#balisebooks – Juillet 2014

Hop, on arrive à la fin du mois de juillet, il est donc temps d’attaquer la rédaction du #balisebooks si je veux avoir une chance de le publier début août 🙂 (EDIT : bon, on est le 4 août, ça va encore…) J’ai aussi décidé que j’allais arrêter d’essayer de donner beaucoup de détails sur les bouquins de séries (à part le premier de la série), parce que c’est inconfortable et que ça n’apporte probablement pas grand chose (et qu’en pratique c’est déjà probablement le cas, en fait).

Blackout/All Clear de Connie Willis (en français Black-out / All Clear), en deux tomes, part sur la même base qu’un de mes livres préférés par le même auteur, Doomsday Book (Le Grand livre) : le voyage dans le temps existe, et il est principalement utilisé par les historiens pour aller observer l’Histoire par eux-mêmes. On suit dans Blackout / All Clear trois historiens envoyés pendant la seconde guerre mondiale : Polly, qui s’en va voir le Blitz, Eileen, qui s’en va voir l’évacuation des enfants dans le nord de l’Angleterre, et Mike, qui s’en va voir l’évacuation de Dunkerque. Leurs trois histoires sont initialement disjointes, mais il ne me semble pas que ce soit un gros indice de dire qu’elles finissent par se rejoindre. Le voyage dans le temps tel qu’utilisé par Connie Willis a a priori beaucoup de « règles » : le continuum est solide, il « sait » se protéger de l’interférence des historiens, et il n’est physiquement pas possible d’altérer l’histoire. Sauf que visiblement, ces règles sont peut-être beaucoup moins solides que ce que l’on pensait auparavant - et c’est ce qui est au cœur de Blackout/All Clear. Le début est très lent, les personnages principaux ne sont pas forcément très distinguables les uns des autres (les personnages secondaires ont plus de caractère – ou sont peut-être plus cliché ?). La fin du premier tome est très abrupte, et le premier tome n’est vraiment pas lisible « tout seul », il faut lire le second. Bref, globalement, un « pas mal, mais » – c’est chouette, c’est historiquement intéressant (pour une certaine définition (romancée probablement) d’historiquement), ça se lit, mais ça aurait probablement gagné à être nettement plus court.

Iron Kissed, de Patricia Briggs (Le Baiser du fer) est le troisième tome des Mercy Thompson, mécano-coyote. Dans ce tome, elle s’en va investiguer un meurtre chez les fae, meurtre dont son mentor (lui-même fae) a été accusé. Évidemment, c’est pas l’idée du siècle, d’autant plus que les fae sont très protecteurs de leur territoire et de leurs secrets, et qu’essentiellement, faut pas les faire chier. Dans la lignée des précédents.

Larkspur, de VM. Jaskiernia… est un machin bizarre, j’ai lu, j’ai rien compris, et ça m’a laissé un vague sentiment de malaise.

Little Women, de Louisa May Alcott (en français Les Quatre filles du Docteur March) est un grand classique que j’étais sûre d’avoir déjà lu. Donc oui, mais pas tout à fait. Je suis raisonnablement sûre que l’édition que j’en ai lue (et re-lue, et re-re-lue) quand j’étais gamine était une édition abrégée (parce que je me souvenais vraiment de beaucoup, beaucoup de choses, sauf de certains passages complets qui ne me rapperaient rien du tout ; d’autre part la version que j’ai lue là en version originale a visiblement été traduite en deux tomes en France (c’était à l’origine deux tomes, mais qui ont visiblement été fusionnés en un seul livre de nos jours). Bref, c’est l’histoire de la famille March, qui commence pendant la Guerre de Sécession alors que le père est au front ; on suit le quotidien des « quatre filles » depuis leurs adolescences jusqu’à leurs mariages. C’est très clairement plein de bons sentiments et parfois un peu prêchi-prêcha, mais je suis contente de l’avoir (re ?)lu, apprécié, et d’en avoir eu une suite par rapport à ce que j’avais lu il y a longtemps.

The Dirty streets of Heaven, de Tad Williams (en français Ange impur) est le premier tome de la série Bobby Dollar. Bobby est un ange et, en tant qu’ange, son boulot est de jouer les avocats du Paradis en face des avocats de l’Enfer (j’évite avec brio l’avocat du diable) pour récupérer les âmes des récents défunts. Le Paradis ressemble fortement à une bureaucratie immonde (mais où tout le monde est content alors ça va). Ça se passe dans une Californie parallèle, qui a un San Francisco mais aussi un Saint-Judas (dont Palo Alto est un district), ce qui est un peu déroutant au démarrage, et ça commence par un problème intéressant : Bobby et son alter-ego de l’enfer arrivent sur la scène d’un suicide, et là… pas d’âme (j’évite avec brio le « pas âme qui vive »). Évidemment, le problème remonte rapidement, les deux factions s’accusent l’une l’autre de piquer les âmes, ce qui ne résout pas le problème initial… L’enquête de Bobby est parsemée de personnages plus ou moins étranges et plus ou moins du « bon » côté (en ce qui concerne Bobby du moins), et l’ensemble est très dur à lâcher à des heures raisonnables pour aller dormir. Très chouette.

Broken, de David H. Burton, est un machin dont j’ai parcouru la deuxième moitié au rythme d’une page par 5 secondes pour avoir une vague idée de ce qui se passait à la fin. C’était assez nul.

Blind Faith, de Ben Elton (pas de traduction en français) se passe dans un futur dystopique pas vraiment daté. La religion globale est l’Amour, il est fortement recommandé de partager sur Internet absolument tout de sa vie (y compris les vidéos de naissance) à défaut d’être qualifié d’antisocial, voire d’hérétique, et les maladies infantiles tuent la moitié des enfants avant l’âge de 5 ans. Le protagoniste, Trafford, se rebelle vaguement, d’abord en évitant de poster la vidéo de naissance de sa fille, Caitlin HappyMeal (oui, ils ont aussi des noms rigolos), puis en envisageant de la faire *gasp* vacciner (alors que tout le monde sait que les vaccins empoisonnent les enfants). Prédictible, mais relativement amusant.

The First Fifteen Lives of Harry August, de Claire North (en français Les Quinze premières vies d’Harry August) part d’un point intéressant : il existe dans le monde des gens qui re-vivent leur vie encore et encore, avec la connaissance de leurs vies précédentes. Lorsqu’ils meurent, ils re-naissent là où et quand ils étaient nés, et ils prennent peu à peu conscience (autour de 5-6 ans) de leurs vies précédentes. Le héros, Harry August, est une de ces personnes. À la fin de sa onzième vie, une petite fille vient lui rendre visite alors qu’il va mourir, pour lui expliquer que la fin du monde est proche à moins qu’il n’y fasse quelque chose. On suit donc Harry dans ses quinze premières vies, ses histoires, et la manière dont il va essayer d’éviter la fin du monde. C’est assez bizarre comme bouquin, notamment parce qu’il y a une notion de voyage dans le temps qui est clairement pas classique, et pas vraiment expliquée ; essayer de réfléchir aux tenants et aboutissants de tout ça file mal au crâne (je sais, j’ai essayé). Mais c’est très, très bien fait et très, très chouette, j’ai vraiment beaucoup aimé. Il a été traduit en français par Armalite, qui le qualifie de « meilleur bouquin sur lequel [elle a] bossé en 20 ans de carrière » – tout un programme 🙂

S’il ne fallait en lire qu’un… The First Fifteen Lives of Harry August.

