#balisebooks – faut que je blogge plus souvent

Et encore une fois je me retrouve avec un backlog de taré, et plus rien à dire sur des trucs que j’ai lus il y a des mois.

Fire Touched – Patricia Briggs (L’Étreinte des flammes, en français) – le tome 9 des Mercy Thompson, heu, c’était chouette, mais j’ai à peu près 0 souvenir. Y’avait un troll, et un gamin-pas-si-gamin-que-ça échappé de chez les fées, et, heu… bref, chuis contente de mettre des petites étoiles sur GoodReads au fur et à mesure, parce que je me souviens plus.

Perfect, Unbelievable, Wicked et Killer – Sara Shepard (Rumeurs Révélations, Vengeances et Dangers en français) – les tomes 3,4,5 et 6 de Pretty Little Liars. Pareil, pas vraiment mémorable, mais ça occupe dans le train, pis c’est marrant.

Marked, Betrayed, Chosen et Untamed – P.C. Cast (Marquée, Trahie, Choisie, Rebelle, en français) – ça c’est une série que j’ai attaquée depuis mon dernier #balisebooks. Ça commence sur un prémisse sympa, un genre de Vampire Academy, mais plus côté Hogwarts de la force, et c’est même raisonnablement intéressant, y’a de bonnes choses, mais j’ai craqué sur le début 5e tome sur la quantité de redites de la série. Sérieusement, l’exposition, ça va une fois, deux fois, trois fois, la 5e fois je peux plus. Et je crois que si je lis une fois de plus « brown pop » chaque fois qu’elle se tape un Coca je craque aussi. Ah, et les personnages secondaires sont chiants pour la plupart. Bon, bref, chuis pas fan.

Consider Phlebas – Iain M. Banks (Une Forme de guerre, en français) – je me rends compte qu’il est passé dans les mailles du #balisebooks précédent, celui-là. C’est le premier tome du cycle de la Culture, qui est assez hautement considéré dans les cercles où je gravite. J’avais commencé à le lire il y a deux ans et j’avais pas accroché ; je lui ai redonné une chance et c’est mieux passé. C’est l’histoire de Horza, métamorphe de son état, qui se retrouve à devoir aller rechercher un « cerveau » de vaisseau qui s’est cassé la gueule sur une planète interdite. Ça a une vague ambiance Firefly, et j’ai bien aimé, malgré des passages vaguement gore dont on se passerait bien.

The Player of Games – Iain M. Banks (L’Homme des jeux, en français) – c’est dans le cycle de la Culture, mais c’est assez profondément indépendant de Consider Phlebas (et c’est comme ça que je me suis rendue compte que j’avais oublié Phlebas dans le billet précédent). C’est l’histoire de Gurgeh, qui lui fait partie de la Culture, et Gurgeh, de métier, il joue à des jeux de plateau. Ce qui commence bien, techniquement, hein. Et là-dessus, il existe une société, Azad, qui joue le titre d’empereur sur un jeu hyper-complexe. Évidemment, Gurgeh se retrouve candidat… J’avais apprécié Phlebas, j’ai adoré Player of Games.

Touch – Claire North (même titre en français) est l’histoire de Kepler (de genre non déterminé), qui peut « sauter » de corps en corps en les touchant. L’hôte ne fait que perdre un peu (ou beaucoup) de temps. Kepler enquête sur le meurtre d’une de ses hôtes, Josephine. Plutôt chouette, original et bien mené.

