Avengers: Age of Ultron

Avengers: Age of Ultron
Avengers: Age of Ultron

J’ai été voir pas mal de films Marvel dans les quelques années qui viennent de s’écouler ; Avengers premier du nom était très chouette et j’étais donc impatiente de voir celui-ci… ben depuis qu’il a été annoncé, en fait.

Comme indiqué dans Des séries et des spoilers, je vais arrêter de me poser des questions métaphysiques sur les spoilers divers, donc pour ceux que ça peut éventuellement chagriner : « ’ttention chérie, ça va spoiler ». Le TL;DR avant de rentrer dans le vif spoilant du sujet, cependant, c’est que c’était plutôt chouette – rien d’extraordinaire, mais un bon moment de cinéma option « on ne gâche pas son plaisir », si tant est qu’on aime ce genre de films. Voilà.

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En vrac

640px-Vis_en_vracHop, j’ai décidé que maintenant le dimanche c’était l’heure du En Vrac, c’est-à-dire tous les machins-trucs plus ou moins divers que j’ai lus/vus dans la semaine sur les internets, et sans forcément d’ordre particulier à part « c’est dans cet ordre là que j’ai fait la liste à partir de sources diverses » (et j’ai regroup des trucs qui allaient ensemble, histoire de rendre l’ordre du reste encore plus étrange).

  • Elon Musk: The World’s Raddest Man et de ses usines – en anglais : un article intéressant à propos d’Elon Musk, le CEO de Tesla et de SpaceX
  • Une vidéo de l’usine Tesla – qui vient en lien de l’article précédent – le commentaire est en anglais, mais les robots sont cool dans toutes les langues
  • Des trucs sur Git – les deux articles sont assez complémentaires, le premier est très pratique et très « survie », le deuxième part plus dans les détails, y compris de certaines commandes du cœur de Git:
  • Natacha qui fait un article sur ce qu’elle trimballe au quotidien – en français – il est probable que j’en fasse autant à un moment quelconque
  • Les pages Wikipedia sur lesquelles j’ai passé un peu de temps
    • Volterra’s_function – en anglais – je connaissais pas le concept de fonction dérivable dont la dérivée n’est pas Riemann-intégrable… « mind: blown », ou à peu près
    • Système éducatif suisse – en français – me suis retrouvée là-dessus après une discussion sur IRC, ça varie pas mal par rapport à la France, et en plus ça dépend des cantons
  • Des trucs Android: Netrunner divers
  • T’as la frite ? j’ai la patate ! – en français, un article sur La Vraie Frite Belge, photos à l’appui
  • eAutoindex – en allemand, j’ai appris cette semaine que le registre des immatriculations de voitures était public, et que le registre du canton de Zürich était interrogeable gratuitement en ligne… C’est apparemment possible de se désinscrire du registre (m’en fous, maintenant, j’ai plus de voiture 😉 ).
  • Algorithm combines videos from unstructured camera arrays into panoramas – en anglais – « atta, on va prendre 15 vidéos en même temps, on va les coller toutes ensemble et ça va faire des trucs qui roxent »
  • What is an isochrone map? – en anglais – un billet avec des cartes, des voyageurs et des couleurs
  • Under the hood: Facebook’s cold storage system – en anglais – un survol assez général du système de stockage du « vieux contenu » de Facebook (l’exemple qu’ils donnent, la photo postée il y a des années, qu’on veut garder, mais pas forcément dans les données les plus accessibles) – toujours rigolo de considérer les problèmes à ce genre d’échelle.

Des séries et des spoilers

10th Doctor Popcorn Holder
10th Doctor Popcorn HolderCC-BY F_A sur Flickr 

Je regarde pas mal de séries télé. Comme pour les bouquins, il y a du bon, du moins bon, du « c’est pas mal mais c’est pas ma came », il ya « mes séries préférées de tous les temps et même que », et tout ce qui va au milieu de tout ça.

