Le B.A.-BA de la réparation

Je viens d’avoir l’air très bête.speaker

Je rentre à la maison ce soir, je vais pour mettre de la musique dans le salon, je fais pas plus attention que ça, la télé (qui est dans le bureau) se met à hurler. Je pique un sprint vers le bureau, j’éteins la télé avant que les voisins ne commencent à râler sur le volume de Metallica.

Il se trouve que l’enceinte qui est dans le salon est une enceinte Sonos – un bidule contrôlable entièrement via WiFi et qui sait jouer de la musique depuis moult sources Internet, y compris Google Play Music. Ça marche comme suit : je lance Google Music sur mon téléphone, j’appuie sur le petit bouton « Cast », je clique sur Sonos dans le menu, je clique sur Play, et ça envoie la musique sur la Sonos, c’est magique.

Sauf qu’on a aussi une Chromecast, sur la télé. Et que j’ai pas fait gaffe en cliquant, et qu’au lieu de cliquer sur Sonos, j’ai cliqué sur Pangolincast (c’est le nom de la Chromecast, cherchez pas.) Une fois la télé éteinte, je reviens dans Google Music – et ya une raison fondamentale pour laquelle j’ai pas cliqué sur Sonos, c’est que j’ai pas Sonos dans le menu. Dameunède, me dis-je en mon for intérieur, ce foutu truc est pété, continue-je. J’ouvre l’app Sonos sur le téléphone, qui me trouve pas mon enceinte. Scrogneugneu. Et qui me dit qu’il faut que je mette à jour l’app. Bon. Je vais pour mettre à jour l’app, pas de mise à jour disponible. Il insiste, le bougre ; je désinstalle l’app, je réinstalle l’app. Je continue à lutter un peu, je réessaie, il râle toujours qu’il faut une mise à jour et que j’ai pas d’enceinte dispo, bon.

Éclair de génie – du moins je le crois à ce moment là : on a pas mal bricolé le WiFi ces temps-ci (parce qu’on a la fiiiibre), ça a dû defuncter le truc. Je commence donc à reconfigurer tout le système Sonos. La petite borne affiche une loupiote blanche, tout va bien. L’enceinte n’affiche pas de… aaaaattends une seconde. La loupiote de l’enceinte est éteinte.

Je me suis donc tapé le crâne un grand coup, j’ai branché l’enceinte (qui avait été débranchée… juste avant l’installation de la fibre, histoire de faire de la place autour de la prise), j’ai refait coucou sur l’app Sonos, et tout de suite ça marchait mieux.

J’avais oublié le B.A.-BA de la réparation : « first, check the cables. » (« Second, check the cables. »)

Je sers la science et c’est ma joie

J’ai récemment participé, en tant que « volontaire », à une étude scientifique à mon université, et comme c’était majoritairement rigolo, et que c’est pas forcément un truc qu’on fait souvent, ben en voilà un petit compte-rendu.

Tout a commencé il y a quelques mois : j’ai reçu un mail, je ne sais plus par quel biais (peut-être juste parce que je suis étudiante à l’ETH, peut-être parce que je me suis inscrite dans un coin en disant « ouais, je veux bien participer à ce genre de trucs », je sais plus) qui réclamait des volontaires pour une étude sur l’absorption du fer. Pour la plupart des études de ce genre, je ne peux pas être qualifiée parce que je ne suis pas dans les fourchettes de poids « standard ». Mais là, pour le coup, le poids est précisément le facteur dont ils veulent mesurer l’impact, donc du coup je suis dans la fourchette. Je lis le reste des prérequis, ça a l’air de passer pour tout ; je réponds au mail, on m’envoie le descriptif complet de l’étude, on me demande si ça roule toujours, et on me demande de passer au labo pour un premier entretien. Ledit labo est dans le bâtiment d’à côté du « mien » à l’ETH, donc c’est vraiment pas un problème. L’étude complète « initiale » a quatre rendez-vous après le premier rendez-vous : deux petits déjeuners au labo en conditions « contrôlées », une prise de sang quinze jours plus tard, et un passage à l’université pour une mesure de la composition du corps et une mesure de la fonction musculaire.

Je vais au labo, on me réexplique tout ça, on m’explique que je peux arrêter quand je veux, on me demande si j’ai des questions, tout ça. On m’explique aussi qu’il y a peut-être un test supplémentaire, qu’ils attendent l’accord du comité d’éthique, et ils m’expliquent le test supplémentaire : c’est une mesure de volume sanguin. Je lis, je m’inquiète un peu quand on me dit « le truc c’est qu’on va vous faire respirer une petite quantité de monoxyde de carbone », je suis rassurée quand on m’explique le protocole exact. L’accord du comité d’éthique est arrivé quelques jours plus tard.

Vient le moment de la signature : « j’ai bien compris tout ce qu’on m’a expliqué, je suis d’accord pour participer à l’étude, et j’ai bien noté que je pouvais interrompre ma participation à n’importe quel moment ». Avec, en bonus, une question vraiment difficile : « Si par hasard on trouve une information qui peut avoir un impact sur votre santé, est-ce que vous voulez qu’on vous le dise ou pas ? ». C’est dur, comme question. C’est risquer le faux positif. C’est risquer l’angoisse. Et en même temps, s’il y a quelque chose d’inquiétant, il vaut probablement mieux le savoir, non ? J’ai fini par cocher « oui, dites moi ». Mais non sans hésiter.

