#balisebooks – The Hunger Games – Susan Collins

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Bon, je m’attendais à ce que ce #balisebooks soit à propos d’un bouquin de John Grisham, mais j’ai acheté The Hunger Games (publié sous le titre Hunger Games en français) de Susan Collins dans le tram sur le Kindle Store l’autre jour parce que j’avais rien d’autre à lire, et je l’ai fini avant de finir le Grisham 🙂 Et du coup j’ai enchaîné sur les deux autres. J’avais fait trois posts sur le #balisebooks original sur G+, je les fusionne ici, comme ça je suis à jour sur le backlog G+ (et je peux continuer au même rythme que là bas 🙂 ).

Je n’avais pas entendu parler de cette trilogie avant de voir la bande-annonce du film au ciné l’autre jour ; je me suis dit que ça pouvait être pas mal, et je n’ai pas été déçue. Pas encore vu le film par contre 🙂

Hunger Games

Du point de vue de l’intrigue, dans un futur plus ou moins défini, la nation de Panem se divise entre le Capitole, où la vie est facile, où tout se passe bien et où la bouffe est bonne, et les douze Districts qui meurent de faim et fournissent le Capitole, chacun dans leur spécialité : pêche, textile, électronique, agriculture, mine…

Tous les ans, deux « tributs » de chaque district, un garçon et une fille, sont choisis pour participer aux Hunger Games : on met 24 gamins dans une arène, on les laisse se battre à mort, le dernier survivant gagne, et on télévise tout ça parce qu’on peut. Dans le livre, on suit l’histoire de Katniss, qui représente le district 12, qui s’occupe des mines.

J’ai beaucoup aimé. J’ai eu une bonne image de l’univers, sans que les descriptions ne paraissent artificielles ou pénibles, ce que j’apprécie toujours. Les personnages étaient plutôt sympathiques, surtout Katniss. L’histoire est bien rythmée et donne envie de lire la suite. Évidemment, sur un thème pareil, on s’attend à ce qu’il se passe des trucs affreux et à ce que ça soit décrit avec un certain nombre de détails assez gores, mais c’est fait avec une certaine finesse – c’est pas diminué au niveau bisounours, mais c’est pas gore au point de balancer le bouquin de dégoût (en tous cas pour moi ça a été). Bref, distrayant, recommandé 🙂

Catching Fire / L’Embrasement

Attention, arrêtez de lire ici si vous voulez éviter de dévoiler la fin du premier tome 🙂

Bon, c’est assez mineur, comme révélation : Katniss étant la narratrice, on s’attend assez à ce qu’elle survive aux Jeux. Catching Fire / L’Embrasement a lieu juste après les Jeux et, en tant que gagnante, Katniss a l’honneur de faire une tournée dans tous les districts. Mais pendant cette tournée, la rébellion qui commençait à couver devient réalité, et Katniss en est évidemment tenue pour responsable. Et juste pour ajouter un peu de piquant à l’affaire, les 75e Jeux sont organisés, et tous les 25 ans… les organisateurs prévoient quelque chose de spécial.

Le premier tome était vraiment pas mal et le deuxième est à la hauteur, il est pas mal non plus. Les personnages secondaires (ou peut-être tertiaires, à force) sont peut-être un peu plus confus mais, à part ça, je l’ai apprécié autant que le premier. La fin secoue un peu et laisse présager de bonnes choses pour le 3e tome.

Mockingjay / La Révolte

Encore une fois, arrêtez de lire ici si vous voulez éviter des révélations sur la fin du 2e tome.

Katniss a survécu à deux Jeux. Mais ce n’est pas le cas de son district, qui a été bombardé peu après son entrée dans l’arène. Les quelques survivants du District 12 se sont réfugiés dans le District 13, que tout le monde pensait déserté mais qui héberge un groupe de rebelles. Et c’est globalement le thème de ce troisième tome : la rébellion contre le Capitole, avec Katniss dans le rôle du « geai moqueur », symbole humain de la résistance, et qui préférerait visiblement être « utile » au front qu' »inutile » devant une caméra de télé.