Elon Musk, inventing the future – Ashlee Vance (Elon Musk – Tesla, PayPal, SpaceX: l’entrepreneur qui va changer le monde en français) – la biographie (qu’on peut peut-être qualifier de prématurée ?) d’Elon Musk, le type à la tête de Tesla et SpaceX (et un des anciens dirigeants de PayPal). Un bouquin passionnant (bien que probablement un peu trop positif) sur un type fascinant qui fait des trucs qui font rêver. Et d’ailleurs les barges de SpaceX sont nommées en hommage aux vaisseaux de la Culture de Banks, c’était encore un argument de plus pour lire Banks 😉

Assassin’s Apprentice et Royal Assassin – Robin Hobb (L’Apprenti Assassin et L’Assassin du roi, en français) – probablement considéré comme un classique de la fantasy de nos jours. Tout à fait mérité, d’ailleurs. C’est l’histoire de Fitz, bâtard de la famille royale du monde où se passe l’histoire, qui se retrouve à la fois formé aux arts de l’assassinat et à la magie – en plus d’avoir une forme de magie à lui qui est pas exactement bien considérée. Et, en même temps, le royaume se retrouve face à une menace peu choupi et assez zombifiante. C’est très chouette, mais j’ai trouvé que le deuxième tome traînait un peu en longueur.

The Fault in our Stars – John Green (Nos Étoiles contraires, en français) – alors celui-là, je l’ai beaucoup vu en librairie, et comme j’ai tendance à me méfier des trucs que je vois beaucoup, j’avais passé. MAIS… j’ai été voir la page de l’auteur sur GoodReads, et il y a sa photo. Et là je me dis « mais merde, je connais ce type ». Et il se trouve que c’est aussi un des gens de CrashCourse, qui fait partie des channels YouTube pour lesquels il faudrait vraiment que je prenne le temps de tout regarder (j’ai regardé le début du US history, et c’est fabuleux.) Bref, du coup, je me suis dit que ce type ne pouvait pas être foncièrement mauvais, et j’ai lu The Fault in our Stars, malgré un thème qui initialement m’inspirait pas vraiment. C’est l’histoire de Hazel, qui a 16 ans et un cancer terminal, et qui rencontre Augustus. Bon. C’est cheesy, on l’admettra sans problème. Les personnages sont assez peu crédibles, on l’admettra sans problème. Mais j’ai toujours un faible pour les personnages smart-ass, et pour le coup on est servis. Du coup, j’ai vraiment bien aimé.

The Renaissance Soul – Margaret Lobenstine (pas de traduction française) – un machin de self-help avec « people with too many passions to pick just one » dans le sous-titre. Mais, bon, à la lecture du truc, chuis pas la cible. Et le terme de « renaissance soul » me paraît à la fois prétentieux et new-agey, et ça m’a énervée aussi. Bref, j’aurais dû m’en passer.

Retaliation – Tobias Klausmann (pas de traduction française) est le tome 2 de Slingshot. Ça commence juste après Slingshot, c’est la gestion des conséquences des événements de Slingshot, on en apprend beaucoup plus sur Kim et son histoire. Je crois que j’ai plutôt moins aimé que Slingshot, mais ça reste de la bonne SF avec des persos qui poutrent. Et Tobias c’est un copain, achetez son bouquin.

Carry On – Rainbow Rowell (pas de traduction française) est visiblement parti initialement de Fangirl, où le personnage principal écrit de la fanfic Simon Snow, qui est une série de bouquins fictifs qui ressemble vachement à Harry Potter. Bon, Carry On, c’est Simon Snow.  C’est meugnon tout plein et les sorts sont hilarants.

An Abundance of Katherines – John Green (Le Théorème des Katherine, en français) – un autre John Green. C’est cette fois l’histoire de Colin qui, après s’être fait larguer pour la 19e fois par une fille nommée Katherine, décide de partir pour un road trip avec son meilleur copain Hassan, et arrive dans un bled paumé où ils se posent pendant un moment. Y’a des anagrammes, un théorème, pas mal d’auto-apitoiement, mais ça reste plutôt sympa.

Ouf. J’avais fait 15 bouquins sur le précédent, j’en fais 20 sur celui-ci, ça s’arrange pas.

