#balisebooks – The Exile and the Sorcerer – Jane Fletcher

exile-sorcererThe Exile and the Sorcerer, de Jane Fletcher, est un bouquin qu’on peut qualifier de « choupi ». D’aucuns pourraient argumenter qu’il est assez cliché et que les messages sous-jacents sont vraiment (vraiment) pas subtils, je reste à « choupi ».

C’est de la fantasy qui traîne pas en longueur, où les personnages principaux sont des femmes (et la plupart des personnages secondaires aussi), et la première classification d’Amazon.com est «Lesbian Romance » (z’en faites ce que vous voulez). Ya une société matriarcale, des mercenaires, des sorcières, un calice, une pie sarcastique et plein de bons sentiments (et quelques uns qui fendent le cœur aussi). C’est aussi le premier tome de quatre, et attendez-vous à voir au moins le deuxième apparaître ici, parce que j’aime bien les trucs choupis.

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#balisebooks – The Woman Who Stole My Life – Marian Keyes

thewomanwhostolemylifeJe crois que j’ai lu tout ce que Marian Keyes a écrit – mais j’avais raté la sortie de The Woman Who Stole My Life (pas encore de traduction en français) en novembre dernier (gasp).

On y fait la connaissance de Stella, qui vit toute seule avec ses deux enfants adolescents, et qui cherche à écrire – sauf qu’elle a un léger souci de page blanche, ce qui est embêtant. Et on y apprend petit à petit ce qu’il s’est passé et la raison pour laquelle elle est dans la situation actuelle.

J’ai bien aimé, ça se lit tout seul, c’est pas le bouquin de l’année et la fin est complètement prévisible mais la manière d’y arriver permet de passer quelques heures agréables.

#balisebooks – The Last Colony – John Scalzi

last-colonyThe Last Colony, de John Scalzi (traduit en français sous le titre La Dernière Colonie), est le troisième tome qui se passe dans l’univers de Old Man’s War, qui était wachement bien. J’ai beaucoup aimé The Last Colony, bien plus que The Ghost Brigades qui m’avait un peu déçu. Et comme je veux pas risquer de spoiler les tomes précédents, ben on va mettre la zoulie barre ici.

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En vrac

Un vrac ? Un vrac.

  • A little known hack from Japan to get your notebook organized – le fait que ça vienne du Japon est assez profondément non-pertinent, mais c’est une idée pour indexer le contenu d’un cahier. J’ai commencé à faire ça sur mon cahier de boulot, ça marche pas mal :) (en anglais, mais les photos sont suffisantes pour se faire une idée)
  • How We Changed the Facebook Friends Icon – l’icône « friends » de Facebook a changé de manière assez subtile récemment, et cet article explique le process. (en anglais)
  • Nobel Prize Winner Peter Higgs Regrets Fielding Your Physics-Based Dungeons and Dragons Questions – une parodie assez drôle sur le concept « et si on invitait Higgs et qu’on lui posait que des questions sur D&D ». J’ai ri. (en anglais)
  • Is This a Real Cookbook? – un quizz idiot avec des vraies couvertures de livres de cuisine et des fausses – mais à peu près aussi crédibles que certaines vraies. Marrant. (en anglais)
  • Plant your math and let it grow – un billet de Cédric Villani (j’ai incidemment appris qu’il avait un blog, donc), qui explique que parfois les maths c’est être au bon endroit au bon moment et faire le lien entre des choses qui avaient a priori rien à voir. (en anglais)
  • The extraordinary diversity of Brassica oleracea – celui-là c’était le mind: blown de la semaine. Le concept que le brocoli, le chou-fleur, le kale et les choux de Bruxelles c’est la même plante à l’origine (un genre de moutarde jaune) qui ont été cultivés différemment pour donner des trucs différents. J’en suis toujours pas revenue, en fait (en anglais).
  • Why I’m Always Late – en gros ce que dit le titre. Intéressant, du point de vue de quelqu’un qui a plutôt le problème inverse… (en anglais)
  • Big universe, big data, astronomical opportunity – plus une remarque qu’autre chose sur le fait qu’on a BEAUCOUP de données astronomiques, et qu’on commence à avoir une vague idée de ce qu’on fait en bigdata, synergies, toussa.

Et, tels les Shadoks, c’est tout pour aujourd’hui !

Cook, Serve, Delicious

cookservedeliciousJ’ai passé plusieurs heures dans les jours qui précèdent à jouer à Cook, Serve, Delicious que j’ai récupéré sur les dernières soldes Steam. C’est un jeu de simulation de restaurant dans l’esprit « complètement débile, mais fortement addictif, et pas SI débile que ça en plus ». On part d’un restaurant « de base » avec quelques produits, on fait la carte tous les jours (avec des compromis du genre « si tu as du poisson plus de trois jours de suite ta clientèle se fatigue », « fais gaffe ça ça fait beaucoup de vaisselle » et « on a vu mieux pour ta réputation que d’avoir des nuggets ET des frites ET des beignets sur la carte ».

