Alternatives pour jouer à Terra Mystica

terrasnellmanJ’ai parlé de Terra Mystica récemment, et j’avais dit que je parlerai des alternatives à trouver une bande de copains et une boîte.

Il se trouve qu’il existe une version en ligne du jeu : Online Terra Mystica, qui permet de définir des parties et de jouer avec d’autres gens sur Internet. C’est strictement pas du temps réel : chaque joueur a une période de temps donnée (de 12 heures à 2 semaines) pendant laquelle faire son coup et une partie peut donc prendre un certain temps (voire un temps certain). Le jeu envoie par défaut un mail avec les coups joués pour avertir les joueurs quand ils ont un coup à jouer. L’interface est assez basique (pour pas dire moche), mais raisonnablement fonctionnelle une fois qu’on en a compris les quirks. On n’a fait qu’une partie à deux pour l’instant, dont l’état final est sur l’illustration de cet article (je me suis fait brutalement latter).

Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est vraiment pas évident de planifier et de comprendre ce qui se passe sans avoir les composants en main. J’aurais pas pensé que ça ait tant d’impact, mais c’est très net. Cela dit, je pense que c’est en bonne partie un problème d’habitude (s’il y a des gens qui jouent à Diplo par mail, je dois être capable de gérer Terra Mystica par web). Mais on sent qu’il y a du potentiel. D’ailleurs, d’après A brief history of Online Terra Mystica, ça a été utilisé pendant la conception de l’extension (sortie il y a quelques mois). Il y a un mode pour tester les coups et leur impact avant de les jouer pour de vrai, mais j’ai pas encore testé, ça sera pour la prochaine partie. Il y a aussi apparemment un tournoi organisé tous les deux mois (et qui dure deux mois) – je viens de m’inscrire histoire de me faire latter brutalement à celui qui commence le 1er juin. Ah, et le code source est disponible sur GitHub aussi.

Dans un style a priori similaire mais en pratique vachement différent, il y a aussi TM AI, une version qui permet de jouer complètement contre des IA. L’avantage, c’est que ça va vachement vite : le seul humain de la boucle est le goulot d’étranglement, et l’humain en question joue. L’inconvénient, c’est que l’interface est (encore) beaucoup plus basique. La version multijoueur, par exemple, ne montre que les actions qui peuvent être faites avec les ressources disponibles. La version avec IA montre tout, et en cas de vautrage n’indique que « hé banane t’as pas assez de ressources » et efface tout sans indiquer celle qui manque (ce qui après 12 conversions de ressources pour aller chercher l’action au point de pouvoir près est UN PEU crispant). J’ai pas vraiment d’opinion sur le jeu des IA, parce que je n’ai fait qu’une partie rapide, mais pareil, ya du potentiel pour une partie rapide 😉

Bon, et sinon, pour jouer avec des vrais gens mais qu’on connaît pas forcément, il y a aussi la Fête du Jeu dans moins d’un mois à Martigny en Valais. J’ai jamais été, mais il paraît qu’ils montent une ludothèque géante avec des jeux en prêt, et ça m’étonnerait bien que Terra Mystica ne fasse pas partie de la sélection 🙂

#balisebooks – Body by You, de Mark Lauren

bbyCe soir, quand je suis rentrée à la maison, et comme j’essaie de le faire deux soirs en semaine et une fois le week-end, j’ai déroulé ce qui commence à être une routine. J’ai mis de la musique dans le salon (maintenant que ça marche), je me suis changée, j’ai retiré mes bijoux (mon alliance et ma montre parce qu’elles me gènent, mon pendentif parce que j’ai peur de me faire mal avec), j’ai attrapé ma bouteille d’eau, je me suis échauffée rapidement, je me suis allongée par terre avec les jambes pliées, j’ai lancé mon minuteur fancy, et j’ai commencé à tracter sur la barre posée entre les deux tables du salon. Monter, attendre une seconde, descendre, répéter dix fois. Recommencer, la deuxième série passe aussi. La troisième série, plus dur : la sixième fois est passée, la septième fois mes bras ont dit merde et ont refusé catégoriquement de me faire monter. Ça ira mieux la prochaine fois, comme c’est mieux cette fois que la dernière fois.