Quelques semaines plus tard, j’ai bloqué tous les examens et autres sur deux jours (sauf la prise de sang finale qui devait avoir lieu deux semaines plus tard). Premier rendez-vous, premier petit-déjeuner. Le truc affreux, c’est qu’ils veulent contrôler les paramètres au maximum. Du coup, on m’a demandé de ne rien manger après 20h la veille, et de ne rien boire après minuit la veille. En plein mois de juillet, c’est pas super choupi. Je vais au labo, je mange du pain, du beurre et du miel, un verre d’eau., et une bonne dose d’isotopes de fer, que je n’ai d’ailleurs pas vraiment senti. Je me suis demandé s’ils les avaient mis dans la pâte à pain (parce que le pain était pas terrible :P). Et (sans surprise) on me demande de ne rien manger ni boire pendant 3 heures en suivant. Pareil, mois de juillet, dur. PAS DE CAFÉ, dur.

L’après-midi, je me suis trimbalée à l’autre bout de Zürich pour aller faire le test de volume sanguin. En gros, l’idée c’est de respirer dans divers bidules, plusieurs fois. La première fois dans un spiromètre « à vide » pour regarder la valeur initiale de CO. La deuxième fois dans un gros machin qui leur permet d’injecter une dose contrôlée de CO pendant l’expérience – d’abord un test « à vide » pour expliquer le fonctionnement (il faut expirer le plus possible, tourner un petit robinet, et respirer normalement après – et le tout sans faire rentrer d’air « extérieur » au système), et encore une fois dans le spiromètre pour regarder la valeur « après ». Au passage aussi, quelques prélèvements sanguins dans le lobe de l’oreille, pour mesurer l’hémoglobine et ce genre de trucs. C’était pas super agréable de respirer dans le machin, ou de jouer au spiromètre, parce que c’est globalement pas super confortable d’expirer au maximum. J’en ai profité pour demander comment les isotopes étaient administrés, et en fait ils sont en solution, brossés sur le pain. On m’a demandé si j’avais remarqué le goût, j’ai dit non. J’ai aussi signé une version mise à jour du formulaire de consentement – pour prendre en compte la nouvelle étude. La question « et donc, si on trouve un truc ? » avait gagné un nouveau choix : elle était passée de « oui/non » à « oui/non/décidez pour moi ». J’ai re-coché oui.

Le lendemain matin, deuxième petit déjeuner. Toujours difficile de ne rien boire, et de se passer de café. Il y a deux petits déjeuners parce qu’il y en a un supplémenté en vitamine C : le but du jeu est de voir dans quelle mesure l’ajout de vitamine C aide à l’absorption du fer. Pour ça, ils utilisent deux isotopes différents sur les deux petits-déjeuners. Là par contre, que ce soit parce que c’était moins bien réparti, pas le même isotope, ou parce que j’y faisais plus attention, je suis sortie du labo avec un vilain goût métallique dans la bouche.

L’après-midi, je suis allée à l’université pour aller faire les derniers examens. D’abord, mesure de la composition du corps. C’est pas super rigolo, ça implique essentiellement de pas trop bouger pendant qu’on se fait scanner. Le scanner lui-même balance très peu de radiations (ils disaient l’équivalent de passer trois heures dehors). Je dois dire que j’ai pas été super fan de me voir « complète » sur l’écran, ça fait un drôle d’effet (et la vague impression de prendre beaucoup de place :P). Et pour finir, opération « mesure du fonctionnement musculaire ». Là, l’idée, c’est de sauter de plusieurs manières différentes sur une plaque reliée à un ordinateur. Évidemment, le type qui fait la démo est plutôt du genre sportif (FORCÉMENT, S’IL FAIT QUINZE DÉMOS PAR JOUR, ÇA AIDE), et, bon, faut pas avoir honte 😛 On commence le test, tout se passe bien. Et là, on arrive au moment où il faut sauter à cloche-pied sur la plateforme. Première mesure jambe gauche, OK. (Plutôt mieux que dans l’essai avant, où je m’étais rendue ridicule et où j’avais failli me vautrer). Première mesure jambe droite, OK. Deuxième mesure jambe gauche, OK. Deuxième mesure jambe droite… OK… jusqu’au moment où ma cheville a fait un vilain « clac » et un vilain « aïe » 😦 Je m’étais collé une entorse en janvier, et j’avais pas spécialement réfléchi que c’était peut-être pas l’idée du siècle de sauter dessus comme ça 😦 On me file de la glace, je me traîne difficilement jusqu’au tram en râlant, je rentre à la maison.

J’envoie un mail aux responsables de l’étude pour demander exactement quoi faire niveau assurance, on me répond rapidement, le lendemain béquilles, toubib (parce que je pouvais plus marcher). Bref, je gère tout ça, je tiens les responsables de l’étude au courant, je demande si je qualifie toujours vu qu’on m’a filé des anti-inflammatoires et de l’héparine, on me dit « c’est probablement pas optimal, mais ouais, si tu peux quand même revenir pour la dernière prise de sang, ça serait cool ». Je suppose qu’ils préfèrent avoir les données quitte à exclure après plutôt que de ne pas les avoir du tout.

Mercredi, j’ai été faire la dernière prise de sang (en marchant sur mes deux pieds, ça va mieux 🙂 ). Je sais pas si j’ai déjà vu quelqu’un me faire une prise de sang aussi rapidement, d’ailleurs, c’était impressionnant. Pour me remercier de mon temps et de ma participation, j’ai gagné 150CHF, comme prévu initialement. Je devrais avoir mes propres résultats et les résultats de l’étude quand ils seront prêts.