Et sinon, j’avais mis un objectif à 52 bouquins sur GoodReads pour l’année 2016: l’objectif va être brutalement dépassé, étant donné que je suis déjà à 56 et qu’on est qu’au trois quarts de l’année. Ça va probablement ralentir un peu : je viens de découvrir avec beaucoup de retard les bouquins audio. Ça, c’est to be continued.

 

 

Vrac de #balisebooks

Bon, chuis à la bourre sur mes #balisebooks, alors je vais remettre les compteurs à zéro d’un geste auguste. En plein NaNoWriMo, qui plus est (je me demande si je peux réussir à placer mon #balisbooks dans mon NaNo…). Dans les dernièrs mois, j’ai donc lu:

  • Quirkology: How We Discover the Big Truths in Small Things, de Richard Wiseman, publié en français sous le titre Petit traité de bizarrologie. De la pop-psych qui m’a pas laissé un souvenir impérissable.
  • The Three-Body Problem, de Cixin Liu, pas encore publié en français, mais j’imagine que ça ne saurait tarder. Prix Hugo de cette année, SF chinoise, de la très bonne SF avec du contact alien, de la physique qui a à voir avec le titre, et de manière générale un vrai coup de cœur. D’ailleurs, faut que je lise le deuxième.
  • Fangirl, de Rainbow Rowell, publié sous le même titre en français, et que je ne peux pas qualifier d’autrement que de « kromeugnon ». C’est l’histoire de Cath, qui écrit de la fanfiction d’un univers qui ressemble à celui d’Harry Potter, et qui commence l’université. Kromeugnon, et j’ai vraiment beaucoup aimé.
  • Stumbling on Happiness, de Daniel Gilbert, pas d’édition française. De la pop-psych plutôt plus intéressante que le précédent. Pourrait avoir le sous-titre « nos cerveaux nous mentent à longueur de temps, et c’est probablement une bonne chose, mais des fois c’est un peu con quand même. » J’admets, c’est pas très vendeur.
  • Night Broken, de Patricia Briggs, publié en français sous le titre La Faille de la nuit. C’est Mercy Thompson tome 8, c’est sans grande surprise.
  • Axiomatic, de Greg Egan, publié en français sous le titre Axiomatique. C’est un recueil de nouvelles de Greg Egan. Pour ce que j’ai lu de Greg Egan, il fait des univers qui déchirent tout, mais il sait pas écrire une fin. On pourrait croire que c’est un problème pour un recueil de nouvelles, mais c’est un excellent recueil de nouvelles, sur le thème de l’identité et ce qui fait de nous des humains. Je me suis régalée. Le fait que la première nouvelle parte sur le concept « il y a une infinité de dimensions, et l’infinité n’est pas dénombrable », j’avoue, j’étais déjà enthousiaste.
  • The Veil, de Chloe Neill, sans publication française à l’heure actuelle. Autant j’aime bien Chicagoland (même auteur), autant je suis moins convaincue par cette nouvelle série qui se passe dans une Nouvelle-Orleans post-apocalyptique, l’apocalypse étant l’ouverture du portail qui mène aux dimensions surnaturelles. Me suis un peu fait chier. Ce qui est un comble pour de la lecture popcorn.
  • Ancillary Mercy, d’Ann Leckie, sans publication française à l’heure actuelle. Troisième tome de la trilogie commencée par Ancillary Justice. Aurait probablement gagné à être lu juste à la suite d’Ancillary Sword – j’étais un peu paumée au début, je ne me souvenais pas de qui était qui. Conclusion solide à une trilogie solide, cela dit.
  • Landline, de Rainbow Rowell, publié en français sous le titre À un fil. C’est l’histoire de Georgie qui se retrouve à pouvoir communiquer avec son mari… du passé. Distrayant, sans plus. C’est aussi un peu chafouinant d’avoir un personnage qui écrit de la comédie et de pas en voir un seul morceau. Ça aurait été évidemment casse-gueule, mais moins frustrant.
  • The Human Division, de John Scalzi, publié en français sous le titre Humanité divisée. Ça a été publié à l’origine comme feuilleton (un épisode par semaine pendant 13 semaines), et ça se lit un peu comme ça – comme des épisodes de série télé, peut-être, qui racontent au fur et à mesure les événements du livre du point de vue des différents personnages. Scalzi s’est clairement fait plaisir (un certain nombre de références marrantes, du sarcasme et des persos qui font les malins à longueur de page), à notre plus grand plaisir. Ou du moins au mien. J’ai terminé celui-là ce matin, et j’ai fait un « Oh non ! » à voix haute parce que c’était fini. Dans le train. Bref, Balise’s Seal of Approval.

