#balisebooks – Toujours plus de vrac

Bon, d’après mon GoodReads, j’ai deux mois de backlog… il est peut-être temps de s’en préoccuper ! (Et le temps de rouvrir ce billet, on en est à … plus que ça. Oh well.)

Elantris – Brandon Sanderson (même titre en français) est le premier bouquin publié de Sanderson, et le moins qu’on peut dire c’est que le monsieur a commencé sur les chapeaux de roues. Ça se passe dans un univers où, traditionnellement, certaines personnes étaient désignées comme des magiciens un beau matin, et à partir de là habitaient la ville légendaire d’Elantris. Problème, il y a plusieurs années, Elantris a été victime d’événements peu choupis qui en font une ville de pestiférés. Le personnage principal se réveille un beau matin avec tous les symptômes de la malédiction en question, et se fait donc exiler à Elantris. Et, heu, c’est bien. Enfin pas pour lui, pour lui ça craint un peu. Mais le bouquin est bien.

Pretty Little Liars et Flawless – Sara Shepard (Confidences et Secrets, en français) est le début de la série de bouquins qui a donné lieu à la série éponyme. Une bande de lycéennes a été traumatisée quelques années plus tôt par la disparition de leur copine Alison. Le corps d’Alison a été retrouvé – et, au même moment, un(e) mystérieux(se) A.- envoie des SMS inquiétants à la bande de lycéennes en question. C’est à peu près à la hauteur de la série – plutôt du popcorn divertissant que fondamentalement incontournable.

Never Let Me go – Kazuo Ishiguro (Auprès de moi toujours, en français) raconte initialement l’histoire de gamins dans un pensionnat visiblement haut-de-gamme où on leur explique à longueur de journée à quel point ils sont spéciaux et à quel point ils ont une responsabilité. Et je vais pas en dire plus pour pas spoiler brutalement. C’était… bizarre, comme bouquin. Pas désagréable, littérairement intéressant, mais bizarre. Et je suis pas sûre d’avoir vraiment été convaincue par le prémisse du bouquin. Bref, je sais pas trop.

Harry Potter an the Methods of Rationality – Eliezer Yudkowsky (pas de traduction française) est… une fanfic Harry Potter. Sisi. Particularités : c’est une fanfic de pas loin de 2000 pages. Et c’est une fanfic qui part du principe qu’Harry Potter a été élevé par des scientifiques. Et donc, quand il arrive à Hogwarts, il décide qu’il est grand temps d’appliquer la Méthode Scientifique à tout ce bordel magique. Et c’est fabuleux.

Midnight Marked – Chloe Neill (La morsure est notre affaire, en français – publié mi-juillet) est le 12e tome des Chicagoland. Un peu same old, same old, ça s’essouffle un peu. J’espère que le prochain sera plus à la hauteur.

You’re Never Weird on the Internet – Felicia Day (pas de traduction française) est l’autobiographie de Felicia Day (dont on citera The Guild, Geek&Sundry, Tabletop, entre autres. Ah, et elle a joué dans la saison 7 de Buffy, aussi). J’avoue, j’ai parfois du mal avec la persona de Felicia Day, qui me semble parfois forcer un peu le trait du quirky. Sauf que pour le coup, et c’est peut-être vaguement ironique après avoir lu une autobiographie (qui doit avoir tendance à afficher la même persona), je ne suis plus aussi convaincue du  « forçage de trait ». Et j’ai vraiment bien aimé ladite autobiographie – en particulier les passages sur WoW qui font référence à une époque du jeu que je n’ai pas connue, mais qui devait être intéressante 🙂

Kushiel’s Mercy – Jacqueline Carey (La Grâce de Kushiel en français) conclut ma relecture des Kushiel – que j’apprécie toujours autant.

