#balisebooks du mois des ponts

Pouf pouf. J’ai de plus en plus de backlog. Alors je crois que je vais les faire 10 par 10 (en comptant 1 pour un « groupe »), sinon ça sera jamais publié 😛

The Obelisk Gate et The Stone Sky – N.K. Jemisin (La Porte de Cristal pour le premier, pas encore de traduction française pour le second) – les tomes 2 et 3 (sur 3) de Broken Earth et la suite directe. Je veux absolument éviter de spoiler le premier, cependant, donc je vais pas en dire beaucoup. On retrouve (et on continue à s’attacher fortement) les mêmes personnages, l’écriture du monde est toujours fascinante, c’est plein de bonnes choses. Bref, je ne peux que vous conseiller de lire le premier (Fifth Season), et si vous avez aimé le premier il y a de fortes chances que vous appréciez les deux suivants. En tous cas je garde Jemisin sur ma liste d’auteurs dont il va falloir que je lise TOUT 😉

Heir to the Shadows et Queen of Darkness – Anne Bishop (Héritière des Ombres et Reine des ténèbres, en français) – la suite et fin de la trilogie Black Jewels commencée avec Daughter of the Blood. On reste dans la dark-emo-fantasy, avec les mêmes points forts et faibles que sur le premier tome, mais ça reste assez prenant, et Jaenelle a grandi, ce qui rend les choses moins bizarres. Globalement plutôt une bonne série, qui a le mérite d’une certaine originalité.

Meditation for Fidgety Skeptics: A 10% Happier How-to Book – Dan Harris (pas encore de traduction française) – celui-là fait suite à 10% Happier, du même auteur. Dans 10% Happier, Harris raconte son propre cheminement et ça tient plus du mémoire qu’autre chose. 10% Happier part sur le principe « ok, maintenant que j’ai raconté tout ça, quand j’essaie de convaincre les gens que méditer c’est Bien™, ils me trouvent tout un tas d’obstacles divers et généralement variés, alors je vais trouver des solutions pour chacun ». Beaucoup plus pratique, plutôt intéressant, plutôt drôle par moments (même si visiblement on partage pas la même image de Jazzercise lui et moi – ou ptêt que si 😉 ), et globalement une très bonne lecture. Sur le sujet, je me permets de re-plugger mon billet précédent qui cause de méditation, au cas où.

Beyond Shame, Beyond Control, Beyond Pain, Beyond Temptation, Beyond Jealousy – Kit Rocha (pas encore de traduction française) – alors ça, c’est venu dans ma liseuse parce que j’ai vu passer le Twitter de @mostlybree via un retweet d’un thread (celui-là, je crois), et que je suis curieuse, et tout ce genre de choses. Et @mostlybree, elle écrit avec une co-auteur de la romance post-apo sous le nom Kit Rocha, et donc du coup j’ai acheté Beyond Shame, et j’ai commencé à lire tout ça. C’est effectivement de la romance post-apo. Les bouquins se suivent et ne se ressemblent pas – y’a un arc chronologique général, mais on suit l’histoire du point de vue de personnages différents. Le côté « romance » est, dirons nous, « graphique et détaillé » (au point que j’ai parfois du mal à lire ça dans le train au cas où mon voisin jetterait un œil sur ma page… j’assume pas :P) mais très raisonnablement écrit ; le setting est chouette et les persos sont attachants. (No pun intended.) J’aime bien.

Armada – Ernest Cline (même titre en français) – Cline est connu pour son Ready Player One, qui vient d’être adapté en film ; j’avais plutôt bien aimé le bouquin, les avis sur le film sont mitigés mais je l’ai pas vu. Bref. Armada part un peu sur le même trip nostalgique, avec plus de musique peut-être. L’intrigue commence essentiellement quand Zach rêvasse depuis son cours de maths et voit passer un vaisseau spatial qui correspond point pour point au design de vaisseau de son jeu vidéo préféré, Armada (d’où le titre). Et Zach se retrouve à devoir aider à sauver le monde, parce que, bon. J’ai écouté Armada comme livre audio, narré par Wil Wheaton, ce qui était plutôt chouette ; après, le bouquin lui-même, eh. Globalement prévisible, et je suis vraiment pas douée pour prédire ce qu’il se passe dans les bouquins. Quelques bons passages, mais globalement bof.