#balisebooks – Juin 2014

Quoi ? Poster le #balisebooks de juin le 1er juillet ? mais tout se perd…

Le mois de mai était peu inspirant, le mois de juin l’est bien plus, sur 6 bouquins lus, j’en ai mis 3 à 5 étoiles sur mon GoodReads – c’est rare.

Gameboard of the Gods, de Richelle Mead (L’Échiquier des dieux, en français) est le premier tome de la série Age of X (L’Ère des miracles, en français). On est balancé sans beaucoup de préliminaires dans une société future séparée en deux gros blocs principaux (en gros l’Amérique du nord (RUNA) et la Chine/Russie (EA)) et les « provinces » considérées comme plus ou moins barbares. Justin March a été exilé à Panama (l’une de ces provinces, donc) suite à des événements qui seront expliqués… plus tard. Mae Koskinen est une super-soldat du RUNA, et sa mission initiale est d’aller rechercher Justin March pour le sortir de son exil, pour des raisons initialement peu claires (mais qui, encore une fois, finissent par s’éclaircir). On ajoute à ça que, sur une base de société a priori très rationnelle et anti-religieuse, les dieux de panthéons divers ont apparemment une certaine tendance à laisser des empreintes de gros doigts partout, et ça donne Gameboard of the Gods. Et ben, c’est chouette. Ça me paraît un niveau au-dessus de Vampire Academy (bon, c’est pas très dur) et de Succubus (déjà plus dur, c’est pas mal, Succubus) et, une fois passé le « choc » du peu d’explications sur l’univers en question, on se retrouve avec un bouquin difficile à lâcher.

Unlocked: An Oral History of Haden’s Syndrome, de John Scalzi (pas encore de traduction en français) est une intro au prochain bouquin de Scalzi, Lock In. C’est l’histoire du syndrome d’Haden, une pandémie qui s’étend dans un futur relativement proche. Beaucoup de morts dans la première vague, et un certain nombre de gens se retrouvent conscients dans un corps presque complètement paralysé (en gros, le cœur et les poumons marchent, mais c’est à peu près tout). Unlocked raconte le début de cette épidémie et les différentes réponses apportées aux problèmes générés, le tout sous la forme de témoignages et d’interviews de gens qui y assistent. Ça se lit tout seul, et c’est super enthousiasmant pour Lock In (qui sort cet été… je sens qu’il va faire partie des trucs que je vais acheter au prix fort dès sa sortie).

The Alloy of Law, de Brandon Sanderson (L’Alliage de la justice, en français) se passe quelque 300 ans après la trilogie Mistborn – en gros, on mélange l’univers de Retour vers le futur III avec celui de Mistborn, on obtient celui de Alloy of Law. On a en gros la ville, Elendel, et le far-west autour. Waxillium « Wax » Landrian est né dans une bonne famille d’Elendel, a été shérif en-dehors de la ville, et revient maintenant à Elendel pour se marier et se ranger. Évidemment, c’est pas aussi simple : des convois de marchandises sont volés, sa fiancée est kidnappée, et Wax se retrouve, aidé par son acolyte Wayne et par la cousine de sa fiancée Marasi, au milieu de tout ce cirque. C’est drôle, les persos sont très chouettes, et en fait je me demande a posteriori pourquoi il a pas gagné ses 5 étoiles. Une suite semble prévue pour la fin de cette année, ça paraît une bonne idée.

Dark Currents, de Jacqueline Carey (pas de traduction française pour l’instant), est le premier tome de la série Agent of Hel. On y rencontre Daisy Johanssen, fille de démon, habitante de Pemkowet (le hub surnaturel du coin) et liaison humains/eldritch de Hel, déesse nordique. Un gamin est mort noyé dans des circonstances pas nettes, et Daisy se retrouve à enquêter. C’est plaisant, ça a clairement un feeling « Sookie Stackhouse », et c’est clairement en-deçà des Kushiel (et oui, c’était le reproche que je faisais aux Saints Astray aussi). Mais bon, on ne boude tout de même pas son plaisir.

A Widow for One Year, de John Irving (Une Veuve de papier, en français), est un des premiers bouquins que je relis depuis que j’ai commencé à écrire les #balisebooks (et/ou à lire sur tablette plutôt que sur papier, la corrélation exacte n’est pas claire). On y suit essentiellement quatre personnages, Ted Cole, Marion Cole, leur fille Ruth Cole, et Eddie O’Hare, embauché comme assistant/chauffeur de Ted alors que Ruth a quatre ans. L’histoire se passe à trois époques, lorsque Ruth a 4 ans, 36 ans et 41 ans, respectivement.  La première partie est centrée autour d’Eddie, la deuxième et la troisième partie sont plutôt centrées autour de Ruth. Il y a juste la bonne dose d’invraisemblance, c’est plutôt drôle, parfois dérangeant – bref, c’est pas mon Irving préféré (parce que c’est Cider House Rules, évidemment), mais ça reste de l’Irving, quoi. Bizarrement, j’avais déjà lu celui-ci il y a plusieurs années, et beaucoup de détails me sont revenus à la lecture, mais l’histoire principale m’avait complètement échappé.

The Martian, d’Andy Weir (pas encore de traduction en français) est, comment dire, absolument phénoménal. C’est l’histoire de Mark Watney qui, par un concours de circonstances idiot, se retrouve échoué tout seul sur Mars. Heureusement, il a quelques ressources à sa disposition, un cerveau en état de fonctionnement et une propension à transformer le désespoir en humour. J’ai éclaté de rire à plusieurs moments, j’ai été émue aux larmes (vraiment), et j’ai frénétiquement tourné les pages pour savoir CE QU’IL ALLAIT SE PASSER AAAAH plus d’une fois. C’est un peu « bon, j’ai ce problème à résoudre, comment résoudre ça ? <intense yak shaving> <problème résolu> et le problème suivant est… » pendant 350 pages, mais c’est très très bien fait. Et puis bon, c’est quand même un type qui résout tout un tas d’emmerdes avec de la SCIENCE et de l’ingénierie (et du duct tape), et ça fait du bien à lire, voilà (d’autant plus que la science est crédible, du moins à mon petit niveau). Très chaudement recommandé.

S’il n’y en avait qu’un à lire… The Martian.

#balisebooks – Mai 2014

Hop, c’est l’heure d’écrire le #balisebooks de mai, attendu qu’on est mi-juin… Pas grand chose d’hyper-folichon ce mois-ci, j’ai aussi assez peu lu, ça aide pas.

Delirium, de Lauren Oliver (même titre en français) est assez classique dans le concept « dystopie YA ». À leurs 18 ans, tous les habitants sont opérés pour les libérer d’un terrible fléau : « amor deliria nervosa ». Plus d’amour, plus de problème, en gros. Évidemment, Lena, quelques semaines avant sa procédure, rencontre Alex – et les ennuis commencent. Lisible, sans plus. La fin était relativement peu usuelle, mais un mois après avoir fini de le lire je ne m’en souvenais plus…

Blackbirds, de Chuck Wendig (même titre en français) part d’un postulat intéressant : l’héroïne, Miriam, sait quand et comment les gens qu’elle touche vont mourir. Du coup, ceux qui vont mourir bientôt, elle les trace histoire de pouvoir en profiter pour leur piquer des trucs, tant qu’à faire, ça permet de bouffer. Et puis un jour, elle rencontre quelqu’un qui, visiblement, au moment de mourir dans un mois, dit son nom. L’accident bête. C’était pas mal et c’était plutôt drôle, mais c’était pas vraiment mémorable, beaucoup de longueurs, et un peu trop de gore gratuit.

