Pour un vague projet qui traîne, je cherchais à avoir un nuage de tags « intelligent » sous WordPress. Par « intelligent », j’entends un truc qui se restreint lui-même en fonction des tags encore disponibles et qui permet de faire un ET booléen sur les tags, à la delicious si vous voulez. J’ai pas mal cherché, sans trouver, j’ai même commencé à voir comment on faisait des plugins dans WP, j’ai lu de la doc, j’ai codouillé un peu, et la flemme a repris le dessus, j’ai re-dégainé mon amie Google (ouais, y paraît que Google, c’est une fille, c’est Delphine qui le dit), finalement réussi à trouver l’incantation de recherche magique et j’ai fini par tomber sur Sensitive Tag Cloud qui fait exactement ce que je veux. Bon, il va probablement falloir le bricoler un peu (ajouter un lien pour effacer la recherche, des trucs comme ça), mais GRAH, ça marche quoi.
Yosemite et Sequoia National Park
Bon, on est mercredi, il est largement temps de bloguer le WE :p (Attention, billet relativement long)
Donc, après le bouchon du billet précédent, nous sommes arrivés à l’hôtel et on a dormi. En gros. Notons que les king size beds, c’est bien. On avait quand même mis le réveil pour 1/ partir à une heure décente 2/ pas rater le petit déj.
Donc lever, douche, petit déj, et nous voilà partis. Première étape : le 7 11, pour acheter du manger pour le midi. On embarque trois sandwiches, quelques trucs à manger, et vroum. La route vers le Yosemite se fait sans problème. On avait décidé, pour une bête question de kilométrage, de passer par l’entrée sud du parc. C’est donc ce que nous avons fait, Évidemment, le Yosemite, un quinze août de beau temps, c’est légèrement PEUPLÉ, surtout à l’entrée. Nous prenons notre mal en patience avant de pouvoir aller filer 20$ à l’entrée. En échange, un plan et un peu de doc. On roule un certain temps, on se balade, on se paume dans une espèce de quartier résidentiel à l’intérieur du parc national, normal quoi. On finit par se décider sur un endroit pour manger ; calme (à l’espèce de bourdon près), personne, pas l’endroit du siècle, mais bon. Pas les sandwiches du siècle non plus, on se promet qu’on essaiera de faire mieux le lendemain.
Après le déjeuner, on monte un peu de l’autre côté de la route et on profite de notre premier vrai joli panorama. On n’est pas sur un parking « classique » et on est donc tous seuls, ce qui est appréciable 🙂 Pierre fait mumuse avec l’appareil photo et trouve la fonction magique pour faire des photos HDR, la prise de trois photos automatiquement à trois expositions différentes. Amusement en perspective 😉 On a aussi une (enfin trois, Pierre a fait je sais pas quoi sur le déclenchement de l’APN 🙂 ) photos de nous devant les montagnes 🙂
Retour sur la route, et je dois avouer que malgré le spectaculaire des alentours, j’ai dû un peu dormir. C’est pas ma faute, en voiture je dors, voilà, c’est comme ça. Après quelques arrêts, nous arrivons au sommet de la route, Glacier Point. On est à 7214 pieds, un petit 2200m. On s’arrête à la boutique pour acheter des tshirts (quand même, hein, on se refait pas) et un café (même remarque) et, bon, le panorama est plutôt très sympa (et on a plein de photos HDR à monter) (et des panoramas aussi) (voire, un panorama HDR, ça promet quelques heures intéressantes).
On redescend, et on va faire un petit tour dans un autre coin du parc : le coin des sequoia. Sur la route on voit pas mal de panneaux « Speeding kills bears » (ce qui est une variation intéressante de « chaque fois que vous faites un excès de vitesse, Dieu tue un chaton »), mais malheureusement il s’agit des endroits où un ours a effectivement été tué récemment. Pov’z’ours 😦
Dans la futaie de séquoias, on fait une toute petite rando (0.8 miles aller, plus le retour, soit 2,5 kilomètres) pour aller voir le « tunnel tree ». C’est un séquoia qui a la particularité d’avoir un tronc divisé en deux à la base. Si le séquoia est en lui-même très beau, je suis triste de voir qu’il a été « retaillé » pour pouvoir faire passer les touristes dedans… grumpf
Partout, des notes expliquent que le sequoia est un arbre plutôt fragile, que ses racines sont très proches du sol (et que donc il vaut mieux éviter de s’en approcher trop pour éviter de les traumatiser, surtout vue la quantité de touristes…), que son processus de reproduction est relativement sous-optimal et que finalement ce qui le sauve, c’est que c’est un bois très (trop ?) fragile pour faire des planches !