The Color of Magic – Terry Pratchett (La Huitième Couleur, en français) – une relecture d’il y a longtemps. J’aimerais beaucoup adorer Pratchett, parce que j’ai toujours l’impression de louper un truc en n’adorant pas Pratchett. Mais y’a pas à dire… j’accroche pas 😦 Chuis à peu près sûre que c’est un problème de « c’est pas l’auteur, c’est moi » – objectivement, c’est chouette, y’a des trouvailles fabuleuses, et tout et tout… mais j’accroche pas. Je suis triste.

One of Us Is Lying – Karen McManus (Qui ment ?, en français) -une histoire de meurtre dans un lycée. Éminemment Pretty Little Liars-esque du temps où c’était « moins n’importe quoi », plutôt une bonne lecture.

My Life in France – Julia Child (pas encore de traduction française) – l’autobiographie de Julia Child, principalement connue pour son livre de cuisine Mastering the Art of French Cooking. Super intéressant sur le contenu et le contexte de la France quelques années après la deuxième guerre mondiale, très inspirant sur la quantité de boulot et de volonté autour de la publication du bouquin. Fascinant.

Every Anxious Wave – Mo Daviau (Il faut sauver John Lennon, en français) – alors, quand tu trouves un trou de ver qui permet le voyage dans le temps dans le fond de ton placard, tu fais quoi ? Ben tu vends des tickets pour les concerts de rock du passé, c’te question, m’enfin ! Et quand t’envoies ton meilleur copain par erreur en 980 au lieu de 1980… ben t’essaies d’aller le repêcher, hein. C’est toute l’histoire de ce bouquin très chouette malgré une prémisse un peu loufoque. Mention honorable pour Lena la physicienne, au passage, j’ai vraiment bien aimé le personnage 🙂

Better: A Surgeon’s Notes on Performance – Atul Gawande (pas encore de traduction française) – une collection d’essais à propos de médecine et de son amélioration dans tout un tas de circonstances, depuis l’hygiène en salle d’opération à la question de la peine capitale en passant par la médecine de combat et le score Apgar pour les nourissons. Très intéressant. Gawande vise à tirer des conclusions à propos de « comment faire les choses mieux en général » sur des domaines plus larges que sur la médecine, mais ça m’a plutôt moins marquée que les histoires par lesquelles il arrive aux conclusions en question.

S’il ne fallait en lire qu’un… ben en fait il faut en lire deux, et c’est Obelisk Gate et Stone Sky, sans hésitation 🙂

Considérations de traitement photo

imgp5220Pour faire mentir le Miod qui dit que je ne blogge plus que mes #balisebooks, je vais causer photo, un peu.

J’ai actuellement un problème avec mon réflex : le capteur est dégueu. J’ai essayé récemment de retirer un long morceau de fibre qui s’y était collé, j’ai fini avec un morceau de fibre en moins mais pas mal de merdouilles en plus – full of win. Au moins les merdouilles actuelles sont raisonnablement faciles à retirer en post-processing. Je suis bien consciente qu’il faut que je trouve une meilleure solution, mais il me manque

  1. du courage
  2. du matériel
  3. des compétences
  4. du temps.

Et oui, je suis bien consciente aussi que le temps que je passerais à nettoyer ce truc serait bien plus faible que le temps que je passe à nettoyer les images. La différence est que si je me loupe, je peux faire Ctrl-Z dans un cas et moins dans l’autre.

Bref. Mon histoire est moins à propos de capteurs dégueus que de post-processing (contrairement à ce qu’on pourrait croire). Comme il faisait beau, on est allé se balader au bord du lac hier, et j’ai emmené mon appareil photo. Donc, ce soir, j’avais des photos à traiter. J’y passe une heure ou deux, tout va bien, j’arrive à réparer de manière acceptable les dégâts du problème sus-mentionné. J’exporte les photos – déjà, là, je râle un peu, il a fallu que je relance trois fois le logiciel pour réussir à exporter mes photos. J’ai déjà rencontré le problème, j’en prends mon parti, admettons. Je mets les photos exportées en ligne… horreur malheur enfer et putréfaction, que sont donc ces taches noires affreuses sur mes photos ? Je vérifie : effectivement, l’export a complètement ignoré tout ce que j’avais fait sur le calque de corrections locales.

