacer la recherche, des trucs comme ça), mais GRAH, ça marche quoi.

Yosemite et Sequoia National Park

Bon, on est mercredi, il est largement temps de bloguer le WE :p (Attention, billet relativement long)

Donc, après le bouchon du billet précédent, nous sommes arrivés à l’hôtel et on a dormi. En gros. Notons que les king size beds, c’est bien. On avait quand même mis le réveil pour 1/ partir à une heure décente 2/ pas rater le petit déj.

Donc lever, douche, petit déj, et nous voilà partis. Première étape : le 7 11, pour acheter du manger pour le midi. On embarque trois sandwiches, quelques trucs à manger, et vroum. La route vers le Yosemite se fait sans problème. On avait décidé, pour une bête question de kilométrage, de passer par l’entrée sud du parc. C’est donc ce que nous avons fait, Évidemment, le Yosemite, un quinze août de beau temps, c’est légèrement PEUPLÉ, surtout à l’entrée. Nous prenons notre mal en patience avant de pouvoir aller filer 20$ à l’entrée. En échange, un plan et un peu de doc. On roule un certain temps, on se balade, on se paume dans une espèce de quartier résidentiel à l’intérieur du parc national, normal quoi. On finit par se décider sur un endroit pour manger ; calme (à l’espèce de bourdon près), personne, pas l’endroit du siècle, mais bon. Pas les sandwiches du siècle non plus, on se promet qu’on essaiera de faire mieux le lendemain.

Après le déjeuner, on monte un peu de l’autre côté de la route et on profite de notre premier vrai joli panorama. On n’est pas sur un parking « classique » et on est donc tous seuls, ce qui est appréciable 🙂 Pierre fait mumuse avec l’appareil photo et trouve la fonction magique pour faire des photos HDR, la prise de trois photos automatiquement à trois expositions différentes. Amusement en perspective 😉 On a aussi une (enfin trois, Pierre a fait je sais pas quoi sur le déclenchement de l’APN 🙂 ) photos de nous devant les montagnes 🙂

Retour sur la route, et je dois avouer que malgré le spectaculaire des alentours, j’ai dû un peu dormir. C’est pas ma faute, en voiture je dors, voilà, c’est comme ça. Après quelques arrêts, nous arrivons au sommet de la route, Glacier Point. On est à 7214 pieds, un petit 2200m. On s’arrête à la boutique pour acheter des tshirts (quand même, hein, on se refait pas) et un café (même remarque) et, bon, le panorama est plutôt très sympa (et on a plein de photos HDR à monter) (et des panoramas aussi) (voire, un panorama HDR, ça promet quelques heures intéressantes).

On redescend, et on va faire un petit tour dans un autre coin du parc : le coin des sequoia. Sur la route on voit pas mal de panneaux « Speeding kills bears » (ce qui est une variation intéressante de « chaque fois que vous faites un excès de vitesse, Dieu tue un chaton »), mais malheureusement il s’agit des endroits où un ours a effectivement été tué récemment. Pov’z’ours 😦

Dans la futaie de séquoias, on fait une toute petite rando (0.8 miles aller, plus le retour, soit 2,5 kilomètres) pour aller voir le « tunnel tree ». C’est un séquoia qui a la particularité d’avoir un tronc divisé en deux à la base. Si le séquoia est en lui-même très beau, je suis triste de voir qu’il a été « retaillé » pour pouvoir faire passer les touristes dedans… grumpf :/

Partout, des notes expliquent que le sequoia est un arbre plutôt fragile, que ses racines sont très proches du sol (et que donc il vaut mieux éviter de s’en approcher trop pour éviter de les traumatiser, surtout vue la quantité de touristes…), que son processus de reproduction est relativement sous-optimal et que finalement ce qui le sauve, c’est que c’est un bois très (trop ?) fragile pour faire des planches !

Le soir tombe et la route jusqu’à l’hôtel est encore longue, donc nous nous remettons en route, direction Fresno/Clovis. On a mangé à Applebee’s à Clovis, depuis le temps qu’ArnY nous disait qu’il fallait, c’est fait 🙂 Et finalement nous sommes arrivés à l’hôtel assez tôt ; j’ai eu le temps de faire quelques essais de HDR avant d’aller au dodo.

