Des attaques gratuites

Le serveur qui héberge ce blog (entre autres) est tombé samedi après-midi (et revenu en ligne lundi). Tout un tas de raisons, un enchaînement de boulettes… allez, je raconte, je passerai pour une andouille (mais ça j’ai l’habitude 😉 ) mais peut-être que ça sera formateur pour d’autres, on sait jamais 😉

Erreur 1 : quand j’ai signé pour le serveur, j’ai pris un login que j’utilise très peu (et que deux ans après je n’ai pas envisagé avoir utilisé) et j’ai associé le serveur à une adresse yahoo (ce qui n’est plus possible actuellement, c’est pas plus mal). Je sais toujours pas bien ce qui m’a pris. Je devais être bourrée.

Erreur 2 : j’ai laissé expirer ladite adresse yahoo. L’accident bête, au bout de 4 mois sans accès, Yahoo efface les archives et désactive le compte. Et donc le mail qui a dû exister à un moment me disant « au fait, tes informations de contact, c’est ça ».

Erreur 3 : j’ai bien évidemment oublié le login de la console d’administration du serveur. Je m’en suis rendue compte ya un mois. J’ai vu la procédure à ce moment là : « envoyez un fax à tel numéro et contactez l’assistance technique ».

Erreur 4 : j’ai procrastiné et je me suis pas remuée pour remettre la main sur mon login.

Erreur 5 : j’ai voulu changer le noyau du serveur. Je reboote une première fois, damned je suis revenue au premier noyau de la box, j’ai pas modifié GRUB. Je modifie GRUB, je me plante (putain de numérotations à partir de 0) (ou de 1) (je sais plus) et donc mon serveur s’est retrouvé en mode single sans accès à rien. Et moi comme une andouille sans console d’amin, un samedi après-midi, avec une brique au bout du SSH. L’accident bête.

De là, je passe sur le forum, finis par envoyer un fax (merci papa), je commence à me prendre une première réflexion « Et tu administres des serveurs depuis longtemps pour avoir mis ton adresse de contact administratif sur une adresse yahoo ? ». Je SAIS que j’ai fait une connerie. Ya deux ans, quand j’ai signé pour le serveur. Je suis déjà dans tous mes états d’avoir paumé mon serveur (ya mon mail dessus… ceux qui me connaissent voient dans quel état je suis quand j’ai pas accès à mon mail).

Pierre me configure son serveur sur lequel j’ai mon MX secondaire pour que je puisse lire mon mail et passer un WE à peu près serein.

Lundi midi, pas vraiment de réponse sur le forum, je décide de tenter de passer sur l’IRC. Je tombe sur un des admins qui après les vérifications d’usage me rend mon login (qu’il en soit remercié). Je laisse un message sur le forum en disant que je suis passée sur IRC et que tout est réglé (et en repassant quelques remerciements). La même personne demande si quelqu’un a les logs parce que « ça a dû être la fête ». Et en explicitant au post d’après : « Il y a toujours quelque chose de lol une nana sur irc avec les geeks. »

Je commençais à trouver que l’environnement geek en général devenait plus girl-friendly et moins lourd. Je commençais à laisser tomber mes défenses. Je commençais à me comporter comme un être humain et pas comme une minorité étrange. Je commençais à ne plus voir l’intérêt des « havres » que mettent à disposition des projets comme Linuxchix ou Ubuntu-women.

Je viens de perdre mes illusions. Fragiles, visiblement, puisqu’une seule personne a réussi à me les faire perdre. Mais ça fait mal quand même.

Alors ouais, c’est une personne, isolée. Une autre personne a d’ailleurs très bien répondu en parlant de stéréotypes. Mais sur ce, je m’en vais quand même aller remettre mon armure. En espérant qu’elle me protège contre les prochains coups (très) (très) bas.

Back (à sable)

Bon, ben je suis de retour chez mes parents depuis ce matin ! (enfin midi) (enfin à peu près, quoi).

