Un FAX ???

J’ai dû, relativement récemment, envoyer coup sur coup deux fax. Et je ne parle pas d’un machin préhistorique quelconque qui n’a pas de mail, je parle de fournisseurs de services techniques. Des gens qui, limite, VENDENT des adresses mail.

J’ai du mal à comprendre. Qu’on me dise « envoyez nous ça par fax au 0x-xx-xx-xx-xx ou par courrier électronique au xxx@xxx.xxx ou par courrier au XX rue des XX, XXXXX xxx », ok. Qu’on me dise « il faut nous envoyer un fax », je comprends pas.

Les gens avec qui j’en discutais ce matin sur IRC n’avaient pas l’air d’être d’accord sur la valeur légale ou non d’un fax. Moi, je veux bien que le fax il ait une valeur légale que le courrier électronique n’a pas. J’en sais rien, je suis pas juriste, et j’ai la flemme de fouiller Legifrance (surtout que fax ça doit se dire autrement, dans un texte de loi).

Mais qu’on me permette la remarque suivante. Quand il m’est arrivé d’avoir à envoyer un fax, j’ai pris mon document, je l’ai scanné, je l’ai envoyé par courrier électronique à mon papa (qui lui a un fax), qui l’a imprimé et faxé. Si on m’indique que le courrier électronique et des scans associés sont trop facilement falsifiables pour être valides légalement, je me gausse donc méchamment. Si on me parle de « tracabilité », je me gausse encore plus méchamment attendu que justement, le fax, je ne l’ai pas envoyé de chez moi.

Au moins sur un mail, je peux apposer ma signature GPG. Ça prouve rien du point de vue de l’État vu qu’on manque d’une autorité de certification de clés à ce niveau. Mais de mon point de vue de petit péquenot à moi, sous certaines conditions c’est tout de même plus traçable.

Bref, je comprends pas.

Je comprends d’autant moins que les deux fois où j’ai dû envoyer un fax, c’était pour fournir une copie de ma pièce d’identité et une copie d’un accusé de réception. Pour le coup, l’intérêt d’une éventuelle valeur légale, je vois vraiment pas.

Bref, je suis perplexe de bon matin… si quelqu’un a a un avis argumenté (technique, légal, autre) sous la main, je prends :p

Une chaîne, mais avec des trucs à bouffer

Bon, je viens encore de me faire refiler une chaîne… vilaine Delphine !

Comme c’est une chaîne avec des trucs à manger, je me dévoue. Notons que la miss Delphine a été spécialement diabolique en réussissant à tagger ce blog ET o< cuisine. Du coup, va falloir que Pierre s’y colle de l’autre côté. N’empêche : c’est evil.

1. Quel aliment (produit) n’aimez vous pas du tout ?

Le concombre. Et en plus, j’y suis hyper sensible. Note pour les gens qui m’invitent (ils vont pas être nombreux après ça) : si vous découpez du concombre, ça serait gentil pour moi de relaver l’intégralité du matériel (couteau, planche) avant de découper autre chose avec. Je deviens assez balaise à l’évitage du concombre, mais après si ya des molécules furtives comment voulez-vous que je fasse ? (Et non, c’est pas un genre que je me donne, je le sens vraiment.)

2. Nommez 3 de vos aliments-produits favoris ?

  • Le fromage. Je suis une tarée de fromage. À choisir entre me passer de fromage et me passer de chocolat, je sacrifie le chocolat.
  • Le chocolat. Oui, bon, quand même hein.
  • Le saumon. Cru, cuit, fumé, comme vous voulez. Mais sans concombre.

Oui, je sais, j’ai des goûts de riche. J’assume.

3. Votre recette favorite ?

Dur. D’autant plus qu’il y a quand même plein de critères, sur le concept « recette favorite ». Celle qu’on a le plus de plaisir à effectuer ? Celle qu’on a le plus de plaisir à manger ? Le meilleur rapport non prise de tête/régal ? (j’aime pas me prendre la tête en cuisine, même si ça pourrait en faire bondir certains). Allez, je vais opter pour les carbonnades. C’est sympa à faire, ça embaume l’appart pour quelques heures, c’est wachement bon, et en plus ça se congèle bien.

4. Votre boisson de prédilection ?

L’eau. Je bois quand même vachement plus d’eau que de n’importe quoi d’autre. Suivie de la bière, brune ou ambrée de préférence, belge quasimment obligatoirement (quoi que j’ai découvert récemment une allemande ambrée tout à fait sympathique)

5. Le plat que vous rêvez de réaliser, mais que vous n’avez toujours pas réalisé ?

Ils se font de plus en plus rares. On a même tenté du potjevleesch et la pâte levée de Mamie récemment… Si, pour l’instant j’ai pas encore vraiment beaucoup expérimenté avec les pâtés et autres terrines, il va falloir.