Bref, globalement, c’était plutôt rigolo, comme expérience. Ça m’a permis de voir comment ce genre d’étude se déroulait, comment ils géraient les expériences et les sujets, tout ça. J’ai trouvé ça cool. Ma cheville moins, mais, bon, comparé à ce que le disciple de Léonard prend dans la gueule, je m’en tire plutôt à bon compte, sur le « je sers la science et c’est ma joie »…

Décès de Michel Laclos

Je viens d’apprendre, via le Twitter de Bernard Pivot, le décès de Michel Laclos, auteur prolifique de grilles de mots croisés.

Il y a des gens qu’on associe toujours à d’autres, et j’associe toujours Bernard Pivot et Michel Laclos à mes grands-parents. On a fait quelques fois la dictée de Pivot, il y a longtemps avec la retranscription de la Voix du Nord (je crois me souvenir que c’était Mamie qui dictait, et nous on grattait 😉 ), et plus tard avec l’enregistrement cassette du magnétoscope… Il fut un temps où j’avais une meilleure orthographe qu’aujourd’hui, ça m’agaçait toujours de faire des fautes, même sur des mots que je n’avais jamais lus ou entendus ! (Maintenant ça m’agace toujours de faire des fautes que je ne devrais pas laisser passer. C’est un autre débat.)

Quant à Michel Laclos, je crois bien avoir toujours entendu parler des « mots croisés de Michel Laclos », difficiles mais rigolos (Ou rigolos parce que difficiles…). Les dictionnaires – standards et de mots croisés – étaient rangés dans le salon, et visiblement fréquemment utilisés. Y compris par moi, d’ailleurs, j’ai probablement passé un certain temps dedans, je trouvais ça marrant de classer les mots par nombre de lettres. Je me souviens aussi des stylos beiges avec une gomme au bout, des hypothèses écrites avec une main légère pour pouvoir les effacer plus facilement, du papier glacé des grilles.

Et je me souviens de Papi qui racontait souvent en souriant qu’il avait fini par trouver un mot sur une définition particulièrement vicieuse de la grille du moment. Et moi je voyais ça avec une certaine admiration, parce que même les « faciles », « rho, j’aurais jamais trouvé » 🙂

Bref, l’annonce de ce décès m’a fait un peu bizarre. Monsieur Laclos, vous avez probablement touché beaucoup de monde avec vos grilles, et vous en avez probablement touché bien plus indirectement…

Murphy m’en veut personnellement

Je vois pas d’autre explication. Et je m’excuse pour ma série d’articles d’info théorique, j’ai pas eu le temps de m’y replonger ces derniers temps. Mais j’y pense. Bref.

Il y a trois semaines, on s’est fait réveiller à 5 heures du matin par un boucan phénoménal, et des trombes d’eau qui semblaient venir de… D’un peu au-dessus du bâtiment, et seulement d’un côté de l’appartement. À peu près comme ça, mais vu du bâtiment d’à côté et du 5e étage. Passées les premières suppositions (phénomène météo vraiment stupide, barrage qui a pété) (il était 5h du mat, ok ?), on finit par nous dire qu’une grosse canalisation a pété dans la rue. 60 cm, suffisamment de bars pour monter jusqu’au 6e étage, et paf, ça pète devant la porte de mon immeuble. Bon. Il se trouve qu’on a un petit balcon sur l’appart, et que ce petit balcon est entouré d’un mur. Pas d’une grille, non, d’un mur. Avec un petit trou de 2-3cm pour laisser évacuer l’eau. De pluie. Parce que le petit trou d’évacuation, il fait pas le malin face à un torrent de flotte qui embarque avec lui des morceaux de route. (On a plus tard retrouvé un pavé de 2,5kg sur le balcon.) Le balcon s’est rempli aux 80cm de sa hauteur en quelques minutes.

Évidemment, derrière le balcon, il y a une porte fenêtre. Sinon c’est pas très utile d’avoir un balcon. Les joints de la porte fenêtre, ils ont pas non plus longtemps fait les malins devant les 80cm de flotte du balcon. (Ils font techniquement pas vraiment les malins quand il pleut beaucoup non plus). L’eau a commencé à rentrer. C’est à peu près à ce moment là que Pierre m’a dit « habille-toi » (encore une fois, 5h du mat), « on se casse ». On a récupéré au passage nos sacs à dos (contenant portefeuilles, divers machins et… laptops), Pierre a tenté de colmater vaguement la porte entre le salon et le reste de l’appart avec ce qui traînait (nos peignoirs, essentiellement), et on est descendus. Par l’escalier, normalement. Au fur et à mesure de la descente, de plus en plus d’eau – évidemment, tout le monde a les mêmes balcons, et tous les appartements commencent à déborder. L’arrivée au rez-de-chaussée reste une image assez terrifiante pour moi. On a déboulé là-dessus :

IMG_20130328_053412Avec les vagues, la porte qui battait, et le bruit de l’eau qui continuait à  se déverser dans la rue.

On a pris notre courage à deux mains, et on est sortis du bâtiment (pas par cette porte là, ça aurait probablement été dangereux, mais il y a une porte derrière qui était au sec).

Notons que l’eau froide à hauteur des genoux, quand il fait nuit et qu’il fait froid, ben ça fait froid. Et là, on sort du bâtiment, et il se met à NEIGER. Dru. On se promène un peu autour du pâté de maisons, on finit par retourner du côté de chez nous pour voir l’eau se déverser dans la rue.