La journée commence avec la lecture des mails (sisi) qui donnent quelques indications sur la journée à venir – en particulier, les alertes météo (qui ont un impact sur la clientèle), les divers événements positifs, si le contrôle de l’hygiène passe ce jour-là, ce genre de choses. S’y ajoutent des « paris » de type « si tu arrives à faire X fois de suite une commande parfaite en ayant ça, ça et ça sur ta carte, je te file XXX$ ». En fonction de ça, ben il faut faire la carte du jour, en comptant aussi sur la difficulté intrinsèque des recettes (la soupe, c’est plus dur que les hot dogs).

Une fois la carte faite, il est temps de cliquer sur Start A Day, et de… commencer la journée. S’enchaînent alors les plats de la carte et diverses « corvées » (faire la vaisselle, tatanner les rats, nettoyer les WC et sortir les poubelles), avec l’objectif d’en rater le moins possible (voire, si un pari est en cours, d’enchaîner les commandes parfaites le plus possible). Le jeu se joue TECHNIQUEMENT à la souris et au clavier – je ne pense pas qu’il soit physiquement possible de le jouer à la souris, mais je suis assez partiale sur la question aussi. Les plats en eux-mêmes consistent en une série d’étapes qui correspondent toutes à un bouton (souris) ou à une touche (clavier). Par exemple, les lasagnes de base, faut enchaîner P (pâtes) S (sauce) C (fromage) P (parmesan) trois fois, faire cuire et servir. Évidemment, tout arrive en même temps, surtout entre 12:00 et 13:00 et entre 18:00 et 19:00. Rater des commandes a un impact sur les sous qui rentrent (si on n’arrive pas du tout à prendre la commande à temps) ou sur la réputation (si la commande est ratée).

Une fois la journée finie, on compte ses sous – et quand on a suffisamment de sous, on peut acheter de nouvelles recettes à mettre à la carte, des améliorations aux recettes initiales, ou de l’équipement. Il y a aussi un certain nombre de défis en-dehors du jeu « de base » ; les défis sont en général thématiques et de type « servir XX fois ce type de recette en faisant au maximum deux erreurs ». Dans la série des trucs marrants, il y a moyen de s’inscrire pour les défis de « rencard » – une personne qui a une préférence alimentaire donnée (« j’aime bien les pâtes ») se pointe au restaurant à un moment aléatoire dans la journée, et ça ajoute un peu de difficulté un peu plus tard quand il faut répondre aux textos de la personne en question pendant le service. Il est d’ailleurs particulièrement appréciable que le jeu prenne la peine de demander le genre préféré du joueur pour ces défis-là (sans demander le genre du joueur en question) – et que cette partie du jeu soit complètement désactivable.

Bref, de manière générale, on l’aura compris, je suis plutôt enthousiaste sur ce machin. C’est pas le jeu du siècle, mais j’ai passé *kof* un certain nombre d’heures dessus ces deux dernières semaines, je l’ai pas encore fini (mais c’est en bonne voie, je crois), et je crois que je vais passer les heures nécessaires pour le finir. D’ailleurs j’y retourne, j’ai un défi Hungry Games que j’ai pas encore réussi à passer. Pis faut que je le finisse avant 2016, genre quand le 2 est prévu…

En vrac

640px-Vis_en_vracAllez, un petit vrac de canicule.

Voilà, j’avais dit que c’était un petit vrac, y fait chaud :)

#balisebooks – The Rithmatist – Brandon Sanderson

the-rithmatistJ’ai su que j’allais bien aimer The Rithmatist, de Brandon Sanderson, à la toute première page. La première page représente une figure géométrique avec des explications : la défense représentée est puissante, mais elle est difficile à dessiner correctement parce que c’est pas facile de dessiner un nonagone irrégulier dont il manque trois côtés.

The Rithmatist est l’histoire de Joel, étudiant de l’Armedius Academy, dont le plus grand rêve est d’être rithmatiste, ou, à défaut, d’étudier la rithmatique autant qu’il le puisse. La rithmatique, c’est un style de magie développé plusieurs siècles auparavant : le rithmatiste dessine à la craie des figures géométriques et des bestioles (les « chalklings »). Aux mains des rithmatistes, les figures ont des pouvoirs magiques, aux mains du commun des mortels, non. Les rithmatistes représentent une toute petite fraction de la population, et ils s’en vont combattre sur le front de Nebrask, où les chalklings sauvages sont un vrai problème.