Le soir tombe et la route jusqu’à l’hôtel est encore longue, donc nous nous remettons en route, direction Fresno/Clovis. On a mangé à Applebee’s à Clovis, depuis le temps qu’ArnY nous disait qu’il fallait, c’est fait 🙂 Et finalement nous sommes arrivés à l’hôtel assez tôt ; j’ai eu le temps de faire quelques essais de HDR avant d’aller au dodo.
Le lendemain, direction le Sequoia National Park. L’objectif était de rentrer par l’entrée sud du parc, de remonter jusqu’à la grotte Crystal Cave, et d’aller faire un tour à King’s Canyon avant de rentrer à Mountain View. Malheureusement, vues les distances considérées, on n’a pas pu aller à King’s Canyon. Mais on a vu le plus gros sequoia du monde 🙂 (Mais j’anticipe).
Départ donc le matin, je prends pour une fois le volant (parce que je suis raisonnablement réveillée). Une sortie d’autoroute malencontreuse (foutues voies auto-éjectantes) nous amène quand même (tout n’est pas perdu) dans une espèce de supermarché, plutôt glauque, mais bon. Pour ne pas répéter l’échec de la veille, nous prenons du pain, de la charcuterie et du fromage. Et des tomates cerise, parce que c’est bon les tomates cerise. Pierre comptait prendre un sac de glace pour le mettre dans le sac à congeler et garder le tout froid. Malheureusement, à première vue, pas de sac de glace 😦 Qu’à cela ne tienne, on passe quand même au rayon des surgelés pour trouver le meilleur rapport « masse de glace/prix ». On finit par se décider pour un bloc d’épis de maïs et un sac de brocolis :p Je grogne un peu sur le gâchis, mais on n’a pas d’autre solution en vue. Mais miracle, au moment de passer à la caisse on voit que les sacs de glace sont en fait de l’autre côté de la caisse… rangement du maïs, récupération d’un sac de glace, rangement dans le sac à surgelés, et nous voilà parés !
La route en arrivant est plutôt sympa. On passe à côté d’un lac qui a visiblement été déjà plus haut. L’entrée du parc est nettement plus zen qu’au Yosemite ; en arrivant à peu près à la même heure, on n’avait que 4 ou 5 voitures devant nous. Première étape, le visitor center pour aller chercher des places pour la visite de la grotte. Première visite dispo à 14h30, la dame nous signale qu’il faut prévoir une heure de voiture pour y arriver et une demi-heure de marche pour descendre à la grotte, il ne faut pas traîner. On décide de déjeuner avant la demi-heure de marche – sur le parking, donc 🙂 La route du début du parc est plutôt plus « scénique » qu’au Yosemite, et je connais au moins deux personnes qui se seraient probablement vraiment régalées sur les routes de montagne pour monter (et pour redescendre). Enfin Pierre n’avait pas l’air de trouver ça déplaisant non plus. On arrive au parking de la grotte, on mange, des panneaux partout disent de ne PAS laisser de bouffe dans la bagnole – des « casier anti-ours » sont disposés un peu partout autour du parking. D’ailleurs, toutes les poubelles des deux parcs sont des « poubelles anti-ours » aussi, pour éviter que les ours n’aillent chiper dedans. Qu’ils se nourrissent eux-même :p
Le repas est nettement mieux que la veille 😉 On envisage de commencer la descente vers la grotte un peu en avance (histoire d’assurer le coup, on sait pas trop comment c’est fichu et je ne suis pas vraiment une grande marcheuse, surtout en altitude), mais le guide nous indique qu’on ne peut commencer à descendre qu’à 14h pour la visite de 14h30. Bon. 14h arrive, nous commençons à descendre, et à chaque pas que nous faisons je me dis « je vais en chier pour remonteeeeeer » ! La visite de la grotte se passe bien, c’est superbe, le guide est très bien. Avant la visite, il nous explique quelques règles de base. La première de toutes : on-ne-touche-à-rien. Et la dernière : on évite les bords, ya des trous, ya moyen de se casser la gueule, de se faire mal, les secours sont longs à arriver vu le chemin, et en plus ça viole la première règle, donc SAYMAL. Bon et sinon, les photos de grotte, c’est dur, mais on en a quand même une ou deux de pas mal (le flash était autorisé).
