#balisebooks – Chocolate Girls – Annie Murray

chocolate-girlsJ’ai fini cette semaine Chocolate Girls, d’Annie Murray (pas encore de traduction française). Bon, faut l’admettre, je l’ai principalement acheté pour le titre (parce que bon, chocolat) et parce qu’il était en promo Amazon. Et je l’ai ouvert parce que j’avais envie de lire un truc pas trop compliqué, donc ça ça va.

C’est l’histoire d’Edie, à qui il arrive tout un tas de galère en début de bouquin, surtout que c’est la Grande-Bretagne en 1940, ce qui aide pas franchement non plus. Heureusement, elle a des copines, et elle se retrouve à recueillir un bébé qui a échappé de peu à une explosion.

Qu’est-ce que ça a à voir avec le titre, me direz-vous ? Ben, il se trouve qu’Edie et ses copines bossent à Cadbury, la fabrique de chocolats. Et… et c’est à peu près tout.

Alors dans un sens, j’ai un peu du mal, parce que pour un bouquin avec ce titre-là, je m’attends à ce qu’on me cause plus de chocolat. Du coup, chuis déçue. En même temps, s’il avait pas eu ce titre-là, je l’aurais peut-être (probablement ?) pas lu, et c’était honnêtement pas mal, les persos sont plutôt chouettes (même si Edie est franchement Marie-Sue), et c’est du « bouquin avec des gens » qui se tient, quoi. De manière amusante, la dernière page explique que le bouquin a été sponsorisé par Cadbury…

Bref. Tout à fait lisible, mais manquait de chocolat.

#balisebooks – The End of All Things – John Scalzi

the-end-of-all-thingsThe End of All Things, de John Scalzi (pas encore de traduction française), est le sixième tome de Old Man’s War, dont j’ai beaucoup apprécié les cinq précédents. Le sixième permet de garder l’impression précédente : j’ai bien aimé aussi. Scalzi reprend un peu le principe narratif de The Human Division: pas mal de changements de narrateur qui racontent le déroulement de l’histoire depuis différents points de vue. C’est moins poussé que dans The Human Division, qui était séparé en 13 nouvelles : The End of All Things est divisé en quatre parties bien distinctes.

La première partie, Life of the Mind, raconte l’histoire d’un « brain-in-a-box » (un pilote de vaisseau qui n’est plus qu’un cerveau) la manière dont il s’est fait recruter, et ce qu’il s’est passé par la suite – le tout donnant une vague impression de The Martian qui aurait pris l’option ingénieur software. La deuxième partie, This Hollow Union, raconte les machinations politiques à la tête du Conclave, l’über-association d’espèces alien qui regarde les deux factions humaines d’un assez mauvais œil. La troisième partie, Can Long Endure, est du point de vue d’un chef de peloton des Forces Coloniales qui se retrouve à enrayer un peu trop de rébellions à son goût. La quatrième partie, To Stand or To Fall, est la conclusion de tout ce qui s’est déroulé auparavant. Il y a un chapitre « bonus » qui reprend Life of the Mind dans une perspective un peu différente – Scalzi présente ça comme « ce que j’avais au début et que j’ai fini par balancer ».

J’avoue que j’ai été un peu déçue, parce que j’ai complètement adoré Life of the Mind, dont le personnage principal est exactement mon genre de smartass (j’ai un faible pour les personnages smartass, c’est très très net), et que le ton diminue très nettement de ce point de vue dans This Hollow Union (les mecs du Conclave, c’est pas des rigolos). Can Long Endure revient un peu dans ce ton-là et c’est bienvenu. Le chapitre final est une bonne conclusion aux événements des derniers bouquins – sans que, d’après Scalzi, ce soit nécessairement une conclusion à l’univers d’Old Man’s War. Et le chapitre bonus est plutôt sympa – je préfère très très nettement Life of the Mind, donc c’était un bon choix de garder cette version-là ;)

Bref. Ça se lit bien, ça se lit vite et, même si c’est pas le meilleur tome de la série, ça reste du bonheur en barre. J’aime beaucoup Scalzi, ça s’est vu, peut-être ?

