Voler en Zeppelin, ça, c’est fait

Aujourd’hui, on a volé en Zeppelin.

On avait repéré il y a quelque temps déjà Airship Ventures, qui propose ce genre de choses essentiellement en Californie ; malgré le « c’est vraiment pas donné » et le « bon, va encore falloir se battre pour payer parce que leur site veut pas de ma carte bancaire européenne », on a fini par réserver, initialement, un vol de 45 minutes pour aujourd’hui.

La bonne surprise est venue hier dans mon mail : pour des raisons diverses et généralement variées, ils ont fusionné aujourd’hui le vol de 45 minutes et celui de 90 minutes, et on a eu une upgrade gratuite – ça fait toujours plaisir.

Le Zeppelin est rangé à Moffett Field, qui est un terrain d’aviation de la NASA ; on a commencé par croire qu’on s’était paumés quand le GPS nous a fait entrer dans une zone clairement restreinte, avec planton à l’entrée et tout, mais non, Pierre a montré son permis de conduire et on est rentrés. On a fait quelques tours autour de la grande pelouse au milieu parce qu’on a raté l’entrée et que c’est plein de sens uniques, mais on a fini par arriver. Arrivée sans problème, on patiente un peu dans leur lounge, on discute de l’histoire des Zeppelin, on se fait le briefing de sécurité, normal. On finit par prendre une petite navette pour aller directement sur le terrain. On est passés très près du Hangar 1, qu’on voit d’un peu partout par ici, qui est quand même un machin assez fascinant, du moins de mon point de vue. Et puis on est arrivés au Hangar 2, où le Zeppelin d’Airship Ventures est stationné. On est montés dans le Zeppelin, et on a pas tardé à décoller. Enfin après avoir vidé l’eau et le lest – de base, un Zeppelin, ça VOLE. Donc quand ya personne dedans, faut lester.

Déjà, c’est rigolo, parce que ça décolle à la verticale ou à peu près. Et après… ben c’est absolument sensationnel. On a fait un tour en partant de Mountain View, descente vers Saratoga / Los Gatos / les montagnes ; retour vers Mountain View, passage au-dessus de Palo Alto, de Stanford, de l’accélérateur linéaire de Stanford ; passage au-dessus des marais salants, au-dessus de la baie, et retour à la base. Pierre a pris une trace GPS de la fin du parcours (il n’y a pas pensé avant) (moi non plus, mais c’était pas complètement évident pour moi que le GPS était une possibilité :P), et donc on a même un petit bout de carte !

Dans le Zeppelin lui-même, à part au décollage et à l’atterrissage, on pouvait se balader tout le temps, et on s’en est pas privés, pour passer d’une fenêtre à l’autre ; en plus des fenêtres sur les côtés du Zeppelin, il y avait aussi une grande fenêtre panoramique à l’arrière. Truc amusant : du fait que ça vole pas très haut, on peut OUVRIR LES FENÊTRES ! (Et passer la tête hors du Zeppelin. Très rigolo. Ça fait du vent quand même un peu.) Pendant tout le trajet, on a eu des commentaires sur les trucs au-dessus desquels on passait – très chouette. Ya pas du tout de séparation entre le cockpit et la cabine, donc on avait aussi vue sur le cockpit, et ya même des gens qui ont discuté avec la pilote ! (Oui parce que c’était une pilote. Apparemment une des deux seules femmes pilotes de Zeppelin au monde. La classe.)