J’aime beaucoup le format de la série, parce qu’il permet à la fois d’avoir des morceaux gérables au quotidien (c’est plus difficile de trouver les 2h+ pour regarder un film que de trouver les 22 ou 42 minutes de la plupart des épisodes de série) tout en permettant de développer sur le plus long terme les histoires et les personnages. Bon, il y a plusieurs inconvénients aussi. Le premier est qu’une fois qu’on commence une série, il peut être difficile de l’abandonner, même si les saisons ultérieures sont moins intéressantes que les premières (ou si la série n’est simplement pas terrible). Il y a d’une part le biais du coût engagé (« maintenant que j’ai déjà vu tout ça ça serait con d’arrêter maintenant ») et d’autre part le fait qu’on s’investit forcément dans les personnages et les histoires après avoir passé plusieurs heures à les suivre. Il y a aussi le fait qu’au sein d’une même série, s’il y a des épisodes exceptionnels, il y a aussi des épisodes qui sont moins intéressants, voire vraiment discutables. C’est d’ailleurs particulièrement agaçant quand le dernier épisode de la série fait partie de cette deuxième catégorie. Il y a pour finir le fait que lorsqu’une série commence, personne ne sait combien de temps elle va durer, et par conséquent personne ne sait ce qui va pouvoir être développé ni comment la série va se finir de manière générale. Ce qui peut avoir des conséquences sur le final de la série, qui peut se retrouvé précipité, voire carrément bâclé, lorsque la série est annulée.

J’ai regardé beaucoup de séries d’un bout à l’autre. Il en est que j’ai re-regardées, il en est même que j’ai re-re-regardées. Dans un sens, je me dis que c’est un thème dont j’ai envie de parler. D’un autre côté, j’ai peur d’avoir un peu le même problème que les bouquins. Pour les bouquins, j’ai du mal à parler de l’histoire au-delà des premiers chapitres, parce que je ne veux pas en dévoiler trop. Je soupçonne que ce soit pire pour les séries, qui ont tendance à reposer sur des rebondissements de fin de saison et autres surprises. J’ai abandonné le fait même de parler du début des livres d’une série qui découlent des livres précédents pour ce genre de raison.

Je crois qu’il est temps que je revienne sur cette position, quitte à marquer clairement ce qui peut être considéré comme du spoiler. Donc, je vais parler de séries télé (terminées) dans des billets qui suivent, je vais en parler dans leur ensemble, et je vais pas trop me poser de questions. Et je crois que je vais tenter d’appliquer le même genre de principe aux #balisebooks aussi.

Z’en pensez quoi ?

Je suis pas gamer, mais… 2 – Le présent

Après un billet plein de vieux trucs,  il est temps de causer du présent. Évidemment, j’ai pour ainsi dire joué à rien cette semaine (en partie parce que j’étais occupée à blogger, z’avez remarqué ?). Bon, il y a aussi des semaines avec et des semaines sans !

Le jeu qui me prend sans conteste le plus de temps de cerveau disponible en ce moment est EVE Online. J’y joue depuis environ deux ans, avec plus ou moins d’assiduité ; c’est un MMORPG dans l’espace. Certains esprits chagrins comme la personne qui se trouve derrière moi actuellement trouve que ça ressemble surtout à des tableurs avec un fond d’écran classe qu’on voit pas beaucoup. C’est pas forcément ENTIÈREMENT faux, d’autant plus que j’ai jamais autant utilisé de tableur dans le cadre d’un jeu que dans le cadre d’EVE. EVE est décrit comme une sandbox (bac à sable, en français), c’est-à-dire que l’univers est modifiable de façon permanente par les joueurs. Un joueur d’EVE est un pilote de vaisseaux – pluriel. Et esentiellement, on se tape dessus à coups de missiles, on fait du space-drama, on explore l’univers, et on essaie de subsister financièrement (de l’industrie au trading en passant par le cargo, il y en a pour tous les goûts). Il y a pas mal de particularités amusantes à EVE. Quand le vaisseau explose, il explose : la première leçon d’EVE est de ne pas piloter ce qu’on ne peut pas se permettre (financièrement… ou émotionnellement) de perdre, parce que ça VA arriver. L’acquisition des compétences se fait en temps « réel » : l’aquisition de certaines compétences peut prendre des jours, voire des semaines, voire des mois dans les cas extrêmes. Il est possible d’acheter la monnaie du jeu en vrai pognon mais aussi, plus rare, d’acheter du temps de jeu grâce à l’argent gagné dans le jeu. C’est un jeu éminemment social : je suis dans une guilde elle-même membre d’une alliance elle-même membre d’une coalition, ya pas mal de politique, et il est probable que je passe plus de temps à causer avec mes collègues d’alliance qu’à réellement jouer. C’est aussi le premier et le seul jeu pour lequel j’utilise des moyens de communication audio. Dans les points négatifs, il y a principalement le fait que démarrer une session EVE c’est en général un engagement d’une ou deux heures ou plus, et le fait que les opérations de l’alliance sont à heures fixes qui correspondent pas forcément trivialement à mon quotidien. Ça reste une expérience assez formidable et l’ampleur de ce truc me fait encore régulièrement halluciner.

