Le Numéro 7, de Martin Winckler

J’ai beaucoup bouquiné ces derniers temps (comme d’habitude, mais j’ai l’impression que c’est pire ces temps-ci)… faudra que j’en cause à l’occasion avant d’avoir tout oublié 🙂 (Faites-moi penser à vous parler des Chroniques de San Francisco un de ces quatre).

Et là, ce matin j’ai commencé Le Numéro 7 de Martin Winckler (j’adore Martin Winckler, j’vous l’avais déjà dit non ? O:-) ). Pis je l’ai fini ce soir en rentrant. (Je lis vite.)

J’ai pas envie d’en dire beaucoup plus que ce qu’en dit l’auteur… (J’ai été tentée de recopier ici, mais bon, ça s’impose pas franchement, en fait.) Et oui, ya effectivement plusieurs hélicoptères. Et un pestacle de magie.

À part quelques petites choses :

  • Je sens que je vais le relire TRÈS vite – j’ai l’impression qu’il me manque des « clés » (l’inconvénient de lire trop vite, hein, on laisse passer des trucs sans s’en apercevoir… mais je suis INCAPABLE de lire plus lentement. C’est ballot hein.) Bon, en même temps, je suis quasi sûre que c’est volontaire (les zones de flou).
  • j’ai jamais vu Le Prisonnier (shame on me), mais je sens que ça ne saurait tarder
  • Une certaine référence à un certain Service National d’Informations Fonctionnelles aura au moins été repérée par un lecteur de ce bouquin (j’étais comme une andouille en train de me marrer dans le métro). D’autres références sont plus évidentes (plus connues on va dire) mais j’y peux rien, j’aime bien les clins d’oeil 🙂

Bref, un bouquin de la Pile à Lire, lu, et qui… y retourne. J’avais déjà relu très vite Les Trois Médecins (du même auteur), pas pour les mêmes raisons (re-savourer vs. grr piger) – je suis une « relectrice », mais habituellement pas à ce rythme tout de même 🙂

Savez-vous moocher les books ?

Comme beaucoup d’entre vous le savent, je lis comme je mange : beaucoup, vite et trop :p Du coup, les étagères commencent à crouler sous les bouquins, le sol de l’appart à crouler sous les étagères à bouquins, bref, c’est pas facile. Ne parlons pas des problématiques d’indexation et de localisation des bouquins, ça va me déprimer. Du coup, hier je me baladais sur le web, à la recherche d’un machin d’échanges de bouquins. Mon idée initiale était de trouver plus ou moins des chaînes, des trucs où on envoie un bouquin choisi à une personne qu’on connaît pas et où on reçoit un bouquin pas choisi d’une personne qu’on connaît pas. Et puis je suis tombée sur Bookmooch. Le principe est simple : on envoie les bouquins dont on ne veut plus, on récupère des points, et avec les points on récupère d’autres bouquins dont d’autres gens ne veulent plus. Pour engranger des points :

  • 1/10 de point chaque fois qu’on saisit un livre à « moocher »
  • 1 point quand on donne un livre dans le pays où on se trouve
  • 3 points quand on expédie un livre à l’étranger
  • 1/10 de point quand on accuse réception d’un bouquin

Et les points se dépensent ainsi :

  • 1 point quand on reçoit un livre envoyé du pays où on se trouve
  • 2 points quand on reçoit un livre de l’étranger.

Bon, j’ai trois bouquins qui partent tout à l’heure, les trois sont en anglais, j’en ai un qui part aux États-Unis, un en Espagne et un à Paris :p Je sais pas trop si d’autres partiront ! On verra bien… Ah, et sinon, la traduction en français est assez déplorable, mais il y a un bouton « corrigez la traduction », je vais peut-être m’y atteler.

[Challenge ABC] A – Adam, Olivier – Je vais bien, ne t’en fais pas

Le frère de Claire a disparu depuis deux ans. Une carte postale arrive de temps à autres, toujours dans le même esprit : « je t’aime, je ne reviendrai pas, je vais bien, ne t’en fais pas ». Claire, caissière au Shopi, décide de profiter d’une semaine de congés pour se mettre en quête de son frère, à partir du cachet de la poste de sa dernière carte postale. Elle part donc en Bretagne, y rencontre un photographe et y découvre la vérité sur les fameuses cartes postales.

Je vais bien, ne t’en fais pas est un bouquin court, probablement trop court pour qu’on ait le temps de s’attacher réellement aux personnages. Cependant, le style d’Olivier Adam est plutôt agréable à lire. J’ai lu pas mal de critiques de ce livre qui tombaient à bras raccourcis sur les énumérations de ce qui passait sur le tapis de caisse de Claire. À titre personnel, j’ai trouvé ça plutôt marrant. Probablement parce que je m’amuse souvent à essayer de deviner la vie des gens en regardant le contenu de leur caddie 🙂

Un bouquin agréable, mais vite lu et vite oublié.