On a fini par voir le niveau d’eau de la « fontaine » décroître progressivement. Il a fallu 1h20 pour réussir à couper l’eau. (C’est apparemment pas évident de couper l’eau sur une conduite de cette taille, si on veut éviter les problèmes en cascade en amont…) Il est estimé que 15 millions de litres d’eau se sont déversés sur l’immeuble et sur la route.

On s’est finalement fait ramasser par un bus de la protection civile, ils nous ont filé du café, des fringues sèches le temps que les nôtres passent au sèche-linge, et un petit-déjeuner. On  est restés avec eux jusque 16h, à peu près – c’est encore eux qui savaient le mieux ce qu’il se passait. On a été très soulagés quand ils nous ont annoncé que la statique du bâtiment n’avait pas souffert, et qu’on allait pouvoir au moins repasser chez nous.

Vers 16h, on a pu retourner à l’appartement. Les gens de la voirie étaient en train de remettre du bitume au-dessus de la canalisation réparée, et les équipes de rénovation commençaient à s’organiser. Ils nous avaient dit de nous préparer au fait que tout serait ruiné et que l’eau coulait depuis les plafonds. La montée des 5 étages s’est faite avec une grosse boule dans l’estomac. Heureusement, nos voisins du 6e n’avaient pas de balcon, n’ont pas eu d’eau chez eux, et n’ont donc pas dégouliné chez nous. Les dommages sont restés limités au sol. Nos voisins des étages inférieurs ont été moins chanceux.

Le niveau d’eau est monté à 20cm dans le salon (là où il y avait le balcon), et quelques centimètres dans le reste de l’appartement. Quand on est montés, ils avaient déjà pompé toute l’eau. On a été très soulagés de voir que, comparativement, peu de choses avaient souffert. Mes bouquins étaient restés au-dessus du niveau de l’eau, et nos jeux de plateau… aussi 🙂 Les ordinateurs semblaient ne pas avoir pris l’eau dans leurs boîtiers. (Depuis, Pierre a diagnostiqué que sa carte mère n’avait pas survécu…)

Ça fait donc un peu plus de trois semaines que notre appartement n’est plus habitable. Entre temps, il a été vidé (faire l’inventaire et évaluer l’année et le prix d’achat de tout ce qui traînait a été épique…) ; quelques meubles ont déjà fini à la benne (l’agglo, ça aime pas l’eau. Les canapés non plus.), le reste est dans un entrepôt quelque part en banlieue. Maintenant, on attend que l’entreprise de rénovation fasse son boulot. À l’heure actuelle, les appartements de l’immeuble ont plus ou moins tous été vidés et débarrassés de leurs planchers (les planchers flottants, c’est VIEUX, nous on avait un plancher À VAGUES !) et du crépi/de la tapisserie des murs. On est raisonnablement sûrs que le bâtiment ne va pas être détruit, mais on n’a pas vraiment d’information officielle sur le sujet. On n’a pas non plus d’information sur le temps que ça va prendre. Probablement encore plusieurs mois ; on espère que le nombre de mois sera limité à 2 ou 3, mais on ne sait pas.

Jusqu’ici, on a squatté chez des copains qui ont eu la riche idée de partir en vacances au moment où on avait besoin d’un endroit pour se poser. On a aussi les clés d’un petit meublé pas trop loin (c’est petit, c’est cher, et les types qui ont fait l’ameublement et la déco fument des arbres par paquets de 12, mais ya un toit, un lit, et un accès à Internet.)

On déménage là-bas aujourd’hui, on doit avoir trois ou quatre allers-retours à faire pour trimbaler tout notre bordel. Il faisait 25°C avant-hier. Ce matin, il neige.

Ma guitare namoi

Ça doit faire deux ans, à peu près, que j’ai commencé à faire joujou avec une guitare. Je dis deux ans, parce qu’il y a à peu près deux ans sur Twitter, je râlais que le A (l’accord) (me demandez pas la correspondance française, j’en sais rien) était ma nouvelle Némésis – et si je me souviens bien ça doit être à peu près le 3e accord que j’ai appris à jouer.

J’ai commencé à bricoler un peu par moi-même, avec une guitare électrique que Steve m’avait prêtée ; au début, je sortais le son sur la chaîne du salon ; c’était pas super optimal, mais, bon. J’ai acheté quelques bouquins, et j’ai bricolé pendant 4-5 mois, je dirais.

Le 24 juin 2011, j’ai pris ma première leçon de guitare 🙂 (Pour la date, j’ai été rechercher dans mon archive Twitter – ils ont par ailleurs bien fait les choses sur l’exportation et la recherche…). Et une semaine après, ayant entendu la différence que ça faisait d’avoir un vrai ampli plutôt qu’une chaîne au cul de la guitare, j’ai acheté un petit ampli rouge choupi (un Roland Microcube). Peu de temps après, Steve s’est racheté une guitare acoustique – une Washburn tout à fait sympathique, et il me l’a prêtée pendant un bon moment, en parallèle à l’électrique. J’ai joué avec les deux, et… Ben au final, j’ai trouvé que l’acoustique avait, paradoxalement, plus de polyvalence que l’électrique. Je sais pas trop comment expliquer ça. Probablement par le fait que tu PEUX faire des solos de ouf sur une acoustique, mais que gratouiller Kumbaya au coin du feu (je fais dans l’appel à l’imaginaire collectif, là), ben ça marche pas très bien avec une électrique.