#balisebooks – Série Rama – Arthur C. Clarke & Gentry Lee

ramaJe viens de finir de relire tous les Rama, qui a fait partie de mes bouquins préférés quand j’étais plus jeune. Et je crois bien que c’est la première fois que je les lisais en VO. Rama se compose de quatre tomes :

  • Rendezvous with Rama (Rendez-vous avec Rama)
  • Rama II
  • The Garden of Rama (Les Jardins de Rama)
  • Rama Revealed (Rama révélé).

Le premier a été écrit par Arthur C. Clarke ; les suites ont été écrites par le même Clarke et par Gentry Lee. On peut discuter du fait que ce soit réellement une « série » : Clarke n’avait initialement pas prévu de suite à Rendezvous with Rama, et les tomes 2 à 4 sont clairement dans un autre état d’esprit. Mais simplifions et parlons tout de même de série.

Je dois avouer que j’ai été un peu déçue, je crois. Je gardais un excellent souvenir de cette série et, à la relecture, je lui ai trouvé plus de défauts que ce dont je me souvenais. J’avais précédemment préféré les tomes 2 à 4 au tome 1 ; le tome 1 a augmenté dans mes bonnes grâces et la suite a plutôt décliné. Ça reste de la très bonne SF pour tout le long de la série (du moins à mon avis), mais il faut s’attendre à une coupure franche entre le tome 1 et le tome 2.

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Vrac de #balisebooks, encore

Y’a pas à dire, je suis plus rapide à lire qu’à écrire ici, donc on va se la refaire « vrac » histoire de remonter le backlog…