6. Votre meilleur souvenir culinaire ?

Pff, j’ai beaucoup de très bons souvenirs culinaires… On va partir sur « le truc que j’ai pas mangé depuis des années et qui me fait régulièrement envie » : le chaud-froid de volaille. Encore un truc que j’ai jamais testé, tiens 🙂 Oh, et un VRAI burrito comme aux US. Vivement le prochain 🙂

C’est toujours triste quand un éditeur met les clés sous la porte

D’autant plus triste quand l’éditeur en question est une référence dans son domaine et qu’il fait en quelque sorte « partie du paysage ».

Je crois qu’il ya a pas mal de geeks qui se sont sentis un peu orphelins lors de l’annonce de la fermeture définitive d’O’Reilly France.

Moi la première d’ailleurs… j’ai appris la nouvelle assez tôt, mettons quelques heures avant qu’elle ne filtre sur LinuxFR, grâce à un mail de mon éditrice, Dominique. J’avoue être restée sans voix pendant quelque temps. Et les rares mots que j’ai réussi à placer n’étaient pas vraiment ceux d’une jeune fille bien élevée – ça tombe bien, je viens de me marier, je ne suis plus une jeune fille 😉 (mais je suis toujours bien élevée, hein).

Alors ouais, j’ai vu pas mal de gens dire « je m’en fous, les O’Reilly, je lis en anglais ». C’est oublier plusieurs choses à mon avis. D’abord, le fait qu’O’Reilly France a (avait, snif) une quantité de contenu original (donc non traduit d’une autre langue) non négligeable. D’autre part, le fait que filer un bouquin en anglais à certaines personnes, c’est avoir l’assurance qu’ils ne l’ouvriront pas. Tertio… oui, je lis couramment l’anglais, je le traduis même (y compris pour O’Reilly). Et ben je sais pas vous, mais moi trouver du contenu en français, ben j’aime bien, quand même. Enfin bref.

Toujours est-il que je pense pas être la seule à en avoir un peu gros sur la patate en ce moment.D’une part parce que j’ai perdu un de mes employeurs, certes. Mais aussi parce que le paysage de l’édition informatique francophone a perdu pas loin d’une légende. La qualité des bouquins O’Reilly (anglais ou français, originaux) est, je crois, unanimement reconnue ; j’ai vu des gens râler sur les traductions – pour avoir eu l’occasion de travailler sur quelques unes, je crois honnêtement qu’on était loin de faire du mauvais boulot (ceci sans volonté de me passer la brosse à reluire, j’ai eu l’occasion de bosser avec des gens balaises dans leurs domaines et avec des standards de qualité plutôt élevés).

Ma relation aux bouquins est probablement pas des plus « normales » et j’ai toujours au moins un pincement quand j’entends parler de la fermeture de telle ou telle maison. Ça arrive relativement souvent, l’édition française est un écosytème relativement mouvant. C’est évidemment pire quand l’affectif s’en mêle. Une petite pensée aux gens avec qui j’ai eu l’occasion de travailler ou d’interagir chez O’Reilly France.Bon courage à vous tous.

(J’ai conscience que ce billet est bordélique. Mais je suis assez bordélique moi-même, alors…)

Poom pom podoooom

Bon, je chante pas très bien, et surtout pas à l’écrit. Le truc en titre là c’est la marche nuptiale, qu’on n’a même pas fait jouer à la mairie ce samedi 3 mai 2008 lors de notre mariage. Tout s’est bien passé, à part quelques coups de soleil (preuve qu’il faisait beau) et un cassage de gueule mémorable en robe de mariée… Après plus d’un an de préparatifs plus ou moins intenses, on va pouvoir retourner à une activité normale 🙂 Ça fait un peu drôle de plus avoir ça à faire ! Bref, c’est parti pour quelques dizaines d’années 🙂

Bienvenue chez les ch’tis

Au début du film, un vieux doute. L’option « oh la la mon pov vieux, c’est pire que si t’étais viré, t’es muté à Bergues » m’a fait un peu peur. Voire gênée, Mais bon, premier vieux fou-rire avec l’apparition de Galabru (« les chiens ils sont cheutemi, les chats ils sont cheutemi… ») et de là ça s’arrête plus vraiment.