Deuxième sur la liste, et possiblement diamétralement opposé : Hearthstone. Hearthstone est un jeu de cartes à collectionner (un peu sur le concept de Magic: The Gathering) dans l’univers de World of Warcraft. Quand je dis que c’est diamétralement opposé, c’est qu’il est possible d’ouvrir Hearthstone, de faire une partie et de quitter en environ 10 minutes. Voire (ça se serait déjà vu) de lancer Hearthstone le temps que tout le monde soit prêt à partir faire pew-pew dans EVE. Hearthstone est extrêmement bien fichu. Jouer est gratuit (le jeu l’est et il n’y a pas d’abonnement) ; il y a des éléments payants dans le jeu (certaines mauvaises langues disent qu’il est gratuit de jouer mais payant de gagner – c’est techniquement faux, il y a moyen de récupérer toutes les cartes à l’usure, mais c’est probablement très, très long). À la différence de M:TG où il faut gérer ses terrains pour gérer sa mana, le système de Hearthstone est simple mais en pratique brillant : les joueurs commencent avec un cristal de mana, et gagnent par défaut un cristal de mana à chaque tour jusqu’au dixième tour. Ça permet de s’affranchir de cette contrainte là pendant la construction du deck, tout en gardant une certaine progressivité de la courbe de mana. J’aime beaucoup. Comme c’est un jeu Blizzard, c’est blindé d’easter eggs plus ou moins subtils mais très drôles, ce qui ne gâche rien. Il y a évidemment beaucoup de gens qui écrivent tout plein de théories sur le deck qu’il faut absolument jouer à un temps t ; de mon point de vue il y a tout de même moyen de s’amuser pas mal sans se préoccuper du méta courant plus que ça. Blizzard a pour l’instant sorti trois extensions (et leurs cartes associées) : deux « aventures » (des challenges contre une IA qui permettent de débloquer les cartes de l’extension) et une extension de cartes standards qui est gérée de la même manière que les autres cartes (on acquiert des packs de cartes qui contiennent des cartes aléatoires). Une vraie réussite, de mon point de vue.

Mon dernier coup de cœur en date : Cities: Skylines. C’est, d’après, heu, le monde entier ou à peu près, ce qu’aurait dû être SimCity 5. Et c’est effectivement très proche de SimCity : jusqu’aux couleurs des zones résidentielles (vertes), industrielles (jaunes) et commerciales (bleues). Ça manque de Godzilla, mais à part ça c’est à s’y méprendre. La grande force de Cities: Skylines est la gestion du trafic et, de l’avis des concepteurs du jeu, c’est au moins en grande partie un des objectifs finaux du jeu. J’ai pas encore réussi à monter une ville à une échelle intéressante (mettons, qui permette d’avoir un aéroport), mais j’ai beaucoup de plaisir à essayer. Il y a des gens qui font des trucs complètement tarés dans ce jeu (les albums liés sur r/citiesskylines en sont probablement un exemple représentatif) – bon, une partie de ça est probablement faite en mode « pognon et ressources infinis », mais tout de même. Ah, argument supplémentaire : ça tourne impeccablement (et nativement) sous Linux (on remerciera les efforts de Steam pour faire de Linux une plateforme viable… !). Si vous avez joué à SimCity, vous avez une idée de ce à quoi Cities: Skylines ressemble ; et c’est une itération très réussie du genre.

