#balisebooks – Fool Moon – Jim Butcher

foolmoonMbon. On m’avait dit que Dresden Files, c’était bien. J’ai lu le premier, c’était pas mal. J’ai enchaîné sur le deuxième, Fool Moon (publiée en français sous les titres Lune Enragée et Lune Fauve), et je me suis un peu fait chier.

Ça commence avec des histoires de meurtres immondes, option « les mecs, vous avez un GROS problème de loup-garou, là ». Ça continue avec « ah mais en fait tout le monde est un loup-garou dans cette ville. » et par un certain nombre de « oh god oh god cette fois-ci c’est SÛR que je vais y passer » (je pense pas que ce soit un gros spoiler de dire que non.) Et ça se termine par de la baston. Enfin, non, ya de la baston à longueur de tome. J’ai rien contre la baston, hein, mais là, en plus, c’était assez bordélique.

J’avoue que ça aide pas que je lise vachement moins ces temps-ci, la faute à un projet parallèle qui utilise à peu près l’intégralité de mon temps de train tous les jours. Du coup, j’ai eu l’impression que c’était longuet, surtout que j’ai d’autres trucs sur ma pile qui me tentent a priori plus. Bon, j’aurais pu l’abandonner en route, j’avoue aussi – et je sais pas trop pourquoi je l’ai pas fait. Probablement parce que je suis têtue ? Bon, et il paraît que ça commence à s’améliorer sévère au tome 3 ou 4. Du coup, je vais probablement donner une chance au tome 3. Ya une paire de trucs sympas tout de même aussi – l’explication des loups-garous divers était cool, ainsi que l’explication des cercles magiques et le spawn du démon. Ça, ça pèse dans la balance, surtout qu’il y a clairement des accroches pour des intrigues qui peuvent être sympa.

Mais bon, quand même, je me suis un peu fait chier.

#balisebooks – Storm Front, de Jim Butcher

stormfrontCes derniers jours, j’ai relu Storm Front, de Jim Butcher (publié en français sous deux titres différents, Dans l’œil du cyclone et Avis de tempête), le premier tome des aventures d’Harry Dresden. J’avais déjà lu Storm Front il y a un peu plus de deux ans, j’avais visiblement bien aimé, j’avais eu des velléités de lire les suivants, pis je l’ai pas fait. Entre temps, il m’est complètement sorti de l’esprit, voire j’ai gardé à l’esprit que j’avais pas vraiment accroché, puisque je n’avais pas continué la série. Mais les Dresden Files fort quand même partie des titres qui reviennent souvent quand on parle de fantasy urbaine, et je me demandais si j’avais pas raté un truc. Et puis j’avais le tome 2 sur mon Kindle, donc autant le lire, puisque je l’avais acheté (logique imparable). Et comme je me souvenais plus du tout du tome 1, ben j’ai relu le tome 1.

Alors déjà, je peux dire un truc : je ne me souvenais absolument pas du tome 1. Limite, j’en viendrais presque à douter que je l’avais lu, si je n’en avais pas une trace écrite sur GoodReads ! Ça, ou alors j’étais dans un état second. Bref. On fait la connaissance dans ce premier tome d’Harry Dresden, seul sorcier de Chicago, qui bosse comme, en gros, détective privé du paranormal. Il est même dans l’annuaire, sisi. Comme tout bon détective privé qui se respecte, il a des liens étroits avec la police, en l’occurrence avec Karrin Murphy, qui fait appel à lui quand il se passe des trucs qui ont l’air pas nets. Ce qui est plutôt un bon plan pour Harry, parce que comme tout détective privé qui se respecte AUSSI, il a pas un rond et les clients se font rares. Évidemment, c’est comme ça que commence le tome : Harry se retrouve embauché à la fois par la police locale pour des histoires de meurtre à composante magico-immonde et par une client privée qui cherche après son mari.

Bon, et ça se lit à peu près tout seul ; il est même possible que j’aie fini de lire plus tard que ce que je m’autorise habituellement quand il s’est agi de finir le livre. J’ai évité l’omission d’il y a deux ans, et j’ai attaqué le tome 2 dans la foulée. C’est prenant, c’est drôle sans être loufoque, et je comprends pas bien ce qu’il s’est passé il y a deux ans pour que ce bouquin ne me laisse vraiment aucun souvenir. On peut regretter une paire de trucs, mais ça va partir dans les spoilers, donc je vais poser un trait à spoilers avant.