Moon Called, de Patricia Briggs (L’Appel de la Lune, en français) est le premier tome des aventures de Mercedes « Mercy » Thompson, mécano et coyote-garou de son état. Le gros événement du tome, c’est quand Mercy trouve un cadavre sur le seuil de sa porte, et que l’Alpha du pack de loup-garous local, Adam, se fait kidnapper sa fille. Et, heu, voilà. C’était une lecture plutôt sympa, Mercy est chouette (j’aime bien le fait qu’elle soit mécano), les dialogues ont une vague saveur Buffy-esque, bref, plaisant. Et du coup j’ai attaqué le suivant dans la foulée.

Blood Bound, de Patricia Briggs (Les Liens du sang, en français), est donc le deuxième tome du précédent. Là, tout commence lorsque Mercy a l’idée saugrenue de rendre service à son copain vampire Stefan et de l’accompagner rendre visite à un autre vampire qui vient d’arriver dans le coin, histoire de lui expliquer un peu la vie. Il y a un peu plus de détails sur l’univers dans ce tome-ci que dans le précédent, ce qui est toujours sympa. Et j’ai eu du mal à le lâcher, celui-ci, je dois dire.

S’il ne fallait en lire qu’un… Moon Called, parce que c’est le premier d’une série prometteuse, je suppose.

#balisebooks – Avril 2014

Hop, un #balisebooks pour Avril, encore pas en avance, mais moins en retard que les précédents.

Buffy the Vampire Slayer, Season 8, tomes 1, 2 et 3, par… plein de gens (traduits en français sous le même titre), il faut bien le dire, est le début de la suite de la série Buffy sous forme de comics. J’ai les trois premiers tomes dans ma bibliothèque depuis une éternité ou deux, et je me suis enfin décidée à les lire. J’ai, de manière générale, du mal avec les comics – c’est nettement plus d’effort pour moi de faire attention à l’image que juste au texte, et beaucoup de comics ont la fâcheuse habitude de mettre un mot sur trois en gras, ce qui est très pénible. J’ai fini par attaquer le premier, et j’ai lu les deux autres dans la foulée. L’histoire se passe quelques… mois ? années ? après la saison 7 de Buffy ; le « big bad » de la saison (ou ce qui semble s’en approcher en tous cas) est introduit assez vite, et on suit les histoires plus ou moins parallèles des personnages habituels (un point « mouarf » pour l’arc autour de Dawn). C’est vraiment dans l’esprit de la série, les dialogues sonnent pareil (et sont toujours drôles), et j’ai pas eu de mal à m’y retrouver. Une très bonne surprise, il va falloir que je me procure la suite rapidement.

The Age of Innocence, d’Edith Wharton (Le Temps de l’innocence, en français), dans un tout autre domaine, se passe au XIXe siècle à New York. On y suit l’histoire de Newland Archer, fiancé à May Welland (qui a tout ce qu’il faut pour un mariage socialement acceptable) qui se trouve rencontrer Ellen Olenska, cousine de la susnommée, beaucoup moins socialement acceptable, mais beaucoup plus intéressante. C’était une lecture plutôt plaisante et assez reposante – on prend son temps, il m’a bien fallu une bonne dizaine de jours pour arriver à la fin des 300 pages – le niveau de lecture nécessaire est décidément plus élevé que mes lectures habituelles 🙂 Il ne se passe pas grand-chose dans le livre, mais la représentation de la société y est très intéressante… et très drôle. Wharton est accessoirement devenue grâce à ce livre la première femme à obtenir un Pulitzer…

Santa Olivia, de Jacqueline Carey (pas de traduction française) est un peu décevant. J’ai beaucoup aimé tout ce que j’ai lu de Jacqueline Carey jusqu’à présent (voir un gros tag qui tache), et j’attendais beaucoup de celui-ci qui partait sur des prémisses intéressantes : dans une ville qui a été coupée du monde par le gouvernement US à la suite d’une épidémie grave plusieurs années auparavant, Loup est la fille d’un soldat génétiquement modifié avec des pouvoirs qui rappellent ceux des loups-garous (minus la fourrure et la pleine lune). Et sinon, ça cause de boxe. C’est pas mal, hein, et probablement d’un autre auteur j’aurais plus apprécié… mais là c’est très en-deçà des séries qui se passent à Terre d’Ange. Et ça aurait probablement mérité une relecture de plus – j’ai vu au moins deux « should of/would of » au lieu de « should have/would have »… ça arrive, mais ça devrait pas passer la relecture. Je me suis demandé si c’était voulu (pour représenter l’évolution de la langue ? l’accent local ?), mais je crois vraiment pas, d’autant plus que c’était vraiment des instances limitées…

The Hero of Ages, de Brandon Sanderson (Le Héros des siècles, en français), est le troisième tome de la trilogie Mistborn dont j’ai parlé au premier trimestre. Il se déroule environ un an après les événements du deuxième tome et, essentiellement, c’est à peu près la fin du monde, et heu… ben faut sauver le monde. En espérant même que ce soit faisable. C’est une excellente fin à une excellente série, en gros. Tous les tenants ont des aboutissants, l’ensemble de la série est cohérent et fascinant (je le répète, mais *rha* ce système de magie est grandiose), et le crescendo du début à la fin de la trilogie est mené de main de maître. J’ai eu beaucoup beaucoup de mal à lâcher mon bouquin sur les quelques soirées que j’ai passé avec (« allez, un dernier chapitre ? c’est pas raisonnable… bon, mais c’est le dernier, hein ! bon allez, cette fois-ci c’est vraiment le dernier ! »). La fin est épique, grandiose et émouvante (c’est rare qu’un bouquin me mette les larmes aux yeux tout de même, et ça a été le cas ici). Il y a un « Mistborn #4 » qui se passe trois cents ans plus tard, il vient de tomber sur ma pile de trucs à lire.

A Study in Scarlet, de Sir Arthur Conan Doyle (Une Étude en rouge, en français), est la première aventure de Sherlock Holmes. J’ai récupéré une intégrale de Sherlock Holmes récemment, donc je rattrape mon retard en culture sherlockienne (j’ai bien aimé les deux films avec Robert Downey Jr et Jude Law, et j’adore la série de la BBC avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman). On y trouve l’introduction des personnages, l’histoire d’un meurtre (forcément), un gros flashback plein de Mormons (ou tout du moins d’une certaine représentation des Mormons), et de manière générale une chouette histoire (même si la révélation du meurtrier est un peu du type « wait wat? d’où c’est qu’il sort celui-là ? »).

Positron épisodes 1 à 4, de Margaret Atwood (pas encore de traduction en français), est le début d’un « feuilleton littéraire » publié uniquement sous forme électronique sous les titres I’m Starved for You, Choke Collar, Erase Me et The Heart Goes Last. L’histoire se passe dans une société dystopique qui a trouvé le remède ultime au chômage : les habitants de Consiliance passent un mois sur deux en prison en tant que prisonnier, et un mois sur deux hors de la prison en tant que gardes de prison et/ou autres jobs « civils ». Ça permet aussi de résoudre la crise du logement : il suffit d’avoir une maison pour deux couples, qui vivent un mois sur deux chacun dedans, sans jamais croiser les autres habitants de la maison. Facile, je vous dis. D’ailleurs, Stan et Charmaine sont parfaitement satisfaits de la situation. Sauf le jour où Stan tombe, dans sa cuisine, sur un mot doux planqué sous le frigo et signé Jasmine – et de là, tout part en sucette. Les épisodes/chapitres sont un peu inégaux – en particulier l’épisode 3 rame un peu – mais j’attends la suite.