Arrivée à l’hôpital jeudi après-midi, passage aux admissions, rencontre avec ma co-piaule (que j’aurai pas vu beaucoup, elle s’est beaucoup baladée 🙂 ). Pierre m’avait dit « t’as pris des DVD ?? » et je l’ai béni, j’y avais pas pensé (shame on me). Bon, évidemment, j’ai embarqué des DVD zone 1 alors que mon laptop (sous Mac OS) avait un lecteur en zone 2… bon, heureusement, me restait 4 changements de zone sur le portable, j’ai donc pu me faire 8 épisodes de Buffy en moins de 48 heures 🙂

Sinon l’examen en soi… bon, j’arrive, tout ça, vers 18h les infirmières me disent « ah mais vous êtes à jeun vous ce soir… », premier groumpf. « Et puis vous allez avoir 4L de Fortrans à boire aussi ce soir… » re-groumpf. Bref, je passe la soirée à boire cette saloperie. Premier litre, je fais l’andouille, j’appelle l’infirmière en demandant « Paraît que c’est open bar ce soir ? », elle me dit « vous, vous ferez moins la maline dans 2 heures ! », « ben, j’en profite tant que je peux hein ! ». Bref, passons les détails peu glamour, on me réveille le lendemain à 7h30 : « vous vous lavez, pis vous enfilez ça ! » – ça étant la traditionnelle chemise bleue qui s’attache derrière et qu’est complètement transparente, des ptits chaussons et une charlotte. Normal, quoi.

8h, les brancardiers arrivent et me descendent au sous-sol. Ils me posent dans un couloir, et là évidemment, la demi-heure d’attente dans le couloir où le personnel arrive et où ça sent le café (alors que toi t’es à jeun depuis la veille dans l’avion…) Et t’as rien d’autres à faire que d’angoisser, donc, t’angoisses. Bon, rétrospectivement, une demi-heure dans un couloir, c’est PAS la mort, mais sur le coup, je faisais pas ma maline 😦

Ils finissent par me trimballer dans la salle, bon, je pensais me retrouver en bloc opératoire normal, mais non, ça ressemblait plus à une salle de radio. Semi-angoisse : « hé ho, vous allez quand même m’anesthésier hein ?? » (parce que bon, la perspective de deux heures avec un tube dans le bec sans anesthésie, je dois dire, ça me tentait PAS). L’infirmière me pose un cathéter, bon, ça rassure (ouais, des fois je suis bizarre 😉 ). Le tout en chantant, je chante avec, on rigole bien. Le rire, ça aide à passer l’angoisse, c’est pas nouveau que je le dis ! Les toubibs finissent par arriver, anesthésie, grosse angoisse juste au moment de partir (ils m’avaient collé le masque en plus de la perf, ça piquait, bref) mais ça a pas duré longtemps, me suis réveillée avec quelqu’un qui m’hurlait « mademoiselle ! c’est fini ! » dans les oreilles (enfin, elle hurlait probablement pas, mais moi, au réveil, hein…).

Je suis remontée relativement rapidement (et relativement groggy) dans ma chambre. Ma co-piaule m’a fait profiter de son tas de magazines people, c’était assez impeccable pour se réveiller en douceur sans trop fatiguer le neurone 🙂 Je réclame à boire (parce que j’ai la gorge explosée), ils m’ont dit « d’accord mais tout doucement hein, vous sortez d’anesthésie, ya un risque de fausse route » (c’est bien la première fois qu’on m’explique pourquoi on peut pas boire après une anesthésie).

Arrive midi : « vous, vous êtes à jeun. ». Beuh. Pourquoi ? parce que le médecin l’a dit. Bon. Et la perf là ? non, on laisse, c’est le médecin qui l’a dit. Bon bon. Le temps passe, je roupille un peu, quelques coups de fils, Buffy, tout ça. 17h, victoire, la toubib passe, j’ai le droit de manger et on me retire ma perf ! Et non seulement j’ai le droit de manger, mais on me file même un FROMAGE BLANC ! Et du sucre ! Et le compte-rendu de l’examen : « bon alors c’était clean, on a rien retrouvé des inflammations qu’on avait vues à la vidéocapsule, on a fait des biopsies, résultats dans dix jours ». Bon, d’accord.

Pleiiin de visite le soir, ça a compensé le plateau repas composé de :

  • un bol d’eau chaude
  • un sachet de 5g de « bouillon de légume hyposodé »
  • un fromage blanc 0% (alors que j’avais eu un normal au goûter, allez comprendre) et (quand même) un sachet de sucre
  • une compote pomme framboise pas terrible

soupir…

La nuit a été difficile, il devait y avoir un bon boost d’antalgiques dans la perf d’anesthésie, et ça a dû s’évanouir pendant la nuit… la vague sensation de courbatures géantes dans la nuque et le bide qui se réveillent à chaque mouvement (et je bouge beaucoup la nuit), c’est rien que du bonheur.