Je réessaie d’exporter, je regarde les options, je regarde les internets : pas moyen de corriger le problème. Je ne sais pas ce qu’il se passe. Je sais une chose, par contre : j’en ai probablement terminé d’essayer de me battre avec Aftershot Pro.

J’utilise (j’utilisais ?) Aftershot Pro depuis des années, du temps où ça s’appelait encore Bibble. D’après mes archives, ça remonte au moins à 2010. Et à mon grand regret, la qualité du logiciel s’est fortement dégradée depuis quelques mois/années. J’avais déjà pas mal râlé quand la prise en charge de mon PowerShot G7x avait été problématique – ça avait pris plus d’un an pour se débloquer. J’avais supporté en serrant les dents ce qui m’apparaissait comme une dégradation des performances, en particulier pour l’export qui avait tendance à prendre des plombes et/ou à planter complètement (la frontière entre les deux est parfois difficile à définir). La dernière version avait tendance à décider de ne plus afficher les images ce qui, on l’admettra, pour un logiciel de gestion de photos, est problématique. Le coup de l’export foireux, là, je crois que c’est fini. Adieu Aftershot, je t’aimais bien. Je reste reconnaissante du fait qu’encore aujourd’hui tu aies des binaires pour Linux. Tes traitements automatiques sont parfois un peu violents/brutaux, mais c’était souvent mon premier essai. Tes outils de retouche locale et de suppression de bruit sont très chouettes à utiliser. Je garderai des souvenir’z’émus des heures que j’ai passées avec tes précédentes versions.

Ce soir, j’ai retraité mes photos avec Darktable. Ça réclame évidemment un peu de temps pour la prise en main. Les presets sont pas les mêmes, il y a moins de cases magiques (va falloir que j’apprenne à savoir ce que je fais, help !), le workflow est un peu différent, bref, il va falloir que je me réhabitue. Par contre, c’est libre. Ça gère le fait que j’ai à la fois une photo en RAW et une photo en JPG et ça groupe les deux. Les outils que je veux utiliser marchent pas tout à fait pareil, mais ils marchent. L’interface elle-même semble plus fluide, plus rapide, moins poussive (un comble, puisqu’Aftershot se vante de sa rapidité !). Je crois que tout va bien se passer.

Et les photos retraitées… le deuxième traitement n’est pas identique au premier auquel j’étais arrivée sous Aftershot. Mais je crois que c’est pas mal quand même – et j’ai retiré les taches de mon capteur. La preuve en images.

 

#balisebooks – Permutation City – Greg Egan

permutation-cityCette semaine, j’ai lu Permutation City, de Greg Egan (traduit en français sous le titre La Cité des Permutants). Je suis raisonnablement sûre que j’ai / j’ai eu une copie en poche français acheté à ma bouquinerie favorite il y a une quinzaine d’années, mais j’avais pas accroché du tout à l’époque.

Là, j’ai plus qu’accroché, j’ai vraiment bien aimé !

Le bouquin commence avec l’histoire d’un type, Paul Durham, qui se rend compte qu’il est une Copie. Une Copie, c’est un humain qui s’est fait scanner d’une manière qui lui permet d’exister en tant que programme informatique. Le but de la Copie en question est, en accord avec son « original », de faire tout un tas d’expériences pour comprendre ce qu’il se passe quand on est une Copie.

Parallèlement, Maria Deluca s’amuse dans Autoverse, un automate cellulaire géant qui modélise dans une chimie à 32 atomes une bactérie de base qu’elle essaie de faire évoluer (au sens darwinien de la chose).

Le premier finit par engager la seconde pour la faire travailler sur un projet mystérieux qui semble pas avoir tout à fait de sens…

La première moitié du bouquin est phénoménale. Tout ce qui a trait à la Copie et à l’Autoverse est à la fois crédible et philosophiquement intéressant. Et la fin d’un des chapitres (qui se trouve à peu près à la moitié du bouquin) se termine sur une phrase qui m’a fait pousser un cri d’étonnement joyeux.

La suite part dans une direction étrange, voire carrément ésotérique. Le fait que Maria soit extrêmement sceptique mais continue à jouer le jeu est une bonne idée – ça permet au lecteur d’en faire autant, d’avaler l’énorme couleuvre difficile à avaler, et de voir ce qu’Egan en fait. Et, en termes d’ésotérique, ça marche plutôt pas mal. Bref, la deuxième moitié passe du « phénoménal » au « bizarre, mais pourquoi pas ».