Saints Astray, de Jacqueline Carey (pas encore de traduction en français), est la suite du Santa Olivia dont je parle plus haut. Loup et Pilar ont réussi à partir de Santa Olivia, et se font embaucher comme gardes du corps de luxe. On suit leur entraînement/formation et leurs premiers contrats, jusqu’à ce qu’elles décident de changer le monde parce que bon ça va bien ces conneries. J’ai préféré ce tome-ci au précédent : il est plus drôle, plus léger, et avec moins de boxe. Ça pourrait être niais, ça l’est peut-être un peu, mais j’ai surtout trouvé que c’était un bon moment de bonne humeur. Les persos restent sympa, et même si c’est du popcorn, c’est du bon popcorn 😛

S’il n’y en avait qu’un à lire… The Hero of Ages.

#balisebooks – Premier trimestre 2014

Bon. Je suis à la bourre sur mon #balisebooks, parce que j’ai rien écrit depuis janvier. La faute à la thèse de master, sans doute (qui est rédigée et rendue, j’en parlerai sans doute un peu plus tard). Rattrapons donc ce retard inacceptable – et paf, vous gagnez trois mois d’un coup. Et probablement des remarques (encore) plus courtes que d’habitude, parce qu’évidemment je ne me souviens pas de tout !
Naamah’s Kiss, de Jacqueline Carey (pas encore de traduction en français) est le premier tome de la trilogie de Moirin. Cette trilogie se passe quelques générations après les trilogies de Phèdre et d’Imriel (voir juin, juilletseptembre, octobre et novembre) et a pour héroïne Moirin, fille d’une magicienne d’Alba et d’un prêtre D’Angeline dédié à Naamah. Ça reste proche des premières trilogies; cette fois-ci Moirin nous emène en Ch’in (oui, c’est la Chine) via Terre d’Ange. C’est très très lisible, j’ai beaucoup aimé (mais j’ai pas encore lu la suite, allez savoir pourquoi).

Spirit Bound et Last Sacrifice, de Richelle Mead (Lien de l’esprit et Sacrifice ultime, en français) sont les dernier tomes des Vampire Academy (voir novembre, décembre). Rose se met à la recherche de Dimitri dans le premier, et se retrouve en prison pour meutre dans le deuxième. Pas grand chose à en dire – c’était tout à fait lisible, c’était à peu près ce qu’il fallait à mon cerveau fatigué à ce moment là, c’est pas une série que je vais relire. La fin était sympa, cela dit.

Mistborn: The Final Empire, de Brandon Sanderson (L’Empire ultime, en français) a probablement gagné une place au panthéon de mes séries préférées. J’avais beaucoup aimé ce que Sanderson avait fait de la fin de Wheel of Time (voir Memory of Light) et je m’étais dit qu’il faudrait que je lise d’autres choses de lui, voilà qui est fait, et voilà qui n’est pas regretté. Le monde de Vin est divisé en gros en deux – les skaa (dont fait partie Vin), qui sont à peu de chose près les esclaves de la classe dominante, gouvernée elle-même par le Lord Ruler depuis un millier d’années ou à peu près. Vin rencontre une bande de voleurs qui ont un projet complètement dingue : renverser ledit Lord Ruler, histoire d’améliorer un peu le quotidien des skaa. On ajoute à ça un système de magie à la fois original, crédible et génial (les magiciens ou « allomanciens » mangent du métal et le « brûlent » pour obtenir différents effets en fonction du métal) – et ça fait un bouquin phénoménal. Vraiment. Hautement recommandé.

Up from the grave, de Jeaniene Frost (pas encore de traduction en français) est le 7e et dernier tome de la série Night Huntress (voir décembre). L’ancienne équipe de Cat a disparu, donc ils partent à leur recherche, ils terminent dans un bâtiment über-secret, ça fighte dans tous les sens, et voilà. C’était une bonne fin, avec à peu près toutes les histoires (primaires et secondaires) achevées, mais c’était pas spécialement mémorable.

Succubus Heat, Succubus Shadows et Succubus Revealed de Richelle Mead (mêmes titres en français) sont les trois tomes suivants de la série Succubus (voir octobre, novembre). Dans le premier, le démon du coin (et le boss de Georgina et du reste de la clique) se fait kidnapper, et les immortels perdent leurs pouvoirs. Ce qui rend le sauvetage plus compliqué, évidemment. Dans le second, Georgina se fait embarquer dans une espèce de longue hallucination qui la torture avec un mélange de flashbacks de son passé et de rêves divers. Dans le troisième, elle se fait transférer à l’insu de son plein gré à Las Vegas, ce qui est assez suspect. Comme pour le dernier tome de Vampire Academy, on dénoue tout ce qui restait à dénouer, et on termine la série plutôt satisfait. Au final une série plutôt chouette – j’ai lu les trois derniers à la suite à cause des cliffhangers de fin de tomes, mais c’était une lecture cool pour reposer le cerveau fatigué. J’ai nettement préféré ceux-ci à Vampire Academy.

The Wise Man’s Fear, de Patrick Rothfuss (La Peur du sage, en français) est le deuxième tome de Name of the Wind (voir décembre). On continue à suivre Kvothe dans son récit; il commence par prendre un semestre sabbatique pour tenter d’obtenir un patronage (et des sous). Et il apprend à se servir d’une épée et à se battre, aussi. Il y a un gros moment (une bonne centaine de pages, peut-être plus) assez bizarre au milieu du bouquin qui fait que j’ai moins aimé ce tome-ci que le précédent. Ça reste très, très bon – mais maintenant il faut attendre le tome 3. Dameunède.

Magic Bites, d’Ilona Andrews (Morsure magique, en français) est le premier tome de la série Kate Daniels – une mercenaire qui vit dans un monde plus ou moins post-apocalyptique, où « apocalypse » est le retour de la magie – la magie va et vient, et quand la magie est là, la technologie est complètement inutile ou à peu près. Au milieu de tout ça, on a des nécromanciens qui contrôlent des vampires, et un pack de garous. Le gardien de Kate s’est fait tuer, et Kate se met à la recherche de son assassin. J’avoue, j’ai pas vraiment accroché, mais je sais pas trop pourquoi. Peut-être l’impression que c’était un peu bordélique (on est balancé dans le monde en question sans beaucoup de préliminaires), peut-être le fait que j’ai pas réussi à cerner Kate Daniels… bref, j’ai pas accroché.

Machine of Death, de Ryan North et de plein d’autres gens (pas encore de traduction en français) est un recueil de nouvelles qui ont toutes le même point de départ : il existe une machine qui, sur une simple prise de sang au bout du doigt, est capable de prédire comment vous allez mourir (et qui vous le dit). Évidemment, la machine en question est souvent complètement cryptique et parfois auto-prophétique. C’est un recueil de nouvelles, donc il y a évidemment du bon et du moins bon, mais de manière générale c’est plutôt chouette. Il y a un deuxième tome sur les mêmes prémisses – je vais probablement me lire ça à l’occasion.

Disclosure, de Michael Crichton (Harcèlement, en français) est un bon gros thriller qui tache. C’est l’histoire de Tom, qui bosse dans une boîte high-tech qui fabrique entre autres des lecteurs CD-ROM – et dont le prochain produit promet d’enfoncer la concurrence parce qu’il est tellement plus rapide. (Lire tout ça vingt ans après l’écriture rend les choses assez rigolotes, il faut le dire). Il se fait piquer une promotion par une ex qui se fait plus ou moins parachuter – et qui l’accuse rapidement de harcèlement sexuel – ce qui est 1/ faux 2/ difficile à contrer. Plutôt chouette – et la fin était vraiment sympa.