[Challenge ABC] K – Khadra, Yasmina – L’Attentat

Amine Jaafari, arabe vivant en Israël, est chirurgien. A la suite d’un attentat, il passe plusieurs heures à soigner les blessés. Après une journée harrassante, il rentre chez lui. Le téléphone sonne à trois heures du matin : on lui demande de venir identifier sa femme, que tous les indices désignent comme la kamikaze aux origines de l’attentat. Amine a bien sûr du mal, d’abord à accepter la vérité, puis à essayer de comprendre pourquoi et comment sa femme Sihem, qui avait toutes les apparences du bonheur, en est venu à de telles extrêmités. Il suit les traces des derniers endroits par lesquels sa femme est passée et trouve sur sa route aussi bien des gens qui veulent l’intimider que des gens voulant lui faire comprendre le geste de sa femme.

Là où Amine pensait trouver un élément déclenchant, un endoctrinement, une folie passagère, il comprend à quel point les idéaux de sa femme et les siens étaient éloignés. Et là où il cherche le « pourquoi », il ne trouve que le « c’est comme ça », destin fatal auquel on ne semble pas pouvoir échapper…

Le thème du conflit israélo-palestinien est un thème difficile à traiter dans un roman, peut-être parce qu’encore cruellement d’actualité. Yasmina Khadra s’en sort plutôt bien, principalement à mon avis grâce à des personnages, si pas attachants, du moins intéressants voire compréhensibles de tous les côtés. L’ensemble se lit bien et vite ; je regrette un peu le manque d’empathie (de ma part) vis-à-vis du personnage principal, surtout criante dans la scène finale du bouquin. En bref, un roman qu’il ne me serait probablement pas venu à l’idée de lire en première intention, mais dont je ne regrette pas la lecture.

[Challenge ABC] B – Beigbeder, Frédéric – Nouvelles sous ecstasy

19h30, sortie de la FNAC.

19h40, arrivée sur le quai du RER, cogitation intense parmi les 6 bouquins que je viens d’acheter pour le challenge.

19h41, j’attrape Nouvelles sous ecstasy, de Frédéric Beigbeder. J’avais jamais lu de Beigbeder. Regardant assez peu la télé, j’avais assez peu d’opinion sur ce type, à part la vague impression quand même d’une certaine omniprésence agaçante sur les ondes. Du coup, j’avais jamais sauté le pas d’ouvrir un de ses bouquins, probablement un peu par réaction, et finalement le challenge ABC m’a permis de faire ma culture.

20h00 : sur ces réflexions, j’arrive sur le quai d’Orsay, j’ai déjà fini le bouquin. Bon, un bouquin de 85 pages hors préface et avertissement, c’est pas vraiment étonnant non plus 🙂 Avis général sur le recueil : ya de très bonnes choses, mais globalement… j’ai du mal tout de même.

Allez, petite critique nouvelle par nouvelle

  • Spleen à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle : pour une ouverture de recueil, c’est un peu le plongeon. Une nouvelle toute en questions, une ambiance délirante au début, mélancolique à la fin… pas ma préférée, mais un style sympa.
  • Un texte démodé : j’ai pas bien compris là où il venait en venir, mais j’ai bien aimé « Peut-on penser comme Baudelaire avec les mots de Bukowski ? ». Et, globalement, c’est un peu l’idée que m’a laissée ce recueil : quelques vraies perles, drôles et bien vues, au milieu de… de on sait pas trop quoi.
  • Le jour où j’ai plu aux filles : fait justement partie des vraies perles. Pareil, je me suis d’abord demandée où il voulait en venir, à part à faire du porno gratos (pourquoi pas, hein), mais les deux derniers paragraphes sont superbes 🙂
  • La première gorgée d’ecstasy : ou comment raconter un trip à l’ecsta et la redescente. Beaucoup aimé « Je suis Wolfgang Amade-House » et « Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour entrer dans le Lagarde et Michard » 🙂
  • Manuscrit trouvé à Saint-Germain-des-Près : celle-ci raconte la « chute du mur de Saint-Germain » (avec en gros les riches dedans et les autres dehors) et m’a laissée très mal à l’aise, je sais pas trop pourquoi. Probablement un contrecoup des élections, faudra que je la relise.
  • Le cafard après la fête : vois pas l’intérêt.
  • L’homme qui regardait les femmes, 1 : vais plus oser me mettre en maillot de bain à la plage moi. En même temps, j’ai plus 16 ans.
  • Comment devenir quelqu’un : c’est l’histoire d’un chauffeur qui décide d’avoir son quart d’heure de célébrité. Là encore, les 15 dernières lignes sont terribles. C’est ma préférée d bouquin.
  • Le Plus Grand Écrivain Français Vivant : c’est l’histoire d’un mec qui se bourre la gueule et à la fin on apprend pas qui c’est. Soit.
  • La nouvelle la plus dégueulasse de ce recueil : la provoque pour la provoque, clairement. Mais une réflexion intéressante sur « que sommes-nous prêts à faire par amour », et jusqu’où peut-on aller. Gore, mais intéressant, on va dire. Et on y apprend que « le point-virgule est une chose très érotique ».
  • L’homme qui regardait les femmes, 2 : j’aime bien les références à Hitchcock et à Jane Birkin, j’ai du mal avec la ponctuation deux-pointistes.
  • Extasy à Go-Go : c’est plutôt celui-ci à mon avis qui aurait mérité le titre de la « nouvelle la plus dégueulasse de ce recueuil ». Balade en Thaïlande avec tous les poncifs du genre… J’avoue, je suis jamais allée en Thaïlande. J’ai quand même du mal à croire que ça ne soit qu’« un bordel géant qui porte le nom de Thaïlande ». Dans le contexte d’un bordel « normal » (où on nous répète pas toutes les trois lignes que « c’est comme ça en Thaïlande mon brave monsieur ») la nouvelle m’aurait probablement moins dérangée. Mais elle aurait probablement loupé son but aussi, du coup 🙂
  • La première nouvelle d’« Easy Reading » : ça sent la tentative de nouvelle à chute, mais à chute ratée. Dommage.
  • La solitude à plusieurs : une dernière nouvelle un peu déprimante pour finir le recueil. « Le célibataire fait plus envie que pitié, sauf aux hommes mariés qui l’imaginent libre alors qu’il n’est que désespéré. dieu sait qu’il faut être désespéré pour manger un Happy Meal le dimanche soir devant sa télé, surtout depuis qu’Anne Sinclair a été remplacée par Michel Drucker ».