Le minuteur a sonné, il était temps de passer à l’exercice suivant. Je l’aime pas, celui-là, il est dur. Se tenir aux montants de la porte, descendre sur une jambe en-dessous des 90°, remonter. Chaud. J’arrive à en passer 4 sur la première série, 4 sur la deuxième. La troisième compte pas vraiment : ma cuisse gauche me fait vraiment mal (au point que la quatrième rep de la deuxième série m’a fait échapper un vague bruit de douleur – je suis douillette, mais quand même), et je tiens pas spécialement à me faire vraiment mal, donc on y va un peu plus mollo. (Ce qui m’a pas empêché de faire la série de l’autre côté). Pas glorieux, mais j’ai pas trop démérité par rapport à la fois d’avant, alors…

Le minuteur sonne à nouveau, direction la salle de bains. Parce que la baignoire, j’ai en fait pas trouvé mieux pour faire des pompes au niveau des genoux. La première série passe avec beaucoup de difficulté, les deux séries suivantes sont des échecs monumentaux à 2 et 1 rep respectivement. MAIS la dernière fois j’en avais fait 5 sur la première série, alors c’est un très net progrès.

Le minuteur sonne, quatrième et dernier exercice. Lever les bras en l’air, se pencher en avant en levant une jambe vers l’arrière jusqu’à arriver à l’horizontale des orteils aux mains, tenir la pose deux secondes, revenir, et recommencer dix fois sur chaque jambe. Ça a l’air de pas grand chose, mais c’est pas évident de garder l’équilibre, surtout après avoir fait tout le reste. Et là, le truc qui fait plaisir, c’est que les trois séries sont passées. Il va falloir que je passe à l’exercice suivant de la progression la prochaine fois !

Une fois tout ça fini, il est temps de s’écrouler violemment sur un fauteuil, parce que ça crève. Et d’apprécier les courbatures demain au moindre escalier, ow ow ow.

Bon et là j’en vois qui sont confusés. Parce que j’ai quand même taggé ce billet #balisebooks. J’avoue, j’ai un peu triché. Pas tant que ça, parce que les exercices que je décris ici, ainsi que les progressions pour y mener, le sont tous dans Body By You, de Mark Lauren. J’ai lu Body By You il y a un bon bout de temps à force – un an, plus ou moins, à la louche, et aussi mal que ça puisse me faire 😉 c’est peut-être un des bouquins qui a eu le plus d’impact dans ma vie. Je m’y suis intéressée quelques semaines/mois après que Pierre ait commencé à s’intéresser à You Are Your Own Gym, du même auteur ; c’est un bouquin de « bodyweight exercices » (littéralement, « des exercices qui utilisent le poids du corps »), et Body By You en est la version plus adaptée aux femmes. Conceptuellement, ça me chagrine un peu d’avoir une version femmes et une version hommes ; j’ai fini cela dit par me faire à l’idée que sur le concept du développement musculaire, on était pas égaux, point. (Ce qui va pas m’empêcher d’essayer).

La valeur intrinsèque du bouquin est dans les listes d’exercice ; le bla-bla autour est pas inintéressant, mais pas forcément le truc le plus utile. Il y a des liens vers des vidéos aussi, c’est parfois plus parlant que les descriptions et les photos. La version « hommes » a aussi une app extrêmement bien foutue ; elle est pas vraiment adaptée au programme « femmes » et à sa progression, ce qui est dommage (paraît que c’est en cours, mais ça fait un an+ que c’est en cours…).

Ya plusieurs choses qui font que ce truc a l’air de marcher mieux que tout ce que j’ai essayé avant.