Il y a un tout petit peu moins d’un an, j’ai acheté ma première guitare. Une acoustique, une Tanglewood Nashville III TD8. Je me suis sentie un peu ridicule dans le magasin, à tester des guitares avec trois accords et deux exercices de base – et à avoir la mâchoire qui se décroche en voyant le vendeur accorder la guitare en 20 secondes chrono sans accordeur 😉 (Je sais toujours pas accorder à l’oreille, d’ailleurs.) Mais le truc qui m’a le plus étonnée, c’était d’avoir un avis sur ce que j’aimais bien et sur ce que je n’aimais pas. Je m’étais dit que si la Washburn était toujours disponible, je prendrais la même – bon, c’était pas le cas, donc j’ai testé. Et j’ai craqué sur la Tanglewood, qui m’a paru avoir un son clair, propre et presque « girly » – ce qui ne veut STRICTEMENT rien dire, mais c’est l’impression que j’ai eue.

Je suis rentrée à la maison en faisant un câlin à la boîte dans le tram. (Vraiment.)

Quelques mois plus tard, le drame. Yoann me fait remarquer qu’elle a un truc bizarre sur les aigus. Plus spécifiquement, ça fait le même son sur deux notes différentes. C’est pas censé faire ça. Il me montre – effectivement le manche est un peu vrillé. Je montre ça à mon prof de guitare – il confirme, le manche est vrillé, option « merde, j’ai jamais vu ça ». Il me dit que selon toute probabilité je suis bonne pour un échange. Je retourne à la boutique, je ramène la guitare, le vendeur tente de bricoler un peu, « heuuu non là faut que ça reparte chez le fabricant, je peux rien faire. » Quinze jours plus tard, ils me rappellent, j’y retourne. Il y a effectivement eu échange standard. C’est très con, mais ça m’a fait très drôle. Pour à peu près aucune raison – elle est… identique. Mais… ben ça m’a fait drôle.

Il m’arrive de penser que j’espère que ma guitare namoi ne m’en veut pas trop de la torturer si violemment alors qu’elle aurait pu tomber dans les mains de quelqu’un qui sait jouer. Quand ça lui arrive elle fait d’ailleurs de très jolis sons 🙂 J’envisage à l’occasion de lui faire quelques infidélités et d’aller refaire un tour du côté de l’électrique. Mon petit ampli rouge me manque un peu, il fait des choses rigolotes.

Et donc, j’apprends. J’apprends pas très vite, parce que j’avoue que je travaille pas beaucoup. Le fait d’avoir un cours par semaine aide à maintenir un peu le rythme – c’est jamais agréable d’arriver et de pas y avoir touché du tout pendant la semaine. Je commence à avoir de vagues notions de solfèges (très vagues) – mes restes de collège étaient loin, et en do-ré-mi-fa-sol, alors que visiblement il n’y a qu’en France qu’on fait ça, le reste du monde est calé sur ABCDEFG. Allez comprendre. Et… je progresse. Pas vite (cf remarque précédente), mais je progresse. Je sais pertinemment que je ne serai jamais qu’une joueuse médiocre – parce que même si j’aime jouer, je sais que je ne passerai jamais les heures par jour nécessaires à devenir une joueuse potable.

Quelque part, ça a quelque chose de salutaire. J’ai eu l’énorme chance, pendant la majorité de mes études, de pouvoir plus ou moins me reposer sur le fait que je pigeais vite et bien. Ça m’a joué quelques tours (et ça m’en joue toujours). Mais je crois que je n’ai jamais aussi bien compris que « le travail, ça paye » qu’en tentant d’apprendre à jouer de la guitare. Et ça a quelque chose d’assez magique d’attraper une partition et de commencer à jouer et que ça fasse un truc qui ressemble à de la musique.

Ça fait quelque temps qu’on travaille sur Travels – un arrangement moins complexe que la version originale – et pour la première fois hier ça commençait vraiment à ressembler à quelque chose. C’est toujours assez nul, et c’est toujours pas très joli, mais ça commence à ressembler à quelque chose. Je suis aussi encore loin de jouer toutes les 5 minutes du morceau – le bout qui ressemble à quelque chose correspond aux 30 premières secondes de la vidéo YouTube 😉 Mais on avance, et mon objectif d’arriver à un truc potable sur ce truc commence à sembler abordable (c’était pas vraiment le cas il y a même trois semaines).

Il y a une semaine et demie, je me suis cassé la gueule dans un escalier en sortant de mon cours de guitare. Je sais plus exactement dans quel ordre se sont précipité les pensées suivantes : « aïe », « bon heureusement c’est pas le poignet qui a pris », et « putain ma guitare ». Il m’a fallu pas mal de temps pour avoir le courage en rentrant avant d’ouvrir le sac pour voir si elle avait pris un coup ou pas. La guitare va bien. Ma cheville commence à aller mieux.

Figurines et autres divagations

Je me suis rendue compte hier que ça faisait bien longtemps que je n’avais rien écrit ici… Donc, pour ceux qui n’ont pas d’autre contact avec moi que via ce blog, oui, je suis toujours vivante 😉

À part ça… ben j’ai fait des trucs divers et généralement variés, incluant, dans un ordre non pertinent :

  • bouquiner
  • jouer à WoW (dramatique)
  • peindre des figurines et jouer à Warhammer 40K
  • jouer à D&D 4E
  • cuisiner
  • bosser (oui, un peu quand même)
  • faire un poil de volontariat
  • socialiser
  • jouer avec mon Pentax
  • dire des conneries sur Twitter et Facebook
  • regarder des films zet des séries (mon abonnement récent à dvdfly me permet de réparer mes lacunes culturelles importantes)

(Au départ, je voulais faire un billet sur nos débuts à Warhammer 40K… Non, je ne divague pas !) (bon, d’accord.)