Voilà. Bon, je ne regrette pas l’expérience. J’avoue même m’être bien marrée à certains passages. Savoir si j’en relirai… rien de moins sûr. La provoque gratuite, ça va bien 5 minutes, après ça énerve.

Challenge ABC

Après avoir vu passer des choses intriguantes à propos d’un « challenge ABC » sur les listes Quoide9 et bouquins, j’ai jeté un oeil sur mon fidèle moteur de recherche et je suis tombée là-dessus. Le principe est simple : « Ce challenge consiste, pour les participant(e)s, à lire en 2007 une série de livres non encore lus, voire d’auteurs à découvrir, dont les noms commencent chacun par une des 26 lettres de l’alphabet. »

La bouquineuse compulsive que je suis ne pouvait pas manquer ça. J’ai donc posé ma liste sur ce billet, commencé à recenser les bouquins que je pouvais récupérer de parts et d’autres, et roulez jeunesse.

Et comme je suis incorrigible, je suis passée à la Fnac tout à l’heure (à l’origine pour voir s’ils avaient des ultramobiles genre Samsung Q1 ou autres joujoux du même genre (ils avaient pas, mais la fille voyait très bien de quoi je voulais parler, ça m’a étonnée) (si ya des gens qui ont un retour d’expérience sur ce genre de truc ça m’intéresse) (les ultramobiles, pas les filles de la Fnac, faut suivre), sauf que j’avais ma liste dans ma poche, que j’en ai acheté 6 et déjà fini 1. La critique suit dans la foulée… le temps de la rédiger 🙂

Lectures

Je profite de la recompile de mon code pour causer des derniers bouquins que j’ai eu l’occasion de lire…

  • La Musique du sang, Greg Bear

Après L’Echelle de Darwin que j’avais beaucoup apprécié du même auteur, La Musique du sang reprend les mêmes recettes de succès, du moins en ce qui me concerne. Le fond scientifique est/a l’air (suis pas biologiste) suffisament solide et documenté pour être crédible, les personnages sont plutôt sympa et le suspense est bien mené. L’histoire de base : un scientifique s’amuse avec des petits nano-trucs dérivés de cellules et il finit par se les injecter pour sauver ses expériences. Et là, c’est le drâme.

  • L’Espace de la révélation, Alastair Reynolds

Un roman avec de l’archéologie d’hommes-oiseaux, des vaisseaux spatiaux avec des armes delamorkitu, des sauvegardes de gens sous forme de simulations, des cyborgs et des capitaines cryogénisés en train de pourir gentiment en fond de cale. Sympa.