On a eu quelques bons fous rire dans la grande salle de la grotte, où, comme souvent, le guide éteint toutes les lumières pour donner une idée de « ce que ça fait quand on arrive » et en profite pour faire un speech sur les animaux. Il explique que la plupart sont aveugles, voire n’ont pas d’yeux (à côté : « Awww, poor animals »). Il nous demande, à notre avis, quel aspect peuvent avoir les animaux du coin (à côté : « nobody cares! ») ; on sort quelques animaux, des insectes, des bestioles ; « et plus gros ? » – « Dinosaurs » ! Bref, c’était rigolo. J’aime bien les grottes 🙂
En sortant de la grotte, la chaleur nous assaille violemment ; faut dire il fait 10°C dedans et plus proche de 30/35°C dehors ! D’ailleurs ça nous a fichu un coup, autant à Mountain View et vers la mer le temps est très doux, venteux et plutôt agréable, autant, au Yosemite comme au Sequoia, on a eu chaud. Bon, c’est pas vraiment étonnant, à cette distance (entre 300 et 400km) l’océan n’a plus vraiment de rôle régulateur et on est en fait nettement plus proches de la Death Valley que de l’océan !
Et là, il faut remonter. Comme prévu, c’est long, ça monte, et tout. Il n’y a qu’un demi mile (800m), mais je crois que c’est les 800m les plus durs que j’ai faits depuis longtemps ! On s’arrête à une cascade (c’est joli les cascades), le guide nous double à une vitesse… supérieure, et on finit par arriver. Le guide se fout de nous « heyy, you finally made it! » ouais ouais ouais.
Bon, c’est pas tout ça, mais on est au Sequoia National Park, faudrait ptêt voir un peu plus de séquoias qu’au Yosemite ! Donc nous reprenons la voiture et nous nous baladons. La forêt est très chouette, et il y a effectivement de nombreux séquoias. Nous nous arrêtons à un parking avec « plein » de séquoias, c’est rigolo ils ont tendance à s’aligner et à pousser les uns à côté des autres.
Et donc, les sequoias, c’est large et haut (et ça pousse bien parallèle). On se balade un peu, et il est temps d’aller voir le General Sherman, le plus gros arbre répertorié au monde… Ce n’est pas le plus haut, mais en termes de volume de bois, c’est lui qui a le record 🙂 On gagne encore un peu de descente pour aller voir l’arbre, mais c’est mieux pavé, avec des bancs, et tout, bref, de la rando de grand luxe :p (et il n’y en a, pareil, que pour 800m, et 60m de dénivelé, objectivement, je suis une loque, bref). Bon et donc, après la descente, faut se rendre à l’évidence : 80 d’arbre, ça rentre pas dans l’appareil photo. (Par contre j’ai fait des premiers essais d’HDR très prometteurs sur cette dernière photo. À suivre).
Le temps de remonter, il est déjà tard, et on a quatre heures de route pour rentrer à Mountain View… une fois sortis du parc ! Le plus raisonnable est donc de reprendre la route, tant pis pour le King’s Canyon. On est un peu tristes, mais il faut savoir être raisonnables. Sur la route, on s’arrête à Chili’s pour dîner. Si ArnY ne jure que par Applebee’s, nos deux expériences à Chili’s ont été plutôt mieux que celle à Applebee (même si Applebee était tout à fait correct). Mais bon, sur une enseigne de cette taille, il est probable que la qualité diverge d’un emplacement à l’autre…
La route du retour se fait sans problème. Je réussis même à travailler dans la voiture (une fois la route de montagne terminée, tout de même) et nous arrivons à Mountain View vers 1h du matin – claqués, mais heureux d’un excellent week-end 🙂
Ché un bo bouchon cha madame.
Il est 1h du matin. Je suis dans la voiture, le portable sur les genoux, en train de taper pour éviter de m’endormir – parce qu’on a encore deux heures de route.