Donc, Warhammer 40K. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un jeu tout en finesse et en délicatesse : deux armées de N figurines, un jeu de règles, une table, et BASTOOOON. Plus d’informations sur le site de Games Workshop. Monsieur le Chien a d’ailleurs fait une planche assez bien vue sur le sujet 😉

Tout a commencé par une journée quelconque de je sais plus quand où Pierre et moi faisions la tournée des boutiques de jeux parisiennes. Et là, le drame, je me souviens d’un Games Workshop pas bien loin du boulevard Saint-Michel. Curieux plus qu’autre chose (bon, Pierre avait quand même plus ou moins l’intention d’investir dans un bouquin de règles pour utiliser ses figurines de Space Crusade, c’était donc pas SI innocent que ça. On est repartis de la boutique avec une boîte d’Assaut sur Black Reach, une boîte de peinture de base et une bombe de sous-couche noire. Il faut dire qu’on avait eu droit à une démo de peinture et une démo de partie – ya pas à dire, ils savent y faire 😉 (Et nous sommes faiiiibles). Depuis, on a racheté un détachement ork et un détachement space marines, de multiples peintures, des pinceaux, des lavis, des figurines individuelles, un bouquin de règles supplémentaire (avec le fluff, et en anglais), les codex pour les deux armées…

Première conclusion : ce truc est un gouffre financier.

Depuis, on colle (parce qu’il faut coller les figurines pour jouer avec), on peint (avec une régularité plus discutable), et on joue… généralement le WE, avec des WE avec et des WE sans. Et on essaie de maîtriser les règles.

Deuxième conclusion : les règles de ce truc sont complexes. Et parfois pas tout à fait suffisamment claires – mais vue la complexité du truc, honnêtement, pas vraiment de quoi se plaindre. Ça submerge un peu au début, mais en prenant les trucs petit à petit on finit par s’en sortir. Conseil : ne pas essayer de commencer avec une partie à 1500 points et des terrains complexes. Déjà essayer de piger les règles de base avec une unité de chaque côté, c’est déjà pas mal. Note au passage : investir dans les Codex (bouquins de règles spécifiques aux armées) est lourdement conseillé. Les choses y sont nettement plus claires – et l’ajout de règles spécifiques évite l’impression « Warcraft » avec deux armées fondamentalement identiques à la couleur du sprite près. Notons au passage que les traductions françaises sont excellentes.

Troisième conclusion : c’est vraiment un fichu bon jeu. L’équilibre général du truc est tout bonnement bluffant. En gros, chaque figurine et chaque unité se voit associer un nombre de points (avec des modificateurs pour les options) et, pour construire les armées, on choisit un nombre de points et chacun fait sa tambouille dans son coin. Et c’est réellement très, très bien fichu. Chaque unité est un compromis, et tout ça se compense superbement. Impossible de savoir en voyant la table initiale qui va péter la tronche de l’autre. Même si évidemment, c’est les orks qui vont gagner.

Quatrième conclusion : on a dans un coin de dépôt Git un début d’ébauche d’outil pour aider à la construction des armées et à l’impression des fiches d’armées, parce que ça reste assez imbitable 😉

Quant à la peinture… J’avoue que j’ai toujours admiré les gens qui peignent les figurines. Une belle figurine bien peinte, c’est vraiment un truc qui m’impressionne. Du coup, j’ai toujours un peu voulu essayer, sans vraiment avoir l’occasion. Et avec la vague impression que de toute façon je n’arriverai qu’à faire un pleurk sans nom. Et finalement… Bon, ceux qui me connaissent savent que je ne brille pas par mon soin ni par mes talents artistiques. Mon jugement est évidemment modifié par ça. Mais avoir un truc qui a une gueule décente, même pour moi, c’est faisable. Une paire de remarques :

  • Les couleurs foncées pardonnent plus que les couleurs claires.
  • Un bon pinceau (voire plusieurs bons pinceaux) aide beaucoup. Les pinceaux Citadel sont bien mais chers ; les pinceaux Revell qu’on a achetés pour voir étaient très bon marché mais valaient vraiment pas plus.
  • Les peintures métalliques sont chiantes à mélanger (mais ça rend bien).
  • On n’a pas vu de différence de qualité entre les peintures Citadel et Revell. Évidemment, les teintes et les noms de teintes sont pas les mêmes.
  • Le brossage à sec plus clair améliore grandement l’aspect des figurines.
  • L’utilisation de lavis est encore plus drastique de ce point de vue : ça rend VRAIMENT ouachement mieux.

Voilà voilà, c’était quelques remarques en vrac…

Ah, et bien sûr… WAAAAAAAAGH!