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#balisebooks – Happy Hour in Hell, de Tad Williams

happy_hour_in_hellJ’avais beaucoup aimé The Dirty Streets of Heaven, le premier tome des aventures de Bobby Dollar, et je m’attendais à au moins apprécier Happy Hour in Hell, sa suite directe. Dans Happy Hour in Hell, Bobby Dollar, ange de son état, se retrouve dans la situation assez inconfortable de devoir aller en Enfer pour aller chercher sa copine. Inutile de dire qu’un ange en enfer, c’est pas vraiment l’idée du siècle. Il y a beaucoup de trucs très chouettes dans ce bouquin – mais il y a aussi beaucoup de choses chafouinantes. En particulier, la description de l’Enfer est tout à fait phénoménale, MAIS on a quand même l’impression pendant les deux tiers du bouquin que Bobby s’en prend plein la tronche sans grand espoir de s’en sortir. Ce qui va bien avec le thème, hein, je dis pas, mais il arrive un moment où trop, c’est trop, et la torture éternelle, ça va bien, mais au bout d’un moment, c’est un peu répétitif. Du coup, ben j’ai pas vraiment apprécié le bouquin, même s’il y a beaucoup de bonnes choses dedans. Les éléments laissés en suspens m’intriguent tout de même suffisamment pour que je lise probablement bientôt le troisième tome, en espérant que ça ne soit pas une erreur.

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#balisebooks – Altered Carbon, de Richard K. Morgan

alteredcarbonJe ne me souviens plus comment j’ai entendu parler d’Altered Carbon, de Richard K. Morgan (traduit en français sous le titre Carbone Modifié). Je crois que Natacha en a parlé au détour d’un billet (Dissociation ?), et que c’était la deuxième fois en un rien de temps que j’en voyais une mention, qu’il était déjà sur ma pile Goodreads, et que du coup il a fini sur mon Kindle. Un truc comme ça. Ça avait plutôt des bons avis, c’était le début d’une série de SF, bref, ça paraissait pas mal, sur le papier. Et je peux pas nier que c’était pas mal. Un mélange cyber-punk/polar plutôt bien mené (malgré des détours que j’ai eu du mal à apprécier), mais j’ai pas plus accroché que ça. Lire la suite de « #balisebooks – Altered Carbon, de Richard K. Morgan »

#balisebooks – Body by You, de Mark Lauren

bbyCe soir, quand je suis rentrée à la maison, et comme j’essaie de le faire deux soirs en semaine et une fois le week-end, j’ai déroulé ce qui commence à être une routine. J’ai mis de la musique dans le salon (maintenant que ça marche), je me suis changée, j’ai retiré mes bijoux (mon alliance et ma montre parce qu’elles me gènent, mon pendentif parce que j’ai peur de me faire mal avec), j’ai attrapé ma bouteille d’eau, je me suis échauffée rapidement, je me suis allongée par terre avec les jambes pliées, j’ai lancé mon minuteur fancy, et j’ai commencé à tracter sur la barre posée entre les deux tables du salon. Monter, attendre une seconde, descendre, répéter dix fois. Recommencer, la deuxième série passe aussi. La troisième série, plus dur : la sixième fois est passée, la septième fois mes bras ont dit merde et ont refusé catégoriquement de me faire monter. Ça ira mieux la prochaine fois, comme c’est mieux cette fois que la dernière fois.

Le minuteur a sonné, il était temps de passer à l’exercice suivant. Je l’aime pas, celui-là, il est dur. Se tenir aux montants de la porte, descendre sur une jambe en-dessous des 90°, remonter. Chaud. J’arrive à en passer 4 sur la première série, 4 sur la deuxième. La troisième compte pas vraiment : ma cuisse gauche me fait vraiment mal (au point que la quatrième rep de la deuxième série m’a fait échapper un vague bruit de douleur – je suis douillette, mais quand même), et je tiens pas spécialement à me faire vraiment mal, donc on y va un peu plus mollo. (Ce qui m’a pas empêché de faire la série de l’autre côté). Pas glorieux, mais j’ai pas trop démérité par rapport à la fois d’avant, alors…

Le minuteur sonne à nouveau, direction la salle de bains. Parce que la baignoire, j’ai en fait pas trouvé mieux pour faire des pompes au niveau des genoux. La première série passe avec beaucoup de difficulté, les deux séries suivantes sont des échecs monumentaux à 2 et 1 rep respectivement. MAIS la dernière fois j’en avais fait 5 sur la première série, alors c’est un très net progrès.