  • L’overhead est minimal. Je peux vraiment faire ça dès que je trouve une demi-heure (mettons trois quarts d’heure pour compter le temps qu’il faut pour être à nouveau capable de marcher et la douche).
  • J’ai pas besoin de socialiser avec des inconnus (ni de faire un effort conscient pour les éviter soigneusement), ce dont j’ai en général pas vraiment envie après ma journée de boulot, attendu que je reste à ma maison. Ça va avec l’overhead minimal.
  • Il y a une vraie progression – les séries passent de mieux en mieux, et des exercices qui étaient absolument hors de portée au début ne sont plus si délirants maintenant.
    • Je prends note du nombre de répétitions que je fais dans chaque série, avec l’objectif d’améliorer le nombre à chaque fois que je refais un exercice, donc il y a un sentiment de réalisation à chaque fois
    • J’ai des buts (très) lointains mais qui semblent presque raisonnables – du moins je ne vois pas vraiment d’obstacle majeur à leur réalisation à long terme si je continue à travailler. Peut-être que je vais déchanter brutalement, mais bon 🙂
  • Je peux me permetter de laisser tomber pendant quelques semaines sans avoir de comptes à rendre à personne. Jusqu’ici, j’ai toujours réussi à m’y remettre après quelques semaines d’interruption dues à une raison ou une autre. Alors qu’un truc avec un entraîneur ou un truc ou un machin, ça s’est bien souvent fini en « j’ai pas envie d’y retourner je vais me prendre des réflexions « rho ben ça faisait longtemps » » – ce qui ne s’arrange pas avec le temps, et ce qui est profondément débile, mais c’est AUSSI un overhead qu’il faut visiblement que je considère.
  • J’en vois les bénéfices. J’ai toujours cru que j’avais du mal à monter les escaliers parce que ma capacité cardio-pulmonaire était à chier. Ben, il semblerait qu’avoir des muscles dans les cuisses, ça aide vachement, en fait. Je sais, fou. Bon, il est pas impossible que ma capacité cardio-pulmonaire ait aussi augmenté sensiblement (ça a beau être du travail en force et pas en endurance, le système cardio-pulmonaire bosse aussi plus que d’habitude), mais je prends un malin plaisir à grimper deux à deux l’escalier entre mon S-Bahn et mon train moyennes lignes tous les matins. Je n’ai plus non plus la sensation d’être une baleine échouée quand je m’assois par terre au moment de me relever. Et ça m’amuse assez de sentir mes muscles se définir au fur et à mesure, aussi. Il y a d’autres facteurs à tout ça (genre, bizarrement, le fait d’avoir 20kg de moins à traîner, ça aide aussi à se bouger), mais je peux pas nier que c’est là. Et je peux pas nier non plus qu’après quelques semaines de pause la motivation à reprendre commence à poindre parce que je me sens mollir ! (Ce qui est techniquement vrai : les premières séances après une longue pause sont vachement plus dure et les muscles disent merde significativement plus tôt, mais je reviens en général au niveau d’avant la pause en quelques séances).

Bon, cela dit, c’est pas encore la panacée. Ça me fait toujours violemment chier sur le coup 😀 L’ajout de musique au mix a beaucoup amélioré les choses (même s’il faudrait que je fasse une playlist adaptée histoire d’éviter d’avoir du Bach en plein milieu, ça marche vraiment pas), ainsi que l’introduction d’un minuteur automatique pour pas avoir à gérer ça au fur et à mesure. Et je prends mon mal en patience en me disant que si je peux me contenter de 30 minutes d’ennui trois fois par semaine pour être dans la meilleure forme physique de… ben toute ma vie, en fait, ben ça en vaut peut-être quand même la peine. Et que je vais de toute façon avoir du mal à trouver un truc à rapport « plaisir / overhead » vraiment supérieur, alors…

Bref, en termes de #balisebooks, Body By You, hautement recommandé. Parce qu’aussi gnan-gnan que ça puisse paraître, il a changé ma vie, et en mieux 🙂

Terra Mystica

terramysticaIl est un jeu qu’on ressort toujours avec plaisir, et qui est d’ailleurs le « gros » jeu dont nous avons fait le plus de parties, j’ai nommé Terra Mystica.

Terra Mystica est un jeu de contrôle de territoire et de gestion de ressources dans lequel les joueurs cherchent à accumuler le plus de points de victoires, points provenant de plusieurs sources diverses. Comme on peut le voir sur l’illustration, il y a pas mal de composants, ce qui est à la fois un avantage (le jeu est très joli) et un inconvénient (c’est un tantinet long à mettre en place).

Le tour de jeu se déroule en plusieurs phases : on commence par une phase de récupération de ressources (qui dépendent principalement des bâtiments que l’on a construits), puis chaque joueur fait une action l’un après l’autre jusqu’à ce que tous les joueurs aient passé, on calcule le score pour le tour, et on attaque le tour suivant, jusqu’à terminer le sixième tour (et le calcul du score final). Les actions principales que peuvent faire les joueurs sont de plusieurs types :

  • construire des petites maisons
  • améliorer les petites maisons
  • avancer sur une des pistes de religion
  • faire des actions qui permettent d’aider aux actions précédemment citées, mais que je ne vais pas détailler ici.