Réflexions sur les geeks

Je connais pas mal de gens qui se sentent presque insultés (voire insultés tout court) quand on les associe au terme geek. Quand je vois le glissement sémantique qui s’est opéré, du moins en France, sur ce terme, ces dernières années, quelque part, je comprends. J’ai l’impression que le geek, de nos jours, c’est quelqu’un qui passe du temps derrière son PC, point. Y compris (et surtout, presque) si c’est pour causer sur MSN ou jouer à WoW (bien qu’il y ait à mon avis de vrais « geeks WoW », j’y reviendrai). Je dois dire que ça me chagrine un peu, parce que dans mon vocabulaire personnel, le geek est éminemment respectable — quelque part, c’est un peu mon idéal…

Donc, j’en viens à la question : dans mon vocabulaire personnel, qu’est-ce qu’un geek ? Déjà, c’est difficile à définir. Je suis capable de faire des ensembles dans mes amis et connaissances et de décider arbitrairement si quelqu’un fait à mon avis partie des geeks selon ma définition ou pas. Je vais pas faire dans le nominatif, c’est pas l’objet 🙂

Primo, pour moi, le geek a une connotation forte d’expertise. Quel que soit le sujet choisi, d’ailleurs – le geek sur son ou ses sujets est pas forcément imbattable, mais si on lui pose une colle, ça va l’énerver, il va vérifier, chercher, et après il saura. Il sait et sait faire beaucoup de choses et sait où chercher pour le reste. Ça va à mon avis avec : c’est aussi quelqu’un de curieux, intéressé par les domaines connexes comme éloignés de son domaine. Après tout, si des gens trouvent ça marrant, doit y avoir une raison.

Ça me permet une belle transition sur mon deuxième point : l’enthousiasme. Être expert dans un domaine qui t’ennuie, chez moi, c’est pas être geek. Exemple typique : un mec qui pond du code à ongueur de journée au boulot, qui y est raisonnablement (voire très) compétent (parce qu’il a pas mal d’expérience par exemple) mais à qui ça ne viendrait pas à l’idée le faire ça sur son temps libre (puisqu’il fait déjà ça 35-40h par semaine, faut pas déconner), n’est pour moi pas un geek. Enfin, pas sur ce domaine-là en tous cas. Pour le geek, son domaine de prédilection l’éclate profondément, c’est même probablement une des raisons pour lesquelles il est devenu expert dedans : ça l’amuse.

Pour finir, ya aussi une composante qui se retrouve, j’ai l’impression, dans beaucoup : un certain désir d’optimisation, une envie fréquente de « scratch one’s itch », de se faciliter la vie et d’éliminer les trucs agaçants. Ça, c’est peut-être plus vrai chez les geeks codeurs que chez les autres, mais je manque de stats 😉

Bref, tout ça pour dire que si je te « traite de geek », prends-le bien, c’est probablement parce que je t’admire (hum, ni l’inverse ni l’implication dans l’autre sens ne sont vraies, hein). Et les définitions précédentes impliquent qu’on peut être un geek sur beaucoup de domaines. Y compris WoW, d’ailleurs. Bon, le geek MSN, j’ai encore à rencontrer, hein. Je suppose que, dans l’absolu, ça peut exister 😉 Mais le geek cuisine, le geek photo et le geek LEGO existent, je les ai rencontrés 🙂

Et pour finir, un peu d’introspection : suis-je geek, selon ma propre définition ? Je crois pas. Je crois que je fail lamentablement sur les trois points. Je ne me vois pas d’expertise quelconque (j’ai plutôt une tendance à avoir de vagues notions de quelques trucs), je m’enthousiasme pour beaucoup de choses mais ça retombe souvent assez vite, quant au désir d’optimisation, je me suis retrouvée, ne serait-ce que la semaine dernière, à faire une centaine de copier-collers à la main plutôt que de dégainer un éditeur de texte et de bricoler un script probablement trivial (la flemme, sans doute). Et, quelque part, ça m’attriste un peu.

Après, au vu des constatations sur le sens actuel du mot, je peux comprendre que ça chagrine un peu. À l’heure qu’il est, j’ai pas vraiment mieux. Si vous avez, je prends 🙂

Aurais-je trouvé un moyen satisfaisant de bouger mon gras ?

Ceux qui ont une idée de ce que je fais dans la vraie vie le savent : ces dernières semaines, on m’a beaucoup entendu dire/vu écrire « bon, hop, je file à la gym ». Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point ça peut être étonnant venant de moi 😉

Depuis un peu plus d’un an et demi, j’habite quasimment en face d’une Coop. Et, au-dessus de cette Coop, ya un machin qui s’appelle Jazzercise. Jazzercise, c’est un truc qu’est pas connu du tout en France (yen a pour ainsi dire pas) mais qui l’est plutôt aux US, apparemment (ça vient de là-bas). Le principe du cours de base : une bonne partie aérobic/danse/tapage dans le vide, un peu de boulot musculaire (bras, jambes, abdos), souvent avec des tites haltères, un peu de stretching. Le tout sur une heure avec, aux trois quarts de la séance, THE ULTIMATE TREAT : distribution de petites serviettes humides réfrigérées vaguement parfumées. Ya aussi un cours dit de « body sculpting » (sic) avec moins d’aérobic/danse/tapage dans le vide et plus de travail musculaire.

Et donc, je viens de faire ma dixième séance. Sur trois semaines et demi. Je crois que c’est un record toutes catégories en ce qui me concerne. Pourquoi spécialement ça ? J’en sais rien, mais j’ai quelques indices quand même.