Je n’ai pas été franchement convaincue par ce dernier tome. Je l’ai trouvé brouillon et confus, et les personnages m’ont semblé manquer une certaine profondeur. Ils m’ont tous donné l’impression d’être des clones les uns des autres, ce qui était peut-être voulu, mais qui rend l’ensemble confus et fade (parce qu’on se fout un peu de ce qui leur arrive, du coup).

L’histoire en soi est satisfaisante : il y a une vraie fin qui clôt correctement la trilogie, mais le bouquin lui-même m’a paru bâclé.

#balisebooks – Real Murders – Charlaine Harris

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J’ai vu Real Murders (pas de traduction française pour l’instant à ma connaissance), de Charlaine Harris (qui a aussi écrit les Sookie Stackhouse) mis en valeur l’autre jour à ma librairie préférée, je me suis dit « boah, pourquoi pas », je l’ai acheté et je l’ai lu 😛

C’est le premier tome d’une autre série, les Aurora « Roe » Teagarden (il y en a 8), et la série est plus ancienne que celle des Sookie. Le premier tome présente Aurora, une bibliothécaire qui fait partie d’un « club meurtres » qui discute de meurtres anciens et/ou célèbres. Jusqu’au jour où un des membres du club est assassiné… en copiant le meurtre que Roe devait présenter ce jour là.

J’ai bien aimé ! Niveau ambiance et style, c’est un peu du « Agatha Christie rencontre Sookie Stackhouse sans les trucs paranormaux », et ça m’a bien plu. Je pense que je lirai le reste de la série.

Ticket To Ride / Les Aventuriers du rail

On vient d’acquérir et de faire deux parties de Ticket To Ride / Les Aventuriers du rail, et c’est un beau jeu 🙂

Le principe : sur une carte avec des villes et des routes ferroviaires, faire circuler des trains ; chaque train donne des points ; chaque joueur doit par ailleurs relier au moins deux fois deux villes (ce qui fait aussi des points, mais qui peut en faire perdre si les chemins ne sont pas reliés à la fin du jeu). Chaque route a un « coût » qui dépend de la distance et une « couleur » ; un mécanisme (simple) de cartes permet d’acheter les routes de la bonne couleur pour relier deux points. Et pour relier deux points, on met des petits wagons en plastique sur le plateau.

La version « standard » se joue sur une carte des États-Unis (et du sud du Canada). Il y a d’autres versions et d’autres plateaux/extensions ; je vous laisse aller voir le site de Days of Wonder (l’éditeur du jeu) pour en savoir plus. Ya un plateau Suisse dans la boîte Inde 🙂

Globalement, c’est un chouette jeu, à voir comme ça les deux parties qu’on a faites, et qui se joue bien à deux. Pour l’instant on manque encore de stratégie et de « méchanceté », et il est possible que le plateau soit un peu trop grand pour jouer à deux (le plateau Suisse est connu pour être « mieux » de ce point de vue) – on se gêne peut-être pas assez. Le tour de jeu est très rapide, ce qui est appréciable. Faut penser à compter les points au fur et à mesure, ce qui est un peu pénible (bon, il y a moyen de recompter à la fin, mais ça doit être TRÈS pénible). Le mécanisme est très simple et doit pouvoir s’expliquer rapidement pour jouer avec des gens qui n’ont jamais joué, ce qui est chouette aussi. La qualité générale du plateau et des éléments (cartes, pions, wagons) est excellente. Les petits wagons sont choupis, mais sont fournis dans des sachets en plastique et pas des boîtes, à l’instar de certaines versions d’un jeu par ailleurs remarquable… 😉 (Ceci est une private joke familiale.)

Et pour finir, pour les ceusses qui parlent anglais et qui ont une demi-heure à perdre, l’épisode de TableTop sur Ticket To Ride peut donner une meilleure idée du jeu et de son déroulement.