J’ai évidemment pris des tonnes de photos (*kof* 300 *kof*), mais il va falloir que je fasse du tri sévère (et que je fasse des trucs avec les RAW, aussi). Je voulais en poser deux là mais mon blog a décidé de m’embêter ce soir et il se fait trop tard pour hacker ça. Mais Pierre en a posté une sur son post G+, en attendant le set complet 🙂

EDIT: bon, du coup, je viens d’en poster 5 aussi, parce que bon :p

Chez TJ – Mountain View

Hier soir, nous sommes allés dîner dans un restaurant de Mountain View qui s’appelle Chez TJ (et qui se trouve avoir une étoile au Michelin) ; un copain nous en avait dit le plus grand bien et il avait raison : c’était absolument fantastique. On a pris, toujours sur ses recommandations, un « Chef’s Tasting Menu », menu du chef, donc, avec les vins associés. Le serveur a vérifié qu’on avait bien 3 heures devant nous 😉 (littéralement), et on a commencé un repas de 12 assiettes et 8 verres de vin. Je vais pas répéter partout que c’était fantastiquement bon, parce que tout était fantastiquement bon. Par contre je vais raconter ce que j’ai mangé et bu, parce que c’est rigolo. Enfin je crois. Et pour ça j’ai des antisèches : à la fin du repas ils nous ont donné des feuilles avec le menu et la carte des vins, signées 🙂 (Ce qui est plutôt sympa je trouve).

  • Premier vin : Crémant de Bourgogne, Bailly Lapierre, Brut Exception Nature (sic :P)
  • Première assiette : « Roasted Burgundian Beet » – un tout petit cube de betterave rouge, saupoudré de sésame et d’un peu de caviar, avec de la poudre de bacon. C’était très rigolo. La betterave et le caviar c’était très chouette ensemble, le côté « terreux » de la betterave vs le côté « iodé » du caviar, sympa. Et la poudre de bacon c’était rigolo. Bref, rigolo 😀
  • Deuxième assiette : « Shortrib Croquette » – trois petites croquettes de bœuf (de shortribs, donc – pas exactement sûre du morceau en découpe française, probablement entre la basse côte et la côte), avec une sauce à l’oignon, de la crème fraîche en petits points et de la ciboulette.
  • Deuxième vin : Eidos de Padriñán 2008, un blanc d’Espagne
  • Troisième assiette : « Cappuccino of Kohlrabi and Coffee » – une tasse de « cappuccino » (un velouté très mousseux) de chou-rave et de café, accompagné d’un financier de canard et salsepareille. Je dois avouer que j’ai pas vraiment senti le canard dans le financier, mais que l’association du financier et du cappuccino était une vraie réussite. En plus d’être très rigolo – en voyant les deux on a l’impression d’un vrai kawa avec une petit mignardise servie avec, et en fait c’est salé. Bref, c’était très amusant. (Et j’ai envie de dire « et délicieux », mais je crois que vous avez compris le concept). Pierre a trouvé que ça améliorait le concept de « chou-rave » 🙂 Ils en ont aussi profité pour amener du pain (et du beurre) – le pain était une tuerie absolue.
  • Troisième vin : Anglim Grenache Rosé 2011, un rosé de Californie