Tout a commencé en début de semaine ; Pierre me dit « Heu, dis, il paraît que si on veut aller au Yosemite ce week-end il faut s’occuper du logement, parce que c’est ultra chaud ». Il avait raison : aux alentours du Yosemite, _tout_ est plein pour les deux week-ends suivants, qui sont nos deux dernières chances avant le retour en Suisse. On prend les cartes, on cherche, on finit par se décider pour Fresno, qui a l’avantage d’être à peu près à mi-distance du Yosemite et du Sequoia National Park, qui paraît-il est plutôt sympa aussi et moins peuplé que le Yosemite… ça peut être un bon point de chute pour le dimanche. Chercher hôtel, réserver hôtel, bien.
Ce soir, Pierre est rentré vers 18h, le temps de faire les valises, de gérer le GPS… Tiens, le GPS ne donne pas la même route que Google Maps, et la route de Google Maps est un chouilla plus courte… on tape donc sur le GPS pour qu’il nous fasse passer par la « bonne » route. Faudrait ajouter plus de guillemets autour de « bonne ».
Bref, on prend la route, il est 19h10, arrivée prévue à Clovis (c’est un bled à côté de Fresno, où nous avons notre hôtel) à 23h, le temps éventuellement de bouffer sur la route, tout va bien. Bon, ça fait un peu tard, mais, bon.
On arrive à Gilroy, qui est le point par lequel on avait demandé au GPS de passer – c’est amusant comme coin, ils doivent avoir une production d’ail impressionnante, ça sent l’ail sur plusieurs kilomètres. Pas désagréable d’ailleurs.
Le GPS annonce le prochain « changement de direction » dans 110 kilomètres. Manque de pot, on est sur une route à UNE voie. Avec un camion devant. On commençait à se demander si on allait se taper 100 bornes sur une voie sans possibilité de doubler quoi que ce soit. Heureusement, on n’a pas eu le temps de se le demander longtemps.
Au moment où je me disais qu’il allait falloir commencer à envisager la possibilité de penser à trouver à manger, le bouchon. Il est à peu près 20h15. 21h, toujours dans le bouchon. Un panneau sur le bord de la route prévient qu’il faut prévoir un « delay » d’une heure. Le temps passe. Les miles, moins. On a mis le compteur de miles un peu après l’entrée dans le bouchon, la première fois qu’on le regarde, on a fait trois miles.
Avec Pierre, on regarde les camions. C’est gros, un camion américain. D’ailleurs notre voisin est québécois. Ça fait une trotte, Québec-Californie. Le bouchon n’avance pour ainsi dire pas. On fait 200m par à coups tous les… longtemps.
On fait un peu l’andouille, on sort l’appareil photo et on fait des photos idiotes. Les gens derrière doivent se demander quelle est cette lueur verte qui sort de la voiture (réponse : l’autofocus de l’apn, évidemment). J’allume le portable et on joue au Yatze. On réussit quand même à faire quatre parties… (oui, on était VRAIMENT à l’arrêt. Et les quelques fois où on a roulé pendant ce temps j’ai énoncé les dés à Pierre qui me disait quoi faire 😉 On n’est pas fous !)
Légère angoisse à un moment « heu ouais, mais heu, on avait vachement plus d’essence au début du bouchon »… D’ailleurs la consommation en termes de gallon par miles a méchamment augmenté (normal, faire 10 miles en 3h, c’est pas rentable).
Vers 23h30, on finit par dépasser une voiture de la Highway Patrol et une voiture avec la porte avant gauche complètement explosée : visiblement quelqu’un qui avait ouvert sa portière au mauvais moment. Une fois ce truc là passé, la circulation s’éclaircit comme par magie. On ne sait toujours pas ce qui s’était passé au départ. Pierre m’a dit qu’il avait vu un panneau indiquant un camion en feu ; pas vu le panneau.
Bref, on sait pas. Réglage du GPS : « trouve nous la prochaine station essence ». Il est 23h45 et on a toujours rien mangé. Première « station essence », on sait pas où le GPS trouve ses données mais on le soupçonne d’avoir fumé un truc pas net. Deuxième tentative, là par contre c’est bon. On arrive à un endroit avec deux pompes à essence et un bidule à burgers. On tente de pousser la porte du bidule à burgers : il est minuit 5. Ça fermait à minuit. Grah.
