#balisebooks de fin d’année

This post is available in English here: #balisebooks from the end of the year

Je suis tellement à la traîne sur mes #balisebooks que c’est même plus drôle. Donc, le plan : supprimer le retard avant la nouvelle année, et démarrer 2019 sur un état à peu près propre. C’est parti !

Crazy Rich Asians / China Rich Girlfriend / Rich People Problems – Kevin Kwan (Crazy Rich à Singapour, China Girl et pas encore de traduction française pour le troisième tome) – l’histoire commence avec Rachel, que son petit ami invite à rencontrer sa famille à Singapour, sans même mentionner que sa famille (et les gens qui gravitent autour) sont plus riches que riches – et se comportent comme tel. Ça fait des histoires, et ça continue pendant deux bouquins supplémentaires. J’ai aimé (beaucoup) plus que ce que j’aurais pensé – ça a un vague aspect Downton Abbey rencontre Gossip Girl à Singapour, c’est globalement plutôt drôle, y’a pas mal de personnages sympathiques (et on se prend à aimer détester ceux qui ne le sont pas), le saupoudrage d’expressions malaisiennes et chinoises dans les dialogues est plutôt bien fait, et ça m’a donné TELLEMENT FAIM, y’a TELLEMENT DE BOUFFE !

Site Reliability Engineering – How Google Runs Production Systems – édité par Betsy Beyer, Chris Jones, Jennifer Petoff and Niall Richard Murphy (pas encore de traduction française) – un bel ensemble d’essais autour du thème SRE, allant de « comment organiser l’astreinte dans votre équipe » à « comment gérer le consensus dans un système distribué » en passant par « qu’est-ce qu’une série d’échecs en cascade et comment les gérer », avec un mélange intéressant de sujets plus organisationnels et de sujets hautement techniques.

Ivy and Abe – Elizabeth Enfield – un roman où Ivy et Abe, aussi âmes sœurs que deux personnes puissent l’être, se rencontrent pour la première fois à différents points de leurs vies, ce qui rend leur histoire commune vastement différente en fonction de la période et des circonstances de leur rencontre. J’ai vraiment beaucoup aimé l’idée, les personnages, et tout le concept que le moment auquel les gens se rencontrent et ce qu’ils ont vécu jusqu’alors est au moins aussi important que qui ils sont. Je suis par contre un peu triste qu’il y ait autant de versions de l’histoire dans lesquelles les choses ne marchent pas, et que certaines de ces versions manquent de conclusion. (Et sinon, j’ai lu ça grâce à Armalite.)

Altered Carbon / Broken Angels – Richard K. Morgan (Carbone Modifié et Anges Déchus, en français) – les deux premiers livres de la série Takeshi Kovacs, qui se passent dans un univers où les gens peuvent stocker leur conscience dans des « piles corticales » et peuvent être intégrés dans de nouveaux corps, empruntés ou faits pousser. Dans le premier livre, Takeshi Kovacs est embauché par un type (très) riche qui veut enquêter sur son propre meurtre; dans le second, il monte une équie pour aller explorer une trouvaille archéologique qui a l’air lucrative. J’avais lu Altered Carbon il y a quelque temps et je n’avais pas été convaincue ; mais j’ai vraiment bien aimé la série télé, et je me demandais si j’avais loupé un truc dans le bouquin. J’ai vraiment préféré ma deuxième lecture, et les deux-trois trucs qui m’avaient chagrinée dans la série étaient différents dans le bouquin, ce qui est plutôt marrant. Par contre, j’ai pas aimé le deuxième : je sais pas si c’était moi, le bouquin, ou le moment, mais je me suis vraiment ennuyée :/

Bad Blood: Secrets and Lies in a Silicon Valley Startup – John Carreyou (pas encore de traduction française) – l’histoire de Theranos, une startup qui voulait révolutionner l’industrie de l’analyse médicale, et de sa CEO, Elizabeth Holmes. Ça s’est pas bien fini – le produit n’a jamais vraiment marché, et toute l’entreprise est allée d’échecs embarrassants à ce qui est décrit comme une arnaque complète. Une histoire fascinante et fort bien racontée – une lecture intéressante et divertissante. Un roman avec ces événements là paraîtrait à peine croyable… et pourtant 🙂 Hautement recommandé. (Et celui-là, la reco me vient de Grange Blanche.)