Le minuteur sonne, quatrième et dernier exercice. Lever les bras en l’air, se pencher en avant en levant une jambe vers l’arrière jusqu’à arriver à l’horizontale des orteils aux mains, tenir la pose deux secondes, revenir, et recommencer dix fois sur chaque jambe. Ça a l’air de pas grand chose, mais c’est pas évident de garder l’équilibre, surtout après avoir fait tout le reste. Et là, le truc qui fait plaisir, c’est que les trois séries sont passées. Il va falloir que je passe à l’exercice suivant de la progression la prochaine fois !

Une fois tout ça fini, il est temps de s’écrouler violemment sur un fauteuil, parce que ça crève. Et d’apprécier les courbatures demain au moindre escalier, ow ow ow.

Bon et là j’en vois qui sont confusés. Parce que j’ai quand même taggé ce billet #balisebooks. J’avoue, j’ai un peu triché. Pas tant que ça, parce que les exercices que je décris ici, ainsi que les progressions pour y mener, le sont tous dans Body By You, de Mark Lauren. J’ai lu Body By You il y a un bon bout de temps à force – un an, plus ou moins, à la louche, et aussi mal que ça puisse me faire 😉 c’est peut-être un des bouquins qui a eu le plus d’impact dans ma vie. Je m’y suis intéressée quelques semaines/mois après que Pierre ait commencé à s’intéresser à You Are Your Own Gym, du même auteur ; c’est un bouquin de « bodyweight exercices » (littéralement, « des exercices qui utilisent le poids du corps »), et Body By You en est la version plus adaptée aux femmes. Conceptuellement, ça me chagrine un peu d’avoir une version femmes et une version hommes ; j’ai fini cela dit par me faire à l’idée que sur le concept du développement musculaire, on était pas égaux, point. (Ce qui va pas m’empêcher d’essayer).

La valeur intrinsèque du bouquin est dans les listes d’exercice ; le bla-bla autour est pas inintéressant, mais pas forcément le truc le plus utile. Il y a des liens vers des vidéos aussi, c’est parfois plus parlant que les descriptions et les photos. La version « hommes » a aussi une app extrêmement bien foutue ; elle est pas vraiment adaptée au programme « femmes » et à sa progression, ce qui est dommage (paraît que c’est en cours, mais ça fait un an+ que c’est en cours…).

Ya plusieurs choses qui font que ce truc a l’air de marcher mieux que tout ce que j’ai essayé avant.

  • L’overhead est minimal. Je peux vraiment faire ça dès que je trouve une demi-heure (mettons trois quarts d’heure pour compter le temps qu’il faut pour être à nouveau capable de marcher et la douche).
  • J’ai pas besoin de socialiser avec des inconnus (ni de faire un effort conscient pour les éviter soigneusement), ce dont j’ai en général pas vraiment envie après ma journée de boulot, attendu que je reste à ma maison. Ça va avec l’overhead minimal.
  • Il y a une vraie progression – les séries passent de mieux en mieux, et des exercices qui étaient absolument hors de portée au début ne sont plus si délirants maintenant.
    • Je prends note du nombre de répétitions que je fais dans chaque série, avec l’objectif d’améliorer le nombre à chaque fois que je refais un exercice, donc il y a un sentiment de réalisation à chaque fois
    • J’ai des buts (très) lointains mais qui semblent presque raisonnables – du moins je ne vois pas vraiment d’obstacle majeur à leur réalisation à long terme si je continue à travailler. Peut-être que je vais déchanter brutalement, mais bon 🙂
  • Je peux me permetter de laisser tomber pendant quelques semaines sans avoir de comptes à rendre à personne. Jusqu’ici, j’ai toujours réussi à m’y remettre après quelques semaines d’interruption dues à une raison ou une autre. Alors qu’un truc avec un entraîneur ou un truc ou un machin, ça s’est bien souvent fini en « j’ai pas envie d’y retourner je vais me prendre des réflexions « rho ben ça faisait longtemps » » – ce qui ne s’arrange pas avec le temps, et ce qui est profondément débile, mais c’est AUSSI un overhead qu’il faut visiblement que je considère.
  • J’en vois les bénéfices. J’ai toujours cru que j’avais du mal à monter les escaliers parce que ma capacité cardio-pulmonaire était à chier. Ben, il semblerait qu’avoir des muscles dans les cuisses, ça aide vachement, en fait. Je sais, fou. Bon, il est pas impossible que ma capacité cardio-pulmonaire ait aussi augmenté sensiblement (ça a beau être du travail en force et pas en endurance, le système cardio-pulmonaire bosse aussi plus que d’habitude), mais je prends un malin plaisir à grimper deux à deux l’escalier entre mon S-Bahn et mon train moyennes lignes tous les matins. Je n’ai plus non plus la sensation d’être une baleine échouée quand je m’assois par terre au moment de me relever. Et ça m’amuse assez de sentir mes muscles se définir au fur et à mesure, aussi. Il y a d’autres facteurs à tout ça (genre, bizarrement, le fait d’avoir 20kg de moins à traîner, ça aide aussi à se bouger), mais je peux pas nier que c’est là. Et je peux pas nier non plus qu’après quelques semaines de pause la motivation à reprendre commence à poindre parce que je me sens mollir ! (Ce qui est techniquement vrai : les premières séances après une longue pause sont vachement plus dure et les muscles disent merde significativement plus tôt, mais je reviens en général au niveau d’avant la pause en quelques séances).