Le truc chronophage précédent, c’était Civilization V. Je n’avais jamais joué à aucun jeu Civilization avant Civ V. Ça a été un peu un choc, et j’y ai passé pas mal de temps quand il est sorti sous Linux. Le principe de Civilization est simple et connu : partir de trois mecs avec des haches, arriver à une civilisation qui envoie des mecs dans l’espace, tout en gérant les voisins de manière plus ou moins belliqueuse. C’est un jeu en tour par tour – on s’occupe de tout ce dont il faut s’occuper pour un tour, on passe au tour suivant, et on recommence. L’avantage, c’est qu’on peut arrêter quand on veut. L’inconvénient, c’est le syndrome « rha, un dernier tour, il faut que je fasse ça » (et qui se termine souvent une heure plus tard et encore en pyjama). Je n’ai pas encore dépassé le niveau bisounours mou, et même là je n’ai pas encore réussi à obtenir tous les types de victoire (la victoire militaire et moi, ça fait deux). Mais, comme dans Cities: Skylines, ça m’empêche pas de réessayer relativement régulièrement. Bon, ça fait un bout de temps, là 🙂

Bon, et je vais m’arrêter ici pour cet opus, parce qui’l commence déjà à se faire long. Dans le prochain épisode de la série, probablement « les autres jeux auxquels j’ai joué récemment mais auxquels je ne prends plus vraiment le temps de jouer ». Parce que je suis … pas gamer ?

#balisebooks – Slingshot, de Tobias Klausmann

J’ai dit que j’essaierai de faire des #balisebooks de façon un peu moins « les six derniers bouquins que j’ai lus c’était ça », et je ne vois pas de meilleur bouquin pour ça que de parler de Slingshot, de Tobias Klausmann. Une fois n’est pas coutume, je vais même filer un lien vers Amazon : Slingshot (si vous préférez un Amazon différent, normalement il est dispo sur les autres, suffit de changer le .fr en .truc). Les plus observateurs remarqueront que l’éditeur est également l’auteur, ce qui est peu courant dans mes lectures habituelles. Bon, et la manière dont je suis tombée dessus, c’est que Tobias est un copain, donc ça c’est dit.

À ce titre, j’ai lu Slingshot 3 fois. J’ai lu une première version il y a un peu plus d’un an et demi, une deuxième version deux gros mois plus tard, et la version « quasiment définitive » en décembre, le tout en prenant des notes de relecture au fur et à mesure. On peut sans doute dire que j’ai un certain investissement dans ce bouquin. Le fait que je l’ai relu deux fois avec plaisir est probablement un bon indicateur du fait que… ben ça se lise avec grand plaisir. Le processus d’affinage de l’ensemble était certes fascinant, mais il n’y avait pas que ça ! Pour les ceusses que ça intéresse, Tobias a par ailleurs écrit trois billets sur G+ qui parlent dudit processus : How I write, Outlining, et How I started.

Bon, assez parlé du méta, Slingshot, ça cause de quoi ? C’est de la SF avec des vaisseaux, des IA et des personnages qui roxent. La scène d’ouverture nous présente Kim, pilote de son état, et Allie, IA de vaisseau, en grande conversation sur la manière d’échapper aux poursuivants qui leur collent au train de façon un peu trop insistante. On fait ensuite la connaissance desdits poursuivants, d’une mécano qui tape sur les trucs pour les réparer, mais avec précision, et de plein d’autres gens. La suite découle de la scène initiale, et je vais pas spoiler plus, parce que c’est pas drôle.

L’univers est cohérent, crédible et bien amené. Les personnages sont très chouettes, au point que j’aurais presque du mal à dire lequel est mon préféré : ils sont plusieurs à se battre pour le podium. L’histoire m’a fait rater mon heure de coucher au moins une paire de fois alors que je lisais en mode « relecture » (du moins j’essayais). En fait, je cherche un truc à redire sur ce bouquin, et je trouve pas. Je suis pas la personne la plus critique au monde non plus (euphémisme d’une puissance rare), et je suis probablement biaisée, mais quand même. C’est de la très bonne SF satisfaisante qui se lit bien sans tomber dans le popcorn.