Romancing the Duke – Tessa Dare (Il était une fois un duc, en français) – j’ai été très agréablement surprise par celui-ci. J’avoue que j’ai un certain nombre de préjugés envers le genre « romans sentimentaux », mais ces préjugés sont en train de s’effacer un bouquin à la fois 😉 Izzy Goodnight hérite d’un château, ce qui est plutôt une bonne chose pour elle, attendu qu’en-dehors de ça, elle n’a rien (à part une hermine). Problème : le château en question a actuellement un habitant, le duc de Rothburry qui a/ n’est pas au courant que le château a été vendu b/ en tant que propriétaire actuel, aurait probablement eu quelque chose à dire à ce sujet. Des péripéties s’ensuivent, y compris une bande de cosplayers (non, vraiment). Et c’est drôle, et c’est super mignon, et c’est divertissant, et j’ai vraiment adoré.

When a Scot Ties the Knot – Tessa Dare (Mariage à l’écossaise, en français) – techniquement dans la même série que le précédent, mais avec des histoires et des personnages non liés. Madeline est timide au point de l’anxiété sociale, donc quand le temps vient pour elle de faire ses débuts à Londres, à la place, elle s’invente un fiancé écossais qui meurt tragiquement au bout d’un certain nombre de lettres. Jusqu’au jour où le faux fiancé inventé arrive sur le pas de sa porte, avec un tas de lettres qui lui ont été adressées. J’ai moins aimé que le précédent, mais c’était quand même tout à fait divertissant.

Harry Potter and the Philosopher’s Stone – J.K. Rowling (Harry Potter à l’École des Sorciers, en français) – ouaip, j’ai commencé à relire Harry Potter. C’est toujours bien.

The Calculating Stars / The Fated Sky – Mary Robinette Kowal (pas encore de traduction française) – une série dont la prémisse est qu’une énorme météorite tombe sur Terre en 1952, ce qui rend les choses extrêmement peu choupi du point de vue climatique. Ça change complètement la chronologie de la conquête de l’espace (« faut qu’on aille sur Mars, et plutôt plus tôt que plus tard ») et, dans ce contexte, on suit Elma, mathématicienne et Lady Astronaut (c’est un titre :p). D’un côté, j’ai un vague problème avec deux éléments :

  • Je suis pas sûre d’être convaincue par la prémisse (de « se barrer le plus vite possible » versus « trouver un moyen de faire marcher les choses sur Terre » – parce que dans tous les cas, l’environement lunaire ou martien n’est pas beaucoup plus vivable ?)
  • Je suis pas souvent dérangée par les scènes de sexe, mais celles du premier livre étaient gênant (le deuxième tome est meilleur de ce point de vue). Elles sont bizarres, trop nombreuses, et paraissent ou bien trop longues ou trop courtes (mais si elles étaient plus longues le bouquin serait probablement vendu sur des critères différents 😉 ).

Maaaaais. D’abord, c’était très, TRÈS dur de poser le bouquin, et c’est un facteur majeur. D’autre part, il m’a fait rire ET verser une paire de larmes plus d’une fois, et je sais pas résister à un bouquin qui me fait réagir émotionnellement comme ça. Et troisièmement, la description de l’anxiété d’Elma paraît tellement véridique que c’en est presque difficile, et j’ai pas pu m’empêcher de vouloir soutenir Elma – plus que moi même 😉 – et c’est limite thérapeutique, du coup. Globalement : j’attends le troisième tome avec impatience.