Bon, cela dit, c’est pas encore la panacée. Ça me fait toujours violemment chier sur le coup 😀 L’ajout de musique au mix a beaucoup amélioré les choses (même s’il faudrait que je fasse une playlist adaptée histoire d’éviter d’avoir du Bach en plein milieu, ça marche vraiment pas), ainsi que l’introduction d’un minuteur automatique pour pas avoir à gérer ça au fur et à mesure. Et je prends mon mal en patience en me disant que si je peux me contenter de 30 minutes d’ennui trois fois par semaine pour être dans la meilleure forme physique de… ben toute ma vie, en fait, ben ça en vaut peut-être quand même la peine. Et que je vais de toute façon avoir du mal à trouver un truc à rapport « plaisir / overhead » vraiment supérieur, alors…

Bref, en termes de #balisebooks, Body By You, hautement recommandé. Parce qu’aussi gnan-gnan que ça puisse paraître, il a changé ma vie, et en mieux 🙂

#balisebooks – Slingshot, de Tobias Klausmann

J’ai dit que j’essaierai de faire des #balisebooks de façon un peu moins « les six derniers bouquins que j’ai lus c’était ça », et je ne vois pas de meilleur bouquin pour ça que de parler de Slingshot, de Tobias Klausmann. Une fois n’est pas coutume, je vais même filer un lien vers Amazon : Slingshot (si vous préférez un Amazon différent, normalement il est dispo sur les autres, suffit de changer le .fr en .truc). Les plus observateurs remarqueront que l’éditeur est également l’auteur, ce qui est peu courant dans mes lectures habituelles. Bon, et la manière dont je suis tombée dessus, c’est que Tobias est un copain, donc ça c’est dit.

À ce titre, j’ai lu Slingshot 3 fois. J’ai lu une première version il y a un peu plus d’un an et demi, une deuxième version deux gros mois plus tard, et la version « quasiment définitive » en décembre, le tout en prenant des notes de relecture au fur et à mesure. On peut sans doute dire que j’ai un certain investissement dans ce bouquin. Le fait que je l’ai relu deux fois avec plaisir est probablement un bon indicateur du fait que… ben ça se lise avec grand plaisir. Le processus d’affinage de l’ensemble était certes fascinant, mais il n’y avait pas que ça ! Pour les ceusses que ça intéresse, Tobias a par ailleurs écrit trois billets sur G+ qui parlent dudit processus : How I write, Outlining, et How I started.

Bon, assez parlé du méta, Slingshot, ça cause de quoi ? C’est de la SF avec des vaisseaux, des IA et des personnages qui roxent. La scène d’ouverture nous présente Kim, pilote de son état, et Allie, IA de vaisseau, en grande conversation sur la manière d’échapper aux poursuivants qui leur collent au train de façon un peu trop insistante. On fait ensuite la connaissance desdits poursuivants, d’une mécano qui tape sur les trucs pour les réparer, mais avec précision, et de plein d’autres gens. La suite découle de la scène initiale, et je vais pas spoiler plus, parce que c’est pas drôle.

L’univers est cohérent, crédible et bien amené. Les personnages sont très chouettes, au point que j’aurais presque du mal à dire lequel est mon préféré : ils sont plusieurs à se battre pour le podium. L’histoire m’a fait rater mon heure de coucher au moins une paire de fois alors que je lisais en mode « relecture » (du moins j’essayais). En fait, je cherche un truc à redire sur ce bouquin, et je trouve pas. Je suis pas la personne la plus critique au monde non plus (euphémisme d’une puissance rare), et je suis probablement biaisée, mais quand même. C’est de la très bonne SF satisfaisante qui se lit bien sans tomber dans le popcorn.