  • City of Golden Shadow, de Tad Williams (traduit en deux tomes en français, Autremonde et L’Ombre de la cité d’or) est le premier tome de la série Otherworld, dont la meilleure description me paraît être « cyber-fantasy ». L’histoire se passe dans un futur pas trop lointain où la réalité virtuelle est à peu près aussi omniprésente que l’est Internet aujourd’hui (pour référence, Otherworld date de 96) et où l’accès à l’information et aux loisirs se fait par le biais de simulations plus ou moins réalistes. Le fil principal de l’histoire suit Renie, dont le frère est tombé malade : après un incident dans une de ces simulations, il est tombé dans le coma et ne se réveille pas. Je parle de fil principal parce qu’il y a beaucoup de fils au début, ce qui peut paraître décousu (pun intended) et parfois un peu pénible quand c’est un chapitre sur un fil duquel on se soucie moins que les autres. Ça reste extrêmement solide bien que tirant parfois en longueur, et je lirai probablement le tome 2 dans les mois qui viennent.
  • 10h10, de Sarah Parmentier est un bouquin que j’ai acheté à cause de sa pub sur Twitter (sisi). Chais pas, ça avait du potentiel, un bouquin qui se passait dans une grosse boîte d’horlogerie… mais en fait je me suis pas mal ennuyée. Largement évitable.
  • Stuff Matters, de Mark Miodownik (pas encore de traduction française) a peut-être eu une origine encore plus improbable pour arriver sur mon Kindle que le précédent : j’ai vu passer ça sur le blog de Bill Gates. Parce que Bill Gates, de nos jours, il lit, et il est vachement meilleur que moi pour donner envie de lire les bouquins dont il cause en bien. Stuff Matters est constitué de plein de petits chapitres qui sont tous associés à un matériau : l’acier, le verre, le carbone sous toutes ses formes, … le chocolat (sisi), le papier… Et il explique les propriétés du matériau en question et son lien avec le développement de l’humanité (dans les deux sens – comment ça a été développé, quel impact ça a eu). J’aurais aimé un truc un peu plus fouillé/poussé, mais c’était déjà fort fascinant, et écrit dans un style conversationel que j’apprécie personnellement beaucoup. Bref, un seul reproche : qu’il n’y en ait pas plus ;)
  • Firespell, de Chloe Neill (Magie de feu, en français) est le premier tome de la série YA Dark Elite. Ça commence quand Lily, l’héroïne, se fait envoyer en pension pendant que ses parents prennent une année sabbatique en Allemagne – et se retrouve extrêmement intriguée par les activités nocturnes de sa colloc’ (qui devrait pourtant être dans son lit à cette heure-ci). Rigolo, rapide à lire, bon popcorn.
  • Hexbound, de Chloe Neill (Marque de l’ombre, en français) est la suite du précédent. Et pas à la hauteur. Vais ptêt lire le 3e parce que c’est une trilogie et qu’avec un peu de chance ça fermera les fils en suspens, mais c’est vraiment pas dit.
  • Gone Girl, de Gillian Flynn (Les Apparences, en français) est un bouquin dont pour une fois j’ai vu le film avant de lire le livre. J’avais adoré le film – et il est en fait extrêmement fidèle au bouquin. Nick découvre un beau jour sa maison à moitié saccagée et sa femme disparue. Rapidement, et en partie parce que Nick n’est pas forcément un type complètement au fait des conventions sociales case « comment réagir quand ma femme a disparu », ni un type particulièrement sympathique, la police se met à le suspecter du meurtre de sa femme. Sombre, mais très très chouette. J’aurais bien de la peine à dire s’il vaut mieux voir le film avant de lire le livre ou lire le livre avant de voir le film, l’un spoilant l’autre mais les deux étant tout à fait dignes d’être lu/vu…
  • Ash, de Malinda Lo (pas encore de traduction française) reprend Cendrillon mais avec une Cendrillon gay. Ça aurait pu être chouette ; c’est bien écrit ; mais c’est assez chiant.
  • 11/22/63, de Stephen King (22/11/63, en français) est un Stephen King qui dévie plutôt des Stephen King « bouquins d’horreur » standard. Le héros, Jake, se retrouve à avoir 1/ un portail temporel 2/ une motivation pour aller empêcher l’assassinat de Kennedy (qui a eu lieu le 22/11/63, d’où le titre). S’en suivent les péripéties d’un voyageur dans le temps qui essaie de vivre tant bien que mal à la fin des années 50/début des années 60. Et c’est grandiose, extrêmement agréable à lire, j’ai vraiment beaucoup aimé. Un bémol – quelques scènes assez gore/très violentes décrites avec probablement plus de détails que ce qu’il m’aurait été confortable.
  • The Prince George Diaries, de Clare Bennett (pas encore de traduction française) raconte la vie de la famille royale d’Angleterre par les yeux de George, 1 an au début du livre. Rigolo et mignon, mais un poil répétitif.
  • Furiously Happy, de Jenny Lawson (pas encore de traduction française) est une série de chroniques diverses écrites par The Bloggess, avec un gros thème commun sur l’angoisse, la dépression et la maladie mentale en générale. Mais y’a des koalas et des ratons laveurs, aussi, alors ça aide. Et surtout, c’est très, très drôle (sisi). Si on aime les trucs complètement déjantés, en tous cas (ce que je n’aime pas vraiment en littérature, mais apparemment en chroniques, j’aime bien).
  • Eleanor & Park, de Rainbow Rowell (Eleanor & Park, en français) raconte une zoulie nistoire d’amour entre deux lycéens. Meugnon tout plein – et plus dur à poser que ce à quoi on s’attendrait.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! (C’est déjà pas mal, vous me direz…)

Vrac de #balisebooks

Bon, chuis à la bourre sur mes #balisebooks, alors je vais remettre les compteurs à zéro d’un geste auguste. En plein NaNoWriMo, qui plus est (je me demande si je peux réussir à placer mon #balisbooks dans mon NaNo…). Dans les dernièrs mois, j’ai donc lu:

