Yosemite et Sequoia National Park

Bon, on est mercredi, il est largement temps de bloguer le WE :p (Attention, billet relativement long)

Donc, après le bouchon du billet précédent, nous sommes arrivés à l’hôtel et on a dormi. En gros. Notons que les king size beds, c’est bien. On avait quand même mis le réveil pour 1/ partir à une heure décente 2/ pas rater le petit déj.

Donc lever, douche, petit déj, et nous voilà partis. Première étape : le 7 11, pour acheter du manger pour le midi. On embarque trois sandwiches, quelques trucs à manger, et vroum. La route vers le Yosemite se fait sans problème. On avait décidé, pour une bête question de kilométrage, de passer par l’entrée sud du parc. C’est donc ce que nous avons fait, Évidemment, le Yosemite, un quinze août de beau temps, c’est légèrement PEUPLÉ, surtout à l’entrée. Nous prenons notre mal en patience avant de pouvoir aller filer 20$ à l’entrée. En échange, un plan et un peu de doc. On roule un certain temps, on se balade, on se paume dans une espèce de quartier résidentiel à l’intérieur du parc national, normal quoi. On finit par se décider sur un endroit pour manger ; calme (à l’espèce de bourdon près), personne, pas l’endroit du siècle, mais bon. Pas les sandwiches du siècle non plus, on se promet qu’on essaiera de faire mieux le lendemain.

Après le déjeuner, on monte un peu de l’autre côté de la route et on profite de notre premier vrai joli panorama. On n’est pas sur un parking « classique » et on est donc tous seuls, ce qui est appréciable 🙂 Pierre fait mumuse avec l’appareil photo et trouve la fonction magique pour faire des photos HDR, la prise de trois photos automatiquement à trois expositions différentes. Amusement en perspective 😉 On a aussi une (enfin trois, Pierre a fait je sais pas quoi sur le déclenchement de l’APN 🙂 ) photos de nous devant les montagnes 🙂

Retour sur la route, et je dois avouer que malgré le spectaculaire des alentours, j’ai dû un peu dormir. C’est pas ma faute, en voiture je dors, voilà, c’est comme ça. Après quelques arrêts, nous arrivons au sommet de la route, Glacier Point. On est à 7214 pieds, un petit 2200m. On s’arrête à la boutique pour acheter des tshirts (quand même, hein, on se refait pas) et un café (même remarque) et, bon, le panorama est plutôt très sympa (et on a plein de photos HDR à monter) (et des panoramas aussi) (voire, un panorama HDR, ça promet quelques heures intéressantes).

On redescend, et on va faire un petit tour dans un autre coin du parc : le coin des sequoia. Sur la route on voit pas mal de panneaux « Speeding kills bears » (ce qui est une variation intéressante de « chaque fois que vous faites un excès de vitesse, Dieu tue un chaton »), mais malheureusement il s’agit des endroits où un ours a effectivement été tué récemment. Pov’z’ours 😦

Dans la futaie de séquoias, on fait une toute petite rando (0.8 miles aller, plus le retour, soit 2,5 kilomètres) pour aller voir le « tunnel tree ». C’est un séquoia qui a la particularité d’avoir un tronc divisé en deux à la base. Si le séquoia est en lui-même très beau, je suis triste de voir qu’il a été « retaillé » pour pouvoir faire passer les touristes dedans… grumpf :/

Partout, des notes expliquent que le sequoia est un arbre plutôt fragile, que ses racines sont très proches du sol (et que donc il vaut mieux éviter de s’en approcher trop pour éviter de les traumatiser, surtout vue la quantité de touristes…), que son processus de reproduction est relativement sous-optimal et que finalement ce qui le sauve, c’est que c’est un bois très (trop ?) fragile pour faire des planches !

Le soir tombe et la route jusqu’à l’hôtel est encore longue, donc nous nous remettons en route, direction Fresno/Clovis. On a mangé à Applebee’s à Clovis, depuis le temps qu’ArnY nous disait qu’il fallait, c’est fait 🙂 Et finalement nous sommes arrivés à l’hôtel assez tôt ; j’ai eu le temps de faire quelques essais de HDR avant d’aller au dodo.