Bon, Tobias écrit en anglais. Ça peut être un inconvénient pour certains. J’ai entendu dire qu’il était de l’ordre du possible qu’une version française voie le jour un jour, sans garantie ni d’existence ni de délai. Mais pour ceux à qui ça ne pose pas de problème, je ne peux qu’encourager l’achat et à la lecture de Slingshot, sous forme papier (l’impression à la demande, c’est quand même rigolo – et j’ai une version papier et dédicacée sur mon étagère, l’impression est très correcte) ou électronique (Tobias dit que la version Kindle est sans DRM, et qu’une version EPUB devrait exister dans un futur plus ou moins proche, pour les ceusses qui se poseraient la question). Et non, je ne touche pas de royalties pour la pub 😉

#balisebooks de printemps

Hop, un petit #balisebooks pour faire un peu de tri dans le backlog. J’ai la vague intention de tenter de bloguer un poil plus souvent que tous les trimestres, donc je vais ptêt revenir à un rythme de #balisebooks un peu plus soutenu plutôt que de faire dans le gros dump a posteriori et quand je me souviens plus de rien. À voir !

Ancillary Sword, d’Ann Leckie (pas encore de traduction en français) est la suite d’Ancillary Justice que j’avais beaucoup aimé. Ancillary Sword se déroule juste après Ancillary Justice, on y retrouve notre protagoniste-vaisseau qui a hérité de son propre vaisseau (et de l’équipage qui va avec), et qui s’en va gérer des soucis à une échelle beaucoup plus locale. Le rythme est plus lent et l’échelle moins planétaire, mais le résultat est néanmoins tout à fait lisible et appréciable. J’attends Ancillary Mercy (le troisième tome) avec impatience.

Dark Debt, de Chloe Neill (pas encore de traduction en français) est le 11e tome des Chicagoland. RÀS, le popcorn habituel.

Fair Game, de Patricia Briggs (Jeu de Piste, en français) est le 3e tome des Alpha&Omega, même remarque.

Alan Turing, the Enigma, d’Andrew Hodges (Alan Turing, en français) est une biographie d’Alan Turing (on l’aurait deviné), et c’est apparemment celle qui aurait servi de base pour le film The Imitation Game. Un livre très intéressant, qui explique énormément de choses sur la vie de Turing (normal), le contexte de l’époque, et sur le travail de Turing. J’ai un peu regretté que ce dernier aspect ne soit pas un peu plus développé – cela dit, c’est déjà une part certaine du bouquin, et il me semble que c’est plutôt bien expliqué. C’est plutôt marrant de voir « inventées » (ou découvertes ?) des choses qui paraissent aujourd’hui « aller de soi » ou presque dès qu’on a deux bases et quart en programmation. Bon, il y avait aussi quelques longueurs, mais je soupçonne que ce que je considère comme des longueurs intéressera peut-être plus un autre lecteur (et vice-versa) – ça me semble inévitable sur un pavé de cette exhaustivité.

Dune et Dune Messiah, de Frank Herbert (Dune et Le Messie de Dune, en français) est un grand classique que je n’avais pas encore lu en VO, voilà qui est corrigé. (Du moins pour les deux premiers tomes du cycle, à suivre 🙂 ). Ça commence par l’arrivée de Paul Atréides et de sa famille sur Arrakis, planète-desert ayant le monopole de la production de l’Épice, pour en prendre le contrôle au nom de l’Empereur. Ça continue par une fresque socio-écolo-politico-religieuse d’ampleur planétaire voire plus, et c’est à lire. J’ai de moins bons souvenirs des tomes suivants, donc je réserve mon jugement pour le reste pour quand je l’aurai relu, mais le début du cycle vaut vraiment le coup. De façon amusante, j’ai lu ça au milieu de SF plus récente et j’ai été assez amusée par la quantité d’exposition et d’explications diverses – j’ai l’impression que la « mode » actuelle est plutôt de plonger le lecteur dans l’univers et qu’il se débrouille, du coup c’était presque reposant 😉