  • Quirkology: How We Discover the Big Truths in Small Things, de Richard Wiseman, publié en français sous le titre Petit traité de bizarrologie. De la pop-psych qui m’a pas laissé un souvenir impérissable.
  • The Three-Body Problem, de Cixin Liu, pas encore publié en français, mais j’imagine que ça ne saurait tarder. Prix Hugo de cette année, SF chinoise, de la très bonne SF avec du contact alien, de la physique qui a à voir avec le titre, et de manière générale un vrai coup de cœur. D’ailleurs, faut que je lise le deuxième.
  • Fangirl, de Rainbow Rowell, publié sous le même titre en français, et que je ne peux pas qualifier d’autrement que de « kromeugnon ». C’est l’histoire de Cath, qui écrit de la fanfiction d’un univers qui ressemble à celui d’Harry Potter, et qui commence l’université. Kromeugnon, et j’ai vraiment beaucoup aimé.
  • Stumbling on Happiness, de Daniel Gilbert, pas d’édition française. De la pop-psych plutôt plus intéressante que le précédent. Pourrait avoir le sous-titre « nos cerveaux nous mentent à longueur de temps, et c’est probablement une bonne chose, mais des fois c’est un peu con quand même. » J’admets, c’est pas très vendeur.
  • Night Broken, de Patricia Briggs, publié en français sous le titre La Faille de la nuit. C’est Mercy Thompson tome 8, c’est sans grande surprise.
  • Axiomatic, de Greg Egan, publié en français sous le titre Axiomatique. C’est un recueil de nouvelles de Greg Egan. Pour ce que j’ai lu de Greg Egan, il fait des univers qui déchirent tout, mais il sait pas écrire une fin. On pourrait croire que c’est un problème pour un recueil de nouvelles, mais c’est un excellent recueil de nouvelles, sur le thème de l’identité et ce qui fait de nous des humains. Je me suis régalée. Le fait que la première nouvelle parte sur le concept « il y a une infinité de dimensions, et l’infinité n’est pas dénombrable », j’avoue, j’étais déjà enthousiaste.
  • The Veil, de Chloe Neill, sans publication française à l’heure actuelle. Autant j’aime bien Chicagoland (même auteur), autant je suis moins convaincue par cette nouvelle série qui se passe dans une Nouvelle-Orleans post-apocalyptique, l’apocalypse étant l’ouverture du portail qui mène aux dimensions surnaturelles. Me suis un peu fait chier. Ce qui est un comble pour de la lecture popcorn.
  • Ancillary Mercy, d’Ann Leckie, sans publication française à l’heure actuelle. Troisième tome de la trilogie commencée par Ancillary Justice. Aurait probablement gagné à être lu juste à la suite d’Ancillary Sword – j’étais un peu paumée au début, je ne me souvenais pas de qui était qui. Conclusion solide à une trilogie solide, cela dit.
  • Landline, de Rainbow Rowell, publié en français sous le titre À un fil. C’est l’histoire de Georgie qui se retrouve à pouvoir communiquer avec son mari… du passé. Distrayant, sans plus. C’est aussi un peu chafouinant d’avoir un personnage qui écrit de la comédie et de pas en voir un seul morceau. Ça aurait été évidemment casse-gueule, mais moins frustrant.
  • The Human Division, de John Scalzi, publié en français sous le titre Humanité divisée. Ça a été publié à l’origine comme feuilleton (un épisode par semaine pendant 13 semaines), et ça se lit un peu comme ça – comme des épisodes de série télé, peut-être, qui racontent au fur et à mesure les événements du livre du point de vue des différents personnages. Scalzi s’est clairement fait plaisir (un certain nombre de références marrantes, du sarcasme et des persos qui font les malins à longueur de page), à notre plus grand plaisir. Ou du moins au mien. J’ai terminé celui-là ce matin, et j’ai fait un « Oh non ! » à voix haute parce que c’était fini. Dans le train. Bref, Balise’s Seal of Approval.

Hop !

En vrac / Bulk

640px-Vis_en_vracEnglish:

Français:

Et donc, j’ai fait un t-shirt.

Il y a quelques années, j’avais acheté sur ThinkGeek un très chouette t-shirt:

Turing-Word-Cloud

C’est un nuage de mots fait à partir du papier d’Alan Turing qui décrit le test qui n’avait pas encore son nom (le test de Turing, donc), Computing Machinery and Intelligence. Conceptuellement, très chouette, graphiquement, réussi.

Bon. Ce t-shirt, il commence à avoir vielli, il est pas dénué de taches et il m’est devenu trop grand. Donc, j’ai voulu en racheter un. Manque de bol, ThinkGeek le fait plus (et on les déteste tous.)