10% Happier – Dan Harris (Comment je suis devenu 10% plus heureux, en français) fait aussi dans l’autobiographique. Dan Harris est présentateur télé/journaliste/correspondant, et un beau jour il a fait une crise de panique à l’antenne en direct. L’accident bête. Malgré un scepticisme certain, il se retrouve à s’intéresser à la méditation, et il raconte tout ça. Intéressant. Par contre les gens sur Goodreads disent que le type est un peu un connard, et c’est pas quelque chose que j’ai ressenti. Alors je sais pas, ptêt je suis un peu un connard aussi.

The Gunslinger – Stephen King (Le pistolero, en français) est le premier tome de la série Dark Tower (La Tour sombre, en français). Ça se passe dans une espèce de western post-apocalyptique et, dans le premier tome, on fait la connaissance de Roland, le Gunslinger, qui poursuit un mystérieux « homme en noir ». Au fur et à mesure de la poursuite, on en apprend de plus en plus sur Roland et sur le monde dans lequel il vit. C’est une excellente intro, j’ai hâte de lire la suite.

Sex Object: A memoir – Jessica Valenti (pas encore de traduction française) est ENCORE une autobiographie (décidément), cette fois-ci de Jessica Valenti, dont je suis le boulot de loin depuis un bout de temps – j’ai lu une bonne partie de ce qu’elle publiait à l’époque sur feministing.com, et je dois avoir une bonne partie de ses bouquins ici aussi. Sex Object est… j’ai beaucoup de mal à avoir un avis dessus. Impressionnant est probablement un bon terme, brut et parfois violent aussi. Je suis contente de l’avoir lu, je peux pas dire que ça ait été une lecture particulièrement plaisante (parce qu’il est pas vraiment plaisant de lire à quel point certaines s’en prennent plein la tronche par le seul fait d’être une femme ou, pire, une femme avec une certaine notoriété – un thème qui est également présent dans le bouquin de Felicia Day, d’ailleurs).

Uglies, Pretties, Specials, Extras – Scott Westerfeld (mêmes titres en français) est une série de YA dystopique tout à fait sympathique malgré quelques longueurs. L’univers considéré est un univers où tout le monde, à ses 16 ans, passe par la case « chirurgie esthétique étendue » et où tout le monde finit « pretty ». Comme dans toute bonne YA dystopique qui se respecte, ladite dystopie est pas vraiment du goût de l’héroïne, Tally – même si elle n’en est pas toujours consciente tout au long des bouquins. Plutôt agréable au final.

Heu, voilà. Vu le temps qu’il m’a fallu pour rédiger ce billet de blog (qui couvre quand même 15 bouquins), faudrait vraiment que je rédige des #balisebooks plus souvent 🙂

#balisebooks – Juin 2014

Quoi ? Poster le #balisebooks de juin le 1er juillet ? mais tout se perd…

Le mois de mai était peu inspirant, le mois de juin l’est bien plus, sur 6 bouquins lus, j’en ai mis 3 à 5 étoiles sur mon GoodReads – c’est rare.

Gameboard of the Gods, de Richelle Mead (L’Échiquier des dieux, en français) est le premier tome de la série Age of X (L’Ère des miracles, en français). On est balancé sans beaucoup de préliminaires dans une société future séparée en deux gros blocs principaux (en gros l’Amérique du nord (RUNA) et la Chine/Russie (EA)) et les « provinces » considérées comme plus ou moins barbares. Justin March a été exilé à Panama (l’une de ces provinces, donc) suite à des événements qui seront expliqués… plus tard. Mae Koskinen est une super-soldat du RUNA, et sa mission initiale est d’aller rechercher Justin March pour le sortir de son exil, pour des raisons initialement peu claires (mais qui, encore une fois, finissent par s’éclaircir). On ajoute à ça que, sur une base de société a priori très rationnelle et anti-religieuse, les dieux de panthéons divers ont apparemment une certaine tendance à laisser des empreintes de gros doigts partout, et ça donne Gameboard of the Gods. Et ben, c’est chouette. Ça me paraît un niveau au-dessus de Vampire Academy (bon, c’est pas très dur) et de Succubus (déjà plus dur, c’est pas mal, Succubus) et, une fois passé le « choc » du peu d’explications sur l’univers en question, on se retrouve avec un bouquin difficile à lâcher.