On a fini par se rabattre sur des sandwiches achetés à prix d’or à la pompe à essence (sérieusement, 18$ pour trois sandwiches, un paquet de Pringles et un café en bouteille ?), faire le plein et aller baffrer nos sandwiches sur le parking.
Puis nous avons repris la route, objectif annoncé 2h de route supplémentaires… On a de la chance dans nos péripéties, l’hôtel garde normalement la chambre jusque 7h demain matin avant d’annuler la réservation et de facturer la première nuit.
Il est 1h20, le GPS a revu un peu à la baisse ses estimations, il dit qu’on arrive dans une heure. Bon, j’ai fait long pour un billet strictement inintéressant ; c’était un effet de style pour vous donner une idée de la gueule du bouchon 🙂
(Et sinon, on est bien arrivés, l’hôtel est cool et ya même le wifi, et sur ce dodo.)
Pique-nique, Point Lobos et Krispy Kreme
Vendredi après-midi, c’était le Google Summer Picnic. Pour être honnête, plutôt une kermesse géante, avec stand de chamboule-tout, concours de karts en bois et Googlers qui chantent. Sauf que comme c’est Google, ils font ça en grand, ils réservent le Shoreline Amphitheater (qui est la salle de concert locale, qui affiche quand même ses 22 000 places) pour les Googlers qui chantent et le parking dudit amphithéâtre pour tout un tas de trucs gonflables (dont un babyfoot grandeur nature) (sisi), de la bouffe, des stands de fabrication de nounours, au moins deux murs d’escalade, j’en passe et des meilleures. Bref, une grosse kermesse, avec des relents de la fin de Monkey Island 2, pour ceux qui voient. Et des « gifts » attachés aux bracelets d’entrée qui permettaient d’avoir un cerf-volant Google (on a donc un cerf-volant Google) avec donc plein de Googlers dans le parc d’à côté qui faisaient voler leurs cerfs-volants. Malheureusement, dans un instant d’aberration aberrante, j’ai laissé l’appareil photo à la maison… donc pas de photo pour ça. Dameunaide.
On avait plus ou moins prévu d’aller à San Francisco ce WE, mais j’ai appris presque par hasard que ce week-end, à San Francisco, yavait le marathon. De peur de se faire contaminer par des sportifs (brrr) on a donc évité soigneusement San Francisco. On savait pas trop quoi faire, les environs du Yosemite sont toujours en train de cramer (et on avait rien préparé), pas trop d’idée, tout ça. Bon avec tout ça il était midi, donc on a mangé à Mountain View, et on a mangé à Amici’s au coin de la rue. On a pas été déçus, les pizzas étaient excellentes ; je suis habituellement pas fan de pâte fine sur ma pizza, j’ai donc compris que je n’en avais jamais vraiment mangé de la bonne !
On a ensuite pris la route vers Point Lobos à deux heures d’ici vers le sud (après Santa Cruz). Je peux pas dire grand-chose de la route, déjà que j’ai une certaine tendance à m’endormir en voiture (y compris quand je conduis, argh), après la pizza c’était plus que je pouvais en supporter 🙂 Quelques bouchons sur la route, mais ça en valait très largement la peine. Point Lobos est une réserve d’État au bord du Pacifique où les panoramas sont superbes et où les lions de mers et différents oiseaux sont au rendez-vous. D’aucuns diront que c’est dommage d’avoir autant « balisé » le site, moi j’ai trouvé ça plutôt pas mal au sens où ça permettait d’aller voir plein de petits endroits sans se faire une randonnée de 3heures dont je serais bien incapable ! Les photos commencent là. On a passé deux bonnes heures là-bas, et c’était vraiment chouette. On s’est régalés ! (Pierre était content de voir des phoques. Ou des otaries. On sait pas.)