Bon, Tobias écrit en anglais. Ça peut être un inconvénient pour certains. J’ai entendu dire qu’il était de l’ordre du possible qu’une version française voie le jour un jour, sans garantie ni d’existence ni de délai. Mais pour ceux à qui ça ne pose pas de problème, je ne peux qu’encourager l’achat et à la lecture de Slingshot, sous forme papier (l’impression à la demande, c’est quand même rigolo – et j’ai une version papier et dédicacée sur mon étagère, l’impression est très correcte) ou électronique (Tobias dit que la version Kindle est sans DRM, et qu’une version EPUB devrait exister dans un futur plus ou moins proche, pour les ceusses qui se poseraient la question). Et non, je ne touche pas de royalties pour la pub 😉

Je suis pas gamer, mais… 1 – Un historique lourd

Je ne me suis jamais considérée comme « gamer ». J’ai toujours joué « un peu », je n’ai jamais énoncé « jeux vidéos » comme catégorie dans « qu’est-ce que tu fais de ton temps libre ? »… du moins jusqu’à relativement récemment.

Parce qu’il faut bien le dire, je passe quand même une quantité de temps non-nulle et non négligeable à jouer à des trucs plus ou moins crétins. Mais la réalisation que c’est le cas et que ça me manquerait probablement si ça ne l’était pas est plutôt récente. Et pourtant… Juste pour rigoler, une liste vaguement commentée de mes jeux « historiques » marquants, dans un ordre plus ou moins chronologico-thématico-aléatoire. Et avec des liens vers des vidéos aléatoires aussi (j’ai pas regardé l’intégralité de toutes, je l’admets ! Et j’espère ne pas m’être trop vautrée dans les liens.). Attention, ce post a un haut potentiel de procrastination. Déjà, il fait pas 1000 mots et j’ai passé deux bonnes heures à le rédiger, alors… 🙂

  • Night Mission, sur Apple ][ – c’est un flipper, et je crois que c’est le premier truc auquel j’ai joué – du moins de façon « documentée » – y paraît quand j’étais pas bien vieille 😉
  • Dans les flippers, ya eu Tristan aussi, qui était à l’époque seulement sur Mac, et qui est sorti sur PC plus tard. J’ai joué à pas mal d’autres flippers, mais je me souviens plus des noms 😦
  • Super Bunny, sur Apple ][ – un jeu débile avec un lapin qui saute de plate-forme en plate-forme. J’ai passé un nombre d’heures incalculable à faire sauter ce lapin. (Je proteste sur la fin de la vidéo qui dit que c’est really bad. On touche pas à Super Bunny.)
  • Toujours sur Apple ][, le Decathlon, un jeu… Microsoft (sisi). Pareil, des heures à faire 1-2-1-2-1-2-1-2 pour faire avancer un petit T à l’écran plus vite que son voisin.
  • Et la version thématiquement similaire, graphiquement plus évoluée, de Summer Games (avec le plongeon !)
  • Et plus tard, sur PC, Winter Challenge, la version hiver (avec le saut à ski !).
  • Pick-a-Dilly-Pair, sur Apple ][ encore – un jeu de Memory avec plein d’options rigolotes comme un Memory « audio » sans l’affichage des images mais seulement avec la musique (parce que oui, yavait de la musique sur les cartes). Je crois que je me souviens de toutes les musiques.
  • Les jeux auxquels j’ai toujours été nulle : Lode RunnerConan (foutu piaf), Crisis Mountain.
  • Je me souviens aussi de Dark Designs – ça c’était un RPG rigolo, et Papa me disait au courrier qu’il avait reçu le deuxième quand j’étais en classe de neige 🙂
  • J’ai passé beaucoup (beaucoup) de temps sur les jeux Lucasarts –  Monkey Island I et II (un jour je finirai le III et le IV…), Day of the Tentacle, Sam&Max, Loom (qui est sorti avant mais auquel j’ai joué plus tard, et qui était assez bizarre), Full Throttle (sympa mais trop court) – je ne mets que les intros ici, parce que sinon ça spoile ;).
  • J’ai aussi joué à d’autres jeux dans le même genre – Gobliins 2 et Legend of Kyrandia me viennent en tête.
  • Dans un tout autre genre, Stunts a eu son heure de gloire aussi. Le truc vachement cool avec Stunt Cars, c’était l’éditeur de niveau. Et quand on mettait trois tremplins à la suite, les bagnoles volaient, c’était cool. Me souviens avoir joué à un autre jeu de rallye, mais me souviens plus du titre, ni même de l’époque (à part « il y a longtemps »).
  • Ya eu Diablo, aussi, dans la série des chronophages. C’était bien, Diablo. J’ai peu joué au II et pas du tout au III.
  • Dans la série des trucs où j’ai joué à l’un de la série mais pas du tout aux autres, je voudrais Warcraft II. Zog zog. On y a aussi joué en réseau avec les copains en sup – montage des babasses à la maison, réseau en coax, et tout et tout. Fun times 🙂
  • Dans les trucs auxquels on jouait en réseau, yavait Duke Nukem 3D, aussi. J’ai aussi, incidemment, de bons souvenirs de l’éditeur de niveau de D3D.
  • Duke Nukem, j’ai d’ailleurs joué au I (mais pas au II) du temps où c’étaient des jeux de plateforme. Et dans les jeux de plateforme, on citera aussi Crystal Caves et Cosmo’s Cosmic Adventures (et sa musique… entraînante ?)
  • Bon, évidemment, on peut pas oublier Doom et Doom II. Et, pour les nostalgiques, ya la musique complète de Doom I et Doom II sur YouTube.
  • Et, bien plus tard, limite moderne par rapport au reste de la liste, Quake 3 Arena (j’ai jamais vraiment joué au I ni au II). J’aime bien Q3A parce qu’il y a pas de scénario 😉 Ça, j’ai surtout joué en école et en réseau. Ben j’y suis toujours aussi nulle 😉
  • Pour finir, les jeux dits « à la con », qui existent toujours pour beaucoup sous une forme ou une autre : le Démineur (si je me souviens bien j’ai réussi à taper le 90s sur le gros, j’étais fière de moi), Tetris (argh, je sais plus comment s’appelait la version à laquelle je jouais) et Blockout, Oil Cap.