Unlocked: An Oral History of Haden’s Syndrome, de John Scalzi (pas encore de traduction en français) est une intro au prochain bouquin de Scalzi, Lock In. C’est l’histoire du syndrome d’Haden, une pandémie qui s’étend dans un futur relativement proche. Beaucoup de morts dans la première vague, et un certain nombre de gens se retrouvent conscients dans un corps presque complètement paralysé (en gros, le cœur et les poumons marchent, mais c’est à peu près tout). Unlocked raconte le début de cette épidémie et les différentes réponses apportées aux problèmes générés, le tout sous la forme de témoignages et d’interviews de gens qui y assistent. Ça se lit tout seul, et c’est super enthousiasmant pour Lock In (qui sort cet été… je sens qu’il va faire partie des trucs que je vais acheter au prix fort dès sa sortie).

The Alloy of Law, de Brandon Sanderson (L’Alliage de la justice, en français) se passe quelque 300 ans après la trilogie Mistborn – en gros, on mélange l’univers de Retour vers le futur III avec celui de Mistborn, on obtient celui de Alloy of Law. On a en gros la ville, Elendel, et le far-west autour. Waxillium « Wax » Landrian est né dans une bonne famille d’Elendel, a été shérif en-dehors de la ville, et revient maintenant à Elendel pour se marier et se ranger. Évidemment, c’est pas aussi simple : des convois de marchandises sont volés, sa fiancée est kidnappée, et Wax se retrouve, aidé par son acolyte Wayne et par la cousine de sa fiancée Marasi, au milieu de tout ce cirque. C’est drôle, les persos sont très chouettes, et en fait je me demande a posteriori pourquoi il a pas gagné ses 5 étoiles. Une suite semble prévue pour la fin de cette année, ça paraît une bonne idée.

Dark Currents, de Jacqueline Carey (pas de traduction française pour l’instant), est le premier tome de la série Agent of Hel. On y rencontre Daisy Johanssen, fille de démon, habitante de Pemkowet (le hub surnaturel du coin) et liaison humains/eldritch de Hel, déesse nordique. Un gamin est mort noyé dans des circonstances pas nettes, et Daisy se retrouve à enquêter. C’est plaisant, ça a clairement un feeling « Sookie Stackhouse », et c’est clairement en-deçà des Kushiel (et oui, c’était le reproche que je faisais aux Saints Astray aussi). Mais bon, on ne boude tout de même pas son plaisir.

A Widow for One Year, de John Irving (Une Veuve de papier, en français), est un des premiers bouquins que je relis depuis que j’ai commencé à écrire les #balisebooks (et/ou à lire sur tablette plutôt que sur papier, la corrélation exacte n’est pas claire). On y suit essentiellement quatre personnages, Ted Cole, Marion Cole, leur fille Ruth Cole, et Eddie O’Hare, embauché comme assistant/chauffeur de Ted alors que Ruth a quatre ans. L’histoire se passe à trois époques, lorsque Ruth a 4 ans, 36 ans et 41 ans, respectivement.  La première partie est centrée autour d’Eddie, la deuxième et la troisième partie sont plutôt centrées autour de Ruth. Il y a juste la bonne dose d’invraisemblance, c’est plutôt drôle, parfois dérangeant – bref, c’est pas mon Irving préféré (parce que c’est Cider House Rules, évidemment), mais ça reste de l’Irving, quoi. Bizarrement, j’avais déjà lu celui-ci il y a plusieurs années, et beaucoup de détails me sont revenus à la lecture, mais l’histoire principale m’avait complètement échappé.