Le lendemain, direction le Sequoia National Park. L’objectif était de rentrer par l’entrée sud du parc, de remonter jusqu’à la grotte Crystal Cave, et d’aller faire un tour à King’s Canyon avant de rentrer à Mountain View. Malheureusement, vues les distances considérées, on n’a pas pu aller à King’s Canyon. Mais on a vu le plus gros sequoia du monde 🙂 (Mais j’anticipe).

Départ donc le matin, je prends pour une fois le volant (parce que je suis raisonnablement réveillée). Une sortie d’autoroute malencontreuse (foutues voies auto-éjectantes) nous amène quand même (tout n’est pas perdu) dans une espèce de supermarché, plutôt glauque, mais bon. Pour ne pas répéter l’échec de la veille, nous prenons du pain, de la charcuterie et du fromage. Et des tomates cerise, parce que c’est bon les tomates cerise. Pierre comptait prendre un sac de glace pour le mettre dans le sac à congeler et garder le tout froid. Malheureusement, à première vue, pas de sac de glace 😦 Qu’à cela ne tienne, on passe quand même au rayon des surgelés pour trouver le meilleur rapport « masse de glace/prix ». On finit par se décider pour un bloc d’épis de maïs et un sac de brocolis :p Je grogne un peu sur le gâchis, mais on n’a pas d’autre solution en vue. Mais miracle, au moment de passer à la caisse on voit que les sacs de glace sont en fait de l’autre côté de la caisse… rangement du maïs, récupération d’un sac de glace, rangement dans le sac à surgelés, et nous voilà parés !

La route en arrivant est plutôt sympa. On passe à côté d’un lac qui a visiblement été déjà plus haut. L’entrée du parc est nettement plus zen qu’au Yosemite ; en arrivant à peu près à la même heure, on n’avait que 4 ou 5 voitures devant nous. Première étape, le visitor center pour aller chercher des places pour la visite de la grotte. Première visite dispo à 14h30, la dame nous signale qu’il faut prévoir une heure de voiture pour y arriver et une demi-heure de marche pour descendre à la grotte, il ne faut pas traîner. On décide de déjeuner avant la demi-heure de marche – sur le parking, donc 🙂 La route du début du parc est plutôt plus « scénique » qu’au Yosemite, et je connais au moins deux personnes qui se seraient probablement vraiment régalées sur les routes de montagne pour monter (et pour redescendre). Enfin Pierre n’avait pas l’air de trouver ça déplaisant non plus. On arrive au parking de la grotte, on mange, des panneaux partout disent de ne PAS laisser de bouffe dans la bagnole – des « casier anti-ours » sont disposés un peu partout autour du parking. D’ailleurs, toutes les poubelles des deux parcs sont des « poubelles anti-ours » aussi, pour éviter que les ours n’aillent chiper dedans. Qu’ils se nourrissent eux-même :p

Le repas est nettement mieux que la veille 😉 On envisage de commencer la descente vers la grotte un peu en avance (histoire d’assurer le coup, on sait pas trop comment c’est fichu et je ne suis pas vraiment une grande marcheuse, surtout en altitude), mais le guide nous indique qu’on ne peut commencer à descendre qu’à 14h pour la visite de 14h30. Bon. 14h arrive, nous commençons à descendre, et à chaque pas que nous faisons je me dis « je vais en chier pour remonteeeeeer » ! La visite de la grotte se passe bien, c’est superbe, le guide est très bien. Avant la visite, il nous explique quelques règles de base. La première de toutes : on-ne-touche-à-rien. Et la dernière : on évite les bords, ya des trous, ya moyen de se casser la gueule, de se faire mal, les secours sont longs à arriver vu le chemin, et en plus ça viole la première règle, donc SAYMAL. Bon et sinon, les photos de grotte, c’est dur, mais on en a quand même une ou deux de pas mal (le flash était autorisé).