  • Quatrième assiette : « Celebration of Heirloom Tomato » – une assiette avec différentes tomates anciennes, dont un beau bloc de tomate jaune (je sais pas quelle variété c’était, mais c’était jaune :P), avec du tartare d’agneau, des morceaux de radis et des petites gouttes de sauce (une cerise confite/piment et une à la sauce soja, si je ne m’abuse).
  • Quatrième vin : Santenay Gravières 1er cru 2006, Château de la Crée, un Bourgogne blanc
  • Cinquième assiette : « Hand Cut Squid Ink Linguini » – des pâtes à l’encre de seiche, avec une sauce probablement à l’oursin (d’après ce que j’ai sur ma feuille), en pratique qui sentait le « marin », et des copeaux de truffe blanche). J’en ai déduit que décidément, mon problème avec les calamars et autres bestioles du même genre, c’était la texture ; là il y avait du goût sans la texture et c’était très, très bon. Et j’ai trouvé le choix du vin particulièrement adapté (je veux dire, tout était bien, mais j’ai trouvé celui-là particulièrement réussi).
  • Sixième assiette : « Tropical Berry Hyssop Fresca » – la version locale du trou normand ? De la glace aux fruits de la passion, ananas et mangue, sur une gelée d’hysope (dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’ici)
  • Cinquième vin : Cuvée Marie Raggoneau, Domaine Charles Audoin 2009 – un Bourgogne rouge
  • Septième assiette : « Sacramento Black Bass » – si j’en crois l’Internette c’est un poisson d’eau douce (ce qui paraît pas bête à Sacramento), si j’en crois mon assiette hier c’était bon ; servi sur des haricots blancs au lard fumé et avec des courgettes. L’association avec du rouge m’a fait hausser un sourcil, mais du fait des haricots au lard c’était très bien.
  • Sixième vin : La Storia Petite Syrah La Storia, un rouge de Californie (Alexander Valley)
  • Huitième assiette : « Grilled, Braised, Smoked and Glazed Short Rib » – le retour du short rib, dans une espèce de pavé caramélisé à tomber par terre, accompagné de blettes – une purée de feuilles et des côtes au vinaigre (un peu comme des cornichons quoi). Je suis pas fan de blettes, mais les côtes au vinaigre c’était bien.
  • Septième vin : Kina l’Avion d’Or – c’est de la quinquina (un truc dont j’avais jamais entendu parler) – pour ceux qui ont de la culture, c’est un apéritif genre bitter, c’est apparemment proche du Lillet Blanc (que je connais pas non plus, mais ça avait l’air de rappeler des choses à la table d’à côté 🙂 ). Et c’est suisse.
  • Neuvième assiette, « Saint Nectaire, l’Or des Domes » – un beau morceau de Saint Nectaire (ché bon le Saint Nectaire), avec des tomates Sun Gold et de l’aubergine (extra, l’aubergine)
  • Huitième vin : du Pineau des Charentes, Château de Monitfaud (c’est pô mal sur les desserts le pineau. C’est pô mal du tout.)
  • Dixième assiette : « Sweet Potato Beignets » – des beignets à la patate douce, de la glace au beurre noisette et une sauce aux fruits de la passion. Un seul mot : RHA.
  • Onzième assiette : « Sautéed Almond Cake » – un gâteau aux amandes, avec de la glace à la myrtille, des myrtilles, et une sauce au basilic.
  • Douzième et dernière assiette, les mignardises : de la pâte de fruits à la fraise, un tout petit macaron choupi à la figue et un caramel à la cannelle et aux cinq-épices.