Le lendemain, direction le Sequoia National Park. L’objectif était de rentrer par l’entrée sud du parc, de remonter jusqu’à la grotte Crystal Cave, et d’aller faire un tour à King’s Canyon avant de rentrer à Mountain View. Malheureusement, vues les distances considérées, on n’a pas pu aller à King’s Canyon. Mais on a vu le plus gros sequoia du monde 🙂 (Mais j’anticipe).

Départ donc le matin, je prends pour une fois le volant (parce que je suis raisonnablement réveillée). Une sortie d’autoroute malencontreuse (foutues voies auto-éjectantes) nous amène quand même (tout n’est pas perdu) dans une espèce de supermarché, plutôt glauque, mais bon. Pour ne pas répéter l’échec de la veille, nous prenons du pain, de la charcuterie et du fromage. Et des tomates cerise, parce que c’est bon les tomates cerise. Pierre comptait prendre un sac de glace pour le mettre dans le sac à congeler et garder le tout froid. Malheureusement, à première vue, pas de sac de glace 😦 Qu’à cela ne tienne, on passe quand même au rayon des surgelés pour trouver le meilleur rapport « masse de glace/prix ». On finit par se décider pour un bloc d’épis de maïs et un sac de brocolis :p Je grogne un peu sur le gâchis, mais on n’a pas d’autre solution en vue. Mais miracle, au moment de passer à la caisse on voit que les sacs de glace sont en fait de l’autre côté de la caisse… rangement du maïs, récupération d’un sac de glace, rangement dans le sac à surgelés, et nous voilà parés !

La route en arrivant est plutôt sympa. On passe à côté d’un lac qui a visiblement été déjà plus haut. L’entrée du parc est nettement plus zen qu’au Yosemite ; en arrivant à peu près à la même heure, on n’avait que 4 ou 5 voitures devant nous. Première étape, le visitor center pour aller chercher des places pour la visite de la grotte. Première visite dispo à 14h30, la dame nous signale qu’il faut prévoir une heure de voiture pour y arriver et une demi-heure de marche pour descendre à la grotte, il ne faut pas traîner. On décide de déjeuner avant la demi-heure de marche – sur le parking, donc 🙂 La route du début du parc est plutôt plus « scénique » qu’au Yosemite, et je connais au moins deux personnes qui se seraient probablement vraiment régalées sur les routes de montagne pour monter (et pour redescendre). Enfin Pierre n’avait pas l’air de trouver ça déplaisant non plus. On arrive au parking de la grotte, on mange, des panneaux partout disent de ne PAS laisser de bouffe dans la bagnole – des « casier anti-ours » sont disposés un peu partout autour du parking. D’ailleurs, toutes les poubelles des deux parcs sont des « poubelles anti-ours » aussi, pour éviter que les ours n’aillent chiper dedans. Qu’ils se nourrissent eux-même :p

Le repas est nettement mieux que la veille 😉 On envisage de commencer la descente vers la grotte un peu en avance (histoire d’assurer le coup, on sait pas trop comment c’est fichu et je ne suis pas vraiment une grande marcheuse, surtout en altitude), mais le guide nous indique qu’on ne peut commencer à descendre qu’à 14h pour la visite de 14h30. Bon. 14h arrive, nous commençons à descendre, et à chaque pas que nous faisons je me dis « je vais en chier pour remonteeeeeer » ! La visite de la grotte se passe bien, c’est superbe, le guide est très bien. Avant la visite, il nous explique quelques règles de base. La première de toutes : on-ne-touche-à-rien. Et la dernière : on évite les bords, ya des trous, ya moyen de se casser la gueule, de se faire mal, les secours sont longs à arriver vu le chemin, et en plus ça viole la première règle, donc SAYMAL. Bon et sinon, les photos de grotte, c’est dur, mais on en a quand même une ou deux de pas mal (le flash était autorisé).