Le soir nous avons dîné à Cantankerous Fish, un autre restaurant de Mountain View. Pas le même tarif, et même plutôt cher pour un restaurant américain, mais il faut dire que nous avons très, très bien mangé. Pierre a pris de la sole, un peu « crusty », avec des épinards frais à l’ail et des frites ; j’ai pris du flétan sur un lit de petits légumes & agrumes, tout était délicieux. Et pour une fois on a même eu suffisamment faim pour prendre un dessert – ce dont il aurait été dommage de se priver, ils étaient également excellents, avec une pensée émue pour les boules de glace yummy :p
Aujourd’hui, on a fait les phoques (ou les otaries, on sait toujours pas) et on est restés à la maison. Enfin, on a quand même été faire les courses, pis on est passés à Krispy Kreme chercher des donuts (parce qu’il paraît que les donuts de Krispy Kreme ils sont bons) (on confirme) et on a regardé quatre épisodes de Battlestar Galactica :p Les loques, quoi 😀
C’est moins rose…
mais le PinkBubbles passe pas sur Dotclear 2.0 sur lequel je viens de mettre à jour. Du coup je suis repassée à un truc plus classique. Pis en fait je me demande si je vais pas le laisser. C’est plus classique, mais ya moins à bricoler pour avoir exactement ce que je veux :p (ou exactement ce que je veux pas).
Na veux des ebooks.
J’ai un rêve : pouvoir consommer des bouquins comme je consomme de la musique. Avoir des fichiers sur mon ordinateur, les transférer sur mon lecteur, avoir des offres d’achat de musique en ligne qui valent ce qu’elles valent mais qui ont l’avantage d’exister, des trucs comme ça.
J’espère que ce jour viendra bientôt. Déjà, parce que les bouquins, c’est bien, mais c’est comme les CD : encombrant. D’autre part, parce que j’ai un rapport relativement instinctif aux bouquins : en entendre parler, vouloir, acheter. Le tout relativement rapidement, et avec l’envie d’avoir les bouquins en question vite. Oui, je sais, c’est puéril, mais c’est comme ça. Et pour finir pour ne plus jamais avoir le concept frustrant du « ah ben non désolé tirage épuisé ». Et que si j’apprécie l’odeur et le toucher d’un bouquin, et de traîner les librairies et les bibliothèques, dans mon schéma actuel d’achat, ça ne fait malheureusement pas le poids.
Amazon a un truc plutôt excitant avec son Kindle. Malheureusement, il n’est disponible qu’aux États-Unis et même l’achat de livres n’est disponible qu’aux États-Unis, avec une IP US, une carte bancaire US et une adresse US. Tout cela est contournable, mais ça prend des proportions. Le monde de l’édition est peut-être plus bordélique encore que celui de la musique. Disclaimer : je ne sais pas de quoi je parle, j’extrapole à partir de ce qui me semble logique. Si ça se trouve c’est idiot ce que je dis :p Si Universal a un droit sur un morceau, il est probable qu’il puisse aussi bien céder ces droits aux US qu’en France. Sur les bouquins, les droits me semblent plus compliqués, du fait entre autres des droits de traduction (et saupoudrons un peu de loi Lang sur le territoire français pour rigoler un peu) (je suis pas contre la loi Lang, mais j’imagine que ça peut ajouter un bordel non négligeable pour la diffusion).
Bref, on peut imaginer tout un tas d’obstacles législatifs & compagnie qui font que l’offre commence à décoller un peu (Sony, Amazon) aux États-Unis mais qu’elle est pratiquement inexistante en Europe (à l’exception notable de MobiPocket.
Après, ya l’obstacle pratique. Les lecteurs d’e-books sont encore chers. En tant qu' »early adopter » potentielle, je suis prête à passer cet obstacle. Juste, j’aimerais pas me retrouver avec un truc incompatible avec « le format qui va révolutionner le monde de l’ebook ». J’ai eu un machin Sony (PRS-505) en main l’autre jour et c’est assez convaincant du point de vue du confort de lecture. Ça l’est un peu moins du point de vue mémoire : la prise en charge des cartes SDHC eût été appréciable (et c’est apparemment un défaut que partage la majorité lecteurs actuels, voir ce tableau. Bon, en plus, mon lecteur, j’aimerais mieux qu’il tourne sous Linux que sous Windows CE, soyons fous.