  • C’est en face de la maison. Ça veut dire que pour une séance d’une heure, je peux être partie 1h15 de chez moi.
  • Ya des séances un peu n’importe quand, matin, midi, soir.
  • Les instructrices sont sympa. L’objectif avoué est de s’amuser et de pousser un peu, pas de mourir sur place au bout de 10 minutes (bon, heu, j’ai encore un peu du mal à pas mourir sur place. Mais c’est mon choix 😉 ).
  • Elles filent toujours une version « low impact » des mouvements un peu trash pour les genoux et les chevilles, ce qui est appréciable : vu mon poids et mon manque de muscle dans les cuisses, sauter comme elle fait la madame sur l’estrade, c’est non.
  • Le cours est pas évident mais accessible. Ya une marge de progression sans être délirant, quoi.
  • Les gens du cours sont de tous âges (bon heu, pas TOUS âges, mais plein d’âges) et de tous niveaux. Bon, je me leurre pas, je fais partie des gros nuls encore, mais petit un je suis la dernière a avoir rejoint le truc et petit deux chuis pas la seule :p
  • C’est très con, mais les instructrices sont AUSSI des filles normales. Enfin, musclées et en forme et tout, mais NORMALES.
  • La musique est pas mal.
  • Le truc est complet, avec travail en cardio et en muscu, et étirements.
  • C’est suffisamment similaire d’une séance à l’autre pour pas être paumé, et suffisamment différent pour pas se lasser.
  • « The Ultimate Treat » (c’est moi qui l’appelle comme ça hein) est particulièrement motivant en été 😉 (Je soupçonne qu’il le soit aussi en hiver après avoir sauté dans tous les coins, hein).
  • J’ai quasiment pas de courbatures le lendemain.
  • Ça fait aussi office de cours d’allemand/suisse allemand :p

Inconvénient

  • c’est pas exactement donné.

Bref, c’est plutôt cool. Et j’y retourne vendredi midi 😉

Bon anniversaire et joyeux Noël

Depuis quelques heures, je suis en possession de mon cadeau d’anniversaire et de Noël. Oui, je suis toujours née en octobre. Mais il faut savoir négocier 🙂

Je suis donc l’heureuse propriétaire de mon premier appareil photo numérique reflex : un Pentax K-m (aussi appelé K-2000, non il ne parle pas, par contre j’ai pas encore vérifié s’il avait des lumières rouge devant), vendu en double kit 18-55/50-200, genre là : http://www.amazon.fr/Pentax-K-m-Num%C3%A9rique-Stabilisation-Reduction/dp/B001GMAHH2/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=electronics&qid=1248083543&sr=8-2.

Depuis mon tout premier appareil photo (et j’étais pas vieille à l’époque, on parlait pas de photo numérique ou alors à peine, l’appareil photo Logitech qui faisait du noir&blanc :)) je rêvais d’un truc qui me permette de « tout » faire et de tout régler comme dans les bouquins de photo :). Le reflex c’était toujours un peu le rêve inaccessible… bien que j’apprécie grandement mon compact Fuji F11, impeccable quand on n’est pas d’humeur à se trimballer le gros machin.

Le bridge Panasonic Lumix FZ-20 que j’ai racheté à gleu il y a quelques années maintenant (heu, 2 ? 3 ? chéplus :)) m’a calmée pendant quelque temps : j’avais un truc complètement débrayable et dont je pouvais passer le focus en manuel. Mais il a l’air décidé à me lâcher sous peu – un transport postier après l’avoir oublié du côté de Metz ne lui a pas bien plu et le moteur semble avoir une propension certaine à faire « clac clac », voire à ne pas faire sortir l’objectif. Il a bien refait 400 photos depuis, hein, mais l’angoisse chaque fois que je l’allume est bien là.

Et puis… le diaph se ferme pas assez à mon goût (limitation à f/8) et j’ai remarqué que j’avais du mal à faire un focus propre sur un viseur numérique. Bon, et puis il faut bien le dire, le concept d’avoir plusieurs objectifs plaît assez à mon côté geek (c’est comme ça, hein).

Bref, ça fait quelques mois que je tanne la peau à Pierre pour investir, que je dis que je vais monter une souscription pour mon anniv, tout ça. Et comme je suis très sage, ben j’ai eu mon cadeau d’anniversaire et de Noël en super avance 🙂

Je visais au départ les Olympus 420-520-620 (selon ce qui était trouvable au moment où je l’achèterais), et puis j’ai eu le Pentax en main à Mediamarkt, je l’ai trouvé plutôt plus intuitif, les objectifs du bi-kit étaient séparés autour de 50 et pas 40, c’était des cartes SD et pas xD, et globalement il était plutôt mieux noté un peu partout.

Après déballage et premiers essais, chuis plutôt contente :p (ravie serait probablement un terme plus adapté).

Bon, et maintenant j’ai trois mois pour trouver un cadeau d’anniv qui poutre autant pour mon ptit mari 😉 Ça va pas être facile…

Pourquoi je kiffe C&A

Chaque fois que je vais chez C&A, je me demande pourquoi j’y vais pas plus souvent. Ya plein de raison pour, pourtant.

  • C’est grand et il y a beaucoup de choix.
  • Ya vraiment des trucs sympas (sisi.).
  • La qualité des fringues est pas pire que chez H&M (voire meilleure).
  • Ya pas de vendeuse pénible.
  • La musique n’est pas envahissante.
  • Les cabines d’essayage sont décente, yen a BEAUCOUP et pas besoin de faire la queue.
  • C’est globalement assez bon marché.

Et surtout :

  • Toutes les étiquettes de taille indiquent la plage de tailles d’un modèle donné (histoire de pas chercher désespérément un 48 « des fois qu’ils en auraient » alors qu’il existe pas).
  • Beaucoup de fringues vont jusqu’au 48, voire 50 (tailles françaises, soit 46-48 taille suisse).
  • Je rentre dans leur 48 (le français) (soit 46 suisse, si vous suivez).
  • Malgré ça, ya AUSSI un rayon grandes tailles.

Et surtout surtout :

  • Je suis sortie avec deux robes, un short, une chemise de nuit et un sourire ravi aujourd’hui 😀