Tout était, je me répète, très bon ; je crois ce que j’ai préféré c’était le cappuccino de chou-rave, les short ribs et les beignets de patate douce (avec une mention spéciale pour les linguini : me faire manger du poulpe et de l’oursin c’est pas forcément gagné mais je me suis régalée, vraiment). Le service était classe mais pas coincé, ils expliquaient au fur et à mesure les assiettes qui arrivaient – parfois à une vitesse incompatible avec notre maîtrise de l’anglais, surtout avec des ingrédients pas forcément courants 😉

On est rentrés passablement soûls il faut le dire (c’est à 1km de là où on loge, donc on était à pieds… mais je suis pas sûre qu’on était dans un état compatible avec le simple fait d’être sur la voie publique !) mais absolument ravis. C’était vraiment un truc à faire, et ça valait vraiment le coup. La facture et l’exceptionnalité de la chose font que c’est probablement pas un truc à refaire souvent, mais ça tombe bien, on est pas souvent à Mountain View 😉

Grèce – première partie

Nous sommes à Athènes depuis hier après-midi ; je crois que je peux en profiter pour raconter quelques trucs !

Le vol depuis Zürich a été sans histoire ; arrivée à Athènes, récupération du barda, et nous voilà partis pour le métro. On passe dehors l’espace d’un instant à l’aéroport pour aller chercher le métro : premières craintes validées, il fait CHAUD. On réussit à prendre des tickets de métro et à prendre le métro, formidable. Dans le métro, je m’amuse à tenter de déchiffrer les affichages. Le fait d’avoir fait des maths récemment aide beaucoup, je sais au moins que le machin qui ressemble à un P, c’est pas un P. J’ai plus de mal à piger que le H, c’est un eta majuscule. Le déchiffrage phonétique permet de comprendre une quantité étonnante de mots. C’est pas pour ça qu’on comprend ce qu’il est écrit ou ce qu’il se dit, mais c’est marrant. Le concept de déchiffrer, aussi, est en soi amusant 🙂 (Il paraît que j’ai des amusements bizarres.)

On arrive à la bonne station de métro, on trouve l’hôtel qui est à 300m – sous ce soleil et avec les valises, c’est 300 longs mètres 😛 Arrivés dans la chambre, on a vérifié que la clim et le wifi marchaient, et on a établi que les cigales dans le coin elles étaient balèzes (on les entend BIEN avec la fenêtre fermée). On lose un peu pendant une heure, et on décide d’aller se balader un peu, avec dans l’objectif de retrouver Guillaume et Elli pour la soirée vers 19h. On est passés devant le Parlement et les deux gardes impassibles sous leur petit auvent (on a mal pour eux, vraiment). On est accidentellement tombés devant l’Olympiéion ; le site lui-même était fermé (parce que ça ferme à 15h), mais on a quand même vu de loin, ça a l’air impressionnant. On s’est aussi promenés dans les parcs aux alentours ; on est aussi tombés par hasard sur le Zappéion, et on a vu plein de palmiers.

Le soir, on a réussi à trouver Elli et Guillaume – non sans mal, étant donné que le trolley et le métro ont tous les deux un arrêt Chalandri et qu’ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre (c’était de notre faute, on a voulu faire les malins, et on est tombés dans le ravin). Comme apparemment le dîner dans le coin, c’est tard, on a commencé par aller boire un café (café frappé pour moi (c’est très bon) et un cappuccino freddo pour Pierre, qui a donc bu un truc à base de café 😉 – c’est pas mal non plus, à ce que j’ai goûté, va falloir vérifier à l’occasion. Pis après on a été boire l’apéro, et après vers 22h on a été manger. On a d’ailleurs super bien mangé – ptêt un peu trop – et on en a profité pour tester une autre spécialité locale, le tsipouro – c’est un peu bizarre de boire ce genre de choses en mangeant, mais ça passe bien, en fait (surtout avec des glaçons). On a réussi à attraper un bus à minuit pour rentrer à l’hôtel, et voilà, fin de la journée.

Je peux pas dire que la nuit fut particulièrement bonne ; j’ai eu l’idée géniale (NOT) de dire « boah, on a ptêt pas besoin de la clim pour dormir, ça fait du bruit en plus, il fait frais là, ça va pas chauffer tant que ça, il fait nuit ». Erreur. Je me suis réveillée à… je sais pas trop, yavait eu une panne de courant, le réveil clignotait, il faisait CHAUD et SOIF, pas moyen de me rendormir comme ça, j’ai rallumé la clim. Après ça a été mieux.

Ce matin on s’est levés relativement tard (‘fin vers 9h quoi), on a été petit déjeuner – le buffet de l’hôtel est globalement pas mal, mais les œufs brouillés et le bacon sont décevants – et on s’est mis en route. Premier arrêt, le marché central d’Athènes : hallucinant. Deux rangées énormes de bouchers, une rangée de poissonniers ; les bouchers sont derrière en train de détailler la viande, ya des carcasses entières un peu partout, c’est assez hallucinant. Tu sais clairement que ton bout de viande, il vient d’un animal. Idem pour les poissonniers – des mètres et des mètres d’étal, du poisson qui a l’air il faut le dire tip top, des petits poissons, des gros poissons, des poulpes, des raies, des calamars… Assez fou. Et dans tout ce joyeux bordel, chacun fait l’article pour son propre étalage – honnêtement, si j’y allais pour faire mes courses, je sais pas bien comment je choisirais !