#balisebooks – The Cookbook Collector – Allegra Goodman

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J’ai fini The Cookbook Collector, par Allegra Goodman (pas de traduction française à ma connaissance) à peu près 40 secondes avant que les roues de mon avion ne touchent le sol l’autre jour – belle synchronisation. J’ai acheté ce bouquin à la librairie à cause de son titre (« le collectionneur de livres de cuisine »… encore une fois, ça se laisse pas passer) sans savoir trop à quoi m’attendre.

Je l’ai lu, et je ne sais toujours pas trop. Je pense que le titre n’est pas forcément des plus heureux ; il y a un collectionneur de livres de cuisine qui joue un rôle non négligeable sur une partie du bouquin, mais aucun sur l’autre, du coup… « bof ».

C’est l’histoire de deux sœurs, l’une est PDG d’une entreprise informatique qui prépare son entrée en bourse au début des années 2000, l’autre travaille chez un bouquiniste. J’ai bien aimé les personnages, mais les personnages secondaires sont parfois un peu confus (« c’est qui ce mec déjà ? »).

Je suis arrivée aux trois quarts du livre en pensant déjà à mon billet pour #balisebooks, et en me disant « bon, c’est pas le bouquin du siècle, ça se lit, mais guère plus », et là, un événement se passe et, chose rare, je me suis retrouvée à pleurer pendant quelques pages. Et, quelque part, ça a un peu rattrapé l’histoire pour moi.

J’ai aussi bien aimé le fait que l’histoire se déroule dans la Bay Area (sud de San Francisco) et vers Boston/Cambridge ; j’ai été aux deux endroits, et ça m’a paru plutôt crédible 🙂

Je suppose aussi que j’avais pas mal d’attentes à cause du titre, et que j’ai été un peu déçue. Bref, je note celui-ci « bof+ » 🙂

Préparation au TOEFL

Note : ce billet a été écrit AVANT mon passage du TOEFL et a pour base le matériau de préparation que j’ai sous la main. J’essaierai de le mettre à jour ou de faire un billet sur les conditions précises de l’examen… quand je l’aurai passé 🙂

Mise à jour : j’ai publié un deuxième billet intitulé « TOEFL, résultat des courses » avec les impressions post-examen.

J’ai appris avec une joie non dissimulée (ahem) qu’il fallait que je passe un examen d’anglais (on me laisse le choix entre l’IELTS, le TOEFL et le CAE) pour attester d’un niveau C1 d’ici au 18 septembre, début des cours de master à l’ETH.

J’ai déjà passé l’IELTS il y a 10 ans et c’était chiant. Il n’est plus valide parce que ces machins sont valides que deux ans – c’est une rente… Je PEUX comprendre la justification de refaire certifier « régulièrement » si nécessaire. Évidemment, le niveau en langues évolue avec le temps. Mais bon, par exemple, à titre personnel, j’ai beaucoup plus l’occasion de pratiquer mon anglais que, disons, ma conduite automobile. Mon permis de conduire est valable à vie, ma certif d’anglais non. Et pourtant… je risque nettement moins, disons, de tuer quelqu’un avec mon niveau d’anglais. Je crois que je garde mon argument précédent : c’est une rente 🙂

Bref, plutôt par défaut qu’autre chose, je me suis inscrite au TOEFL pour dans deux semaines (et demie). Du coup, je potasse l’examen ; je SAIS que j’ai un niveau d’anglais suffisant pour justifier un C1, mais encore faut il arriver à le faire certifier sur un test qui a ses propres aléas. Et il me faut 100 points sur 120, ce qui est plutôt élevé.

Le TOEFL, de nos jours, est surtout passé dans sa version dite « iBT » (Internet Based Test) – qu’il faut quand même aller passer dans un centre d’examen évidemment – est noté sur 120 points, 30 points par section : compréhension écrite, compréhension orale, expression écrite, expression orale. Donc, en moyenne, il faut que je fasse 25 points sur 30 dans les quatre catégories.