Chaque action permet potentiellement de marquer des points au moment où elle est effectuée, au moment de la fin du tour, ou a un impact sur la fin du jeu. C’est clairement un jeu « salade de points » – il y a beaucoup de manières d’obtenir des points et par conséquent beaucoup de stratégies différentes. La stratégie dépend aussi d’un autre facteur : les différents joueurs jouent différentes « factions » dont les mécanismes et les propriétés sont subtilement différents, ce qui est un facteur à ne pas négliger lorsqu’on prépare son coup.

Il y a trois mécaniques vraiment sympa à mon avis.

D’une part, chaque faction ne peut construire des petites maisons que sur un seul type de terrain (une seule couleur), et les constructions doivent être (dans la majorité des cas) adjacentes à une autre. Quand on voit le plateau de jeu, ça paraît pas gagné. Mais il est possible de terraformer un type de terrain en un autre avec différents coûts (il est plus difficile de transformer un désert qu’une plaine en marais).

Il serait tentant, du coup, d’aller se coller dans un endroit avec personne autour, histoire de construire son empire dans son coin. Mais les relations de voisinage sont fortement encouragées, et ce par deux biais. Le premier est que la première amélioration des maisons (en comptoir commercial) est significativement moins chère lorsque ladite petite maison a un voisin d’une autre couleur (parce que pour commercer, c’est mieux d’avoir des voisins). Le deuxième est qu’avoir des voisins est un excellent moyen d’obtenir des points de pouvoir, et que les points de pouvoir permettent à la fois d’obtenir des ressources supplémentaires et d’effectuer des actions (dont certaines ne sont disponibles que par ce biais-là).

Et quant aux points de pouvoir, on a beau être des magiciens qui terraforment à tour de bras, la magie, c’est quand même fatiguant. Les points sont répartis dans trois « bols », et on ne peut utiliser que les points qui sont dans le bol n°3. Lorsqu’on gagne des points de pouvoir, s’il y a des points dans le bol n°1, ils montent dans le bol n°2. C’est seulement quand le bol n°1 est vide que les points peuvent passer du bol n°2 au bol n°3 lorsqu’on gagne des points. La magie, faut le temps de préchauffer, quoi.

L’iconographie est un plaisir : elle est jolie, et l’immense majorité des informations nécessaires au jeu est disponible sur un plateau quelconque (et à un endroit logique). Les explications des règles sont en général assez longues parce qu’il y a beaucoup de choses, mais une fois que c’est expliqué, d’expérience, ça roule assez tout seul.

Bref, Terra Mystica est un excellent jeu ; je ne peux que vous recommander d’y jouer si vous en avez l’occasion. Faut bien prévoir trois bonnes heures (voire quatre) pour la première partie, le temps d’expliquer les règles et tout, mais c’est des heures qui passent vraiment toutes seules (et, principalement, à chercher frénétiquement la combinaison magique d’actions qui permet de récupérer JUSTE UN CUBE DE PLUS pour le tour qui tue tout !). Et, dans un prochain billet, je parlerai de comment jouer à Terra Mystica sans avoir le jeu – ou des gens avec qui jouer.

En vrac

640px-Vis_en_vracLe dimanche, c’est vrac engrangé pendant la semaine. Qu’est-ce que j’ai de beau pour vous aujourd’hui ? 🙂

Bon, et la question qui se pose à moi là tout de suite : j’ai présenté ce vrac comme un « vrai » vrac, mais si je cherchais un peu je pourrais sans doute ranger ça en catégories – vous préférez comme ça ou mieux rangé ?

Dans lequel je donne un exemple de mon inculture musicale

music-159870_640Discussion il y a deux jours :

« Tiens, t’as une version instrumentale d’All By Myself [0] qui joue ?
– Non, c’est, heu, d’après Google, heu, Piano Concerto No. 2 in C Minor, Op. 18, Rachmaninov, deuxième mouvement [1].
– Euh. Ça ressemble vachement, quand même. »

Wikipedia à la rescousse : « All by Myself est une chanson américaine écrite, composée et interprétée par Eric Carmen et sortie en 1975. Elle emprunte librement son thème musical au deuxième mouvement du Concerto pour piano no  2 de Sergueï Rachmaninov, une pièce que Carmen croyait à tort être dans le domaine public. »

Ben, ça explique des choses, pis j’ai appris un truc.