The First 20 hours: How to learn everything fast, de Josh Kaufman (pas encore de traduction en français) était un bouquin assez… motivant. Kaufman explique l’hypothèse suivante : oui, pour devenir « bon » à quoi que ce soit, il faut y passer du temps. MAIS pour y devenir « suffisamment compétent pour avoir une vague idée de ce qu’on fait et y prendre goût », vingt heures de pratique suffisent. Bon, vingt heures de pratique intelligente, ce qui réclame un investissement supplémentaire en temps pour réussir à déterminer ce que « pratique intelligente » veut dire pour l’activité en question, mais bon. L’hypothèse est intéressante, a minima. Il décline dans le reste du bouquin six exemples : le yoga, l’ukulele, la planche à voile, le go, la programmation et la dactylo. J’ai appris des choses dans des domaines dont je n’avais aucune idée, et les exemples sont sympa. Bref, ça se lit vite, j’ai appris des trucs, j’ai trouvé ça plutôt motivant en général – même si je ne me suis pas encore bougé beaucoup plus que faire une liste « où investir mes skillpoints » pour l’instant, et si l’application à d’autres domaines semble un peu intimidante à première vue.

S’il ne fallait en lire qu’un… Dune.

#balisebooks de début d’année

Vu le titre du dernier #balisebooks, je suppose que celui-ci s’impose assez…

Naamah’s Curse et Naamah’s Blessing, de Jacqueline Carey (pas encore de traduction en français), sont, respectivement, le 2e et 3e tome de la 3e trilogie de Terre d’Ange (voir le #balisebooks d’il y a un an pour le premier tome). C’est donc la suite des aventures de Moirin, qui s’en va, respectivement, en Mongolie et en Amérique du Sud à la poursuite de son destin (de façon assez littérale). C’est tout à fait lisible, mais rien à voir avec les deux premières trilogies. Le fait que les actions de Moirin sont essentiellement dictées par sa diadh-anam (l’espèce de compas mental qui lui dit quoi faire quand) est un tantinet chafouinant.

The Rosie Project et The Rosie Effect, de Graeme Simsion (Le Théorème du homard pour le premier, pas de traduction pour le deuxième tome pour l’instant) ressemble très fort à ce qu’on obtient si on colle Sheldon Cooper de Big Bang Theory comme héros principal d’une comédie romantique, et qu’on novellise le tout. Le premier est très réussi et très drôle, le deuxième m’a plus « gênée » et était nettement plus dispensable.

Ancillary Justice d’Ann Leckie (pas encore de traduction en français) raconte l’histoire de Breq, qui fut vingt ans plus tôt une partie d’un vaisseau spatial, et qui après la destruction dudit vaisseau s’en retrouve la seule « pièce » restant. Il y a en fait deux histoires – ce qu’il s’est passé vingt ans plus tôt, et ce qu’il se passe « maintenant » (et qui commence lorsque Breq sauve un de ses anciens officiers d’une mort assez certaine… officier porté disparu un bon millénaire auparavant). Ann Leckie fait également un choix intéressant pour le genre de ses personnages – qui s’avère fonctionner à mon avis extrêmement bien. (Tout le monde n’est pas de cet avis 😉 ). Ancillary Justice a aussi obtenu le Hugo et le Nebula l’an dernier (et une chiée d’autres récompenses) – j’ai d’ailleurs récemment décidé qu’il fallait que je me fasse tous les Hugos, attendu que j’ai beaucoup aimé l’énorme majorité de ceux que j’ai lus sur la liste. Fin de la parenthèse.

Alpha & Omega, Cry Wolf, Hunting Ground, de Patricia Briggs (Alpha & Omega – L’origine, Le Cri du loup, Terrain de chasse en français) sont les deux tomes-et-demi qui commencent la série Alpha&Omega de Patricia Briggs. La série se passe dans le même univers que les Mercy Thompson, mais côté « deuxième fiston du Marrok », qui s’est trouvé une compagne, Anna, qui s’avère être « loup-garou omega » – hors hierarchie de la meute, et avec un pouvoir d’apaisement sur les loups. Admettons 🙂 Le premier tome était un peu chafouinant, le deuxième est plutôt plus chouette – Anna commence à prendre un peu d’ampleur – d’un point de vue fluff, il est « justifié » que ça prenne un peu de temps, mais j’ai trouvé le mécanisme un peu facile. Tout à fait popcorn, mais on ne gâche pas son plaisir.