Ce matin j’ai eu droit à un vrai ptit déj (avec du rab de miel), du pain, et tout. Une pensée pour ma co-piaule qui n’a eu droit qu’à un thé avec du miel… La toubib passe, me signe mon bon de sortie, je téléphone à Papa pour qu’il vienne me chercher et je descends aux admissions pour signer la sortie (logique quoi).

Évidemment aux admissions, grosse crise, la fille est là toute seule, ya pas mal de monde, et la personne qui est là vient pour une contestation de facture « mais je vous dis que j’ai jamais mis les pieds ici ! » – ça sent la fraude à la sécu et l’usurpation d’identité, moche 😦 Il paraît qu’ils en voient de plus en plus. Mon tour arrive, « ah ben non je peux pas vous laisser sortir, c’est pas dans l’informatique ». Mais euh ! Je remonte dare-dare au service, je croise Papa qui me dit qu’il est garé sur une place de livraison et que donc il y retourne histoire de pouvoir décarrer la voiture rapidement si besoin est, je vais râler, doucement quand même (parce que les infirmières, elles SONT débordées, surtout le samedi, moins de personnel mais autant de patients, hein :/ ), je redescends… et là la fille des admissions est en train d’expliquer à quelqu’un d’autre dans un service (par téléphone) comment on clique sur le bouton pour déclarer une sortie !

Bref, je finis par réussir à sortir, et HOP ! vroum vroum voiture, vroum vroum maison ! Bref, tout va bien, quelques mini traumas (normal, mal à la gorge, marques de tuyaux qui font des aphtes, mal au bide, mal à la nuque…), mais, ça va.

En tous cas, merci à heu… plein de gens, Papa, PerF, Pierre, Sandrine, Pinky, Yoogx, Artefact, Polonais, Bahamut, Bruce, et je CROIS que j’oublie personne dans les gens qui sont venus ou qui m’ont appelée 😀 (mais sinon, heu, ça sesrait gentil de mettre ça sur le compte de l’anesthésie et des neurones grillés 😦 )

Sparti…

vroum avion, vroum arrivée à Roissy, vroum direct à Saint-Antoine… m’en vais me faire hospitaliser deux nuits pour des examens, en espérant cette fois-ci que ça sera fini ! et qu’ils vont pouvoir me TRAITER (et de préférence pas de tous les noms)

Un peu stressée la Balise là… mais bon, ça ira mieux samedi. Et en plus, pas d’internet pendant deux jours !!! aaaaaaaaaah ! :/

J’en ai vu, des toubibs…

Ce texte a été écrit pour le carnaval des blogs médicaux, organisé pour cette première édition par Lawrence Passmore et ZeClarr sur le thème « Relations soignant/soigné ». Il s’agit d’un « carnaval » ouvert aux soignants ou non, auquel j’ai eu envie de participer au vu de mes récents démêlés avec la profession et de ma lecture assidue de certains blogs de la blogosphère concernée… Ah, et aussi parce qu’Artefact participe aussi et que même si j’écris drôlement moins bien qu’elle je me sens un peu plus à ma place 🙂

J’en ai vu beaucoup, des toubibs.

Le toubib de famille quand j’étais gamine, quelques angines et autres microbes et virus. Il m’a suivie pendant toute mon enfance. J’aimais bien le faire rigoler.

Le chirurgien orthopédique à l’hôpital de Gonesse, que j’ai vu plusieurs fois pendant mon collège (une certaine propension à la casse). Et la phrase qui tue : « la demoiselle, je connais bien son poignet, mais pas son genou ! ». Et le reste de l’équipe médicale… plâtres, déplâtrages, et compagnie…

Mon toubib à Nantes, qui est le premier toubib que j’aie vu « sans le connaître » – en cherchant dans l’annuaire… Médecin du sport, qui me soignait mes bobos et maux de crâne (« c’est l’écran »), qui faisait aussi mon suivi gynéco, et à qui je dois une fière chandelle en général. Un mec très polyvalent et très gentil. Le dernier toubib qui m’ait tutoyée…

Mon toubib à Fontainebleau, qui a lui résolu mes maux de crâne (« ouais, c’est l’écran, faudrait essayer de le remonter voir si ça va mieux »). On bavardait logiciel libre après la consultation. Un bon toubib, et qui connaissait ses limites.

Ma toubib à Orsay, ma première toubib femme. Très efficace, très directe et qui ne tournait pas autour du pot. Je ne l’ai pas vue beaucoup, n’étant restée qu’un an à Orsay. Par contre, elle m’a présenté ma gastro-entérologue.

