#balisebooks – Happy Hour in Hell, de Tad Williams

happy_hour_in_hellJ’avais beaucoup aimé The Dirty Streets of Heaven, le premier tome des aventures de Bobby Dollar, et je m’attendais à au moins apprécier Happy Hour in Hell, sa suite directe. Dans Happy Hour in Hell, Bobby Dollar, ange de son état, se retrouve dans la situation assez inconfortable de devoir aller en Enfer pour aller chercher sa copine. Inutile de dire qu’un ange en enfer, c’est pas vraiment l’idée du siècle. Il y a beaucoup de trucs très chouettes dans ce bouquin – mais il y a aussi beaucoup de choses chafouinantes. En particulier, la description de l’Enfer est tout à fait phénoménale, MAIS on a quand même l’impression pendant les deux tiers du bouquin que Bobby s’en prend plein la tronche sans grand espoir de s’en sortir. Ce qui va bien avec le thème, hein, je dis pas, mais il arrive un moment où trop, c’est trop, et la torture éternelle, ça va bien, mais au bout d’un moment, c’est un peu répétitif. Du coup, ben j’ai pas vraiment apprécié le bouquin, même s’il y a beaucoup de bonnes choses dedans. Les éléments laissés en suspens m’intriguent tout de même suffisamment pour que je lise probablement bientôt le troisième tome, en espérant que ça ne soit pas une erreur.

Ce qui suit n’est pas garanti dépourvu de spoilers

À la fin de Dirty Streets of Heaven, Bobby voit sa copine Caz, démone de son état, se faire enlever par son ex-courant-whatever, Eligor (un des quatre cavaliers de l’apocalypse, rien que ça), qui la ramène en Enfer, parce que bon. Au début de Happy Hour in Hell, Bobby envisage d’aller la chercher, ce qui n’est pas forcément une quête triviale. Toutes les préparations de la quête sont plutôt chouettes. Et puis Bobby arrive en enfer. Et là, en gros, il s’en prend plein la gueule pendant 250-300 pages (à la louche), avec assez peu d’espoir de s’en sortir, avec assez peu d’espoir tout court, et avec tout un tas de trucs plus horribles les uns que les autres. Il faut admettre que la vision de l’enfer de Tad Williams est extrêmement bien décrite et que l’ensemble donne vraiment l’impression d’un endroit où on a vraiment pas envie d’aller passer des vacances, encore moins l’éternité. C’est d’ailleurs un des thèmes récurrents (et qui aura probablement des répercussions dans le tome 3, en spéculant) : est-ce qu’il y a VRAIMENT des actes qui MÉRITENT de passer l’éternité là-dedans ? L’autre thème récurrent est Bobby qui se lamente que sa copine elle était chouette quand même et qu’il aimerait bien la récupérér, crogneugneu. Ladite copine a d’ailleurs tout de la demoiselle en détresse (hop, un lien vers tvtropes, en anglais), ce qui assez agaçant aussi.

Et en plus, après tout ce pataquès, la situation d’arrivée est quand même vachement similaire à la situation de départ, ce qui ne laisse pas spécialement un sentiment jovial non plus (« tout ça pour ça »). Les détails, certains personnages plus secondaires, et l’espoir d’un troisième tome avec plus d’avancées sont probablement ce qui m’ont poussée à le finir.

Bref. Quitte à partir dans 250 pages de description des tourments de l’enfer, c’est indubitablement bien fait, mais je suis pas sûre que c’était à faire.  Encore une fois, pas ma came. Je suis pas douée pour choisir mes bouquins, en ce moment, on dirait… :/

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