The Martian, d’Andy Weir (pas encore de traduction en français) est, comment dire, absolument phénoménal. C’est l’histoire de Mark Watney qui, par un concours de circonstances idiot, se retrouve échoué tout seul sur Mars. Heureusement, il a quelques ressources à sa disposition, un cerveau en état de fonctionnement et une propension à transformer le désespoir en humour. J’ai éclaté de rire à plusieurs moments, j’ai été émue aux larmes (vraiment), et j’ai frénétiquement tourné les pages pour savoir CE QU’IL ALLAIT SE PASSER AAAAH plus d’une fois. C’est un peu « bon, j’ai ce problème à résoudre, comment résoudre ça ? <intense yak shaving> <problème résolu> et le problème suivant est… » pendant 350 pages, mais c’est très très bien fait. Et puis bon, c’est quand même un type qui résout tout un tas d’emmerdes avec de la SCIENCE et de l’ingénierie (et du duct tape), et ça fait du bien à lire, voilà (d’autant plus que la science est crédible, du moins à mon petit niveau). Très chaudement recommandé.

S’il n’y en avait qu’un à lire… The Martian.

#balisebooks – Avril 2014

Hop, un #balisebooks pour Avril, encore pas en avance, mais moins en retard que les précédents.

Buffy the Vampire Slayer, Season 8, tomes 1, 2 et 3, par… plein de gens (traduits en français sous le même titre), il faut bien le dire, est le début de la suite de la série Buffy sous forme de comics. J’ai les trois premiers tomes dans ma bibliothèque depuis une éternité ou deux, et je me suis enfin décidée à les lire. J’ai, de manière générale, du mal avec les comics – c’est nettement plus d’effort pour moi de faire attention à l’image que juste au texte, et beaucoup de comics ont la fâcheuse habitude de mettre un mot sur trois en gras, ce qui est très pénible. J’ai fini par attaquer le premier, et j’ai lu les deux autres dans la foulée. L’histoire se passe quelques… mois ? années ? après la saison 7 de Buffy ; le « big bad » de la saison (ou ce qui semble s’en approcher en tous cas) est introduit assez vite, et on suit les histoires plus ou moins parallèles des personnages habituels (un point « mouarf » pour l’arc autour de Dawn). C’est vraiment dans l’esprit de la série, les dialogues sonnent pareil (et sont toujours drôles), et j’ai pas eu de mal à m’y retrouver. Une très bonne surprise, il va falloir que je me procure la suite rapidement.

The Age of Innocence, d’Edith Wharton (Le Temps de l’innocence, en français), dans un tout autre domaine, se passe au XIXe siècle à New York. On y suit l’histoire de Newland Archer, fiancé à May Welland (qui a tout ce qu’il faut pour un mariage socialement acceptable) qui se trouve rencontrer Ellen Olenska, cousine de la susnommée, beaucoup moins socialement acceptable, mais beaucoup plus intéressante. C’était une lecture plutôt plaisante et assez reposante – on prend son temps, il m’a bien fallu une bonne dizaine de jours pour arriver à la fin des 300 pages – le niveau de lecture nécessaire est décidément plus élevé que mes lectures habituelles 🙂 Il ne se passe pas grand-chose dans le livre, mais la représentation de la société y est très intéressante… et très drôle. Wharton est accessoirement devenue grâce à ce livre la première femme à obtenir un Pulitzer…

Santa Olivia, de Jacqueline Carey (pas de traduction française) est un peu décevant. J’ai beaucoup aimé tout ce que j’ai lu de Jacqueline Carey jusqu’à présent (voir un gros tag qui tache), et j’attendais beaucoup de celui-ci qui partait sur des prémisses intéressantes : dans une ville qui a été coupée du monde par le gouvernement US à la suite d’une épidémie grave plusieurs années auparavant, Loup est la fille d’un soldat génétiquement modifié avec des pouvoirs qui rappellent ceux des loups-garous (minus la fourrure et la pleine lune). Et sinon, ça cause de boxe. C’est pas mal, hein, et probablement d’un autre auteur j’aurais plus apprécié… mais là c’est très en-deçà des séries qui se passent à Terre d’Ange. Et ça aurait probablement mérité une relecture de plus – j’ai vu au moins deux « should of/would of » au lieu de « should have/would have »… ça arrive, mais ça devrait pas passer la relecture. Je me suis demandé si c’était voulu (pour représenter l’évolution de la langue ? l’accent local ?), mais je crois vraiment pas, d’autant plus que c’était vraiment des instances limitées…