Du coup, je me suis dit que j’allais en refaire un sur le même concept. Ça m’a pris un certain temps, voire un temps certain, entre l’idée et la réalisation, mais aujourd’hui je porte un beau t-shirt :

collage-tshirt

Bon. Il est moins bien que l’original, mais c’est MON t-shirt :)

Le process a demandé pas mal d’étapes. Déjà, il a fallu générer le nuage de mots. Hors de question de reprendre l’existant, pour tout un tas de raisons dont la principale (en-dehors de la légalité intrinsèque de la chose) était quand même la flemme. J’ai commencé à chercher des générateurs de nuages de mots – il y en a un certain nombre avec des options différentes, des rendus différents, et des technos différentes. J’ai fini par jeter mon dévolu sur Wordle, pour une raison qui n’était pas forcément la bonne a posteriori, en l’occurrence la possibilité d’avoir un export vectoriel du nuage généré (pas de manière triviale, mais en imprimant vers un fichier, le fichier correspondant est vectoriel, yay).

J’ai pas mal bricolé les settings du nuage jusqu’à obtenir un truc qui me paraisse potable et je l’ai exporté en vectoriel. À ce moment là, le design était le suivant :

version1

À ce moment là c’était encore nettement au stade des essais, voir ce qui pouvait marcher, ce genre de choses. J’avais regardé vaguement les fichiers vectoriels valides sur Spreadshirts, ils veulent 3 couches pour les (maximum) trois couleurs, très bien, on va faire ça alors. J’uploade le SVG sur Spreadshirt, Spreadshirt fait « coin ». Après quelques investigations, Spreadshirt fait « coin » pour deux raisons : mon SVG a trop de points de contrôle (ce qui POURRAIT envisager d’être corrigé, au coût d’y passer pas mal de temps en tuning de l’original et en bricolages divers), mais surtout les traits et les espaces entre les trais sont trop fins, ce qui va être pour ainsi dire impossible à corriger en gardant une quantité de texte qui « fasse » nuage de mots, esthétiquement.

Il m’a fallu pas mal de temps pour me convaincre que non, décidément, ça allait pas passer en vectoriel. Entre temps, le design avait pas mal évolué, pas forcément d’une manière intelligente a posteriori non plus (en voyant le premier essai, la police était plus jolie, j’aurais dû garder celle-là), pour arriver à celui-ci :

essai4

Du coup, comme je passais en bitmap, je n’étais plus limitée à 3 couleurs, j’ai mis Gradle en mode « vazy, file-moi un peu plus de variation sur la palette », et c’est le fichier qui s’est retrouvé imprimé au final.

L’aperçu avant impression de Spreadshirt donnait ça :
tshirt-turing

Je l’ai commandé la semaine dernière sur spreadshirt.ch, il est arrivé en 3-4 jours ouvrés (mais en provenance d’Allemagne, un point à garder en tête si je veux en commander plusieurs : deux-trois t-shirts passent en-dessous de la franchise douanière, au-dessus probablement pas). Il est passé au lavage à la première lessive – et, après la première lessive, il ressemblait à ça :

tshirt-turing-1

et, plus en détail sur le motif :

tshirt-turing-2

(Oui, je suis profondément anti-repassage. Ça se défroisse sur la bête.)

Du coup que j’ai un t-shirt, maintenant, je peux réfléchir à ce qui est bien et ce qui est à améliorer :)

Le bien :

  • J’aime bien la coupe et le feeling du tshirt – je sais pas dans quelle mesure ça va se tenir, mais c’est pas mal a priori.
  • Le texte est lisible.
  • Les délais et les coûts sont tout à fait corrects (j’ai payé 24.19 CHF, port compris, avec un réduction de 3.21 CHF dont j’ai oublié la provenance).