L’autre vrai problème, c’est que des étudiants rithmatistes commencent à disparaître dans des circonstances pas nettes. On a donc un personnage principal et une situation problématique, c’est parti ;)

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En vrac

640px-Vis_en_vracJ’ai pô fait de vrac la semaine dernière la faute à la fête du jeu ; donc celui de cette semaine a de l’historique sur deux semaines. Enjoy !

  • Unicode is Kind of Insane –  un article qui recense quelques « wait, what? » d’Unicode. Amusant. (en anglais)
  • Self-Driving Trucks Are Going to Hit Us Like a Human-Driven Truck – un article sur les conséquences économiques (et, par conséquent, sociales) possibles du développement (qui semble assez inévitable) de camions qui se conduisent tous seuls. Avec des vrais morceaux de revenu universel dedans. (en anglais)
  • DARPA Robotics Challenge: A Compilation of Robots Falling Down – les robots bipèdes, c’est dur. Les robots bipèdes qui se cassent la gueule, c’est drôle. (article en anglais, vidéo sans texte)
  • Pantograph Imagines Gadgets From A Parallel World – des gadgets d’un monde parallèle vaguement étrange. (article en anglais, photos avec du japonais dessus, mais les photos sont cool dans toutes les langues)
  • La thermodynamique peut-elle casser des briques ? – ya Framabook qui a sorti un bouquin de thermo libre. Faudra que je regarde ça, surtout qu’il a l’air rigolo. (en français)
  • How to check the balance of your D20 – une vidéo qui explique comment vérifier que tes dés sont EFFECTIVEMENT moisis. Faudra que j’essaie, j’ai des soupçons sur mon d20. (en anglais)
  • These Fractal Pendants Are Frakkin’ Awesome – je confirme que ces pendentifs sont beaux. Si vous voulez me faire un cadeau, je prends. (en anglais, mais le but c’est les images).
  • ‘Game of Thrones': A brief history of the Dothraki language – un article sur la création du langage Dothraki dans la série Game of Thrones. Plutôt cool.
  • 2 Kinds of People – une série d’illustration sur le thème « il y a deux types de gens, ceux qui… et ceux qui… ». J’aime beaucoup :) (majoritairement sans texte)
  • Inceptionism: Going Deeper into Neural Networks – Google fait tourner des algos de classification d’image par réseaux neuronaux sur du bruit blanc, et/ou de manière récursive, et/ou sur des images qui ont rien à voir, en faisant afficher à l’ordinateur ce qu’il « voit ». Les images résultantes sont assez grandioses, option « attends, je vais filer du LSD à mon IA, ça va être tordant ». (article en anglais, images sans texte)
  • 31 Mystical Night Photography Images – le titre est nul, je vois pas ce que ça a de « mystique », mais ces photos de nuit sont très chouettes. (sans texte qui vaille la peine d’être lu)
  • Longstanding problem put to rest – un résumé plutôt compréhensible d’un papier récent de STOC (une grosse conf, si ce n’est la grosse conf, d’informatique théorique). Le problème initial est le suivant : on veut savoir quelle est la distance d’édition entre deux longues chaînes de caractères. La distance d’édition, c’est le nombre d’ajouts, de suppressions et de modifications de caractères pour passer d’une chaîne à l’autre. Par exemple, si je veux passer de CHIEN à CHAT, la distance est 3 : je transforme le I en A, le E en T, et je supprime le N. C’est un problème qui a pas mal d’applications en particulier en biologie et en étude des génomes. L’algorithme connu depuis 40 ans pour faire ça est un algorithme en n*m (qui « dépend » du produit de la longueur des chaînes de caractères considérées), et jusqu’ici on ne savait pas si ça pouvait être amélioré. Le papier en question dit « c’est probable que non » – en reliant la complexité de ce problème à une hypothèse probable sur la complexité exacte des problèmes de type SAT. Je crois que la conclusion de l’article (résumé, pas de l’article original…) n’est pas tout à fait correcte, attendu que l’hypothèse en question est la SETH et pas l’ETH, mais je pinaille. (en anglais)
  • Traffic jams in Javascript – on peut montrer, en théorie des jeux, qu’ajouter des routes peut entraîner plus de bouchons (et pas seulement le temps des travaux ;) ). Dans cet article, l’auteur a fait quelques expériences pour simuler la manière dont le réseau se comporte exactement et présente ses résultats. Marrant. (en anglais)
  • La roue chromatique est un mensonge – un article sur la couleur et la perception de la couleur, avec un peu de physique et un peu de physio dedans. (en français)

Hop, bonne lecture !