Hop !

#balisebooks de fin d’année

Bon, chuis complètement paumée sur mon #balisebooks, j’ai plein de retard, donc je crois que je vais abandonner l’idée de faire ça en début de chaque mois, je vais ptêt plutôt faire ça « quand j’y pense » 😉 Donc, c’est parti. Évidemment, je me souviens pas de la moitié de ce que j’ai lu, ça va être long à rédiger et probablement pas très intéressant à lire tout ça… 🙂

The Power of Habit: Why We Do What We Do In Life and Business, de Charles Duhigg (pas de traduction française) parle de la formation des habitudes, avec pas mal d’exemples rigolos. C’était intéressant, mais assez répétitif, et ça m’a pas laissé un souvenir impérissable (voire… j’ai été étonnée de le voir dans la liste des bouquins que j’avais lus ces derniers temps !).

Wild Things et Blood Games, de Chloe Neill (pour le premier, Mords un autre jour, en français, et sans traduction française pour l’instant pour le deuxième) sont les tomes 9 et 10 de la série Chicagoland, respectivement. Le 9 était pas terrible, le 10 était mieux, ça reste lisible, mais c’est de moins en moins mémorable.

Random Acts of Senseless Violence, de Jack Womack (Journal de nuit, en français) se passe dans un New York dystopique où on lit le journal de Lola, 12 ans. Au début du livre, Lola fait plutôt partie de la frange aisée de la population ; sa famille se fait expulser de son appartement, déménage à Harlem, et tout part en sucette très très vite. Très chouette, mais assez déprimant (probablement la marque d’une bonne dystopie ? 🙂 )

Winter of the World et Edge of Eternity de Ken Follett (L’Hiver du monde et Aux Portes de l’éternité, en français) sont les deux derniers tomes de la Century trilogy commencée avec Fall of Giants. Les deux tomes se déroulent respectivement pendant la seconde guerre mondiale et pendant la guerre froide (jusqu’à la chute du Mur, en gros), et le tout reste assez phénoménal. Les personnages de Follett côtoient des personnages « réels » (JFK et MLK font bien plus qu’une apparition…), et le tout est, sinon réaliste (je serais bien incapable de me prononcer là-dessus), du moins crédible. C’est un peu bordélique parce qu’on suit les générations suivantes des personnages du premier bouquin, et j’ai eu parfois du mal à recadrer qui était qui exactement, mais c’est un problème que j’ai souvent dans les trucs avec vraiment beaucoup de personnages. Je me demande si je commence pas à développer un goût pour la fiction historique, ce qui changerait un peu de l’urban fantasy 😉

Operating Systems: Three Easy Pieces, de Remzi H. Arpaci-Dusseau et Andrea C. Arpaci-Dusseau (pas de traduction en français), dans un tout autre style, explique de façon très claire les concepts de base d’un système d’exploitation – gestion du processeur, de la mémoire, de la concurrence, des disques. J’en savais beaucoup plus sur le sujet après l’avoir lu qu’avant (ce qui était pas bien dur, je l’avoue), et la lecture elle-même en était agréable. Bonus : il est dispo gratuitement (et légalement) sur http://pages.cs.wisc.edu/~remzi/OSTEP/.