On a eu quelques bons fous rire dans la grande salle de la grotte, où, comme souvent, le guide éteint toutes les lumières pour donner une idée de « ce que ça fait quand on arrive » et en profite pour faire un speech sur les animaux. Il explique que la plupart sont aveugles, voire n’ont pas d’yeux (à côté : « Awww, poor animals »). Il nous demande, à notre avis, quel aspect peuvent avoir les animaux du coin (à côté : « nobody cares! ») ; on sort quelques animaux, des insectes, des bestioles ; « et plus gros ? » – « Dinosaurs » ! Bref, c’était rigolo. J’aime bien les grottes 🙂

En sortant de la grotte, la chaleur nous assaille violemment ; faut dire il fait 10°C dedans et plus proche de 30/35°C dehors ! D’ailleurs ça nous a fichu un coup, autant à Mountain View et vers la mer le temps est très doux, venteux et plutôt agréable, autant, au Yosemite comme au Sequoia, on a eu chaud. Bon, c’est pas vraiment étonnant, à cette distance (entre 300 et 400km) l’océan n’a plus vraiment de rôle régulateur et on est en fait nettement plus proches de la Death Valley que de l’océan !

Et là, il faut remonter. Comme prévu, c’est long, ça monte, et tout. Il n’y a qu’un demi mile (800m), mais je crois que c’est les 800m les plus durs que j’ai faits depuis longtemps ! On s’arrête à une cascade (c’est joli les cascades), le guide nous double à une vitesse… supérieure, et on finit par arriver. Le guide se fout de nous « heyy, you finally made it! » ouais ouais ouais.

Bon, c’est pas tout ça, mais on est au Sequoia National Park, faudrait ptêt voir un peu plus de séquoias qu’au Yosemite ! Donc nous reprenons la voiture et nous nous baladons. La forêt est très chouette, et il y a effectivement de nombreux séquoias. Nous nous arrêtons à un parking avec « plein » de séquoias, c’est rigolo ils ont tendance à s’aligner et à pousser les uns à côté des autres.

Et donc, les sequoias, c’est large et haut (et ça pousse bien parallèle). On se balade un peu, et il est temps d’aller voir le General Sherman, le plus gros arbre répertorié au monde… Ce n’est pas le plus haut, mais en termes de volume de bois, c’est lui qui a le record 🙂 On gagne encore un peu de descente pour aller voir l’arbre, mais c’est mieux pavé, avec des bancs, et tout, bref, de la rando de grand luxe :p (et il n’y en a, pareil, que pour 800m, et 60m de dénivelé, objectivement, je suis une loque, bref). Bon et donc, après la descente, faut se rendre à l’évidence : 80 d’arbre, ça rentre pas dans l’appareil photo. (Par contre j’ai fait des premiers essais d’HDR très prometteurs sur cette dernière photo. À suivre).

Le temps de remonter, il est déjà tard, et on a quatre heures de route pour rentrer à Mountain View… une fois sortis du parc ! Le plus raisonnable est donc de reprendre la route, tant pis pour le King’s Canyon. On est un peu tristes, mais il faut savoir être raisonnables. Sur la route, on s’arrête à Chili’s pour dîner. Si ArnY ne jure que par Applebee’s, nos deux expériences à Chili’s ont été plutôt mieux que celle à Applebee (même si Applebee était tout à fait correct). Mais bon, sur une enseigne de cette taille, il est probable que la qualité diverge d’un emplacement à l’autre…

La route du retour se fait sans problème. Je réussis même à travailler dans la voiture (une fois la route de montagne terminée, tout de même) et nous arrivons à Mountain View vers 1h du matin – claqués, mais heureux d’un excellent week-end 🙂

Ché un bo bouchon cha madame.

Il est 1h du matin. Je suis dans la voiture, le portable sur les genoux, en train de taper pour éviter de m’endormir – parce qu’on a encore deux heures de route.

Tout a commencé en début de semaine ; Pierre me dit « Heu, dis, il paraît que si on veut aller au Yosemite ce week-end il faut s’occuper du logement, parce que c’est ultra chaud ». Il avait raison : aux alentours du Yosemite, _tout_ est plein pour les deux week-ends suivants, qui sont nos deux dernières chances avant le retour en Suisse. On prend les cartes, on cherche, on finit par se décider pour Fresno, qui a l’avantage d’être à peu près à mi-distance du Yosemite et du Sequoia National Park, qui paraît-il est plutôt sympa aussi et moins peuplé que le Yosemite… ça peut être un bon point de chute pour le dimanche. Chercher hôtel, réserver hôtel, bien.

Ce soir, Pierre est rentré vers 18h, le temps de faire les valises, de gérer le GPS… Tiens, le GPS ne donne pas la même route que Google Maps, et la route de Google Maps est un chouilla plus courte… on tape donc sur le GPS pour qu’il nous fasse passer par la « bonne » route. Faudrait ajouter plus de guillemets autour de « bonne ».