#balisebooks – Boardgames That Tell Stories – Ignacy Trzewiczek

boardgamesthattellstoriesJ’ai vaguement parlé d’Ignacy Trzewiczek dans mon billet à propos de la Fête du Jeu. Sur le stand, il y avait une copie de Boardgames That Tell Stories, qui a fini sur mon Kindle cette semaine, et que j’ai lu, ben, heu, entre avant-hier et ce matin. C’est une collection d’articles courts, dont le contenu « de base » a été publié sur le blog éponyme, et qui a été additionné de divers articles par plein de gens comme contenu « bonus » du Kickstarter qui a donné vie au bouquin. Tout un tas de petits articles, donc, à propos de conception de jeux de plateau, de tests de jeux de plateau, de salons de jeux de plateau, de jeux de plateau de jeux de plateau… bref, vous voyez l’idée.

J’ai beaucoup ri en lisant ce petit bouquin. Bon, ça va probablement pas faire rire les gens qui ont jamais joué à un jeu de plateau. Ça cause beaucoup de Robinson Crusoe – y compris un de mes chapitres préférés du bouquin, « Are you designing a game? You better have Vlaada Chvatil in your testing group! » où il explique comment une des mécaniques du proto initial s’est fait démonter par Vlaada Chvatil (qui est juste l’auteur de, entre autres, Galaxy Trucker, Mage Knight et Through the Ages, pour donner une idée) et qu’il était pas content. C’était très drôle (et avec des vrais morceaux de Die Hard dedans). Ledit Vlaada Chvatil a un article en fin de bouquin aussi où il explique la différence, selon lui, entre un jeu immersif et un jeu qui raconte une histoire (le second ayant problement plus de chances d’avoir des mécaniques intéressantes). Ça cause aussi beaucoup de Neuroshima Hex et de 51st State, auxquels j’ai assez franchement envie de jouer maintenant. Ah, encore un truc qui m’a fait rire – il y a aussi un article d’Antoine Bauza (7 Wonders, Hanabi, Ghost Stories, pour ne citer que ceux-là). L’article commence par une petite introduction de l’auteur – « j’ai rencontré Antoine Bauza, il avait un proto de jeu de cartes cool, mais bon, je pensais que 51st state était mieux, quand même, et puis il a eu une nomination pour ça et ça, alors, bon, ça prouve bien. Bon, heu. Le jeu de cartes en question, c’était 7 Wonders, et il a eu… » et suivent littéralement trois pages (sur mon Kindle) de noms de récompenses diverses. J’ai lu ça sur le quai de mon S-Bahn à la Hauptbahnhof et j’ai pris un fou-rire mémorable toute seule devant mon Kindle.

Bref, une excellente lecture que je ne peux que recommander aux amateurs de jeux de plateau. Ah, et il y a un Kickstarter en ce moment pour Boardgames That Tell Stories 2. Juste comme ça en passant, hein. Il est déjà largement atteint, mais ya un machin étendu à $17K avec un article de Ludovic Maublanc, le designer de Cyclades et Mr Jack ! (J’avoue que je ne savais pas que c’était la même personne ;) )

#balisebooks – Fool Moon – Jim Butcher

foolmoonMbon. On m’avait dit que Dresden Files, c’était bien. J’ai lu le premier, c’était pas mal. J’ai enchaîné sur le deuxième, Fool Moon (publiée en français sous les titres Lune Enragée et Lune Fauve), et je me suis un peu fait chier.

Ça commence avec des histoires de meurtres immondes, option « les mecs, vous avez un GROS problème de loup-garou, là ». Ça continue avec « ah mais en fait tout le monde est un loup-garou dans cette ville. » et par un certain nombre de « oh god oh god cette fois-ci c’est SÛR que je vais y passer » (je pense pas que ce soit un gros spoiler de dire que non.) Et ça se termine par de la baston. Enfin, non, ya de la baston à longueur de tome. J’ai rien contre la baston, hein, mais là, en plus, c’était assez bordélique.

J’avoue que ça aide pas que je lise vachement moins ces temps-ci, la faute à un projet parallèle qui utilise à peu près l’intégralité de mon temps de train tous les jours. Du coup, j’ai eu l’impression que c’était longuet, surtout que j’ai d’autres trucs sur ma pile qui me tentent a priori plus. Bon, j’aurais pu l’abandonner en route, j’avoue aussi – et je sais pas trop pourquoi je l’ai pas fait. Probablement parce que je suis têtue ? Bon, et il paraît que ça commence à s’améliorer sévère au tome 3 ou 4. Du coup, je vais probablement donner une chance au tome 3. Ya une paire de trucs sympas tout de même aussi – l’explication des loups-garous divers était cool, ainsi que l’explication des cercles magiques et le spawn du démon. Ça, ça pèse dans la balance, surtout qu’il y a clairement des accroches pour des intrigues qui peuvent être sympa.

Mais bon, quand même, je me suis un peu fait chier.