Passage, de Connie Willis (même titre en français)… m’a beaucoup agacée. C’est l’histoire de Joanna Lander, psychologue de son état, qui cherche à comprendre ce qu’il se passe exactement quand on meurt. Richard Wright arrive dans le même hôpital, et il a trouvé un moyen de simuler des « near-death experience » (expérience de mort imminente), et voilà donc nos deux protagonistes qui se lancent dans une étude du sujet. Le thème et le traitement sont intéressants/amusants, mais SÉRIEUSEMENT ce bouquin aurait probablement dû faire la moitié de sa longueur. Joanna semble tourner en rond frénétiquement pendant au moins le tiers du bouquin, et c’est un peu usant. Quelques bonnes surprises cependant. Ah, et pour information, de nombreuses critiques dévoilent pas mal de l’intrigue du bouquin, et ça peut être à éviter si on veut se garder la surprise. Vous êtes prévenus.

River Marked et Frost Burned, de Patricia Briggs (La Marque du fleuve et La Morsure du givre, en français) sont les tomes 6 et 7 des Mercy Thompson. J’étais sceptique avant de commencer la série, j’avais tort : c’est hautement lisible. Le tome 6 était un peu bizarre, j’ai moins aimé, mais le tome 7 repart sur les chapeaux de roue. Les prochains sont sur la liste (et les autres séries de Patricia Briggs… aussi.).

The Slow Regard of Silent Things, de Patrick Rothfuss (La Musique du silence, en français) est peut-être le truc le plus bizarre que j’ai lu depuis longtemps. C’est un livre avec un personnage tout seul (Auri, dont on fait la connaissance dans les Kingkiller Chronicle) qui vit dans sa « maison », et auquel il n’arrive essentiellement rien. Dans la postface, Rothfuss décrit Slow Regard comme « une vignette de 150 pages », et c’est pas forcément une mauvaise description. C’est très… contemplatif, comme lecture, et j’ai presque envie d’appeler ça « un livre d’enfants pour adultes ». Et heu… c’est très joli, voilà. Et ça change.

Kushiel’s Dart, de Jacqueline Carey (La Marque, en français), est une relecture. J’avais beaucoup aimé à la première lecture, j’ai apprécié à nouveau à la deuxième lecture. C’est, je crois, la première fois que je relis un livre électronique – il est très clair que mes habitudes de lecture ont changé depuis que je n’ai plus besoin de « commander/acheter » des livres physiques…

#balisebooks – Août 2014

On aurait pu penser qu’un mois où j’ai 12h d’avion aurait été un mois faste pour le #balisebooks, mais on aurait visiblement eu tort. Et en plus c’était un mois assez peu enthousiasmant sur les bouquins que j’ai lus (après, si c’est un problème d’humeur générale ou la faute à pas de chance… allez savoir.)

Bone Crossed, de Patricia Briggs (en français ), est le 4e tome des Mercy Thompson,  qui s’en va chasser des fantômes à Spokane. Toujours dans la lignée.

Spring MVC: Beginner’s Guide, d’Amuthan G (pas de traduction française) est un gros tutoriel sur le framework Java Spring MVC. Plutôt bien fichu, j’ai appris beaucoup de choses (et je suis capable de les appliquer à mes bidules courants), quelques problèmes de cohérence ici et là mais rien d’insurmontable. Un peu plus de profondeur aurait été appréciée par moments (sur les mécanismes d’injection par exemple).

Fall of Giants, de Ken Follett (La Chute des géants, en français) est le premier tome de la Century Trilogy. On y suit l’histoire de plusieurs personnages au début du XXe siècle jusqu’à quelques années après la fin de la première guerre mondiale – au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis et en Russie. Je l’ai trouvé long – il m’a fallu trois semaines pour le finir (en ne lisant que ça), ce qui est rare, mais plutôt chouette. Et comme je suis nulle en histoire, j’y ai même appris des choses (genre, par exemple, l’histoire des taxis de la Marne).