Compréhension écrite

3 à 4 textes d’environ 700 mots à lire, et 36 à 56 questions auxquelles répondre. Les textes sont de type « académique » dans divers domaines qui vont de l’histoire de l’art à la biologie. Après avoir jeté un œil à quelques examens type, je sais qu’il va falloir que je fasse très attention là : les questions sont souvent ambiguës, parfois carrément traîtres. Par contre, la bonne nouvelle, c’est que je viens de voir qu’il y avait plus de questions que de points ; je pensais avoir « droit » à 5 erreurs sur 30 questions pour valider le 25, mais en fait j’ai « droit » à plus d’erreurs que ça. (Plus de questions où se bananer aussi, évidemment, mais j’estime que le nombre de bananages est raisonnablement constant, donc j’augmente ma note si le nombre de questions augmente. Quoi, ça marche pas comme ça ?)

Compréhension orale

De ce que j’ai vu, 6 bandes audio qui varient du « j’ai peur de pas avoir assez de sous pour aller à l’université, qu’est-ce que je peux faire ? » à l’extrait de cours sur n’importe quel sujet académique, et en tout 34 à 51 questions (donc, pareil que pour la compréhension écrite, c’est mis à l’échelle).

De manière générale, J’AIME PAS les tests de compréhension orale. Déjà parce que, de mon point de vue, ils tiennent plus de tests de mémoire/prise de note du bon détail au bon moment que de tests de… ben de compréhension orale, quoi. C’est évidemment particulièrement le cas si les questions ne sont pas données avant la lecture de la bande audio, ce qui est le cas pour le TOEFL.

Et là, mon problème, c’est que je suis pas très douée en prise de notes. Enfin, plus spécifiquement, je suis pas très douée en prise de notes sur un support oral uniquement. S’il y a des slides, un tableau, bref, des trucs comme il y a dans la vraie vie dans la majeure partie des cours et des conférences, ça va plutôt mieux, mais support oral uniquement, j’ai du mal à ne pas perdre le fil. Là où c’est « drôle », c’est qu’en pratique, la seule situation où je me retrouve dans ce genre de cas de « prise de notes à l’oral uniquement », c’est… les tests de compréhension orale en langues. C’est probablement pour ça que je déteste l’exercice qui me paraît probablement le plus artificiel et pénible. Et peut-être le plus aléatoire, aussi. Ce qui est con, parce que j’ai vraiment aucun problème sur le contenu des bandes audio en général.

Expression orale

6 questions, auxquelles il faut répondre en 45 à 60 secondes selon la question. Deux types de questions : deux questions « bateau », heu, pardon, « independent questions » et quatre questions « integrated » : deux « listening/reading/speaking » et deux « listening/speaking ».

La première question demande une description d’un truc « personnel » (thème allant des vacances idéales au prof préféré).
La deuxième propose deux alternatives sur une situation donnée et demande une réponse argumentée sur ce qu’on préfère (« je m’en fous » n’étant probablement pas une réponse valide).
La troisième affiche un petit texte et fait écouter une conversation ; de manière générale le thème tourne autour des réglements ou procédures universitaires, et il faut résumer la position d’une des personnes qui cause et les raisons pour lesquelles la personne en question a l’opinion en question.
La quatrième question porte sur un sujet académique et, là encore, ya un petit texte suivi d’une bande audio, et une question derrière (« expliquez pourquoi, au vu du texte, ce que le prof raconte semble avoir un sens »).
La question 5 passe une bande audio de gens qui causent d’un souci universitaire quelconque, proposent deux solutions, et la tâche est de décrire la situation et d’expliquer ce qui nous paraît la meilleure solution.
La sixième question joue d’abord un extrait de cours dans un domaine quelconque et pose ensuite une question sur le contenu de l’extrait en question (donner les points majeurs, résumer, ce genre de choses).

De manière générale, c’est probablement sur cette partie (la partie orale dans son ensemble) qu’il faut que je bosse le plus : m’entraîner à avoir une opinion sur les trucs dont je me fous 😉 (heu, ça, ça fait 30 ans, c’est pas gagné…), avoir une idée de ce que j’ai le temps de dire en 45 et en 60 secondes, éventuellement préparer quelques trucs pour les sujets « bateau ».