L’améliorable :

  • L’impression est « correcte, mais pas top ». C’est en partie de ma faute : il est dit explicitement dans leur doc que le process d’impression passe une couche de blanc avant la couche de couleur, et qu’il faut prévoir le coup et faire un vague flou. Vu que j’imprimais du texte, j’ai tenté le coup sans en me disant que c’était probablement mieux que du texte flou, mai je suis pas sûre. Cela dit, je suis pas hyper-convaincue par la qualité des aplats non plus. Ça, pour le coup, je pense pas que ce soit de mon fait. Si quelqu’un a d’autres suggestions pour des imprimeurs de t-shirts de qualité décente, je serai heureuse de les entendre. Encore plus s’ils livrent en Suisse à des prix non-prohibitifs.
  • Comme je disais précédemment, j’aurais probablement dû garder l’autre police, et passer un peu plus de temps sur mon choix de couleurs. Ça clashe pas, mais c’est pas non plus très satisfaisant.
  • Le papier du test de Turing est un bon choix, mais le papier de la machine de Turing en est peut-être un meilleur ;)
  • Si le vectoriel n’est plus un critère, il faut probablement que je réévalue les autres créateurs de nuages de mots que j’ai testés.

Au final, une expérience plutôt positive, malgré mes réserves – peut-être que je ferai un t-shirt machine de Turing à l’occasion pour tester d’autres paramètres ;)

#balisebooks – The City & the City – China Miéville

cityandcityOn a commencé un bookclub dans mon alliance EVE Online (en ce moment, je socialise plus que je ne joue, c’est terrible), et le premier bouquin qui a été choisi est The City & the City, de China Miéville (traduit en français sous le même titre). J’aime à croire que je l’aurais raté sans ça, mais je me suis rendue compte qu’il était dans ma liste de bouquins qui avaient gagné le Hugo, qui est une liste au bout de laquelle j’ai l’intention d’arriver à bout à un moment. Par contre, il est vrai que ce bouquin avait complètement échappé à mon radar jusqu’ici.

L’intrigue est assez « simple » : Tyador Borlú, inspecteur de police à Beszel, enquête sur le meurtre d’une jeune femme, Son enquête finit par l’emmener à Ul Qoma, la ville « voisine ». Jusqu’ici, tout va bien, et pour le reste, il va falloir que je passe sous le trait-à-spoilers.

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En vrac / Bulk

640px-Vis_en_vracEnglish:

I’m trying something here – since I mostly share links in English anyway, most probably people able to read them would read this post in English as well. But I do have some stuff in French too – so I’ll add them too, but with a French summary. And I sometimes have some stuff that’s mostly visual where the language of the text around doesn’t matter much, so I’ll put that in both :) Let’s try this!

Français:

J’essaie un nouveau truc ici : vu que je partage principalement des liens en anglais, la plupart des gens seraient aussi capables de lire ce billet en anglais. Mais comme j’ai pas mal de trucs en français aussi, je vais les ajouter aussi avec un résumé en français. Et pour les trucs qui sont principalement visuels et où la langue du texte autour n’a pas grande importance, j’y mettrai dans les deux :) Hop, on essaie !

#balisebooks – David and Goliath – Malcolm Gladwell

davidgoliathJ’avais pas mal râlé sur Malcolm Gladwell après avoir lu Outliers, qui avait à mon goût le problème de donner l’impression d’essayer de faire de la science sans y arriver vraiment. David and Goliath (traduit sous le titre Nos Points faibles sont nos meilleurs atouts (sic)) m’a été conseillé par un ami ; sans ça, je ne l’aurais probablement pas ouvert au vu de l’agacement susnommé.

Ça n’aurait peut-être pas été exactement dommage, mais je serais passée à côté d’une lecture tout à fait sympathique. Le livre commence avec la légende de David et Goliath, le petit freluquet qui tatanne le gros balaise, et continue à peu près sur le même thème (de façon plus ou moins évidente) avec tout un tas d’histoires sur trois thèmes en général :

  • des gens qui contre toute attente, se retrouvent au même niveau que les gens qui avaient a priori plus d’atouts de leur côté
  • la manière dont certains facteurs a priori bénéfiques peuvent devenir délétères lorsqu’ils sont poussés aux extrêmes
  • le fait qu’il vaut parfois mieux être très bon à un niveau moins élevé que médiocre au niveau le plus élevé.

On reste assez clairement au niveau de l’anecdote et de l’histoire choisie interprétée de manière à appuyer l’objectif du bouquin, mais ça tombe bien, c’est ce que Gladwell fait extrêmement bien. Bref, une bonne lecture.