J’ai entendu du bien de l’iRex ILiad, qui a l’avantage de lire pas mal de formats, mais il est vraiment cher. Quand je dis que je suis prête à passer cet obstacle, j’aurais bien aimé me limiter à 300/400$ (voire euros, allez, soyons fous :D). Là, on est nettement au-dessus. Il a l’avantage de permettre d’annoter des éléments, ce qui peut être intéressant dans le cadre de mon activité professionnelle (j’aime pas relire sur écran, j’aime bien avoir un stylo quand je relis, mais j’ai mal chaque fois que j’imprime un chapitre). La disponibilité du SDK est intéressante aussi.
La grosse inconnue reste : ce truc va-t-il être utilisable dans un an ou deux ? J’ose espérer qu’après le fiasco des DRM sur la musique, les éditeurs auront l’intelligence de proposer des formats SANS DRM. Cela devrait faciliter largement une éventuelle conversion. Ah, et toujours une question idiote, pourquoi les ebooks sont-ils à peine moins chers que les livres papier, alors que les coûts de diffusion et d’impression sont probablement largement restreints ?
Certains attendent une sortie chez Apple parce que Jobs a dit que le modèle était intrinsèquement faible vu que les gens ne lisent pas 🙂 (les gens qui suivent l’actu Apple ont une certaine tendance à faire grossir des rumeurs, pas forcément fausses d’ailleurs, tout le monde attendait la sortie de l’iPhone) (et comme j’ai lu tout à l’heure, la marque iBook est réutilisable 😀 ). Je suis partagée là-dessus. D’une part, certes, Apple a fait énormément de bien à la musique en ligne et je les en remercie. L’iPod qui traîne sur la table en est un bon exemple. D’autre part, bon, c’est pas comme si Apple avait une réputation de faire des trucs super ouverts et utilisables sur mon OS préféré. Je dois dire que c’est plus un critère pour moi que ça ne l’était il y a quelques années.
Bref, je me tâte. L’iLiad est dispo chez Orell Füssli en Suisse, je vais ptêt attendre de rentrer pour aller voir la bête « sur pied ». Un collègue de Pierre en a un aussi, c’est peut être l’occasion de tester les quelques ebooks que je possède déjà (des PDF O’Reilly, pour la plupart). Je me connais, je vais probablement craquer. J’espère juste que le marché suivra.
Computer History Museum, CalTrain, Cheesecake Factory et Borders
Dimanche, nous sommes allés au Computer History Museum. C’était chouette, on a vu plein de choses intéressantes – les photos légendées sont là. La démo de la machine de Babbage était très sympa, les animatrices du musée super intéressantes et dynamiques, un bon moment !
Aujourd’hui, malgré tous les gens qui nous disent, depuis qu’on est arrivés « Tried the public transportation yet? No? Don’t bother, they suck », j’ai pris le train pour Palo Alto. La gare de Mountain View est relayable à pieds, un petit quart d’heure, ça se fait bien. Le train lui-même semble ÉNORME (et majoritairement vide) mais c’est probablement le côté « deux étages » qui donne cette impression. Quand même, ça m’a paru plus gros qu’un RER lambda. Le truc marrant, c’est qu’à l’étage, ya des rangées de siège pour 1. C’est pratique quand on veut pas avoir de voisin 🙂 Pas beaucoup de place pour les genoux cela dit.
À Palo Alto, je suis tombée en arrêt devant un CheeseCake Factory, me suis souvenue qu’ils faisaient aussi restaurant, et j’y ai donc déjeuné. Un pavé de saumon aux herbes (majoritairement estragon), avec une purée terriiiible (les américains savent AUSSI faire la purée, pas que les burgers) et des asperges (et une tite sauce citronnée), très bon, et un cheesecake kalhua/café/chocolat à tomber, miam 🙂 Le serveur m’a demandé si je voulais la « lunch portion » ou la « big portion » pour mon saumon, j’ai demandé la lunch et j’ai bien fait, c’était déjà plutôt copieux, j’aurais pas eu faim pour le cheesecake sinon :p (Et le doggy bag n’était pas une option, l’esprit de la balade étant d’aller à Borders).
Je suis ensuite allée au Borders. J’aime bien les librairies américaines. Je sais pas POURQUOI j’aime bien les librairies américaines. Peut-être le fait que tout soit fait pour qu’on puisse REELLEMENT feuilleter les bouquins, éventuellement avec un café éventuellement. Peut-être l’affluence nettement moins grande. Peut-être le fait de trouver plus de bouquins « marrants » et/ou très techniques. Toujours est-il qu’il m’est nettement plus facile de passer 2h au Borders qu’à la FNAC :p (et j’ai même pas pris de café.)