Malgré mes réserves sur la deuxième moitié, j’ai vraiment beaucoup aimé Permutation City – qui fait probablement partie des « mémorables ». Ça a probablement à voir avec le fait que j’ai un gros faible pour la hard-science-fiction-qui-paraît-crédible, et on est clairement dans ce domaine-là (au moins jusqu’aux morceaux ésotériques, et même raisonnablement après une fois ce bout-là admis) – il est possible que la cible du bouquin se limite aux gens qui ont un background non-nul en l’informatique et/ou bio, mais personnellement ça me convient.

#balisebooks – Chocolate Girls – Annie Murray

chocolate-girlsJ’ai fini cette semaine Chocolate Girls, d’Annie Murray (pas encore de traduction française). Bon, faut l’admettre, je l’ai principalement acheté pour le titre (parce que bon, chocolat) et parce qu’il était en promo Amazon. Et je l’ai ouvert parce que j’avais envie de lire un truc pas trop compliqué, donc ça ça va.

C’est l’histoire d’Edie, à qui il arrive tout un tas de galère en début de bouquin, surtout que c’est la Grande-Bretagne en 1940, ce qui aide pas franchement non plus. Heureusement, elle a des copines, et elle se retrouve à recueillir un bébé qui a échappé de peu à une explosion.

Qu’est-ce que ça a à voir avec le titre, me direz-vous ? Ben, il se trouve qu’Edie et ses copines bossent à Cadbury, la fabrique de chocolats. Et… et c’est à peu près tout.

Alors dans un sens, j’ai un peu du mal, parce que pour un bouquin avec ce titre-là, je m’attends à ce qu’on me cause plus de chocolat. Du coup, chuis déçue. En même temps, s’il avait pas eu ce titre-là, je l’aurais peut-être (probablement ?) pas lu, et c’était honnêtement pas mal, les persos sont plutôt chouettes (même si Edie est franchement Marie-Sue), et c’est du « bouquin avec des gens » qui se tient, quoi. De manière amusante, la dernière page explique que le bouquin a été sponsorisé par Cadbury…

Bref. Tout à fait lisible, mais manquait de chocolat.

#balisebooks – Série Rama – Arthur C. Clarke & Gentry Lee

ramaJe viens de finir de relire tous les Rama, qui a fait partie de mes bouquins préférés quand j’étais plus jeune. Et je crois bien que c’est la première fois que je les lisais en VO. Rama se compose de quatre tomes :

  • Rendezvous with Rama (Rendez-vous avec Rama)
  • Rama II
  • The Garden of Rama (Les Jardins de Rama)
  • Rama Revealed (Rama révélé).

Le premier a été écrit par Arthur C. Clarke ; les suites ont été écrites par le même Clarke et par Gentry Lee. On peut discuter du fait que ce soit réellement une « série » : Clarke n’avait initialement pas prévu de suite à Rendezvous with Rama, et les tomes 2 à 4 sont clairement dans un autre état d’esprit. Mais simplifions et parlons tout de même de série.

Je dois avouer que j’ai été un peu déçue, je crois. Je gardais un excellent souvenir de cette série et, à la relecture, je lui ai trouvé plus de défauts que ce dont je me souvenais. J’avais précédemment préféré les tomes 2 à 4 au tome 1 ; le tome 1 a augmenté dans mes bonnes grâces et la suite a plutôt décliné. Ça reste de la très bonne SF pour tout le long de la série (du moins à mon avis), mais il faut s’attendre à une coupure franche entre le tome 1 et le tome 2.

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En vrac / Bulk

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Français:

En vrac / Bulk

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I’m trying something here – since I mostly share links in English anyway, most probably people able to read them would read this post in English as well. But I do have some stuff in French too – so I’ll add them too, but with a French summary. And I sometimes have some stuff that’s mostly visual where the language of the text around doesn’t matter much, so I’ll put that in both 🙂 Let’s try this!

Français:

J’essaie un nouveau truc ici : vu que je partage principalement des liens en anglais, la plupart des gens seraient aussi capables de lire ce billet en anglais. Mais comme j’ai pas mal de trucs en français aussi, je vais les ajouter aussi avec un résumé en français. Et pour les trucs qui sont principalement visuels et où la langue du texte autour n’a pas grande importance, j’y mettrai dans les deux 🙂 Hop, on essaie !