Expression écrite

2 textes à rédiger : une « integrated task » et une « independent writing task ».

L’integrated présente un texte académique, un bout de cours oral, et demande de faire la relation entre les deux, éventuellement de contrer l’un avec l’autre.
L’independent est un « Est-ce que vous êtes d’accord avec l’énoncé suivant », ce à quoi bien évidemment ma première réponse instinctive est « Bin, ça dépend… » et/ou « Oui enfin c’est ptêt un peu plus subtil que ça… » – bref, il va peut-être falloir que je m’entraîne un peu sur des sujets blancs là aussi 🙂 20 minutes pour la première question, 30 pour la deuxième question, et ils attendent apparemment de l’ordre de 300 mots par réponse.

Ça me fait plutôt moins peur que la partie orale, parce qu’au moins il y a le temps de penser, de corriger et de rectifier, c’est pas du « one shot », c’est plus confortable en ce qui me concerne. Ça reste relativement court pour pondre 300 mots, mais ça devrait tout de même aller.

Et le pire de tout sur ce truc là, c’est qu’il faut passer l’expression écrite sur un clavier QWERTY. Et que donc… ben va falloir que je me remette au QWERTY. Et à regarder mon clavier et pas mon écran. Et ça, ÇA, ça fait vraiment chier.

#balisebooks – The Marriage Plot – Jeffrey Eugenides

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Le #balisebooks d’aujourd’hui, The Marriage Plot de Jeffrey Eugenides (pas de traduction en français pour l’instant à ma connaissance).

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Jeffrey Eugenides – il a écrit Middlesex, qui a eu pas mal de succès (et un Pulitzer) (et qui est un excellent bouquin) et Virgin Suicides – oui, c’est un livre à l’origine, je l’ai préféré au film, mais j’ai peut-être un problème avec Sofia Coppola, pas encore vu un film d’elle que j’ai bien aimé jusqu’ici 🙂

Bref, Marriage Plot. C’est l’histoire d’une fille et de deux garçons, tous fraîchement sortis de l’université : Madeleine (diplôme d’anglais), Leonard (diplôme de bio) et Mitchell (diplôme d’études religieuses/théologie). Mitchell est amoureux de Madeleine qui est amoureuse de Leonard qui est amoureux de Madeleine, mais qui est aussi maniaco-dépressif, ce qui n’est pas facile à vivre tous les jours, à la foi pour Leonard lui-même et pour les gens qui partagent sa vie.

On suit ces personnages pendant les quelques mois/l’année qui suit leur remise de diplômes et dans les flashbacks d’événements précédents ; de manière générale, c’est un exemple typique de ce que j’appelle « un bouquin avec des gens dedans » – on peut pas dire qu’il se passe grand chose, à part la vie quotidienne de gens qui ont peut-être quand même une vie un peu en dehors de l’ordinaire.

J’ai beaucoup aimé, mais c’est clairement pas gai comme livre, voire à certains moments sombre au point de me mettre mal à l’aise. Probablement pas aussi bon que Middlesex, mais vaut clairement d’être lu.

En vrac

Hop, une liste de trucs marrants vus ces derniers jours/semaines/mois. C’est guère que de la « resucée » de Google+, mais comme ça je garde aussi trace de ces trucs là 🙂  Pas vraiment d’ordre, c’est du vrac. Et heu, ya à peu près presque de l’anglais.

bon, j’vais ptêt arrêter là ?

#balisebooks – Deadlocked – Charlaine Harris

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Deadlocked est le dernier tome en date de la série des Sookie Stackhouse de Charlaine Harris (en français traduite sous le titre de série La Communauté du Sud ; Deadlocked n’a pas encore été traduit mais je suppose que ça vient.)