The Hero of Ages, de Brandon Sanderson (Le Héros des siècles, en français), est le troisième tome de la trilogie Mistborn dont j’ai parlé au premier trimestre. Il se déroule environ un an après les événements du deuxième tome et, essentiellement, c’est à peu près la fin du monde, et heu… ben faut sauver le monde. En espérant même que ce soit faisable. C’est une excellente fin à une excellente série, en gros. Tous les tenants ont des aboutissants, l’ensemble de la série est cohérent et fascinant (je le répète, mais *rha* ce système de magie est grandiose), et le crescendo du début à la fin de la trilogie est mené de main de maître. J’ai eu beaucoup beaucoup de mal à lâcher mon bouquin sur les quelques soirées que j’ai passé avec (« allez, un dernier chapitre ? c’est pas raisonnable… bon, mais c’est le dernier, hein ! bon allez, cette fois-ci c’est vraiment le dernier ! »). La fin est épique, grandiose et émouvante (c’est rare qu’un bouquin me mette les larmes aux yeux tout de même, et ça a été le cas ici). Il y a un « Mistborn #4 » qui se passe trois cents ans plus tard, il vient de tomber sur ma pile de trucs à lire.

A Study in Scarlet, de Sir Arthur Conan Doyle (Une Étude en rouge, en français), est la première aventure de Sherlock Holmes. J’ai récupéré une intégrale de Sherlock Holmes récemment, donc je rattrape mon retard en culture sherlockienne (j’ai bien aimé les deux films avec Robert Downey Jr et Jude Law, et j’adore la série de la BBC avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman). On y trouve l’introduction des personnages, l’histoire d’un meurtre (forcément), un gros flashback plein de Mormons (ou tout du moins d’une certaine représentation des Mormons), et de manière générale une chouette histoire (même si la révélation du meurtrier est un peu du type « wait wat? d’où c’est qu’il sort celui-là ? »).

Positron épisodes 1 à 4, de Margaret Atwood (pas encore de traduction en français), est le début d’un « feuilleton littéraire » publié uniquement sous forme électronique sous les titres I’m Starved for You, Choke Collar, Erase Me et The Heart Goes Last. L’histoire se passe dans une société dystopique qui a trouvé le remède ultime au chômage : les habitants de Consiliance passent un mois sur deux en prison en tant que prisonnier, et un mois sur deux hors de la prison en tant que gardes de prison et/ou autres jobs « civils ». Ça permet aussi de résoudre la crise du logement : il suffit d’avoir une maison pour deux couples, qui vivent un mois sur deux chacun dedans, sans jamais croiser les autres habitants de la maison. Facile, je vous dis. D’ailleurs, Stan et Charmaine sont parfaitement satisfaits de la situation. Sauf le jour où Stan tombe, dans sa cuisine, sur un mot doux planqué sous le frigo et signé Jasmine – et de là, tout part en sucette. Les épisodes/chapitres sont un peu inégaux – en particulier l’épisode 3 rame un peu – mais j’attends la suite.

Saints Astray, de Jacqueline Carey (pas encore de traduction en français), est la suite du Santa Olivia dont je parle plus haut. Loup et Pilar ont réussi à partir de Santa Olivia, et se font embaucher comme gardes du corps de luxe. On suit leur entraînement/formation et leurs premiers contrats, jusqu’à ce qu’elles décident de changer le monde parce que bon ça va bien ces conneries. J’ai préféré ce tome-ci au précédent : il est plus drôle, plus léger, et avec moins de boxe. Ça pourrait être niais, ça l’est peut-être un peu, mais j’ai surtout trouvé que c’était un bon moment de bonne humeur. Les persos restent sympa, et même si c’est du popcorn, c’est du bon popcorn 😛

S’il n’y en avait qu’un à lire… The Hero of Ages.