Vivien’s Heavenly Ice Cream Shop, d’Abby Clements (La Merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane, en français) est l’histoire de deux sœurs qui héritent de la boutique de glaces de leur grand-mère. C’est meugnon, c’est plein de bons sentiments et de décisions stupides, vite lu, vite oublié. Mais je mangerais bien de la glace.

Lock In, de John Scalzi (pas encore de traduction en français) est à la fois un bon bouquin et la déception de ce mois-ci. J’avais lu Unlocked, la grosse nouvelle d’intro, en juin, et j’avais été très enthousiaste ; Lock In m’a moins enthousiasmée. Dans le monde décrit dans Unlocked, Chris est un des patients Haden – il est paralysé dans son lit, mais il peut se balader librement grâce à un « threep » – un genre de robot contrôlé par la pensée, en gros. C’est son premier jour au FBI – et le voilà à enquêter sur la mort violente de quelqu’un, mort pour laquelle le seul témoin et suspect est un Intégrateur (une personne qui peut mettre à disposition son corps pour les Haden), ce qui pose évidemment quelques problèmes sur l’identité « réelle » du coupable. J’ai l’impression que Lock In aurait gagné à être un peu plus long. Ça reste très sympa : le feeling est un peu celui des Cavernes d’Acier d’Asimov ; mais j’attendais exceptionnel.

S’il ne fallait en lire qu’un… Fall of Giants.

#balisebooks – Juillet 2014

Hop, on arrive à la fin du mois de juillet, il est donc temps d’attaquer la rédaction du #balisebooks si je veux avoir une chance de le publier début août 🙂 (EDIT : bon, on est le 4 août, ça va encore…) J’ai aussi décidé que j’allais arrêter d’essayer de donner beaucoup de détails sur les bouquins de séries (à part le premier de la série), parce que c’est inconfortable et que ça n’apporte probablement pas grand chose (et qu’en pratique c’est déjà probablement le cas, en fait).

Blackout/All Clear de Connie Willis (en français Black-out / All Clear), en deux tomes, part sur la même base qu’un de mes livres préférés par le même auteur, Doomsday Book (Le Grand livre) : le voyage dans le temps existe, et il est principalement utilisé par les historiens pour aller observer l’Histoire par eux-mêmes. On suit dans Blackout / All Clear trois historiens envoyés pendant la seconde guerre mondiale : Polly, qui s’en va voir le Blitz, Eileen, qui s’en va voir l’évacuation des enfants dans le nord de l’Angleterre, et Mike, qui s’en va voir l’évacuation de Dunkerque. Leurs trois histoires sont initialement disjointes, mais il ne me semble pas que ce soit un gros indice de dire qu’elles finissent par se rejoindre. Le voyage dans le temps tel qu’utilisé par Connie Willis a a priori beaucoup de « règles » : le continuum est solide, il « sait » se protéger de l’interférence des historiens, et il n’est physiquement pas possible d’altérer l’histoire. Sauf que visiblement, ces règles sont peut-être beaucoup moins solides que ce que l’on pensait auparavant - et c’est ce qui est au cœur de Blackout/All Clear. Le début est très lent, les personnages principaux ne sont pas forcément très distinguables les uns des autres (les personnages secondaires ont plus de caractère – ou sont peut-être plus cliché ?). La fin du premier tome est très abrupte, et le premier tome n’est vraiment pas lisible « tout seul », il faut lire le second. Bref, globalement, un « pas mal, mais » – c’est chouette, c’est historiquement intéressant (pour une certaine définition (romancée probablement) d’historiquement), ça se lit, mais ça aurait probablement gagné à être nettement plus court.

Iron Kissed, de Patricia Briggs (Le Baiser du fer) est le troisième tome des Mercy Thompson, mécano-coyote. Dans ce tome, elle s’en va investiguer un meurtre chez les fae, meurtre dont son mentor (lui-même fae) a été accusé. Évidemment, c’est pas l’idée du siècle, d’autant plus que les fae sont très protecteurs de leur territoire et de leurs secrets, et qu’essentiellement, faut pas les faire chier. Dans la lignée des précédents.