Je sais que j’en oublie. Je suis sûre que j’en oublie. Mais ça commence à faire une longue liste, déjà. Et, au vu de la liste, faut vraiment que je remercie mes parents de nous avoir mis tout ça à disposition, et d’avoir supporté la bande son de tout ça pendant toutes ces années… 🙂 Dans le prochain billet… à quoi je joue en ce moment ?

La fiiiibre !

Ça y est, c’est arrivé ! Après l’inondation, après le remplacement de la canalisation d’eau en bas, on se disait « bon, ils sont pas complètement idiots, tant qu’à faire de percer le bitume, ils vont ptêt en profiter pour passer la fibre… ? ». Les mois passaient, les rafraîchissements de page de disponibilité, mi 2016, mouif… Et puis un beau jour ça a commencé à se débloquer. On a vu des panneaux dans la rue – bon, la page de disponibilité affichait toujours mi 2016, c’était douteux, surtout qu’ils affichaient un délai de seulement quelques mois dans la rue d’à côté, argh.

On a fini par avoir un papier dans l’immeuble : « la société machin fibre l’immeuble, z’inquiétez pas de voir des gens passer des câbles, c’est normal. ». Ça parlait pas encore des logements, mais ça commençait à ressembler vraiment à quelque chose.

Quelques semaines plus tard, un papier sur l’immeuble d’à côté – « la société truc fibre les logements, oubliez pas de gérer les clés si vous êtes pas là ». L’immeuble d’à côté est en fait l’entrée d’à côté du même immeuble, et tous les appartements sont gérés par la même société. Bien bien bien. Plusieurs semaines passent encore, on se demande un peu pourquoi à côté c’est fait et pas chez nous, on calimérote un petit peu parce qu’il faut bien. Mon hypothèse reste qu’ils fibrent les apparts quand la première personne de l’immeuble réclame la prise, mais je n’ai pas d’information ni pour confirmer, ni pour infirmer la chose. On envisage sérieusement de pinguer le fournisseur de fibre qui nous paraît s’imposer histoire de tenter de lancer la machine, quand tout à coup la procrastination paye : « les mecs, on fibre les apparts ! » apparaît sur toutes les portes de l’immeuble. Yaaayyy ! Moins yaaaaay : ils font évidemment ça la semaine où on est en vacances. On gère un copain qui reste à l’appart le jour où ils passent, ça c’est réglé.