Deuxième arrêt, plus pragmatique – une boutique Vodafone où on s’est délestés de 5€ pour avoir une carte SIM. Activation sous deux heures avant de pouvoir envisager de mettre du data dessus, ce qu’on a fait quelques heures plus tard (on a donc 500Mo de data pour 5€ de plus, soit 10€ en tout en comptant la SIM – pratique.) Troisième arrêt, on a trouvé un truc impossible à trouver : un plan des transports athéniens ! Le plan de métro est relativement courant ; les bus, trolleys et tramways on commençait à penser que ça allait pas être possible. Et puis si, grâce au guide de voyage et à Pierre qui l’a épluché, on a trouvé l’endroit dans la ville qui avait ce genre de choses. Ça a d’ailleurs été assez épique, c’est un plan en 6 parties (qui couvrent différentes parties de l’agglomération) et on s’est baladés dans 3 bâtiments différents pour trouver les 6 morceaux ! Mais, bon, on a un plan de transports avec tout dessus.

Quatrième arrêt, le musée national archéologique. Très chouette, grande collection bien mise en valeur, on a pas TOUT vu parce que je fatigue très vite dans les musées, mais on en a vu une bonne partie tout de même. On a tous les deux particulièrement bien aimé la description de la fabrication des statues en bronze à grands coups de moules et de cire perdue, c’était très cool 🙂

En sortant du musée, on a été chercher un endroit pour manger ; on a fini dans un endroit visiblement très « endroit à touriste » mais où on a plutôt bien mangé. La viande grillée, visiblement, ils savent faire. On a pris quelques fous-rire en voyant un type se trimbaler des charrettes énormes de pastèques – on se demandait s’il faisait le tour du pâté de maison avec ses pastèques ou si c’étaient des pastèques différentes à chaque passage 😉 On a fait ensuite un micro tour des rues commerçantes aux environs avant de rentrer à l’hôtel. Ce soir il va encore falloir trouver où et quoi dîner… un challenge sans cesse renouvelé 😉

Si la flemme ne me vainc pas, à bientôt pour de nouvelles aventures athéniennes !

09/02/10 – Froid polaire à Anvers

Je crois qu’on se souviendra à jamais d’Anvers comme « RHAAAAAA FAIT FROID ». -4, un vent glacial, et en plus mon pull et mon tshirt étaient un poil trop petits et arrêtaient pas de remonter. Gla.

Pour notre itinéraire, c’est là : ici

Sinon bah heu.. Anvers, c’est joli. On est sortis de la gare, on a flâné devant les vitrines des vendeurs de diamants (ça brille !). Et heu, globalement, on s’est baladés, quoi. On a déjeuné au Grand Café Horta, un bon choix, la sole meunière était délicieuse et le soufflé au chocolat assez awesome. Ah, et on est aussi passés à Delhaize acheter de la pâte à spéculoos crunchy. J’espère que ça sera bon !

On a visité l’église Sint-Carolus, une église baroque – c’est limite beau à force d’être laid :p On a aussi visité la cathédrale, dans un tout autre style, et plutôt impressionnante. Le boulot de restauration en cours a l’air titanesque.

Et sinon, on a marché dans la ville jusqu’à la grand-place et jusqu’au canal, et on a eu froid. Mais c’est joli tout de même.

Et ce soir on a dîné au Saint-Germain à Bruxelles, quasiment en face de notre hôtel et hautement conseillé : tout ce qu’on a mangé (carpaccio de bœuf, tartare de saumon, bar sur lit de fenouil, tartiflette, crème brûlée, mousse au chocolat) était très bon et l’ambiance du restaurant tout à fait sympathique. J’ai un peu regretté le côté très classique de la tarte des desserts, mais c’était bien.

Bon, et sur ce, j’ai un rhume (que j’avais déjà en partant à Anvers, hein, mais qui s’est pas arrangé), donc je vais aller dormir.

Demain on reprend l’avion.