Ah, et en rentrant, je suis passée devant l’immeuble de Facebook à Palo Alto. Très discret, je l’avais pas vu en passant devant la première fois 🙂
Sinon, pour les gens qui sont nuls en géographie comme moi, Mountain View est à peu près à 500 km de Los Angeles et nous n’avons donc rien senti du tremblement de terre de ce matin à Los Angeles :p
On a vu le Pacifique !
Il nous a fallu un peu de temps pour nous décider. Faut dire aussi, à midi, on a mangé là. C’est pas mal du tout, leurs frites de patate douce sont tip top, les burgers « à la carte » sont très bon, mais on a UN PEU eu les yeux plus gros que le ventre et UN PEU beaucoup trop mangé (je sens que ce soir ça va être un cookie et un verre de lait 🙂 ) (dans l’esprit, hein, j’bois pas de lait.) (mais on a des cookies.) (et des macarons (version truc noix de coco) au chocolat).
Bref, le temps de digérer, de comater un peu, tout ça, on est parti vers la mer à 18h. Sachant que c’est minimum à une heure de route, bon 🙂 À l’aller, on a pris les « petites routes » : El Monte Ave. pour sortir de Mountain View, Moody Road, Page Mill Road, Alpine Road, Pescadero Road, La Honda Road et en gros arrivée à San Gregorio. La route aurait probablement beaucoup plu à un motard et à un crameur de pneus de ma connaissance 😉 Nous nous sommes arrêtés quelques fois sur la route, on a vu un bout de parc avec des vrais bouts de la faille de San Andreas dedans (on s’est pas baladés, pas vraiment habillés pour traîner des coins avec des tiques et des serpents…), vu des assez gros lézards (et nombreux en plus !), pris quelques photos, profité de la route ombragée par des arbres énormes… plutôt sympa !
On est un peu descendus sur la Highway 1 qui longe la côte, mais on n’est pas allés bien loin.
Ouais parce que ya quand même une particularité. On part de Moutain View, temps superbe, limite trop chaud (limite, hein, ça reste tout à fait acceptable), on arrive à 5 miles de la côte, et là on voit plus rien. Brouillard, vent, froid, la totale. Ah non pas la totale : il pleuvait pas. Pas désagréable comme temps, mais bon, vivifiant quoi. Ça fait drôle !
Pierre a mis ses pieds dans l’eau, il a mis que les pieds et les a sortis bien vite :p Il paraît que dans le coin les courants qui circulent viennent plutôt de l’Alaska que du Mexique… les rares surfers qu’on a vus étaient tous en combi intégrale.
Pour rentrer on a pris l’option plus rapide, ce qui nous a permis de longer un peu la côte le long de la route vers le nord. On est passé devant Stanford (sur l’autoroute) et on a vu rapidement l’accélérateur linéaire de Stanford : impressionnant ! On a aussi vu des panneaux surréalistes, du genre « Speed limits enforced by aircraft »… m’enfin !
Demain on va essayer d’aller au musée d’histoire de l’informatique (merci ChrisJ pour le tip 😉 )
WordPress, vservers et mod_proxy
Je fais quelques expériences avec WordPress (version 2.6 là maintenant tout de suite) en ce moment. Et vu que derrière un mod_proxy/vserver/truc/blah c’est UN PEU la misère, juste deux tipaizes :
- il faut probablement modifier les options de la base de données après l’installation pour aller taper sur la bonne URL et pas sur 192.168.0.blah (bref l’url du chose local derrière le mod_proxy quoi)
- un fix quick’n’dirty, BIEN ™, MARCHE ™. Il existe aussi un plugin genre disable_canonical_URL MAIS 1/ va activer un plugin sans avoir la main sur le blog, c’est relou 2/ ça fout potentiellement la zone sur les headers, sais pas trop pourquoi.
Ouala, c’était plus un post pour moi pour les éventuelles upgrades (et parce que j’en ai bavé pour retrouver l’URL ci-dessus).
Verdict
Le chocolat au bacon, c’est pas bon.