[0] Farpaitement, la version Céline Dion.

[1] Et l’ensemble est aussi disponible : Rachmaninoff – Piano Concerto #2 in C Minor, Op. 18.

Buffy the Vampire Slayer – Buffy contre les vampires, 1/2

buffyAprès avoir causé de West Wing, je continue dans mes séries préférées avec Buffy. L’intro de certains épisodes est composée des trois phrases suivantes « In every generation, there is a chosen one. She alone will stand against the vampires, the demons, and the forces of darkness. She is the Slayer. », qui résument impeccablement la série. (Dans la version française, « À chaque génération, il y a une élue. Seule, elle devra affronter les vampires, les démons et les forces de l’ombre. Elle s’appelle Buffy. », ce qui supprime la référence à la Slayer (Tueuse), mais bon). C’est effectivement le principe de la série : Buffy, lycéenne au début de la série, est chargée par une puissance supérieure quelconque de débarasser le monde de tous les bidules démoniques qui traînent. Dit comme ça, ça peut un peu faire penser à une série de baston dont il se trouve que la bastonneuse principale est de sexe féminin, mais si ça se limitait à ça j’aurais probablement pas re-regardé les sept saisons plusieurs fois. Buffy a des personnages vraiment chouettes qui évoluent beaucoup au cours des sept saisons, et l’ensemble bénéficie d’une écriture formidable. Ce n’est pas une série comédique-sitcom-rires-en-boîtes (ni même une comédie tout court, d’ailleurs), mais c’est une série très drôle. Il faut un peu s’accrocher au début, parce que la saison 1 a du mal à trouver ses marques, et il y a un certain nombre d’épisodes qui sont assez franchement ridicules, et tous n’ont pas forcément très bien vieilli en plus de ça (la série a été diffusée de 1997 à 2003, ce qui est relativement récent, mais en particulier la plupart de ce qui est informatique et technologies a super mal vieilli, et n’était déjà pas le point fort à la base). Mais il y a aussi (et surtout) d’excellents moments et j’aurais bien du mal à me cantonner à un seul « épisode préféré ». La série s’articule en général en un crescendo d’emmerdes par saison qui se termine par le « boss de fin de niveau » en fin de saison, avec quelques exceptions, et pas mal d’épisodes beaucoup plus détachés de l’arc principal que d’autres.

Lire la suite de « Buffy the Vampire Slayer – Buffy contre les vampires, 1/2 »

Everyday carry

sacsComme Natacha l’a fait il y a quelques jours, je joue aussi au jeu de l’Everyday Carry, ou EDC, ou « tous les trucs que je trimballe avec moi en permanence ou à peu près » (et je vais causer d’EDC dans ce qui suit, parce que c’est moins long à taper – et à lire).

La photo qui illustre cet article est une partie du contenant dudit EDC. Le sac que je trimballe pour aller au bureau est un sac à dos Timbuk2 de modèle exact inconnu mais qui à vue de pif ressemble au Q Laptop Backpack qui doit en être une version plus récente. J’aime beaucoup ce sac à dos parce qu’il est pas trop lourd, que j’arrive à mettre une quantité de bordel décente dedans quand il faut, et que jusqu’ici il tient le coup. L’autre sac est mon sac à main, qui est un sac Paquetage en cuir noir que j’ai acheté il y a longtemps (je dirais plus de dix ans, à force) ; dans mon souvenir, je l’ai acheté quand le précédent m’a lâchée alors que j’avais un disque dur (dans son rack) dedans. J’ai sauvé le disque, mais le sac n’avait plus de lanière. C’est un peu le modèle de sac à main le plus basique qu’il soit : une longue lanière histoire de pouvoir le porter en bandoulière, et très exactement deux poches : la poche principale, et une petite poche à l’intérieur avec une fermeture éclair. Le cuir s’est pas mal usé au fil des années, mais le sac est toujours sac, et je serai bien désolée quand il me lâchera, ce qui j’espère n’arrivera pas avant quelques années. Et donc, je prends ledit sac à main quand je sors sans mon sac à dos, ce qui est à peu près chaque fois que je sors pour aller ailleurs qu’au bureau.