#balisebooks – Premier trimestre 2014

Bon. Je suis à la bourre sur mon #balisebooks, parce que j’ai rien écrit depuis janvier. La faute à la thèse de master, sans doute (qui est rédigée et rendue, j’en parlerai sans doute un peu plus tard). Rattrapons donc ce retard inacceptable – et paf, vous gagnez trois mois d’un coup. Et probablement des remarques (encore) plus courtes que d’habitude, parce qu’évidemment je ne me souviens pas de tout !
Naamah’s Kiss, de Jacqueline Carey (pas encore de traduction en français) est le premier tome de la trilogie de Moirin. Cette trilogie se passe quelques générations après les trilogies de Phèdre et d’Imriel (voir juin, juilletseptembre, octobre et novembre) et a pour héroïne Moirin, fille d’une magicienne d’Alba et d’un prêtre D’Angeline dédié à Naamah. Ça reste proche des premières trilogies; cette fois-ci Moirin nous emène en Ch’in (oui, c’est la Chine) via Terre d’Ange. C’est très très lisible, j’ai beaucoup aimé (mais j’ai pas encore lu la suite, allez savoir pourquoi).

Spirit Bound et Last Sacrifice, de Richelle Mead (Lien de l’esprit et Sacrifice ultime, en français) sont les dernier tomes des Vampire Academy (voir novembre, décembre). Rose se met à la recherche de Dimitri dans le premier, et se retrouve en prison pour meutre dans le deuxième. Pas grand chose à en dire – c’était tout à fait lisible, c’était à peu près ce qu’il fallait à mon cerveau fatigué à ce moment là, c’est pas une série que je vais relire. La fin était sympa, cela dit.

Mistborn: The Final Empire, de Brandon Sanderson (L’Empire ultime, en français) a probablement gagné une place au panthéon de mes séries préférées. J’avais beaucoup aimé ce que Sanderson avait fait de la fin de Wheel of Time (voir Memory of Light) et je m’étais dit qu’il faudrait que je lise d’autres choses de lui, voilà qui est fait, et voilà qui n’est pas regretté. Le monde de Vin est divisé en gros en deux – les skaa (dont fait partie Vin), qui sont à peu de chose près les esclaves de la classe dominante, gouvernée elle-même par le Lord Ruler depuis un millier d’années ou à peu près. Vin rencontre une bande de voleurs qui ont un projet complètement dingue : renverser ledit Lord Ruler, histoire d’améliorer un peu le quotidien des skaa. On ajoute à ça un système de magie à la fois original, crédible et génial (les magiciens ou « allomanciens » mangent du métal et le « brûlent » pour obtenir différents effets en fonction du métal) – et ça fait un bouquin phénoménal. Vraiment. Hautement recommandé.

Up from the grave, de Jeaniene Frost (pas encore de traduction en français) est le 7e et dernier tome de la série Night Huntress (voir décembre). L’ancienne équipe de Cat a disparu, donc ils partent à leur recherche, ils terminent dans un bâtiment über-secret, ça fighte dans tous les sens, et voilà. C’était une bonne fin, avec à peu près toutes les histoires (primaires et secondaires) achevées, mais c’était pas spécialement mémorable.

Succubus Heat, Succubus Shadows et Succubus Revealed de Richelle Mead (mêmes titres en français) sont les trois tomes suivants de la série Succubus (voir octobre, novembre). Dans le premier, le démon du coin (et le boss de Georgina et du reste de la clique) se fait kidnapper, et les immortels perdent leurs pouvoirs. Ce qui rend le sauvetage plus compliqué, évidemment. Dans le second, Georgina se fait embarquer dans une espèce de longue hallucination qui la torture avec un mélange de flashbacks de son passé et de rêves divers. Dans le troisième, elle se fait transférer à l’insu de son plein gré à Las Vegas, ce qui est assez suspect. Comme pour le dernier tome de Vampire Academy, on dénoue tout ce qui restait à dénouer, et on termine la série plutôt satisfait. Au final une série plutôt chouette – j’ai lu les trois derniers à la suite à cause des cliffhangers de fin de tomes, mais c’était une lecture cool pour reposer le cerveau fatigué. J’ai nettement préféré ceux-ci à Vampire Academy.