Reste un léger problème : ils disent de laisser le passage « à côté de la prise télé et téléphone du salon ». À côté de la prise télé du salon, ya une Expedit pleine de jeux de société (c’est lourd, le carton et les cubenbois) et contre l’Expedit, ya le buffet à vaisselle (c’est lourd, la porcelaine). Et pour tout dire, ça fait un peu chier de déplacer tout ça, surtout que techniquement, ya la place. La boîte qui s’occupe du fibrage a laissé une adresse mail : j’envoie des photos, un « dites, ça passe, d’après vous, ou faut que je bouge l’étagère qui pèse un âne mort ? ». La réponse tombe « ya pas la place, ça serait bien de la bouger, ou au moins de la vider histoire qu’on puisse la bouger nous. » Pierre bouge les meuble, déplace le buffet à vaisselle de l’autre côté de la porte (ça a son importance), déplace l’Expedit, et nous voilà partis en vacances en laissant les clés et du thé au copain qui se charge de réceptionner l’électricien. Ledit copain nous envoie un mail dans la soirée de l’intervention, tout s’est bien passé, youpi.

Retour à la maison, grattage de crâne – pas de prise fibre en vue. Je conclus un peu rapidement qu’ils ont collé ça dans le boîtier existant – je sais pas à quoi ça ressemble une prise fibre, je sais pas à quoi ressemblait le boîtier avant que je parte mais il me semblait qu’il était plus poussiéreux que ça, bon. Bizarre, admettons. Jusqu’à ce que je remarque, derrière le buffet à vaisselle poussé de l’autre côté de la porte (mais vachement contre le mur quand même) un machin qui était pas là avant. Aha, me dis-je en mon for intérieur, c’est là qu’ils l’ont mise ! Et effectivement, ils ont visiblement tiré le buffet, posé la prise, et remis le buffet contre la prise là où il était. Pas contrariants, les mecs.

La prise est donc de l’autre côté de la pièce par rapport à la prise télé, et de l’autre côté du mur par rapport à la prise téléphone. Admettons.

Une fois la prise posée, on a donc contacté Fiber7, qui a le bon goût de proposer du giga symétrique. À Zürich (et peut-être plus généralement), le truc standard est qu’ils posent quatre fibres en même temps : une pour EWZ (le fournisseur d’électricité qui se trouve être fournisseur de fibre aussi, c’est eux qui ont posé a priori chez nous), une pour Swisscom, et les deux autres libres. On doit techniquement pouvoir faire du redondant sur deux fournisseurs différents 😉

On a envoyé le formulaire lundi dernier en soirée. Mercredi, yavait un modem dans la boîte aux lettres, ce soir le modem affichait autre chose que « no link ». Le temps de brancher une babasse dessus, ça donne ça :

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Bon, la première observation, c’est évidemment « mouahahahahahahahahah ». La deuxième observation c’est qu’on est un peu loin du giga, quand même. Fiber7 a tout un tas d’explications en allemand qui vont de « oui mais alors c’est pas impossible que ça sature EN FACE » à « si votre câble réseau est moisi ou si vous faites ça sur wifi, FORCÉMENT ça marche moins bien » en passant par « au fait, le modem qu’on vous refile et dans la config qu’on vous refile, au mieux il tape le 600M. Ça reste un bon bidule et si vous voulez vraiment taper plus collez-le en bridge et basta ». En pratique, je vois pas bien ce que je ferais avec 1G symétrique que je pourrais pas faire avec 300M symétrique (ce qui est quand même pas loin de vingt fois ce qu’on avait en down jusqu’ici…), alors j’ai pas trop investigué pour l’instant. Ni testé beaucoup, il faut le dire, pour de basses raisons matérielles.

Le truc très con, c’est que la prise fibre est dans le salon. Les babasses, elles sont dans le bureau. Passer du câble depuis le salon vers le bureau, c’est pas un problème trivial. Trouver un endroit où poser le modem, non plus. Va falloir se creuser un peu la tête pour faire marcher tout ça proprement… Mais bon, on a la fiiiiiibre !

#balisebooks de printemps

Hop, un petit #balisebooks pour faire un peu de tri dans le backlog. J’ai la vague intention de tenter de bloguer un poil plus souvent que tous les trimestres, donc je vais ptêt revenir à un rythme de #balisebooks un peu plus soutenu plutôt que de faire dans le gros dump a posteriori et quand je me souviens plus de rien. À voir !