08/02/10

(on sera prié d’excuser les typos, j’ai deux Rocheforts dans le sang)

Après le FOSDEM, on est aujourd’hui restés à Bruxelles. Là encore, on s’est basés sur le tour du guide, donc pas une grande originalité (d’autant plus qu’on était fatigués), mais une bonne petite balade.

Départ de la Grand’Place, on a enfin été voir le Mannekenpis – j’avais dans l’idée qu’il serait plus gros que ça, c’est tout petit ! Je me demande bien comment ce truc est arrivé au statut d’icône de la ville, voire de la Belgique… amusant.

Après bah… on a marché. On s’est arrêtés Place du Grand Sablon, on a déjeuné au Pain Quotidien (dont la carte est en fait assez différente de celle de Bruxelles). On a mangé un dessert chez Wittamer, c’était très bon, mais j’ai pas réussi à finir ! (Au grand bonheur de Pierre). J’ai acheté un piti cadeau pour ma moman – c’est pas du chocolat, mais ça m’a fait marrer. Maman, tu verras bien quoi que c’est ! 😀

On a continué à se balader, on a vu une statut de Mercator (celui des cartes, là), le palais royal, une église qui ressemblait à un temple romain, des églises et une cathédrale, un bâtiment recouvert de lanternes chinoises… Et on a fini notre tour sur la grand’place, où on est passés chez Galler, pour acheter du consommable (yen a qui rentre en France). J’ai fait quelques photos, dont même quelques unes sympa.

On est rentrés à l’hôtel vers 16h30, et là je dois dire qu’on a loqué jusqu’au dîner (yen a même un qui a dormi). Pour le dîner, on a rejoint Valentine en ville, on a mangé à la Fin de siècle du côté de la Bourse : simple, efficace, très bon, et un choix de bières basique mais efficace (d’où les deux Rochefort du début de post).

Et là, bin on est rentrées, et je crois qu’on va aller dormir. Demain, Anvers !

06/02/10 et 07/02/10 : FOSDEM !

Et donc, c’était mon premier FOSDEM. Notre hôtel étant assez loin de l’ULB où la manifestation avait lieu, il a fallu se lever à des heures indues… genre 8h (huhu).

Première conf, quelques mots de bienvenue, remerciements, explications sur le réseau, « danse » du FOSDEM (où ils ont tenté d’appeler tout le monde sur scène, c’était… chargé). Première « vraie » conf, explications sur l’utilisation des outils et méthodes de l’opensource dans une grande entreprise (en l’occurrence, Aerospace). J’avoue, j’ai pas tout bien suivi : je venais de me rendre compte que ma machine faisait des kernel panics sur le réseau WiFi du FOSDEM. Moche. 3e conf, « evil on the Internet », plutôt marrante avec pas mal d’anecdotes, à propos de scams, spams et autres arnaques : pas très technique, mais sympa.

Du coup il était midi, donc on a été chercher des sandwiches, et on s’est dirigés vers la conf d’intro à coreboot, pour tomber sur une porte fermée : salle pleine ! Du coup on a été manger nos sandwiches au soleil qui nous a octroyé une apparition surprise.

La conf suivant sur systemtap, j’ai pas tout bien suivi non plus, une sombre histoire de Chimay bleue descendue avec le sandwich, bon. On a zappé les questions pour se précipiter dans la devroom Mozilla, où on a suivi deux confs tout à fait sympathiques, respectivement sur la « bidouillabilité » (avec un Nitot en grande forme et un Gaston Lagaffe qualifié de hacker ultime) et sur HTML5, histoire de se souvenir que c’est pas limité à la balise <video> (loin de là 😉 ).

On a finalement été squatter dans la devroom OpenOffice.org, faute de trouver plus inspirant, et pour être honnête j’ai plus vu le client IRC sur mon téléphone (parce que ma babasse kernel-panicait, si vous vous souvenez bien) que les confs.