Larkspur, de VM. Jaskiernia… est un machin bizarre, j’ai lu, j’ai rien compris, et ça m’a laissé un vague sentiment de malaise.

Little Women, de Louisa May Alcott (en français Les Quatre filles du Docteur March) est un grand classique que j’étais sûre d’avoir déjà lu. Donc oui, mais pas tout à fait. Je suis raisonnablement sûre que l’édition que j’en ai lue (et re-lue, et re-re-lue) quand j’étais gamine était une édition abrégée (parce que je me souvenais vraiment de beaucoup, beaucoup de choses, sauf de certains passages complets qui ne me rapperaient rien du tout ; d’autre part la version que j’ai lue là en version originale a visiblement été traduite en deux tomes en France (c’était à l’origine deux tomes, mais qui ont visiblement été fusionnés en un seul livre de nos jours). Bref, c’est l’histoire de la famille March, qui commence pendant la Guerre de Sécession alors que le père est au front ; on suit le quotidien des « quatre filles » depuis leurs adolescences jusqu’à leurs mariages. C’est très clairement plein de bons sentiments et parfois un peu prêchi-prêcha, mais je suis contente de l’avoir (re ?)lu, apprécié, et d’en avoir eu une suite par rapport à ce que j’avais lu il y a longtemps.

The Dirty streets of Heaven, de Tad Williams (en français Ange impur) est le premier tome de la série Bobby Dollar. Bobby est un ange et, en tant qu’ange, son boulot est de jouer les avocats du Paradis en face des avocats de l’Enfer (j’évite avec brio l’avocat du diable) pour récupérer les âmes des récents défunts. Le Paradis ressemble fortement à une bureaucratie immonde (mais où tout le monde est content alors ça va). Ça se passe dans une Californie parallèle, qui a un San Francisco mais aussi un Saint-Judas (dont Palo Alto est un district), ce qui est un peu déroutant au démarrage, et ça commence par un problème intéressant : Bobby et son alter-ego de l’enfer arrivent sur la scène d’un suicide, et là… pas d’âme (j’évite avec brio le « pas âme qui vive »). Évidemment, le problème remonte rapidement, les deux factions s’accusent l’une l’autre de piquer les âmes, ce qui ne résout pas le problème initial… L’enquête de Bobby est parsemée de personnages plus ou moins étranges et plus ou moins du « bon » côté (en ce qui concerne Bobby du moins), et l’ensemble est très dur à lâcher à des heures raisonnables pour aller dormir. Très chouette.

Broken, de David H. Burton, est un machin dont j’ai parcouru la deuxième moitié au rythme d’une page par 5 secondes pour avoir une vague idée de ce qui se passait à la fin. C’était assez nul.

Blind Faith, de Ben Elton (pas de traduction en français) se passe dans un futur dystopique pas vraiment daté. La religion globale est l’Amour, il est fortement recommandé de partager sur Internet absolument tout de sa vie (y compris les vidéos de naissance) à défaut d’être qualifié d’antisocial, voire d’hérétique, et les maladies infantiles tuent la moitié des enfants avant l’âge de 5 ans. Le protagoniste, Trafford, se rebelle vaguement, d’abord en évitant de poster la vidéo de naissance de sa fille, Caitlin HappyMeal (oui, ils ont aussi des noms rigolos), puis en envisageant de la faire *gasp* vacciner (alors que tout le monde sait que les vaccins empoisonnent les enfants). Prédictible, mais relativement amusant.