I’d Rather Be Reading: The Delights and Dilemmas of the Reading Life – Anne Bogel (pas encore de traduction française) – Ça, c’était plutôt cool, si on aime le méta. Que lisons-nous, pourquoi lisons-nous, comment lisons-nous ? Personne n’est unique dans ses habitudes de lecture (ou de non-lecture), ce qui fait qu’il est très facile de se reconnaître dans ce bouquin – et ce qui le rend plutôt drôle. J’ai aussi repéré quelques titres qui ont fini sur ma Liste À Lire. Et il m’a fait découvrir le blog d’Anne Bogel, Modern Mrs Darcy, que j’aime assez (et qui m’a lui même mené à commencer un journal, alors…)

The Great Gatsby – Scott F. Fitzgerald (Gatsby le magnifique, en français) – celui-là est un classique, et y’a eu un film récemment (que j’ai pas vu), ce qui m’a donné envie de le lire. Et honnêtement ? Je sais pas. J’ai bien aimé, mais je sais pas pourquoi. Probablement principalement à cause de l’ambiance et de l’écriture (ce qui n’est pas ce qui attire mon attention d’habitude, c’est plutôt du « si c’est là aussi, c’est bien »). Je sais pas.

The Technological Singularity – Murray Shanahan (pas encore de traduction française) -La « singularité » est un terme que tout amateur de science-fiction et/ou informaticien aura entendu. J’avouerai que la définition et ses implications n’étaient pas forcément très claires avant de commencer ce livre. Shanahan fait un bon boulot de définition, et explique comment une intelligence artificielle généraliste pourrait être développée, comment cela pourrait mener à la singularité et quel en serait l’impact, à la fois du point de vue technique et philosophique, à un niveau très accessible et qui parvient à maintenir l’attention du lecteur. Une lecture tout à fait intéressante, bien qu’elle ait tendance à ajouter au sentiment général d’anxiété par rapport au monde plutôt que de le soulager.

The Consuming Fire – John Scalzi (pas encore de traduction française) – une excellente suite à The Collapsing Empire. Des personnages très divertissants (les mêmes que dans le premier tome, donc si vous ne les avez pas aimés, ne vous attendez pas à les apprécier plus dans celui-ci), une quantité non-négligeable de sarcasme et de gens qui roxent des chatons, de l’intrigue et de la trahison, et EST-CE QU’ON POURRAIT AVOIR LE TROISIÈME BOUQUIN MAINTENANT ? 😛

Shades of Milk and Honey – Mary Robinette Kowal (pas encore de traduction française) – apparemment, Orgueil et Préjugés avec de la magie. J’ai pas lu Orgueil et Préjugés (c’est dans ma liste pour l’an prochain 😉 ) mais j’ai néanmoins beaucoup apprécié celui-ci (je suis en train de lire le deuxième au moment où j’écris ce billet, et il est encore mieux). C’est un roman sentimental historique où les personnages peuvent manipuler le « glamour » qui leur permet de créer des illusions visuelles magiques. C’était une lecture tout à fait plaisante.

Happier – Tal Ben-Shahar (L’Apprentissage du bonheur, en français) – un bouquin d’introduction à la psychologie positive. Rien de révolutionnaire, mais ça met en place quelques trucs de manière claire. Plutôt chouette, en fait.

A Semi-Definitive List of Worst Nightmares – Krystal Sutherland (pas encore de traduction française) – Esther est convaincue que sa famille est maudite, et que chacun de ses membres a une Grande Peur qui finira par les tuer. Esther a évité la malédiction jusqu’à présent en maintenant une liste des « peurs possibles » et en évitant absolument de s’y exposer – jusqu’à ce que son ami Jonah la mette au défi d’affronter ces peurs une à la fois. Drôle et émouvant et globalement formidable. Ah, et c’est aussi une recommandation d’Armalite 😉

Wool – Hugh Howey (Silo, en français) – des chroniques du Silo, où une petite communauté de gens vit, à l’abri du Dehors présenté comme extrêmement dangereux, et auquel certains sont occasionellement condamnés (avant de mourir très rapidement). J’ai beaucoup aimé le début, j’ai été moins convaincue par la deuxième moitié. Ça reste une très bonne lecture et je lirai sans aucun doute la suite de la série.