The Wise Man’s Fear, de Patrick Rothfuss (La Peur du sage, en français) est le deuxième tome de Name of the Wind (voir décembre). On continue à suivre Kvothe dans son récit; il commence par prendre un semestre sabbatique pour tenter d’obtenir un patronage (et des sous). Et il apprend à se servir d’une épée et à se battre, aussi. Il y a un gros moment (une bonne centaine de pages, peut-être plus) assez bizarre au milieu du bouquin qui fait que j’ai moins aimé ce tome-ci que le précédent. Ça reste très, très bon – mais maintenant il faut attendre le tome 3. Dameunède.

Magic Bites, d’Ilona Andrews (Morsure magique, en français) est le premier tome de la série Kate Daniels – une mercenaire qui vit dans un monde plus ou moins post-apocalyptique, où « apocalypse » est le retour de la magie – la magie va et vient, et quand la magie est là, la technologie est complètement inutile ou à peu près. Au milieu de tout ça, on a des nécromanciens qui contrôlent des vampires, et un pack de garous. Le gardien de Kate s’est fait tuer, et Kate se met à la recherche de son assassin. J’avoue, j’ai pas vraiment accroché, mais je sais pas trop pourquoi. Peut-être l’impression que c’était un peu bordélique (on est balancé dans le monde en question sans beaucoup de préliminaires), peut-être le fait que j’ai pas réussi à cerner Kate Daniels… bref, j’ai pas accroché.

Machine of Death, de Ryan North et de plein d’autres gens (pas encore de traduction en français) est un recueil de nouvelles qui ont toutes le même point de départ : il existe une machine qui, sur une simple prise de sang au bout du doigt, est capable de prédire comment vous allez mourir (et qui vous le dit). Évidemment, la machine en question est souvent complètement cryptique et parfois auto-prophétique. C’est un recueil de nouvelles, donc il y a évidemment du bon et du moins bon, mais de manière générale c’est plutôt chouette. Il y a un deuxième tome sur les mêmes prémisses – je vais probablement me lire ça à l’occasion.

Disclosure, de Michael Crichton (Harcèlement, en français) est un bon gros thriller qui tache. C’est l’histoire de Tom, qui bosse dans une boîte high-tech qui fabrique entre autres des lecteurs CD-ROM – et dont le prochain produit promet d’enfoncer la concurrence parce qu’il est tellement plus rapide. (Lire tout ça vingt ans après l’écriture rend les choses assez rigolotes, il faut le dire). Il se fait piquer une promotion par une ex qui se fait plus ou moins parachuter – et qui l’accuse rapidement de harcèlement sexuel – ce qui est 1/ faux 2/ difficile à contrer. Plutôt chouette – et la fin était vraiment sympa.

The Well of Ascension, de Brandon Sanderson (Le Puits de l’ascension, en français) est le deuxième tome de Mistborn (voir plus haut). Nos héros se remettent des événements du premier tome tandis que la société s’adapte aux nouvelles circonstances. Manque de pot, la ville de Luthadel est bientôt assiégée par non pas une, non pas deux, mais trois armées. Une ancienne légende refait surface – peut-être un moyen de sauver tout le monde. Ça reste très très solide – j’ai résisté violemment à l’envie d’attaquer le troisième tout de suite. Et RHA cette fin. Sérieusement. Phénoménal.