On a été embêter Gleu sur le stand Postgresql (ils ont des éléphants en peluche tout à fait choupis), on a été boire une Delirium avec wolog et Valentine au Delirium (en haut, c’est plus calme et moins enfumé, mais la carte des bières est nettement moins étoffée, c’est scandaleux :p), avant d’aller dîner avec wolog au t’Kelderke, sur la suggestion de Valentine (devant lequel on a croisé quelques Googlers et associés 🙂 ). On a d’ailleurs très bien mangé, leurs carbonnades sont meilleures que les miennes, va falloir que je travaille là-dessus. Arrosée d’une Grimbergen triple parce que bon quand même quoi. En revenant à l’hôtel, je suis passée au noyau des backports sur mon portable, en espérant que ça règlerait le problème du WiFi le lendemain. Ce fut effectivement le cas ; je le signale donc pour les gens qui font tourner une Debian stable avec un chip wifi Intel, le 2.6.30 des backports règle visiblement certains problèmes sur le driver dudit chip.

Le lendemain matin, le petit déjeuner a été light, du moins en ce qui me concerne : un bol de fruits, un jus de pommes et un café : c’est le problème des carbonnades qui poutrent, c’est dur de s’arrêter avant d’avoir vraiment trop mangé 🙂 On s’est un peu paumés pour retrouver le bus qui nous emmenait à l’ULB (c’était pas le même que la veille, les dessertes sont pas les mêmes le dimanche), mais on a fini par trouver un bus rempli de gens qui sont tous descendus au même endroit que nous. Un peu éprouvant, option RER B en heure de pointe – on a survécu.

La première conf à laquelle on a assisté le dimanche présentait RepRap, une imprimante 3D libre pouvant en partie s’auto-reproduire – c’était super rigolo, on s’est regardés tous les deux avec Pierre en se disant qu’yavait du potentiel pour imprimer des figurines et des décors 😀

On a ensuite été voir un talk sur HBase, une implémentation libre du papier de Google sur BigTable. Plutôt intéressant, d’un point de vue introductif au machin. Pas vraiment le genre de trucs que je vais utiliser dans un futur proche, mais culturellement intéressant.

Ma conf préférée, probablement, de ces deux jours, a été la suivante : celle d’Andrew Tanenbaum à propos de Minix3. J’avoue, j’y allais plus par curiosité pour le bonhomme que par intérêt réel pour le sujet ; et faut quand même avouer qu’il est très, très bon. Trolleur de première aussi, hein, mais très, très bon. Je sais déjà qu’un des premiers trucs que je vais faire en rentrant sera de downloader une ISO de Minix pour faire mumuse avec. (Je suis très influençable).

On a ensuite été manger, et j’ai abandonné Pierre à la conf sur Hadoop (que j’avais plutôt envie de voir, tant pis) pour aller boire un kawa avec Yady, henna et bma des LinuxChix. On a discuté FOSDEM, féminisme et Tetris, et c’était vachement bien 🙂 On s’est entre-temps aussi fait alpaguer par quelqu’un de WoMoz avec une caméra ; je sais pas trop où ça va finir ce truc (qu’est-ce que vous faites dans le free software et pourquoi). Wait’n’see.

La conf de Facebook qui causait de scalability était un peu superficielle, option « regardez comment on fait des trucs cools » – pas inintéressant, mais ça manquait un peu de poils.

J’attendais pas mal de la présentation CouchDB, j’ai été un peu déçue. Je pense que j’aurais pas compris grand’chose si j’avais pas su de quoi il parlait ; plutôt mitigé, comme impression. Il y avait du contenu, mais la présentation pêchait assez.

Pour finir, la dernière conf du FOSDEM parlait de la procédure pour créer un patch sur le noyau ; très vivant, chouette présentation, et j’ai même appris quelques trucs sur Git. (Ceux qui ont vu la présentation peuvent en déduire que mon git-foo n’est pas très étendu 😉 ).