J’ai aussi relu avec grand plaisir Kushiel’s Chosen et Kushiel’s Avatar, de Jacqueline Carey, un an et demi après les avoir lus pour la première fois. Je reste sur mon excellente impression de cette trilogie – Phèdre est… Phèdre, Mélisande est phénoménale, et si je voulais écrire de la fanfic je l’écrirais dans cet univers-là, voilà, c’est dit (mais je crois que je vais m’épargner ça :P).

S’il n’y en avait qu’un à lire… Ancillary Justice.

#balisebooks de fin d’année

Bon, chuis complètement paumée sur mon #balisebooks, j’ai plein de retard, donc je crois que je vais abandonner l’idée de faire ça en début de chaque mois, je vais ptêt plutôt faire ça « quand j’y pense » 😉 Donc, c’est parti. Évidemment, je me souviens pas de la moitié de ce que j’ai lu, ça va être long à rédiger et probablement pas très intéressant à lire tout ça… 🙂

The Power of Habit: Why We Do What We Do In Life and Business, de Charles Duhigg (pas de traduction française) parle de la formation des habitudes, avec pas mal d’exemples rigolos. C’était intéressant, mais assez répétitif, et ça m’a pas laissé un souvenir impérissable (voire… j’ai été étonnée de le voir dans la liste des bouquins que j’avais lus ces derniers temps !).

Wild Things et Blood Games, de Chloe Neill (pour le premier, Mords un autre jour, en français, et sans traduction française pour l’instant pour le deuxième) sont les tomes 9 et 10 de la série Chicagoland, respectivement. Le 9 était pas terrible, le 10 était mieux, ça reste lisible, mais c’est de moins en moins mémorable.

Random Acts of Senseless Violence, de Jack Womack (Journal de nuit, en français) se passe dans un New York dystopique où on lit le journal de Lola, 12 ans. Au début du livre, Lola fait plutôt partie de la frange aisée de la population ; sa famille se fait expulser de son appartement, déménage à Harlem, et tout part en sucette très très vite. Très chouette, mais assez déprimant (probablement la marque d’une bonne dystopie ? 🙂 )

Winter of the World et Edge of Eternity de Ken Follett (L’Hiver du monde et Aux Portes de l’éternité, en français) sont les deux derniers tomes de la Century trilogy commencée avec Fall of Giants. Les deux tomes se déroulent respectivement pendant la seconde guerre mondiale et pendant la guerre froide (jusqu’à la chute du Mur, en gros), et le tout reste assez phénoménal. Les personnages de Follett côtoient des personnages « réels » (JFK et MLK font bien plus qu’une apparition…), et le tout est, sinon réaliste (je serais bien incapable de me prononcer là-dessus), du moins crédible. C’est un peu bordélique parce qu’on suit les générations suivantes des personnages du premier bouquin, et j’ai eu parfois du mal à recadrer qui était qui exactement, mais c’est un problème que j’ai souvent dans les trucs avec vraiment beaucoup de personnages. Je me demande si je commence pas à développer un goût pour la fiction historique, ce qui changerait un peu de l’urban fantasy 😉

Operating Systems: Three Easy Pieces, de Remzi H. Arpaci-Dusseau et Andrea C. Arpaci-Dusseau (pas de traduction en français), dans un tout autre style, explique de façon très claire les concepts de base d’un système d’exploitation – gestion du processeur, de la mémoire, de la concurrence, des disques. J’en savais beaucoup plus sur le sujet après l’avoir lu qu’avant (ce qui était pas bien dur, je l’avoue), et la lecture elle-même en était agréable. Bonus : il est dispo gratuitement (et légalement) sur http://pages.cs.wisc.edu/~remzi/OSTEP/.

Passage, de Connie Willis (même titre en français)… m’a beaucoup agacée. C’est l’histoire de Joanna Lander, psychologue de son état, qui cherche à comprendre ce qu’il se passe exactement quand on meurt. Richard Wright arrive dans le même hôpital, et il a trouvé un moyen de simuler des « near-death experience » (expérience de mort imminente), et voilà donc nos deux protagonistes qui se lancent dans une étude du sujet. Le thème et le traitement sont intéressants/amusants, mais SÉRIEUSEMENT ce bouquin aurait probablement dû faire la moitié de sa longueur. Joanna semble tourner en rond frénétiquement pendant au moins le tiers du bouquin, et c’est un peu usant. Quelques bonnes surprises cependant. Ah, et pour information, de nombreuses critiques dévoilent pas mal de l’intrigue du bouquin, et ça peut être à éviter si on veut se garder la surprise. Vous êtes prévenus.