The Well of Ascension, de Brandon Sanderson (Le Puits de l’ascension, en français) est le deuxième tome de Mistborn (voir plus haut). Nos héros se remettent des événements du premier tome tandis que la société s’adapte aux nouvelles circonstances. Manque de pot, la ville de Luthadel est bientôt assiégée par non pas une, non pas deux, mais trois armées. Une ancienne légende refait surface – peut-être un moyen de sauver tout le monde. Ça reste très très solide – j’ai résisté violemment à l’envie d’attaquer le troisième tout de suite. Et RHA cette fin. Sérieusement. Phénoménal.

Allegiant, de Veronica Roth (Divergente tome 3, en français) est le troisième et dernier tome de la série Divergent (voir… bin voir rien, en fait, les deux précédents sont passés dans la période sans #balisebooks, visiblement). La série Divergent commence dans un Chicago dystopique où les gens sont divisés en cinq factions qui représentent leurs traits de caractère. À leurs 16 ans, les adolescents doivent choisir leur faction. Pour les aider dans ce choix, ils passent un test qui les « classe » dans l’une ou l’autre des factions – ils peuvent alors choisir de rester dans leur faction ou être transférés dans une autre faction qui leur correspondrait mieux. Les résultats de Tris sont rares et peu concluants – le test la classe dans trois factions à la fois. Tris choisit d’être transférée de la faction Abnegation dont fait partie sa famille à la faction Dauntless ; le premier tome est celui de son initiation dans cette faction (et c’est pas de la tarte). Les tomes suivants racontent l’évolution de la société en question – y compris, dans le troisième tome, le pourquoi du comment de la société en question. Une trilogie plutôt sympa, j’irai peut-être voir les films au cinéma quand ils sortiront.

S’il ne fallait en lire qu’un… ou trois… Mistborn: The Final Empire, The Well of Ascension et The Wise Man’s Fear.

#balisebooks – Décembre 2013

Le début de l’année étant aussi un début de mois, j’ai deux choses à faire : souhaiter à mes lecteurs une bonne année, et écrire un #balisebooks. Donc, bonne année, et voici le #balisebooks de décembre.

Home for the Holidays, de Jeaniene Frost (pas encore traduit en français), est « l’épisode de Noël » de la série Night Huntress dont j’ai… *gasp* pas encore parlé. Donc, les Night Huntress, c’est Natacha qui m’en a parlé, et qui en parle d’ailleurs longuement (et mieux que moi) dans ses billets de critique de Halfway to the Grave, de One Foot in the Grave, et de At Grave’s End. La recette de la série est classique mais marche diaboliquement bien – dans un univers qui ressemble vachement au nôtre à ceci près qu’il contient des créatures surnaturelles genre des vampires et des fantômes, nos héros Cat and Bones, plutôt du côté « vampire et assimilables », font face aux « emmerdes du tome ». Les personnages sont chouettes, et en particulier les personnages secondaires récurrents sont de ceux qu’on apprécie de revoir surgir ici ou là. L’univers me parle moins que celui des Chicagoland (dont j’ai parlé en août), mais c’est sans doute une question de goût. Dans l’épisode de Noël sus-cité, le frère de Bones (qui était inconnu au bataillon jusqu’alors) déboule, et tout le monde commence à se comporter de façon bizarre. Je soupçonne qu’il y aurait limite eu matière à faire un tome complet et pas un « demi-tome », mais on va pas bouder son plaisir.

Digital Fortress, de Dan Brown (Forteresse Digitale en français), m’a fait hurler plus d’une fois. Dan, mon petit, la crypto, ça marche pas comme ça. Vraiment pas. Et ça m’agace profondément, parce que j’ai quand même voulu savoir ce qui se passait dans ton bouquin, parce que visiblement, mener un suspense, tu sais faire, mais rontudju, il aurait probablement pas fallu grand chose pour que ton bouquin soit raisonnablement lisible par des gens qui ont des notions de base (vraiment, de base) en crypto. Très agaçant. Et tout ça pour hurler la réponse à l’énigme finale quinze pages avant que des mecs qui sont censés être des dieux vivants ou presque finissent par la trouver. Le bouquin part du postulat que la NSA sait déchiffrer tout ce qui lui passe par les mains, sauf qu’un petit malin arrive et prétend qu’il a un algorithme incassable. Bon, après, le problème, c’est que comme dit plus haut, les éléments techniques sont tellement mal foutus que ça part complètement en sucette à partir de là, et que le reste du scénario ne tient plus. Un gros gâchis, parce que sinon ça serait probablement un chouette thriller. Scrogneugneu.

Shadow Kiss, de Richelle Mead (Baiser de l’ombre en français), est le troisième tome de la série Vampire Academy que j’ai commencée le mois dernier. On y retrouve Rose, salement traumatisée par les événements de la fin du tome 2, et qui en particulier voit des fantômes, ce qui est plutôt mauvais signe pour sa santé mentale. C’est aussi l’époque du « stage de fin d’études » pour les gardiens de la promo de Rose – chaque gardien est assigné à un étudiant Moroi, qu’il doit protéger « comme en vrai » face aux attaques planifiées mais néanmoins réelles des instructeurs de l’Académie. Une ambiance « Buffy rencontre Harry Potter » pour ce tome, j’ai bien aimé.

REAMDE, de Neal Stephenson (apparemment pas encore traduit en français), était ma tentative de me rattraper de l’énervement de Digital Fortress. C’est raté : j’ai abandonné au milieu, j’en avais marre. Ça partait pourtant plutôt pas mal. On fait la connaissance de Richard Forthrast, créateur du jeu vidéo T’Rain, un meuporgue qui a pour particularité d’avoir été conçu avec les « farmers » d’or en tête et d’y avoir adapté son monde. Richard a une nièce, Zula, qui à la suite d’un concours de circonstances malheureux, se retrouve enlevée par la mafia russe, trimbalée en Chine, et j’ai fini par abandonner quand les terroristes et le MI6 ont commencé à faire leur apparition aussi. Malgré ce casting qui prend des proportions, c’est _lent_ et verbeux. J’ai la vague impression qu’avec les 1000 pages+ de ce bouquin, il y aurait moyen de faire deux bouquins de 300 pages, et que j’en apprécierais un mais pas l’autre. Bref, exactement le défaut inverse de Digital Fortress. La construction du monde et les aspects techniques sont impeccables et très bien foutus (j’ai envie de jouer à T’Rain, rontudju), mais le développement de l’histoire me va pas. Je commence à me dire que je devrais écrire mes propres techno-thriller-trucs si je veux en trouver un qui m’aille. Je pense cela dit que REAMDE est pas mal, objectivement, mais c’est pas ma came.

Astérix chez les Pictes, de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad… ben c’est le dernier Astérix. Beaucoup de calembours affreux (c’est un compliment) au service d’un scénario un peu faiblard.

The Call of Cthulhu, d’H.P. Lovecraft (L’Appel de Cthulhu, en français), fait partie des trucs qu’il fallait que je lise à l’occasion, et voilà, c’est fait. J’ai pas mal joué à des jeux sur le thème (Elder Sign, Arkham Horror et Mansions of Madness), et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est pas dépaysant, pour le coup. Call of Cthulhu est l’histoire de la mise en relation d’événements a priori indépendants – des cauchemars, un culte à la Nouvelle Orleans, un naufrage dans le pacifique. La construction, par petites touches, de la révélation de l’existence de Cthulhu et de son réveil… À lire, ne serait-ce que d’un point de vue culturel.