Et puis ben c’était fini, on était fatigués, on est rentrés, on a dîné à l’hôtel et on est restés dans la chambre pour la soirée (j’en ai profité pour bosser un peu, il faut bien des fois).

Bref, le FOSDEM, c’était bien ; je sais pas si on aura l’opportunité de revenir l’an prochain, mais ça sera probablement à envisager 😀

05/02/10 – Bruxelles

Aujourd’hui, on avait comme plan d’aller à l’Atomium et au Centre Belge de la Bande Dessinée (abrégé en CBBD). On a commencé par se lever à 10h (pour fin du petit déj à 10h30, on l’a échappé belle !) et par aller petit déjeuner (normal). Et on s’est mis en route vers l’Atomium. La bouche de métro à côté de l’hôtel relaye pas mal de trucs : on avait donc une ligne directe pour l’Atomium, formidable.

Premier problème : on va pour prendre des tickets 3 jours (parce qu’on va se trimballer à la fac en tram demain et dimanche) et, visiblement, les automates refusent tout ce qui ressemble à une carte bleue. On a donc fini par aller au guichet pour pouvoir payer en liquide.

Après un petit coup de métro, nous voilà à l’Atomium. C’est rigolo, comme structure. On a pris des billets, et fait la première étape : monter tout en haut pour admirer le panorama. Il faisait un peu gris, mais c’était chouette quand même. On a ensuite déambulé dans les autres boules ouvertes au public : une expo temporaire sur l’expo universelle de 58 (plutôt amusant), y compris une vidéo impressionnante (bien que compressée avec les arpions) sur la construction de l’Atomium ; et une expo temporaire sur « le modernisme ludique en Belgique » (sic), plutôt rigolote aussi. Bref, plutôt sympa, mais assez bordélique et mal indiqué – on survit. N’ayant pas vraiment super faim (malgré l’heure tardive), on a chopé un bus pour repartir au centre ville, plutôt que de manger au restaurant de l’Atomium.

On est arrivé sur la place de Brouckère, où on a pas vu l’omnibus, mais où on a mangé à EXKI, opération salade après le dîner de la veille et le ptit déj tardif, ça nous a paru à tous les deux une bonne idée ! Et une part de cheesecake au spéculoos, parce que quand même faut pas déconner ; très bon d’ailleurs, même si ça tenait plus de la tarte au fromage blanc que du cheesecake (et oui, il y a une différence assez fondamentale.)

En sortant on a cherché à se diriger vers le CBBD, et on s’est d’ailleurs fait aider par un monsieur de la voirie qui nous voyait lutter avec notre plan (et qui n’a pas laissé passer une occasion de se moquer gentiment des ptits Français pas foutus de lire une carte :P).

On a alors visité le CBBD, qui a une collection plutôt sympa, même si elle manque d’explications écrites par endroit (doit y avoir un audioguide, bon.) J’ai bien aimé les « artefacts » du village des Schtroumpfs. Et j’ai décidément de graves lacunes en culture à bulles. L’absence de Geluck dans le musée m’a pas mal surprise – ou alors on l’a raté ? Un petit passage à la boutique, et on est repassés à l’hôtel.

On avait rendez-vous avec un copain à 19h (ou 19h30, on sait plus trop) pour sécher le beer event du FOSDEM de concert – on a été boire une bière au Roy d’Espagne sur la Grand’Place (une Gauloise pour ma part, j’ai regretté, pas terrible) et on a été manger à la Taverne du Passage, dans le Passage de la Reine – plutôt pas mal, la sauce au poivre est une tuerie, la crème brûlée un peu trop brûlée, le service un poil sec, mais globalement, plutôt pas mal. L’adresse semble être surtout intéressante pour sa carte des vins, mais on n’en a pas profité.

On est finalement rentrés à l’hôtel, plutôt fourbus – deux « musées » dans la journée, ça tue les guibolles, et je suis en train de finir une Gouden Carolus des plus sympathiques avant de mettre le réveil pour le FOSDEM demain – on a un tram à 9h22 😀