#balisebooks – Altered Carbon, de Richard K. Morgan

alteredcarbonJe ne me souviens plus comment j’ai entendu parler d’Altered Carbon, de Richard K. Morgan (traduit en français sous le titre Carbone Modifié). Je crois que Natacha en a parlé au détour d’un billet (Dissociation ?), et que c’était la deuxième fois en un rien de temps que j’en voyais une mention, qu’il était déjà sur ma pile Goodreads, et que du coup il a fini sur mon Kindle. Un truc comme ça. Ça avait plutôt des bons avis, c’était le début d’une série de SF, bref, ça paraissait pas mal, sur le papier. Et je peux pas nier que c’était pas mal. Un mélange cyber-punk/polar plutôt bien mené (malgré des détours que j’ai eu du mal à apprécier), mais j’ai pas plus accroché que ça.

Ce qui suit n’est pas garanti sans spoilers

J’étais très enthousiaste au début du bouquin. Ça commence très fort par la mort du personnage principal narrateur, poum. Heureusement, il se réveille rapidement dans une cuve. La mort n’est, dans la plupart des cas, plus un problème permanent : on transfère la conscience à un nouveau corps, boum, terminé. Contre espèces sonnantes et trébuchantes (bon, ok, pas tant sonnantes et trébuchantes que ça), évidemment, sinon c’est trop facile. La qualité du nouveau corps dépend des sommes qu’on est prêt à y mettre – du synthétique aux versions plus jeunes de soi-même gardées dans des cuves de clonage jusqu’à ce qu’elles soient nécessaires. (On comprend tout ça au fur et à mesure.)

Le personnage principal, Takeshi Kovacs, a eu son nouveau corps payé par Laurens Bancroft. Laurens Bancroft a un problème : il s’est suicidé. Du moins c’est ce que la police a conclu. Le problème, c’est qu’il est revenu (parce qu’il a beaucoup de pognon et qu’il fait plutôt partie des gens qui ont des backups dans des cuves de clonage), et qu’il n’est absolument pas convaincu de s’être suicidé. Il lui manque environ 48h, parce qu’il n’a un backup de sa conscience que toutes les 48 heures, et au moment du dernier backup, ce n’était visiblement pas dans les plans. Laurens Bancroft aimerait donc bien savoir ce qu’il s’est passé.

Voilà. Jusque là, j’adhère. J’ai même peut-être prononcé les mots « hey, j’ai trouvé du cyberpunk lisible ! ». (J’ai, de manière générale, du mal avec le genre.) L’histoire continue par le début de l’enquête de Kovacs, et ça part rapidement un peu dans tous les sens. L’intrigue principale (qu’est-ce qui s’est passé avec Bancroft) passe au second plan au point qu’on oublie presque comment on en est arrivé là, ça part dans la vendetta personnelle qui se trouve avoir un lien avec l’affaire en cours QUAND MÊME, ya tout un tas de personnages pas forcément très mémorables/distinguables les uns des autres (ça c’est probablement juste moi, j’ai parfois du mal avec ça), et j’avoue que je me suis un peu fait chier vers le mileu. La fin et les explications de ce qu’il s’était passé ont tout de même un peu rattrapé le coup, mais j’étais quand même contente d’avoir fini.

Bref, je pense pas que ce soit un mauvais roman, loin de là – il y a clairement des choses, et la construction du monde est très chouette. Mais c’était peut-être pas le bon moment pour moi de le lire, ou c’est peut-être juste pas ma came, qui sait.

2 commentaires sur « #balisebooks – Altered Carbon, de Richard K. Morgan »

  1. Je l’ai aussi mentionné plusieurs fois dans #VendrediLecture, il me semblait qu’on avait échangé dessus et que c’est ce qui aurait déclenché le passage à l’acte ; mais comme je n’en trouve aucune trace dans mes logs, je l’ai peut-être rêvé.

    J’ai globalement le même avis que toi, mais avec une « baseline » beaucoup plus haute : je vois les mêmes points relativement faibles (quoique le voyage en Europe m’a encore plus ennuyée que la vendetta berserk) mais ça ne fait osciller mon appréciation du livre qu’en « j’aime beaucoup » et « j’aime beaucoup beaucoup ».

    Je ne serais pas surprise qu’une bonne partie de cette différence de baseline soit dû à mon intérêt pour que ce j’appelle la « social fiction », je suppose que c’est ce que tu appelles « la construction du monde ». Bref, proposer une réponse (un brin pessimiste, car cyberpunk) à la question « Et si on pouvait numériser la consience humaine ? », avec non seulement les conséquences simples comme les backups et les copies longue distance que tu as évoquées, mais aussi la valeur des conditionnements, l’« interrogation » en réalité virtuelle, et du coup le « jailbreak » de la réalité virtuelle, le conservatisme qui se déguise en catholicisme, etc.

    Et puis ça faisait très longtemps que je n’avais pas lu de cyberpunk, et j’aime beaucoup le glauque « nature humaine » qui l’habite, par opposition au glauque « héroïque » nolanesque si (trop ?) présent dans les films et séries de cette décennie.

    1. Ouais, tout les trucs autour de la numérisation de la conscience humaine, y compris les éléments dont tu parles, sont très, très chouettes. Mais ça m’agace d’autant plus que ce soit au service d’une trame que j’ai pas appréciée plus que ça, c’est un peu du gâchis à mon sens 🙂

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