Allegiant, de Veronica Roth (Divergente tome 3, en français) est le troisième et dernier tome de la série Divergent (voir… bin voir rien, en fait, les deux précédents sont passés dans la période sans #balisebooks, visiblement). La série Divergent commence dans un Chicago dystopique où les gens sont divisés en cinq factions qui représentent leurs traits de caractère. À leurs 16 ans, les adolescents doivent choisir leur faction. Pour les aider dans ce choix, ils passent un test qui les « classe » dans l’une ou l’autre des factions – ils peuvent alors choisir de rester dans leur faction ou être transférés dans une autre faction qui leur correspondrait mieux. Les résultats de Tris sont rares et peu concluants – le test la classe dans trois factions à la fois. Tris choisit d’être transférée de la faction Abnegation dont fait partie sa famille à la faction Dauntless ; le premier tome est celui de son initiation dans cette faction (et c’est pas de la tarte). Les tomes suivants racontent l’évolution de la société en question – y compris, dans le troisième tome, le pourquoi du comment de la société en question. Une trilogie plutôt sympa, j’irai peut-être voir les films au cinéma quand ils sortiront.

S’il ne fallait en lire qu’un… ou trois… Mistborn: The Final Empire, The Well of Ascension et The Wise Man’s Fear.

#balisebooks – A Memory of Light – Robert Jordan et Brandon Sanderson

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Hier, j’ai terminé A Memory Of Light, le quatorzième et dernier tome de la série The Wheel of Time (publiée en français sous le titre La Roue du temps, ils en sont au 22e tome correspondant à la fin du 11e tome en VO) , après 3 semaines à ne guère lire que cela. J’ai pas mal râlé il y a trois semaines en voyant que la version électronique ne sortirait que dans quelques mois ; mon impatience a été plus forte que mes grommellements, et j’ai été l’acheter à la librairie. L’impatience, c’est aussi ce dont je me souviens des premiers tomes. J’avais commencé à les lire en français, mais la traduction française prenait deux tomes pour chaque tome en anglais, et l’édition de poche était bien longue à arriver après l’édition grand format… les lire en anglais était à la fois un moyen de les lire plus vite, et de faire des économies non négligeables ! (parce qu’entre un poche et deux grands formats, le choix est simple). Et tout ça, c’était… il y a un peu plus de quinze ans. Cette série m’a suivie pendant la moitié de ma vie. C’est fou.

Je suppose que ce n’est pas trop une surprise si je dis que A Memory of Light est le livre de la Dernière Bataille. Du coup, il est blindé de batailles, de combats et d’héroïsme épique. Et, de manière générale, c’est très satisfaisant. Tout le monde a son rôle, tout le monde participe au plus gros évènement jamais arrivé, et tout ça est fantastique. Je ne me serais pas attendue à apprécier autant un rapport de bataille de 900 pages – mais ça fonctionne très très bien. En tant que lecteur, on fait sa paix avec le destin de tous les personnages que l’on a suivis pendant des milliers de pages, et c’est, encore une fois, globalement satisfaisant (et quelque peu gratifiant). Certains personnages meurent, comme on peut s’y attendre dans une bataille de cette ampleur ; il n’y a pas beaucoup de temps pour les pleurer, mais on s’y attend presque aussi un peu.

Tout bien considéré, une excellente conclusion à une série qui a eu ses hauts et ses bas. Je suis très satisfaite du boulot de Brandon Sanderson – je ne sais pas s’il était « le meilleur auteur possible pour ce boulot », mais il a clairement fait un très bon boulot pour finir la série. De nos jours, je ne pense pas que je commencerais à lire une série de cette ampleur ; rétrospectivement, je suis contente que ça m’ait pris il y a 15 ans. J’aurais du mal à la recommander à quiconque – probablement de la même manière que j’aurais du mal à recommander à quiconque de courir un marathon (à commencer par moi-même 😉 ). C’est un truc gigantesque. Et quelques bouquins du milieu ne sont pas top. Est-ce que ça en valait la peine ? Je pense. C’était une chouette histoire.