The Name of the Wind, de Patrick Rothfuss (Le Nom du vent, en français), est le premier tome de la trilogie Kingkiller Chronicle. J’ai « fait la connaissance » de Patrick Rothfuss par le même biais que celle de Jacqueline Carey – c’est lui qui animait la série Story Board sur YouTube, et il est aussi passé dans l’épisode Lords of Waterdeep de Tabletop. Il a aussi monté un truc très rigolo au moment où il est arrivé sur Twitter. Bref, j’avais une bonne opinion de l’auteur a priori, et j’ai fini par ouvrir un de ses bouquins, en l’occurrence The Name of the Wind. C’est l’histoire de Kvothe qui, à ce qui nous est présenté comme la fin de sa vie, raconte ladite vie à un public assez limité. La narration durera trois jours ; le premier tome correspond au premier jour (fou). Kvothe commence donc par raconter son enfance et le début de sa formation d’arcaniste à l’université. Le personnage principal est parfois un peu agaçant, parce qu’il est présenté comme un demi-dieu dans à peu près tout ce qu’il entreprend ; dans le contexte où c’est Kvothe lui-même qui raconte, ma foi, ça passe. Et j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal à lâcher le bouquin - il m’a même emmenée à des heures pas catholiques quand je l’ai terminé. Le concept du « je suis pas bien réveillée parce que j’ai fini un bouquin à 2h du mat hier », c’est pas une bonne idée, mais ça donne une certaine idée de la qualité du bouquin susnommé (enfin je trouve 🙂 ).

Serenity: The Shepherd’s Tale, de Zack Whedon, est un comic book dans l’univers de Firefly, qui raconte le passé du Shepherd Book. J’ai peu lu de comics de manière générale, et c’est un truc avec lequel j’ai du mal - la forme graphique me donne parfois l’impression de ne pas savoir lire et de déchiffrer. Les comics Firefly me sont plutôt plus motivants (parce que je veux savoir ce qu’il y a d’autre dans l’histoire – idem pour les Buffy), mais je crois qu’il faut que je persévère un peu, et que je relise celui-ci (parce que j’ai pas tout pigé, probablement parce que j’ai lu trop vite.) Mais sinon c’était bien 😛

Blood Promise, de Richelle Mead (Promesse de sang, en français), est le quatrième tome de Vampire Academy. Rose s’en va toute seule en mission en Russie pour aller tatanner du Strogoi, et ça se passe plus ou moins bien. Divertissant, avec des passages plus dérangeants que ce à quoi je me serais attendue dans cette série.

Quiet, de Susan Cain (La force des discrets, en français), faisait les têtes de gondoles de toutes les librairies la dernière fois que je suis allée aux US. C’est un bouquin qui tente de convaincre que « dans un monde d’extrovertis, les introvertis ont aussi leur place et voici pourquoi/comment ». En pratique, beaucoup de « brossage dans le sens du poil du public probablement attiré par ce bouquin », peu de science, pas mal de raccourcis (en général associés à du « non mais bon c’est évidemment plus compliqué que ça, mais quand même »). J’aurais pu m’en passer.

S’il n’y en avait qu’un à lire… The Name of the Wind.

#balisebooks – Novembre 2013

Petit mois probablement pas très intéressant pour les #balisebooks… mon mémoire de master me prend pas mal de neurones, et du coup j’ai tendance à rester dans le « facile », les séries que je connais, et les trucs pas prise de tête. (Et, après avoir vu le résultat dudit mois, c’est effectivement très… thématique :P)

The Atrocity Archives, de Charles Stross (Le Bureau des atrocités, en français), est l’exception qui confirme la règle : c’était plutôt dans le genre prise de tête 😉 C’est un machin complètement improbable, croisement de Lovecraft et de XFiles mâtiné de cybertrucs. Typiquement le genre de machins auxquels je suis, en pratique, globalement hermétique. Ce qui me désole par ailleurs, hein, mais quand ça veut pas, ça veut pas. Je pense que c’est du bon, voire du très bon, mais c’est pas ma tasse de thé.

Vampire Academy, de Richelle Mead (Vampire Academy : Sœurs de sang, en français), est le premier tome de la série éponyme. Encore de la littérature-à-vampires, cette fois avec un vague côté Gossip Girl (c’est du lourd). D’une part, les Moroi – des vampires qui, à part leur régime alimentaire particulier, sont… normaux. D’autre part, les Dhampir – mi-humains mi-vampires. Moroi et Dhampir suivent des études appropriées à St Vladimir, le lycée à vampires local ; les Moroi parce qu’il faut bien aller à l’école, les Dhampir parce que les Dhampir sont formés comme gardes du corps des Moroi, c’est comme ça (ou à peu près). Rose est Dhampir, et sa Moroi « attitrée » est Lissa ; on les récupère au moment où elles se font rattraper de deux ans de cavale et ramener au bahut manu militari. Évidemment, le danger qui les a fait fuir au départ est toujours là, d’où, problèmes. C’est pas grand, mais ça se lit.

Frostbite, de Richelle Mead (Vampire Academy : Morsure de glace, en français) est le deuxième tome, lu dans la foulée parce que bon. Il introduit les Strogoi, qui sont les vampires qui ont mal tourné, soit qu’ils aient été changés par un Strogoi, soit qu’ils soient passés volontairement du côté obscur en tuant quelqu’un. Et voilà qu’ils attaquent les familles royales Moroi, parce qu’ils peuvent, apparemment. Pendant ce temps, Rose enquête sur ce qui fait la particularité de Lissa. J’ai été un peu agacée par les indices énormes qui traînent partout à tous les sujets et au temps qu’il faut aux personnages pour faire le lien entre tous. Bref, pas trop prise de tête, ça se lit.

Succubus on Top, de Richelle Mead (Succubus Nights, en français) (c’est aussi le titre au Royaume-Uni, c’est pas complètement gratuit comme changement de titre) est le deuxième tome de la série Succubus que j’ai commencé le mois dernier. Dans ce tome-ci, Georgina, succube du titre, a deux problèmes. D’une part, Doug, son collègue à la librairie, a des sautes d’humeur des plus bizarres (mais son groupe de rock décolle à la vitesse grand V). D’autre part, Bastien, incube de son état, vient de débouler en ville avec pour mission de corrompre une animatrice télé option fondamentaliste homophobe. Ça reste drôle et distrayant, et les persos sont vraiment sympa. Marrant comme les deux séries (Vampire Academy et Succubus) sont différentes…

Kushiel’s Mercy, de Jacqueline Carey (La Grâce de Kushiel, en français) est le dernier tome de la trilogie d’Imriel dont j’ai parlé en septembre et en octobre. Pour pouvoir épouser celle qu’il aime, Imriel doit retrouver sa mère. Mais, avant même qu’il parte, un sort est jeté sur Terre d’Ange : tout le monde est persuadée que ladite dulcinée est partie de son plein gré épouser le prince de Carthage, et qu’Imriel est devenu fou et imagine tout ce qui s’était passé dans les années précédentes. Imriel part donc en quête pour régler tout ça. Une très très chouette conclusion à deux très très chouettes trilogies. Ils vont me manquer, tous.

Succubus Dreams, de Richelle Mead (même titre en français) est le dernier Richelle Mead de ce mois-ci, promis 😉 et est… ben le 3e tome de Succubus. Georgina se réveille après des rêves très vivides complètement vidée de son énergie, ce qui est problématique et inquiétant. En plus, on lui a collé une stagiaire succube particulièrement inapte. Et ça reste drôle, donc que demander de plus !

S’il ny en avait qu’un à lire… Kushiel’s Mercy.

#balisebooks – Octobre 2013

Hop, je suis encore à la bourre pour le #balisebooks, mais je pouvais pas, j’avais un rhume. Et puis je savais que ce mois-ci allait être long à écrire parce que j’ai visiblement beaucoup lu… Et puis j’ai migré le blog sur wordpress.com aussi et c’était du boulot (non, ça a été en fait). Bref. J’pouvais pas j’avais piscine.