  • The Pragmatic Programmer, Andrew Hunt et David Thomas

Un bouquin plus « sérieux » (je l’ai traîné sur mon bureau pendant une quinzaine de jours en le lisant pendant mes temps de compile), conseillé par Krysztof von Murphy. Un bon bouquin sur la programmation en général, des specs aux tests en passant par la doc. Instructif et intéressant. Je regrette cependant certains conseils inapplicables dans certains contextes. J’ai un éditeur préféré, que j’utilise assez mal par rapport à certains (Bruce, sors de là), et je suis convaincue de l’intérêt de la ligne de commande par rapport à une lkjmklj GUI qui fait jamais ce qu’on veut, sauf que je n’ai pas le droit d’installer ni Cygwin ni Emacs sur mon poste (le premier qui me parle de la fenêtre DOS de Windows XP perd trois points de vie). Dommage, je suis relativement persuadée que ma productivité s’en améliorerait… (Ah, et oui, j’édite mes captures d’écran pour les specs avec MS Paint. Un outil fort adapté ma foi.)

  • La Chambre d’Albert Camus et autres nouvelles, Ron l’Infirmier

Le bouquin du blog de Ron (fermé depuis, snif). Ron est infirmier, et il raconte plein de trucs. Rigolo des fois, triste des fois, un bon petit recueil de nouvelles qui se lit rapidement (surtout quand on a déjà presque tout lu sur son blog). La nouvelle éponyme est très chouette.

  • Pars vite et reviens tard, Fred Vargas

Mon premier Vargas, emprunté ce WE à la maman de Pierre, fini hier soir dans le métro. Un bon polar, une fin sympa, à lire 🙂 J’ai pas vu le film qui en a été tiré, mais pour le coup je suis curieuse. Un peu peur d’être déçue (surtout maintenant que je connais la fin), mais curieuse.

  • Eragon / Eldest, Christopher Paolini

Encore un truc qui a fait l’affiche des cinémas récemment. Je les avais achetés pour ma soeur à Noël mais elle les avait déjà (damned, heureusement que j’avais prévu autre chose), du coup je les ai vilement récupérés. Bon, honnêtement, bof. D’ailleurs, j’ai toujours pas fini le 2e tome qui encombre mon sac à dos depuis. Quelques bonnes idées (j’adore la scène avec le dragon bourré au début du 2e tome), mais globalement, ça rame un peu, pas mal de poncifs du genre (bon, c’est de la fantasy, c’est un peu toujours des poncifs, mais là ça se voit quand même), mais globalement, bof. Je vais probablement le finir quand même pour ma culture, mais bof.

Voilà, c’est terminé pour cette dernière moisson 🙂

Des bouquins partouououout…

Il paraîtrait comme ça que j’ai trop de bouquins. Bon, j’avoue, j’ai trop de bouquins, et j’en achète régulièrement, donc c’est pas près de s’arranger. À ma décharge, je les lis 😉 ! Un petit aperçu de ce que j’ai lu récemment.

Lire la suite de « Des bouquins partouououout… »

Mémento Unix/Linux

Il est sortiiii ! 🙂

Quoi donc ? Mais le mémento Unix/Linux que tout le monde va s’arracher ! Enfin non, pas s’arracher, puisqu’il est indéchirable et imperméable ! Au programme, plein de jolies choses, mais bon, je ne vais pas m’amuser à recopier le sommaire qui par ailleurs se trouve ici

Je vais par contre profiter de ce billet pour remercier Emmanuel Dreyfus, sans lequel ce mémento aurait eu une portée nettement plus limitée (ya pas à dire, je suis plus linuxienne qu’unixienne !), Fabrice Le Fessant pour ses remarques fort utiles et Muriel Shan Sei Fan qui nous a tous supportés pendant la mise au point 🙂 (et croyez-moi, ça demande une patience… certaine)

Petite moisson de bouquins

Trois petits poche pour cette moisson :

  • Une prière pour Owen – John Irving. Que dire à part « c’est du Irving, c’est bien » ? 🙂 Probablement pas grand-chose. Irving fait partie pour moi des « grands » de la littérature américaine actuelle et, ce qui ne gâche rien, la traduction française est excellente. Un vrai bonheur à déguster – et une fin absolument terrible 🙂
  • Aime moi, por favor ! – Lucía Etxebarria. Un recueil de nouvelles. Chacune de ces nouvelles raconte une histoire d’amour différente, le tout vu sous le point de vue d’une femme. Très agréable à lire, parfois drôle, parfois moins, assez inégal (normal, ce sont des nouvelles), bref tout à fait sympathique quoi. Du même auteur (c’est ce qui m’a fait acheter celui-là), Amour, Prozac et autres curiosités est aussi un bon moment.
  • Bonheur, marque déposée – Will Ferguson. 400 pages, commencé avant-hier, terminé hier soir. C’est l’histoire d’un éditeur qui fait la bêtise de publier LE livre de développement personnel ultime. Un grand moment, extrêmement drôle, souvent assez cynique, et la vraie question derrière : « au fait, c’est quoi le bonheur ? »

Ah, et sinon, Eyrolles vient de publier Subversion – Pratique des projets collaboratifs avec SVN, écrit par Mike Mason, adapté par heu… moi :o)