Ce film est drôle. Drôle comme « rire de bon coeur ». Une vilaine longueur vers le début-milieu pendant la tournée à vélo, mais globalement bien rythmé. Kad Mérad manque un peu d’accent et s’adapte un poil trop vite, mais, bon. Line Renaud qui sort un « j’dirai rien…mais j’en pense pas moins ! » m’a vraiment, vraiment beaucoup fait rire. Et puis, bon, quoi, voilà, c’est drôle. Et c’est tout émotionnant à la fin (l’a fallu sortir les mouchoirs pour les deux didiches que nous sommes Sandrine et moi 😉 ). Ptêt pas de quoi comprendre les XX millions d’entrées, mais… bon, un bon film, quoi.

Après, le problème, c’est que ça file une furieuse envie de maroilles. Déjà que j’ai pas besoin de ça…

Bluffant

Allez, je me la joue Ultra-Vite et je file juste un lien : http://gizmodo.com/368651/new-video-of-bigdog-quadruped-robot-is-so-stunning-its-spook.

L’aspect militaire de la chose est flippant (je veux dire, même si ça avait pas été financé par le DARPA, les applications militaires seraient évidentes).

L’aspect technique est… « ouaou ».

[Challenge ABC] C – Carrière, Jean-Claude – La controverse de Valladolid

Je profite du Challenge ABC pour lire les bouquins qui traînent dans la bibliothèque et que je n’ai pas encore lus… pour la majorité, ceux de Pierre, éparpillés ça et là parmi les miens 🙂

La Controverse de Valladolid en fait partie. La quatrième de couverture est pour une fois assez représentative du contenu du livre, donc je vais la citer sans plus de scrupule :

En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Une catégorie d’êtres inférieurs qu’il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ? Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l’aider, deux religieux espagnols. Tout oppose Ginès de Sépulvéda, fin lettré, rompu à l’art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre et homme de terrain ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre et son cortège d’atrocités au nom de Dieu. Le second lutte contre l’esclavage des Indiens.

Ce petit (250 pages, à peu près) livre se lit à la vitesse V. Les incultes comme moi qui n’avaient à peu près jamais entendu parler de ces événements verront enfin de quoi il s’agit. Tout le bouquin se structure autour de dialogues, principalement entre les deux protagonistes de l’affaire. Ça rend l’ensemble assez vivant et j’ai beaucoup apprécié la rhétorique employée. Et… la petite dizaine de pages de la fin laisse un peu « sur le cul ».

Carrière indique en préface qu’il n’est pas certain, historiquement, que les deux hommes se soient rencontrés et que certains éléments « dramatiques » sont le fait de la narration romancée. Cependant, il estime les arguments théologiques avancés dans l’ouvrage comme fidèles à la réalité qui a été retranscrite.

Bref, une lecture agréable et intéressante.

WMII et MPC

Depuis que je traîne avec des lutins, j’ai appris pas mal de choses et en particulier l’existence de wmii, un gestionnaire de fenêtres qu’il est bien. J’en ai profité pour virer pas mal d’appli KDE, y compris AmaroK qui commençait de toutes façons à me les courir. Je l’ai remplacé par mpc/mpd avec des bindings clavier convi pour wmii.

La config est . Un jour, je ferai un billet plus complet sur wmii et un sur mpc. Si vous êtes sages et si j’ai pas trop la flemme.

[Challenge ABC] B – Bukowski, Charles – Contes de la folie ordinaire

Bukowski me hante depuis que je suis au lycée. J’étais alors rédac’chef du (petit) journal du (petit) lycée, qui s’appelait le Léonard et qu’on vendait 2F à la récré pour rentrer dans les frais des photocopies.

Une copine à moi, Diane, avait écrit un article/critique de livre sur Bukowski et il me semble bien que c’était sur celui-ci. À la lecture de sa critique (Diane écrivait très bien. Je me demande ce qu’elle est devenue.), j’ai reculé. J’ai pas osé lire le bouquin.

Dix ans après, je ne regrette pas d’avoir attendu. C’est pas un bouquin à faire lire à une môme de quinze ans (surtout à moi à quinze ans 🙂 ). D’ailleurs, le titre anglais, Erections, Ejaculations, Exhibitions and General Tales of Ordinary Madness serait peut-être pas passé dans le journal du lycée (le proviseur avait un droit de regard dessus avant publication).

Que dire ? J’ai reproché à Beigbeder (du peu que j’en ai lu, c’est à dire un bouquin dans le challenge de l’an dernier) de faire du « trash pour le trash ». La même « critique » s’applique à Bukowski. Sauf que le personnage de Bukowski, en soi, me paraît bien plus crédible dans ce rôle que Beigbeder qui passe un peu trop bien à la télé. Ah, et Bukowski est bien plus drôle et cynique.

Bref, on va dire que je me suis surprise à bien aimer. C’est un bouquin de très courtes nouvelles, on les apprécie forcément plus ou moins… J’ai un faible pour Le Petit ramoneur où le narrateur se voit… rétrécir.