Kushiel’s Justice, de Jacqueline Carey (en français La Justice de Kushiel) est le deuxième tome de la deuxième trilogie de Kushiel dont j’ai commencé à parler dans le billet précédent. Après ses aventures du premier tome, Imriel rentre chez lui et accepte un mariage politique. Évidemment, le problème est qu’il en aime une autre – et que tout ça va évidemment avoir des conséquences, à la fois sur Imriel lui-même et sur ceux qui l’entourent. Imriel grandit/mûrit, aussi, et doit faire face à son propre héritage et à sa propre nature. Encore une fois, c’est difficile de parler de l’intrigue d’un bouquin sans tout révéler, et c’est encore pire lorsqu’il s’agit d’une suite – parce que même parler du début peut révéler des points importants des bouquins précédents ! Je vais juste me contenter de dire que la série reste très bonne et ne s’essouffle pas. Et je suis contente qu’il me reste un tome de cette trilogie et une autre trilogie encore derrière dans le même univers.

Girl 99, d’Andy P. Jones (pas de traduction) – heu, j’ai lu ce bouquin ya moins de deux mois et je m’en souviens déjà plus. Dispensable, donc. J’ai dû l’attraper sur une offre Kindle à pô cher, et ça valait pô plus.

Carrie, de Stephen King (même titre en français) est un grand classique que je n’avais jamais lu, voilà qui est réparé. L’histoire est celle de Carrie, une adolescente télékinésique dont les pouvoirs ont tendance à se déclencher lorsqu’elle est pas contente. Et, considérant que sa mère est folle à lier et qu’elle est le souffre-douleur de ses petits camarades de classe, ben ça arrive. Une particularité du bouquin est que l’histoire est entrecoupée de citations d’articles divers qui expliquent, assez tôt, le dénouement du bouquin. J’ai bien aimé, parce que ça permet de voir comment on en arrive là, mais je l’ai vu reproché comme « si on sait ce qui se passe à la fin c’est quand même vachement moins intéressant ».

The Immortal Life of Henrietta Lacks, de Rebecca Skoot (en français La Vie immortelle d’Henrietta Lacks) est l’histoire fascinante d’une lignée de cellules qui est très utilisée en biologie – la ligne HeLa (la version anglaise de la Wikipedia est beaucoup plus complète : HeLa, en anglais). C’est à la fois l’histoire d’Henrietta Lacks, dont les cellules sont à l’origine de ladite lignée, et du travail de la journaliste, Rebecca Skoot, pour retracer toute cette histoire et interagir avec la famille Lacks, en particulier la fille d’Henrietta, Deborah. Je ne peux que remercier Susan de m’avoir parlé de ce bouquin, c’était vraiment un truc à lire : en plus de l’histoire des cellules elle-même, on a un aperçu de la médecine hospitalière des années 40-50 aux États-Unis, et une réflexion intéressante sur les questions éthiques, sur le consentement des patients pour les prélèvements à visée de recherche et sur la propriété des prélèvements en question.

The Mystery of Mercy Close, de Marian Keyes (pas encore de traduction) est le dernier Marian Keyes. J’aime beaucoup Marian Keyes qui écrit des bouquins clairement orientés « chick lit », mais en général avec plus de profondeur que la moyenne du domaine. Je m’étais précipitée sur les derniers dès leur parution ; il m’a fallu un peu plus de temps pour attaquer celui-là dont les prémisses m’inspiraient a priori moins. C’est le cinquième « tome » des histoires de la famille Walsh, une famille irlandaise qui contient les parents et les cinq filles - on a vu un tome par fille à présent donc. Allez savoir s’il y en aura d’autres. Dans celui-ci, Helen, la petite dernière, est devenue détective privé et a été engagée pour retrouver le membre manquant d’un boys band sur le retour. Le problème, c’est aussi qu’Helen a un historique de dépression qui l’a déjà envoyée à l’hôpital une fois, et qui semble resurgir pour se venger. Helen part donc à la recherche de sa cible tout en se battant contre elle-même. Le résultat en est un bouquin émouvant et drôle que j’ai eu du mal à lâcher.

Théorème vivant, de Cédric Villani m’a été recommandé par au moins deux personnes, dont une fois dans les commentaires de ce blog – qu’elles en soient remerciées. Cédric Villani a obtenu la médaille Fields en 2010 (la médaille Fields est une des plus hautes récompenses, si ce n’est la plus haute, qu’un mathématicien puisse rêver obtenir), et c’est l’histoire du théorème qui lui a valu ladite médaille. Les maths y sont proprement incompréhensibles – du moins à mon petit niveau (la physique mathématique et l’analyse ne sont VRAIMENT pas mes domaines de prédilection), mais le processus est fascinant : partir d’une question, commencer à prouver des trucs, se rendre compte que ça marche pas, corriger, refaire, ajouter des bouts, en retirer – le bouquin capture vraiment le processus itératif, tout un tas de choses qu’on ne voit pas quand les théorèmes sont finalement enseignés avec leur preuve propre et sans bavure… Très chouette.

Succubus Blues, de Richelle Mead (même titre en français) est une lecture un peu plus « light » que les précédentes. C’est le premier tome d’une série qui met en scène Georgina Kincaid, succube et libraire. (Sisi.) En tant que succube, son but est de recruter pour le côté sombre de la Force – séduire quelqu’un, l’emmener au lit, lui piquer son âme. Facile. Les choses se compliquent évidemment quand elle rencontre une personne qu’elle aimerait bien emmener au lit mais dont elle aimerait bien aussi préserver l’âme – apparemment, les pouvoirs de succube ne s’éteignent pas. L’accident bête. Plutôt plaisant et drôle, j’ai attaqué le suivant dans la foulée… mais ça sera pour le prochain #balisebooks !

Bon, et tiens, d’ailleurs, j’inaugure une nouvelle rubrique de cet article, le « S’il n’y en avait qu’un à lire… » (et je vais faire les modifications correspondantes sur les billets précédents, paf). Donc :

S’il n’y en avait qu’un à lire… The Immortal Life of Henrietta Lacks.

#balisebooks – Septembre 2013

Kushiel’s Scion, de Jacqueline Carey (L’Héritage de Kushiel, en français) est le premier tome de la deuxième trilogie commencée par la trilogie de Phèdre, dont j’ai causé en juin et en juillet. C’est l’histoire de l’adolescence et du passage à l’âge adulte d’Imriel, dont je ne vais pas dévoiler ici les liens avec les personnages de la première trilogie. Disons que les liens en question sont suffisants pour attirer des gens qui ne lui veulent pas que du bien, y compris quand il se décide à quitter Terre d’Ange pour aller étudier à Tiberium. Un très chouette premier tome de trilogie, avec un bon mélange d’anciens et de nouveaux personnages, et dans la lignée de la trilogie précédente (et comme j’ai bien aimé la précédente, ben j’aime bien celui-ci aussi, voilà.)

Pavilion of Women, de Pearl S. Buck (Pavillion de femmes, en français), se passe en Chine et commence juste avant la seconde guerre mondiale. La maison Wu est une des plus riches et anciennes de Chine et, le jour de ses 40 ans, Madame Wu fait part de sa décision : elle demande à son mari de prendre une seconde épouse, plus jeune qu’elle-même, et va même jusqu’à la choisir. Les conséquences de cette décision ne sont pas exactement celles qu’elle attendait, et forment la trame du livre. Et c’est fort probablement un des meilleurs livres que j’ai jamais lus, toutes catégories confondues. Bon, j’ai appris a posteriori (parce que je manque cruellement de culture) que Pearl Buck avait un Nobel de littérature, donc ya peut-être des raisons.