Le troisième contenant qui n’est pas sur la photo, c’est mes poches de jean ! J’ai beaucoup, beaucoup de mal à survivre sans poches. Ça fait partie des raisons pour lesquelles les pantalons plus habillés et les jupes/robes me gonflent autant : ya souvent pas de poche, ou des poches ridicules. J’ai besoin de poches.

Et j’ai besoin de poches pour trimballer la première partie de l’EDC :

IMGP3177On se fout régulièrement de moi à cause du contenu de mes poches. Je vois pas pourquoi. Donc, le contenu :

  • Mes écouteurs – ce sont des Sennheiser MX 365, c’est la troisième paire que je me traîne (les précédentes étaient respectivement bleue et rouge) – les écouteurs, c’est pas fait pour être gardé dans les poches, ce qui explique leur relativement faible durée de vie, mais je traîne ceux-là un an avant qu’ils me lâchent en général, ce qui pour des écouteurs à 25 balles est honorable. Je ne me prononcerai pas sur la qualité sonore des machins, attendu que j’ai une tolérance énorme au son pourri, mais ils sont aussi suffisamment confortables pour moi pour les porter plusieurs heures par jour (c’est pas le cas en ce moment, ça le fut dans le passé).
  • Ma montre, qui finit dans ma poche à peu près aussi souvent qu’à mon poignet. C’est une Casio WaveCeptor WVQ-110T que j’ai achetée il y a quatre ans : je voulais une montre qui soit jolie (en tous cas je l’aime bien), à aiguilles (ça va avec le joli, de mon point de vue), et qui se synchronise sur l’horloge atomique. Ça, c’était le cas jusqu’à récemment ; en ce moment, je sais pas ce qu’elle a, mais elle reçoit plus le signal, du coup elle avance d’une dizaine de secondes et ça me soule (principalement parce que ça va pas s’arranger). Faudrait que je l’envoie en réparation, probablement 😦
  • Mon téléphone, un Nexus 5, dans une housse complètement overkill et qui prend une place monstre, mais à laquelle j’ai fini par m’habituer. Je crois que je reviendrai à une housse plus raisonnable la prochaine fois que je change de téléphone (c’est à priori pas pour maintenant, j’aime beaucoup mon Nexus 5).
  • Un médiator – un Dunlop Tortex .60mm. Je le trimballais pas tant que ça dernièrement, celui-là ; je me dis que si je me remets à le trimballer peut-être que ça me fera gratter la guitare un peu plus souvent qu’en ce moment.
  • Du pognon : je trimballe mon pognon dans mes poches, c’est comme ça. Du coup, j’ai régulièrement des pièces qui tombent de mon pantalon quand je l’enlève ou que je le remets. Meh.
  • Mon trousseau de clés diverses auquel est aussi attachée une Yubikey qui me sert de token pour l’identification à deux facteurs sur deux-trois trucs qui en ont besoin.
  • La carte de fidélité de ma cantine : un repas gratos tous les 15 repas, c’est toujours ça de pris.

Parallèlement au contenu des poches, il y a donc le contenu du sac.