Ma gastro-entérologue, rassurante à chaque examen qui revenait négatif (« au moins c’est pas un gros machin énorme »), et qui me dit qu’elle est « têtue ». Et qui dit « Ah ben merci c’est gentil » quand, par tics de langage, je dis « oui c’est cohérent » ou « ça, c’est pas bête ».

Les toubibs de l’hôpital, que je n’ai pas encore fini de voir. D’ailleurs, rendez-vous avec l’anesthésiste vendredi (avant l’essayage de ma robe de mariée !).

Pour finir, ceux dont j’ai pas forcément envie de parler ici.

Tous, des toubibs dans les mains desquels finalement j’ai placé sinon ma santé, du moins le soin de me soigner. Auxquels je me suis sentie, toujours, à un moment ou à un autre, obligée de faire confiance… parce que c’est eux qui savent. Ou qui semblent savoir. Ou qui admettent ne pas savoir. Qui essaient de rassurer, de traiter, de guérir. De soigner.

Hoplà, une bannière

Sur le côté, une petite bannière pour le « carnaval des blogs médicaux » (défini ici pour une participation décidée… tardivement, pour le moins 🙂 Mon blog n’est certes pas médical (loin de là). Mais bon, j’ai une bonne dizaine de blogs « médicaux et paramédicaux » on va dire dans mon lecteur RSS. Dont les deux organisateurs dudit carnaval. Et puis c’est ouvert à tout le monde. Et puis j’ai pas trop d’idée en ce moment. Et puis… et puis c’est mon blog alors je fais ce que je veux non mais sans blague.

Donc, il devrait y avoir dans les quelques jours qui suivent un billet sur « Relation soignants/soignés ». Plus qu’à l’écrire, quoi.

Je crois que j’ai des goûts de luxe.

J’ai une Dedibox (serveur dédié Proxad « low-cost ») depuis quelque temps déjà. Bon, et ya pas à dire, on prend vite ses aises.

Je suis en train de regarder pour migrer un phpBB2 vers un phpBB3 pour un ami. Qui est sur un hébergement web « classique » : on te file un accès ftp, un phpMyAdmin si t’es bien sage, et démerde-toi avec ça.

Sauf que bien sûr, le script de conversion, il est long à s’exécuter. Et que bien sûr toujours, pour des raisons tout à fait compréhensibles hein, l’exécution des scripts est lourdement limitée dans le temps. Et que, évidemment, ça me rebalance une erreur 500 à la tronche. Du coup, je sens qu’il va falloir que je me paluche la conversion à la main… plus de downtime (parce que pendant la conversion ça serait bien qu’on écrive pas dans l’autre base, ça serait cool), plus de tests – parce que bon, je ferais ça pour moi, je ferais ça à la barbare BLEUAAAAAAARGH, je fais ça pour un copain, donc je teste un peu plus, va falloir que je me fasse un environnement de test, une procédure, tout ça (toujours pour limiter le downtime)… Bref, ça promet.

Alors que si j’étais chez moi, j’aurais augmenté la variable kivabien, tatapoum tatapoum, option je suis root et je vous domine tous… Ah, et accessoirement, j’pourrais éditer les fichiers en live en vim en SSH. Parce que le FTP, c’est pas que c’est relou, mais c’est relou.

Notons qu’il existe maintenant des offres encore moins chères que la Dedibox – la Kimsufi d’OVH et l’hébergement virtualisé de Gandi. Pas testé ni l’un ni l’autre. Bon, OK, c’est plus cher que beaucoup d’offres en mutualisé. Mais le confort de l’administrateur, ça n’a pas de prix 😀

[Challenge ABC] A – Asimov, Isaac – La Mère des mondes

La Mère des mondes est un recueil de nouvelles d’Asimov qui avait jusqu’ici échappé à mon attention ; il a dû m’être proposé par Amazon dans les trucs qui « peuvent potentiellement vous intéresser, sortez votre carte bleue » – bon, faut dire que sur Amazon, ils sont pas mauvais là-dessus 🙂

Bref, je l’avais acheté, je sais pas pourquoi j’avais pas encore pris le temps de le lire (probablement oublié), voilà qui est réparé.

La Mère des mondes est un recueil « typique » d’Asimov, avec commentaires avant et après chaque nouvelle. C’est intéressant, à la fois du point de vue biographique de l’auteur (qui en fait des tonnes, comme à son habitude, mais c’est pas nouveau qu’Asimov avait l’égo de la taille d’une planète, suffit de lire I, Asimov pour en être convaincu) et du point de vue du « marché » de la SF à la fin des années 40. C’est aussi souvent assez amusant. Bref, s’il y a des gens qui sautent les commentaires par principe, tentez ceux-là (ceux d’Asimov entre ses nouvelles en général, pas forcément ceux du bouquin), je trouve qu’ils en valent la peine.