Pour les gens qui ne connaissent pas la série (si vous avez entendu parler de True Blood, c’est une adaptation assez libre des bouquins) : le concept de base est que, depuis l’invention du sang synthétique, les vampires peuvent s’afficher « au grand jour » (bon, d’accord, à la grande nuit). Dans ce contexte, on suit les aventures de Sookie Stackhouse, une serveuse d’une petite ville de Louisiane qui a une certaine tendance à attirer les ennuis, les meurtres et les luttes de pouvoir. L’ensemble de la série se lit bien (du moins en anglais, je ne sais pas comment est la traduction) ; bien évidemment à éviter si vous êtes allergique aux histoires de vampires, mais c’est distrayant et drôle.

Deadlocked est le 12e livre de la série, mais les livres font une taille raisonnable (contrairement à d’autres séries de fantasy que je ne citerai pas :P) ; l’univers est donc à peu près bien défini, on connaît tous les personnages, globalement c’est de la lecture « de confort ». Au sein de la série, j’ai trouvé que celui-ci n’était pas à la hauteur des précédents ; ça reste lisible, mais il manque un certain « je ne sais quoi », peut-être quelques répliques marrantes (bon, j’ai pas mal ri sur la phrase « Claude was standing absolutely still, doing a great imitation of Switzerland »- « Claude se tenait absolument immobile, dans une splendide imitation de la Suisse », mais j’étais dans un tram à Zürich, donc…), peut-être un peu d’action, l’ensemble est plutôt doux-amer/mélancolique, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais j’espère que le prochain sera un peu plus gai 🙂

#balisebooks – The Toaster Project – Thomas Thwaites

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Matthias m’a montré le billet de blog d’Alias à propos de The Toaster Project, de Thomas Thwaites (pas de traduction française à ma connaissance) et j’ai trouvé l’idée marrante.

Donc c’est l’histoire de ce type qui, à peu de choses près, s’est réveillé un matin en décidant de faire un grille-pain à partir de rien. Et quand je dis à partir de rien, le but du jeu était d’obtenir du métal et du plastique et de monter le machin à partir de matériaux bruts (genre le minerai de métal, quoi). Ce qui est complètement dingue, mais plutôt dans le genre dingue génial, en ce qui me concerne 🙂 Ce petit bouquin (que j’ai lu en une seule journée, en partie parce que j’ai lu beaucoup ce jour-là, et en partie parce que… c’est un petit bouquin) raconte son épopée, ses succès et ses échecs. C’est très drôle, j’ai ri plus d’une fois, et ça met les choses en perspective, en particulier « mais comment c’est POSSIBLE de vendre un grille-pain pour moins de 4 livres ?? ». Le process général et l’ingéniérie globale du truc est de toute façon plutôt cool.

La fin tire plus sur le côté philosophique et essaie de poser des questions (et d’y répondre) à propos de la validité de la société de consommation dans laquelle nous vivons – ce sont des questions et des points valides, mais c’était un peu décevant après la quête géniale de la fabrication d’un grille-pain o/

Mais bon, dans tous les cas, une lecture instructive, courte et amusante 🙂

#balisebooks – La Face cachée des miroirs – Catherine Fradier

Post original, en français : https://plus.google.com/106223694077555758612/posts/SfQH9vC2J8K

La Face cachée des miroirs de Catherine Fradier est la suite directe de Cristal Défense dont j’ai parlé dans mon billet précédent… enfin, suite directe qui commence 18 mois plus tard. L’Agence de sécurité économique a été démantelée, et ce deuxième tome est à la fois la continuité de l’enquête précédente, une lente reconstruction des personnages (en particulier Éléonore) et une quête de justice, voire de vengeance. Autant l’ambiance du premier tome était « tambour battant », autant ce deuxième tome m’a paru plus calme, plus posé, peut-être plus froid, calculé aussi.

J’ai apprécié, comme dans le premier tome, les personnages, l’impression de crédibilité générale des détails ; l’histoire vient presque en second plan, ce qui n’empêche pas de vouloir savoir comment ça va se finir 😉 Moins de « détails » vraiment perturbants aussi, ce qui je l’avoue me convient mieux. Bref, un chouette second tome, qui se « termine » effectivement ; j’espère néanmoins retrouver des gens dans le troisième tome 🙂