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  • Mon ordinateur portable – c’est un Toshiba Portégé Z30-A-19L, acheté en novembre. Il rentre pas dans mon sac à main, mais c’est le seul élément qui va dans mon sac à dos et pas dans mon sac à main. Je ne trimballe pas de chargeur en général : j’en ai un ici et une station d’accueil au bureau, et il a 4-5 heures d’autonomie, ce qui est suffisant dans la plupart des cas. Une babasse tout à fait correcte, 13″, un écran avec autant de pixels que mon 24″, pas trop lourde, et suffisamment de puissance pour faire tourner du bon gros Java, une instance d’IDE ou deux, et une machine virtuelle si nécessaire, le tout en même temps. La construction semble un peu fragile (mais c’est peut-être que mon ancien portable était un char russeLenovo Thinkpad Series X), et le clavier est assez moisi – comme je colle un clavier dessus la majorité du temps, c’est pas vraiment un problème pour moi.
  • Mon portefeuille – je sais pas comment les gens normaux font avec un portefeuille qui tient dans une poche de pantalon, je vois pas où ils foutent leurs trucs. J’ai même pas l’impression d’avoir tant de trucs débiles que ça dans ce portefeuille : carte de crédit, carte de transport, permis de conduire, carte d’identité, cartes de fidélités diverses, pognon, cartes de visite, pis c’est à peu près tout.
  • Un chargeur micro-USB, utile pour le téléphone. Le câble s’en détache et fait aussi office de câble USB vers micro-USB, pareil, c’est utile.
  • Mon passeport et mon permis de séjour suisse restent en général dans mon sac à main aussi. La raison en est que si j’ai VRAIMENT besoin de mon passeport, c’est que je voyage, et que j’ai plus de chance d’avoir avec moi mon sac à main que mon sac à dos « habituel » (si je voyage, j’ai plus de chance de trimballer le format d’au-dessus), et donc ça limite le risque d’échec.
  • De l’ibuprofène, parce qu’on est jamais à l’abri d’en avoir besoin. Avant j’avais un petit tube achement pratique, mais je l’ai paumé, du coup je me trimballe les tablettes et c’est chiant.
  • Des mouchoirs, parce qu’il faut toujours avoir des mouchoirs.
  • Des serviettes hygiéniques, parce qu’il n’y a rien de pire que de se retrouver en carafe au mauvais moment. (Ceux qui ne savent pas : croyez-moi.)
  • Mon Kindle Paperwhite : cadeau de Noël de ma sœur que je bénis tous les jours. L’autonomie qui tourne autour d’un mois est un vrai confort, c’est léger, compact, ça permet de lire la nuit sans fatiguer trop les yeux, bref rien que du bonheur. J’étais un peu anxieuse de passer de la tablette à la liseuse, mais je suis nettement dans les convaincus maintenant (j’ai changé d’avis !).
  • Mes lunettes de soleil : je suis très sensible à la luminosité, et je préfère nettement avoir des lunettes de soleil que de ne rien voir parce que je ferme les yeux.
  • Des instruments d’écriture divers – de temps en temps il y en a un qui se met à fuir et c’est relou, ça fait longtemps que c’est pas arrivé. Sur la photo, deux porte-mines Pilot Rexgrip 0.5 – un peu luxe pour du porte-mines de base, mais j’avais pas trouvé moins luxe quand je les ai achetés, et ils sont pas désagréables, un Pentel EnerGel 0.7 – j’aime bien la gamme, en 0.7 ou en 1mm, ils sont résistants et ils fuient pas – et un Pilot marqué Wolfram, souvenir d’une formation Mathematica quand j’étais à l’ETH. Le tout savamment mordillé parce que je bouffe mes stylos (les Bic cristal ne sont PAS une option pour moi, je bouffe le plastique plus vite que l’encre qui est dedans et c’est relou. Et en plus ils fuient pour de vrai au bout d’un temps.)

Dans les trucs que je ne trimballe pas mais que j’envisage à l’occasion :

  • un couteau suisse, c’est toujours pratique, et l’autre jour au bureau on a eu du mal à trouver un tire-bouchon, la lose – s’il fait tournevis ça serait cool aussi, je trimballe plus de tournevis sur moi et des fois ça manque
  • une clé USB, des fois ça manque aussi. Idéalement une que je pourrais utiliser comme porte-clé, ça serait bien. J’en ai traîné une longtemps, mais le caoutchouc a fini par se barrer et la clé à prendre très cher.
  • un truc de pluie quelconque (pas un parapluie, je hais les parapluie, plutôt le modèle K-way) : la saison de la mousson commence bientôt à Zürich (on peut même considérer sous certains aspects qu’elle est déjà là), et je sais qu’il va y avoir des jours qui commenceront sous un grand beau soleil le matin et qui finiront sous une drache violente au moment de retourner prendre le train. Va falloir que je m’occupe de trouver ça – suggestions appréciées.
  • j’ai jamais trouvé de carnet qui me satisfasse complètement, probablement parce que je cherche le mouton à cinq pattes. Je veux un truc solide, idéalement à pages détachables, léger, et qui se destrabule pas complètement au bout de trois jours dans un sac. Toujours aussi idéalement à pages blanches (et pas quadrillées), mais là je crois que j’en demande vraiment beaucoup.