On a eu quelques bons fous rire dans la grande salle de la grotte, où, comme souvent, le guide éteint toutes les lumières pour donner une idée de « ce que ça fait quand on arrive » et en profite pour faire un speech sur les animaux. Il explique que la plupart sont aveugles, voire n’ont pas d’yeux (à côté : « Awww, poor animals »). Il nous demande, à notre avis, quel aspect peuvent avoir les animaux du coin (à côté : « nobody cares! ») ; on sort quelques animaux, des insectes, des bestioles ; « et plus gros ? » – « Dinosaurs » ! Bref, c’était rigolo. J’aime bien les grottes 🙂

En sortant de la grotte, la chaleur nous assaille violemment ; faut dire il fait 10°C dedans et plus proche de 30/35°C dehors ! D’ailleurs ça nous a fichu un coup, autant à Mountain View et vers la mer le temps est très doux, venteux et plutôt agréable, autant, au Yosemite comme au Sequoia, on a eu chaud. Bon, c’est pas vraiment étonnant, à cette distance (entre 300 et 400km) l’océan n’a plus vraiment de rôle régulateur et on est en fait nettement plus proches de la Death Valley que de l’océan !

Et là, il faut remonter. Comme prévu, c’est long, ça monte, et tout. Il n’y a qu’un demi mile (800m), mais je crois que c’est les 800m les plus durs que j’ai faits depuis longtemps ! On s’arrête à une cascade (c’est joli les cascades), le guide nous double à une vitesse… supérieure, et on finit par arriver. Le guide se fout de nous « heyy, you finally made it! » ouais ouais ouais.

Bon, c’est pas tout ça, mais on est au Sequoia National Park, faudrait ptêt voir un peu plus de séquoias qu’au Yosemite ! Donc nous reprenons la voiture et nous nous baladons. La forêt est très chouette, et il y a effectivement de nombreux séquoias. Nous nous arrêtons à un parking avec « plein » de séquoias, c’est rigolo ils ont tendance à s’aligner et à pousser les uns à côté des autres.

Et donc, les sequoias, c’est large et haut (et ça pousse bien parallèle). On se balade un peu, et il est temps d’aller voir le General Sherman, le plus gros arbre répertorié au monde… Ce n’est pas le plus haut, mais en termes de volume de bois, c’est lui qui a le record 🙂 On gagne encore un peu de descente pour aller voir l’arbre, mais c’est mieux pavé, avec des bancs, et tout, bref, de la rando de grand luxe :p (et il n’y en a, pareil, que pour 800m, et 60m de dénivelé, objectivement, je suis une loque, bref). Bon et donc, après la descente, faut se rendre à l’évidence : 80 d’arbre, ça rentre pas dans l’appareil photo. (Par contre j’ai fait des premiers essais d’HDR très prometteurs sur cette dernière photo. À suivre).

Le temps de remonter, il est déjà tard, et on a quatre heures de route pour rentrer à Mountain View… une fois sortis du parc ! Le plus raisonnable est donc de reprendre la route, tant pis pour le King’s Canyon. On est un peu tristes, mais il faut savoir être raisonnables. Sur la route, on s’arrête à Chili’s pour dîner. Si ArnY ne jure que par Applebee’s, nos deux expériences à Chili’s ont été plutôt mieux que celle à Applebee (même si Applebee était tout à fait correct). Mais bon, sur une enseigne de cette taille, il est probable que la qualité diverge d’un emplacement à l’autre…

La route du retour se fait sans problème. Je réussis même à travailler dans la voiture (une fois la route de montagne terminée, tout de même) et nous arrivons à Mountain View vers 1h du matin – claqués, mais heureux d’un excellent week-end 🙂

Un commentaire sur « Yosemite et Sequoia National Park »

  1. Gnaaah, route de montagne, naveux…. Broom broom. Sinon, la fonction magique pour faire du HDR sur un appareil photo s’appelle le bracketting (orthographe toute relative, comme d’hab’)

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