Little Brother, de Cory Doctorow (même titre en français), ne joue pas vraiment dans la même catégorie (même si j’ai bien aimé aussi, hein). Dans une société un peu trop salement proche de la nôtre, Marcus, un ado de 17 ans, se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, et est accusé de terrorisme, emprisonné et interrogé. Il finit par être relâché, et se bat alors contre la société de surveillance dans laquelle il vit. Plutôt sympathique, techniquement crédible, et même parfois didactique (parfois de façon un peu lourdingue, mais bon). Les événements courants rendent le tout d’autant plus crédible et actuel, et c’est un peu flippant. Note : la version originale de Little Brother est disponible en ligne sous licence CC-NC-SA.

Ender’s Game, d’Orson Scott Card (La Stratégie Ender, en français), est un des « classiques » de SF que je n’avais pas encore lus, voilà qui est corrigé. Ender a six ans, et il est vu comme l’ultime espoir des humains face à l’invasion imminente des aliens (qui ont déjà fait quelques dégâts historiquement). Les enfants prometteurs sont envoyés à l’école de guerre pour en faire des soldats et des officiers : l’école fournit tout un tas de jeux pour apprendre aux enfants la stratégie militaire. Ender gravit les échelons très vite, et on suit son entraînement à partir de son recrutement. C’était plutôt agréable à lire, même si on a parfois du mal à remettre ça dans le contexte de « attends, il a genre 7 ans là ? ».

Aphrodite’s Workshop for Reluctant Lovers, Marika Cobbold, était très nettement le point faible de ce mois-ci. L’idée de base était plutôt sympa – Aphrodite trouve, au vu du taux de divorce courant, que les humains ont besoin d’un coup de main pour réussir à maintenir une vie sentimentale durable – et pour qu’elle-même puisse regagner un minimum de crédibilité sur l’Olympe. La mise en œuvre est poussive, la fin prédictible et ne répond même pas au prédicat initial. Bref, c’était vraiment pas terrible.

S’il n’y en avait qu’un à lire… Pavilion of Women.

#balisebooks – Août 2013

Tiens, je suis en retard pour mon #balisebooks. Étonnant, non ? Non. Sans plus attendre, donc…

The Ghost Brigades, de John Scalzi (en français Les Brigades fantômes) – deuxième tome qui se passe dans l’univers du Vieil homme et la guerre (Old Man’s War), dont je parle dans un autre #balisebooks. Entre temps, Scalzi a gagné le Hugo pour Redshirts – j’ai donc eu le plaisir hipster d’avoir lu le Hugo avant qu’il soit attribué, ça, c’est fait. Bref, Ghost Brigades. Je l’ai trouvé nettement en deçà de Old Man’s War, ça, c’est un fait. On suit l’histoire de Jared Dirac, qui fait partie desdites brigades fantômes – une force spéciale de l’armée composée de gens-qui-sont-morts-dont-on-a-récupéré-l’ADN-pour-faire-des-supersoldats. Et là-dessus, la guerre approche, et Dirac se retrouve (complètement pas par hasard) à être le dernier espoir de l’éviter. Les brigades fantômes faisaient clairement partie des choses laissées en suspens dans Old Man’s War ; Ghost Brigades vise au moins en partie à expliquer tout ça. Et c’est plutôt bien fait, c’est crédible (dans l’univers en question), c’est bien écrit, tout ça – mais ça reste décevant par rapport à Old Man’s War. Évidemment, c’est peut-être injuste de comparer les deux - peut-être que sans le premier, j’aurais trouvé le deuxième plus chouette, allez savoir. Dans tous les cas, ça reste une lecture agréable, hein - mais vaguement décevante.

Biting Bad, de Chloe Neill (pas encore de titre français) - huitième tome de Chicagoland, qui est possiblement ma série de littérature-à-vampires préférée et dont, apparemment sauf erreur de ma part, je n’ai pas encore parlé dans #balisebooks (ils ont dû tomber dans le trou noir sans #balisebooks). La série Chicagoland se passe, de façon hyper prévisible, à Chicago. Merit, l’héroïne, est transformée en vampire à l’insu de son plein gré dans le premier tome, et est enrôlée au sein de la maison Cadogan, une des trois maisons de vampires établies à Chicago. Elle devient Sentinelle de ladite maison, et dans la grande tradition de série de littérature-à-vampires, se tatane l’ennemi-de-l’année-du-tome dans chaque tome. J’aime particulièrement cette série-là parce que je trouve les personnages vraiment sympa ; j’aime aussi le fait que les vampires, ben ils mangent (de la « vraie » nourriture), et qu’ils ont l’air de bien bouffer. C’est aussi une série qui me fait dire que j’irais bien à Chicago, à l’occasion (en partie pour la raison sus-citée, il faut l’admettre.) Dans ce huitième tome, que j’avais précommandé et que j’ai lu dans la semaine suivant sa publication, une série d’émeutes anti-vampires secoue Chicago. Qui se cache derrière et comment les arrêter ? Et c’est un bon tome de la série - c’est plutôt bon signe, je trouve, si le huitième tome reste à un bon niveau. Vivement le neuvième ! (Février 2014… bon 🙂 )

The Perks of Being a Wallflower, de Stephen Chbosky (Le Monde de Charlie, en français), est l’histoire de Charlie, un lycéen un peu bizarre, timide, introverti, et tout ce qui s’en suit. Le livre est composé de « lettres » de Charlie à un lecteur non nommé. C’est assez bizarre, comme bouquin, parce que l’histoire en soi est assez peu crédible (Charlie a une quinzaine d’années mais on a parfois l’impression qu’il en a huit), mais les détails de l’histoire sont plutôt chouettes. Globalement, j’ai bien aimé, mais je suis pas exactement sûre de savoir pourquoi.

Death’s Daughter, d’Amber Benson (pas traduit à ma connaissance) est un bouquin que j’ai acheté à cause de son auteur, qui joue Tara dans Buffy. Il raconte l’histoire de Calliope Reaper-Jones qui, on l’apprend assez vite et on le devine dans le titre, se trouve être la fille de la Mort (Death, en anglais). Le truc gênant, c’est que Death (le papa de Calliope, donc) s’est fait enlever, et que Calliope hérite par conséquent de l’entreprise familiale le temps que tout revienne à sa place. Calliope n’ayant aucune envie de se retrouver dans cette situation, elle se met à la recherche de son père (et de sa sœur qui a eu le mauvais goût de se faire enlever en même temps). Verdict : ça se lit, mais c’est pas grand. J’ai pas détesté, mais bon, vite lu vite oublié, je pense.

Queen Unseen: My Life with the Greatest Rock Band of the 20th Century, de Peter Hince, est exactement ce que le titre dit 😉 J’ai trouvé ça par hasard sous un petit pois en promo sur Amazon l’autre jour, me suis dit « boah pourquoi pas », et donc j’ai lu ça en août. Peter Hince a été « roadie » (la wikipédia me suggère « machiniste itinérant » comme traduction, admettons - bref, un mec qui bosse sur les tournées, quoi) de Queen pendant des années, et c’est son autobiographie. Plutôt sympa d’avoir une idée de ce à quoi peuvent ressembler les coulisses d’un machin pareil – un peu bordélique, comme bouquin, mais finalement assez drôle.

Voilà, c’est tout pour le mois d’août !

S’il n’y en avait qu’un à lire… Biting Bad.