Voilà. Je dois dire que je suis assez impressionnée par la quantité de conneries que j’arrive à raconter sur un sujet aussi « bateau », mais je dois dire que ça m’a beaucoup amusée 😉

Le B.A.-BA de la réparation

Je viens d’avoir l’air très bête.speaker

Je rentre à la maison ce soir, je vais pour mettre de la musique dans le salon, je fais pas plus attention que ça, la télé (qui est dans le bureau) se met à hurler. Je pique un sprint vers le bureau, j’éteins la télé avant que les voisins ne commencent à râler sur le volume de Metallica.

Il se trouve que l’enceinte qui est dans le salon est une enceinte Sonos – un bidule contrôlable entièrement via WiFi et qui sait jouer de la musique depuis moult sources Internet, y compris Google Play Music. Ça marche comme suit : je lance Google Music sur mon téléphone, j’appuie sur le petit bouton « Cast », je clique sur Sonos dans le menu, je clique sur Play, et ça envoie la musique sur la Sonos, c’est magique.

Sauf qu’on a aussi une Chromecast, sur la télé. Et que j’ai pas fait gaffe en cliquant, et qu’au lieu de cliquer sur Sonos, j’ai cliqué sur Pangolincast (c’est le nom de la Chromecast, cherchez pas.) Une fois la télé éteinte, je reviens dans Google Music – et ya une raison fondamentale pour laquelle j’ai pas cliqué sur Sonos, c’est que j’ai pas Sonos dans le menu. Dameunède, me dis-je en mon for intérieur, ce foutu truc est pété, continue-je. J’ouvre l’app Sonos sur le téléphone, qui me trouve pas mon enceinte. Scrogneugneu. Et qui me dit qu’il faut que je mette à jour l’app. Bon. Je vais pour mettre à jour l’app, pas de mise à jour disponible. Il insiste, le bougre ; je désinstalle l’app, je réinstalle l’app. Je continue à lutter un peu, je réessaie, il râle toujours qu’il faut une mise à jour et que j’ai pas d’enceinte dispo, bon.

Éclair de génie – du moins je le crois à ce moment là : on a pas mal bricolé le WiFi ces temps-ci (parce qu’on a la fiiiibre), ça a dû defuncter le truc. Je commence donc à reconfigurer tout le système Sonos. La petite borne affiche une loupiote blanche, tout va bien. L’enceinte n’affiche pas de… aaaaattends une seconde. La loupiote de l’enceinte est éteinte.

Je me suis donc tapé le crâne un grand coup, j’ai branché l’enceinte (qui avait été débranchée… juste avant l’installation de la fibre, histoire de faire de la place autour de la prise), j’ai refait coucou sur l’app Sonos, et tout de suite ça marchait mieux.

J’avais oublié le B.A.-BA de la réparation : « first, check the cables. » (« Second, check the cables. »)

The West Wing – À la Maison Blanche

westwingJ’ai dit que je parlais de séries, alors je vais commencer par celle que je suis en train de re-re-regarder en ce moment, c’est-à-dire The West Wing, en français À la Maison Blanche.

The West Wing est une série qui a été diffusée aux US de 1999 à 2006, et qui raconte le quotidien du personnel proche du Président des États-Unis, Josiah « Jed » Bartlet. C’est aussi une série qui est dans mon top 5 personnel, peut-être même dans mon top 3. C’est drôle sans être comédique, parfois tragique, c’est une des rares séries dont certains épisodes m’arrachent toujours une larme ou dix au troisième visionnage, et me faire rire aussi dans le même épisode. Les personnages sont dans leur immense majorité très attachants et crédibles dans leurs actions. Le ton est hyper-optimiste, et c’est probablement ce qui est le plus reproché à la série : Aaron Sorkin a une vision de ce que la politique pourrait (et devrait ?) être idéalement, et il manque parfois (souvent ?) de subtilité à l’exprimer. Ça aide probablement d’avoir le même genre d’opinion et de vision, et je comprends que le côté « sermonnant » puisse agacer, mais pour moi ça fait aussi partie de l’attrait et du « quand même, si les choses se passaient comme ça, ça serait vachement cool ». Je crois que j’ai aussi plus appris sur le fonctionnement des institutions aux États-Unis que par le biais de n’importe quel autre support 😉

Bref, après ces généralités générales, on va parler un peu du contenu 🙂

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