Bref, on prend la route, il est 19h10, arrivée prévue à Clovis (c’est un bled à côté de Fresno, où nous avons notre hôtel) à 23h, le temps éventuellement de bouffer sur la route, tout va bien. Bon, ça fait un peu tard, mais, bon.

On arrive à Gilroy, qui est le point par lequel on avait demandé au GPS de passer – c’est amusant comme coin, ils doivent avoir une production d’ail impressionnante, ça sent l’ail sur plusieurs kilomètres. Pas désagréable d’ailleurs.

Le GPS annonce le prochain « changement de direction » dans 110 kilomètres. Manque de pot, on est sur une route à UNE voie. Avec un camion devant. On commençait à se demander si on allait se taper 100 bornes sur une voie sans possibilité de doubler quoi que ce soit. Heureusement, on n’a pas eu le temps de se le demander longtemps.

Au moment où je me disais qu’il allait falloir commencer à envisager la possibilité de penser à trouver à manger, le bouchon. Il est à peu près 20h15. 21h, toujours dans le bouchon. Un panneau sur le bord de la route prévient qu’il faut prévoir un « delay » d’une heure. Le temps passe. Les miles, moins. On a mis le compteur de miles un peu après l’entrée dans le bouchon, la première fois qu’on le regarde, on a fait trois miles.

Avec Pierre, on regarde les camions. C’est gros, un camion américain. D’ailleurs notre voisin est québécois. Ça fait une trotte, Québec-Californie. Le bouchon n’avance pour ainsi dire pas. On fait 200m par à coups tous les… longtemps.

On fait un peu l’andouille, on sort l’appareil photo et on fait des photos idiotes. Les gens derrière doivent se demander quelle est cette lueur verte qui sort de la voiture (réponse : l’autofocus de l’apn, évidemment). J’allume le portable et on joue au Yatze. On réussit quand même à faire quatre parties… (oui, on était VRAIMENT à l’arrêt. Et les quelques fois où on a roulé pendant ce temps j’ai énoncé les dés à Pierre qui me disait quoi faire 😉 On n’est pas fous !)

Légère angoisse à un moment « heu ouais, mais heu, on avait vachement plus d’essence au début du bouchon »… D’ailleurs la consommation en termes de gallon par miles a méchamment augmenté (normal, faire 10 miles en 3h, c’est pas rentable).

Vers 23h30, on finit par dépasser une voiture de la Highway Patrol et une voiture avec la porte avant gauche complètement explosée : visiblement quelqu’un qui avait ouvert sa portière au mauvais moment. Une fois ce truc là passé, la circulation s’éclaircit comme par magie. On ne sait toujours pas ce qui s’était passé au départ. Pierre m’a dit qu’il avait vu un panneau indiquant un camion en feu ; pas vu le panneau.

Bref, on sait pas. Réglage du GPS : « trouve nous la prochaine station essence ». Il est 23h45 et on a toujours rien mangé. Première « station essence », on sait pas où le GPS trouve ses données mais on le soupçonne d’avoir fumé un truc pas net. Deuxième tentative, là par contre c’est bon. On arrive à un endroit avec deux pompes à essence et un bidule à burgers. On tente de pousser la porte du bidule à burgers : il est minuit 5. Ça fermait à minuit. Grah.

On a fini par se rabattre sur des sandwiches achetés à prix d’or à la pompe à essence (sérieusement, 18$ pour trois sandwiches, un paquet de Pringles et un café en bouteille ?), faire le plein et aller baffrer nos sandwiches sur le parking.

Puis nous avons repris la route, objectif annoncé 2h de route supplémentaires… On a de la chance dans nos péripéties, l’hôtel garde normalement la chambre jusque 7h demain matin avant d’annuler la réservation et de facturer la première nuit.

Il est 1h20, le GPS a revu un peu à la baisse ses estimations, il dit qu’on arrive dans une heure. Bon, j’ai fait long pour un billet strictement inintéressant ; c’était un effet de style pour vous donner une idée de la gueule du bouchon 🙂

(Et sinon, on est bien arrivés, l’hôtel est cool et ya même le wifi, et sur ce dodo.)