Ancillary Sword, d’Ann Leckie (pas encore de traduction en français) est la suite d’Ancillary Justice que j’avais beaucoup aimé. Ancillary Sword se déroule juste après Ancillary Justice, on y retrouve notre protagoniste-vaisseau qui a hérité de son propre vaisseau (et de l’équipage qui va avec), et qui s’en va gérer des soucis à une échelle beaucoup plus locale. Le rythme est plus lent et l’échelle moins planétaire, mais le résultat est néanmoins tout à fait lisible et appréciable. J’attends Ancillary Mercy (le troisième tome) avec impatience.

Dark Debt, de Chloe Neill (pas encore de traduction en français) est le 11e tome des Chicagoland. RÀS, le popcorn habituel.

Fair Game, de Patricia Briggs (Jeu de Piste, en français) est le 3e tome des Alpha&Omega, même remarque.

Alan Turing, the Enigma, d’Andrew Hodges (Alan Turing, en français) est une biographie d’Alan Turing (on l’aurait deviné), et c’est apparemment celle qui aurait servi de base pour le film The Imitation Game. Un livre très intéressant, qui explique énormément de choses sur la vie de Turing (normal), le contexte de l’époque, et sur le travail de Turing. J’ai un peu regretté que ce dernier aspect ne soit pas un peu plus développé – cela dit, c’est déjà une part certaine du bouquin, et il me semble que c’est plutôt bien expliqué. C’est plutôt marrant de voir « inventées » (ou découvertes ?) des choses qui paraissent aujourd’hui « aller de soi » ou presque dès qu’on a deux bases et quart en programmation. Bon, il y avait aussi quelques longueurs, mais je soupçonne que ce que je considère comme des longueurs intéressera peut-être plus un autre lecteur (et vice-versa) – ça me semble inévitable sur un pavé de cette exhaustivité.

Dune et Dune Messiah, de Frank Herbert (Dune et Le Messie de Dune, en français) est un grand classique que je n’avais pas encore lu en VO, voilà qui est corrigé. (Du moins pour les deux premiers tomes du cycle, à suivre 🙂 ). Ça commence par l’arrivée de Paul Atréides et de sa famille sur Arrakis, planète-desert ayant le monopole de la production de l’Épice, pour en prendre le contrôle au nom de l’Empereur. Ça continue par une fresque socio-écolo-politico-religieuse d’ampleur planétaire voire plus, et c’est à lire. J’ai de moins bons souvenirs des tomes suivants, donc je réserve mon jugement pour le reste pour quand je l’aurai relu, mais le début du cycle vaut vraiment le coup. De façon amusante, j’ai lu ça au milieu de SF plus récente et j’ai été assez amusée par la quantité d’exposition et d’explications diverses – j’ai l’impression que la « mode » actuelle est plutôt de plonger le lecteur dans l’univers et qu’il se débrouille, du coup c’était presque reposant 😉

The First 20 hours: How to learn everything fast, de Josh Kaufman (pas encore de traduction en français) était un bouquin assez… motivant. Kaufman explique l’hypothèse suivante : oui, pour devenir « bon » à quoi que ce soit, il faut y passer du temps. MAIS pour y devenir « suffisamment compétent pour avoir une vague idée de ce qu’on fait et y prendre goût », vingt heures de pratique suffisent. Bon, vingt heures de pratique intelligente, ce qui réclame un investissement supplémentaire en temps pour réussir à déterminer ce que « pratique intelligente » veut dire pour l’activité en question, mais bon. L’hypothèse est intéressante, a minima. Il décline dans le reste du bouquin six exemples : le yoga, l’ukulele, la planche à voile, le go, la programmation et la dactylo. J’ai appris des choses dans des domaines dont je n’avais aucune idée, et les exemples sont sympa. Bref, ça se lit vite, j’ai appris des trucs, j’ai trouvé ça plutôt motivant en général – même si je ne me suis pas encore bougé beaucoup plus que faire une liste « où investir mes skillpoints » pour l’instant, et si l’application à d’autres domaines semble un peu intimidante à première vue.

S’il ne fallait en lire qu’un… Dune.