La première nouvelle, Cul-de-sac, est à ma connaissance une des rares nouvelles d’Asimov qui met en scène des aliens (intelligents) non humanoïdes. Ceux-ci sont « parqués » dans une espèce de zoo avec tout le confort possible (ou pas) et ce à des fins d’étude. La nouvelle est construite par une alternance entre dialogues et « notes de service » et est une jolie démonstration de la phrase quasi finale de la nouvelle : « Un gouverneur capable peut travailler dans les limites de la paperasserie administrative et obtenir quand même ce qu’il veut ». La forme de cette nouvelle est peut-être la raison pour laquelle je n’avais pas encore lu ce recueil de nouvelles, qui commence par une de ces « notes de service » à l’aspect pour le moins rébarbatif 🙂 Mais la nouvelle est sympa.

La seconde nouvelle, Aucun rapport, se déroule dans un futur lointain – la description des « américains moyens » est intriguante (mais pas très longtemps) et les « ancêtres » trouvés dans les fouilles archéologiques nous ressemblent plutôt ! Elle a très peu de commentaires d’Asimov, et c’est à mon avis la nouvelle la plus faiblarde du recueil.

La troisième est un « classique » au sens où c’est probablement une des anecdotes préférées d’Asimov et qu’on la retrouve dans plusieurs bouquins. Je n’avais en revanche jamais lu la « nouvelle » correspondante, intitulée Les Propriétés endochroniques de la thiotimoline resublimée. Asimov était en thèse de chimie au moment où il a commis ça et, à ce qu’il raconte, il avait un composé qui se diluait vite au point d’avoir pensé « Si ce truc se diluait plus vite, il le ferait AVANT de toucher l’eau »… Et ça a donné un faux papier de recherche avec le titre indiqué. Au moment de la publication, Asimov allait soutenir assez rapidement et avait demandé à son éditeur de publier le papier sous un pseudonyme… et évidemment l’éditeur a oublié… En tous cas, un bon moment, et apparemment un truc repris relativement souvent, par lui-même et par d’autres, si j’en crois l’article de la Wikipédia associé au composé en question

La quatrième a pour titre La Course de la reine rouge, en référence à Lewis Carroll. C’est une enquête sur la disparition de la charge nucléaire d’une centrale, pas forcément sans rappeler les nouvelles publiées dans les Histoires mystérieuses. Avec des vrais morceaux de voyage dans le temps dedans 🙂 Je crois que c’est ma préférée dans ce recueil.

La cinquième et dernière, qui donne son titre au recueil, se situe chronologiquement avant les Cavernes d’acier et ses « suites » mais n’est pas forcément très cohérent avec le contexte décrit dans les Cavernes. Elle raconte le Projet Pacifique, une guerre entre la Terre et les Mondes Extérieurs (les Spaciens ! 🙂 ) où les vainqueurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit… Une lecture sympathique.

Voilà, j’aurai lu cinq nouvelles de plus d’Asimov. Je crois qu’il m’en manque encore pas mal…

Le retour du challenge abécédaire

Le challenge ABC (rebaptisé parCécile (au fait, je crois que je vous ai pas encore parlé du blog de Cécile, vaste capharnaüm fort sympathique à l’image de sa propriétaire (heu, le sympathique, pas le capharnaüm, je me permettrais pas) et très prolifique…) « challenge abécédaire », c’est vrai que c’est plus joli) (faut que je me calme sur les parenthèses) (où j’en étais) (ah oui, le challenge abécédaire) consiste à indiquer en début d’année une liste de 26 bouquins à lire, avec une lettre par nom d’auteur : A comme Asimov, B comme Bradbury, C comme Clarke, bref, vous voyez l’esprit.

Bon, j’ai nettement pas fini le challenge 2007… donc je me suis pas cassé la tête pour 2008, j’ai plus ou moins repris ceux que j’avais pas lus en 2007 et complété. Je m’étais posé l’an dernier comme contrainte supplémentaire de ne mettre que des auteurs que je n’avais pas lus ; là, vu l’état des finances après le déménagement, j’ai essayé de récupérer un certain nombre de bouquins de ma pile à lire !

Toujours est-il que la liste pour 2008 est .