River Marked et Frost Burned, de Patricia Briggs (La Marque du fleuve et La Morsure du givre, en français) sont les tomes 6 et 7 des Mercy Thompson. J’étais sceptique avant de commencer la série, j’avais tort : c’est hautement lisible. Le tome 6 était un peu bizarre, j’ai moins aimé, mais le tome 7 repart sur les chapeaux de roue. Les prochains sont sur la liste (et les autres séries de Patricia Briggs… aussi.).

The Slow Regard of Silent Things, de Patrick Rothfuss (La Musique du silence, en français) est peut-être le truc le plus bizarre que j’ai lu depuis longtemps. C’est un livre avec un personnage tout seul (Auri, dont on fait la connaissance dans les Kingkiller Chronicle) qui vit dans sa « maison », et auquel il n’arrive essentiellement rien. Dans la postface, Rothfuss décrit Slow Regard comme « une vignette de 150 pages », et c’est pas forcément une mauvaise description. C’est très… contemplatif, comme lecture, et j’ai presque envie d’appeler ça « un livre d’enfants pour adultes ». Et heu… c’est très joli, voilà. Et ça change.

Kushiel’s Dart, de Jacqueline Carey (La Marque, en français), est une relecture. J’avais beaucoup aimé à la première lecture, j’ai apprécié à nouveau à la deuxième lecture. C’est, je crois, la première fois que je relis un livre électronique – il est très clair que mes habitudes de lecture ont changé depuis que je n’ai plus besoin de « commander/acheter » des livres physiques…

#balisebooks – Août 2014

On aurait pu penser qu’un mois où j’ai 12h d’avion aurait été un mois faste pour le #balisebooks, mais on aurait visiblement eu tort. Et en plus c’était un mois assez peu enthousiasmant sur les bouquins que j’ai lus (après, si c’est un problème d’humeur générale ou la faute à pas de chance… allez savoir.)

Bone Crossed, de Patricia Briggs (en français ), est le 4e tome des Mercy Thompson,  qui s’en va chasser des fantômes à Spokane. Toujours dans la lignée.

Spring MVC: Beginner’s Guide, d’Amuthan G (pas de traduction française) est un gros tutoriel sur le framework Java Spring MVC. Plutôt bien fichu, j’ai appris beaucoup de choses (et je suis capable de les appliquer à mes bidules courants), quelques problèmes de cohérence ici et là mais rien d’insurmontable. Un peu plus de profondeur aurait été appréciée par moments (sur les mécanismes d’injection par exemple).

Fall of Giants, de Ken Follett (La Chute des géants, en français) est le premier tome de la Century Trilogy. On y suit l’histoire de plusieurs personnages au début du XXe siècle jusqu’à quelques années après la fin de la première guerre mondiale – au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis et en Russie. Je l’ai trouvé long – il m’a fallu trois semaines pour le finir (en ne lisant que ça), ce qui est rare, mais plutôt chouette. Et comme je suis nulle en histoire, j’y ai même appris des choses (genre, par exemple, l’histoire des taxis de la Marne).

Vivien’s Heavenly Ice Cream Shop, d’Abby Clements (La Merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane, en français) est l’histoire de deux sœurs qui héritent de la boutique de glaces de leur grand-mère. C’est meugnon, c’est plein de bons sentiments et de décisions stupides, vite lu, vite oublié. Mais je mangerais bien de la glace.

Lock In, de John Scalzi (pas encore de traduction en français) est à la fois un bon bouquin et la déception de ce mois-ci. J’avais lu Unlocked, la grosse nouvelle d’intro, en juin, et j’avais été très enthousiaste ; Lock In m’a moins enthousiasmée. Dans le monde décrit dans Unlocked, Chris est un des patients Haden – il est paralysé dans son lit, mais il peut se balader librement grâce à un « threep » – un genre de robot contrôlé par la pensée, en gros. C’est son premier jour au FBI – et le voilà à enquêter sur la mort violente de quelqu’un, mort pour laquelle le seul témoin et suspect est un Intégrateur (une personne qui peut mettre à disposition son corps pour les Haden), ce qui pose évidemment quelques problèmes sur l’identité « réelle » du coupable. J’ai l’impression que Lock In aurait gagné à être un peu plus long. Ça reste très sympa : le feeling est un peu celui des Cavernes d’Acier d’Asimov ; mais j’attendais exceptionnel.

S’il ne fallait en lire qu’un… Fall of Giants.