The First Fifteen Lives of Harry August, de Claire North (en français Les Quinze premières vies d’Harry August) part d’un point intéressant : il existe dans le monde des gens qui re-vivent leur vie encore et encore, avec la connaissance de leurs vies précédentes. Lorsqu’ils meurent, ils re-naissent là où et quand ils étaient nés, et ils prennent peu à peu conscience (autour de 5-6 ans) de leurs vies précédentes. Le héros, Harry August, est une de ces personnes. À la fin de sa onzième vie, une petite fille vient lui rendre visite alors qu’il va mourir, pour lui expliquer que la fin du monde est proche à moins qu’il n’y fasse quelque chose. On suit donc Harry dans ses quinze premières vies, ses histoires, et la manière dont il va essayer d’éviter la fin du monde. C’est assez bizarre comme bouquin, notamment parce qu’il y a une notion de voyage dans le temps qui est clairement pas classique, et pas vraiment expliquée ; essayer de réfléchir aux tenants et aboutissants de tout ça file mal au crâne (je sais, j’ai essayé). Mais c’est très, très bien fait et très, très chouette, j’ai vraiment beaucoup aimé. Il a été traduit en français par Armalite, qui le qualifie de « meilleur bouquin sur lequel [elle a] bossé en 20 ans de carrière » – tout un programme 🙂

S’il ne fallait en lire qu’un… The First Fifteen Lives of Harry August.

#balisebooks – Mai 2014

Hop, c’est l’heure d’écrire le #balisebooks de mai, attendu qu’on est mi-juin… Pas grand chose d’hyper-folichon ce mois-ci, j’ai aussi assez peu lu, ça aide pas.

Delirium, de Lauren Oliver (même titre en français) est assez classique dans le concept « dystopie YA ». À leurs 18 ans, tous les habitants sont opérés pour les libérer d’un terrible fléau : « amor deliria nervosa ». Plus d’amour, plus de problème, en gros. Évidemment, Lena, quelques semaines avant sa procédure, rencontre Alex – et les ennuis commencent. Lisible, sans plus. La fin était relativement peu usuelle, mais un mois après avoir fini de le lire je ne m’en souvenais plus…

Blackbirds, de Chuck Wendig (même titre en français) part d’un postulat intéressant : l’héroïne, Miriam, sait quand et comment les gens qu’elle touche vont mourir. Du coup, ceux qui vont mourir bientôt, elle les trace histoire de pouvoir en profiter pour leur piquer des trucs, tant qu’à faire, ça permet de bouffer. Et puis un jour, elle rencontre quelqu’un qui, visiblement, au moment de mourir dans un mois, dit son nom. L’accident bête. C’était pas mal et c’était plutôt drôle, mais c’était pas vraiment mémorable, beaucoup de longueurs, et un peu trop de gore gratuit.

Moon Called, de Patricia Briggs (L’Appel de la Lune, en français) est le premier tome des aventures de Mercedes « Mercy » Thompson, mécano et coyote-garou de son état. Le gros événement du tome, c’est quand Mercy trouve un cadavre sur le seuil de sa porte, et que l’Alpha du pack de loup-garous local, Adam, se fait kidnapper sa fille. Et, heu, voilà. C’était une lecture plutôt sympa, Mercy est chouette (j’aime bien le fait qu’elle soit mécano), les dialogues ont une vague saveur Buffy-esque, bref, plaisant. Et du coup j’ai attaqué le suivant dans la foulée.

Blood Bound, de Patricia Briggs (Les Liens du sang, en français), est donc le deuxième tome du précédent. Là, tout commence lorsque Mercy a l’idée saugrenue de rendre service à son copain vampire Stefan et de l’accompagner rendre visite à un autre vampire qui vient d’arriver dans le coin, histoire de lui expliquer un peu la vie. Il y a un peu plus de détails sur l’univers dans ce tome-ci que dans le précédent, ce qui est toujours sympa. Et j’ai eu du mal à le lâcher, celui-ci, je dois dire.

S’il ne fallait en lire qu’un… Moon Called, parce que c’est le premier d’une série prometteuse, je suppose.