Wild Hunger – Chloe Neill (La Morsure dans la peau, en français) – premier livre de « Chicagoland, nouvelle génération » qui suit Elisa, liée aux vampires de la première série, et qui revient de Paris à Chicago après sa formation. Ça permet de calmer la démangeaison de lire de la fantasy urbaine, mais je me suis un peu ennuyée, et j’ai levé les yeux au ciel plus souvent qu’à mon habitude, du moins au début. La fin était plutôt mieux.

An Absolutely Remarkable Thing – Hank Green (pas encore de traduction française) – des statues géantes de Transformers apparaissent dans le monde entier, April May est la première personne à documenter leur apparition sur YouTube, et devient célèbre-sur-Internet à cause de ça tandis que toute l’histoire des Carl (comme April a appelé le « sien » sur un coup de tête) et leurs mystères se déroulent. Une lecture très divertissante, avec une héroïne plutôt crédible et une description intéressante de la « célébrité des réseaux sociaux ».

The Kiss Quotient – Helen Hoang (pas encore de traduction française) – Stella, économètre d’une trentaine d’années, toujours célibataire, au moins partiellement en raison de son Asperger. Elle décide d’embaucher un escort pour qu’il lui apprenne le sexe et les relations. Essentiellement un Pretty Woman dont les rôles sont inversés ; pas grand chose de très surprenant, mais très mignon.

The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society – Ann Mary Shaffer and Annie Barrows (Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, en français) – un roman épistolaire qui se passe en 1946 et dans lequel Juliet, autrice, commence à correspondre avec un homme vivant à Guernesey et faisant partie du Cercle Littéraire des Amateurs d’Épluchures de Patates. Juliet est intriguée et finit par rendre visite à son nouvel ami. C’est par moment léger et drôle, et par moment profondément poignant. J’ai vraiment beaucoup aimé 🙂

Altered Traits – Daniel Goleman and Richard Davidson – un livre qui vise à distinguer les faits scientifiquement validés des hypothèses qui ne le sont peut-être pas (pas forcément fausses, mais « réclamant plus de recherche ») quand on parle des effets de la méditation sur le cerveau, en particulier chez les pratiquants sur le long terme. C’est un résumé très intéressant de la recherche autour des effets de la méditation et de son histoire, mais c’est parfois un peu bordélique/bavard.

S’il ne fallait en lire qu’un… The Calculating Stars.

#balisebooks printanier

Le temps passe et moi je bouquine. Je crois que j’ai un record de nombre de bouquins sur un seul billet, mais à ma décharge y’en a quelques uns qui sont vraiment vraiment très courts.

Storm Born et Thorn Queen (Fille de l’orage et Reine des Ronces, en français) – Richelle Mead – le début d’une série (Dark Swan) qui met en scène Eugenie Markham, chaman de son état, et essentiellement ghostbuster de métier (bon, ne pinaillons pas, elle renvoie les esprits chafouins dans les dimensions où ils appartiennent). J’étais pas spécialement tentée par le concept original de l’histoire (chamane, mouif, je sais pas), mais en fait c’est pas mal. Bon, y’a beaucoup de scènes adultes – plus, j’ai l’impression, que dans ce pan de littérature en général – y compris que dans les Georgina Kincaid de la même auteur qui met en scène une succube, ce qui est un comble ! Y’a aussi des scènes/événements très dérangeants dans le deuxième tome. Je crois que je vais continuer à lire la série tout de même, parce que c’est toujours pareil ces machins, j’aime bien savoir la suite 😛

Use of Weapons (L’Usage des armes, en français) – Iain M. Banks – le troisième tome du cycle de la Culture. Un bouquin un peu bordélique qui entrelace deux flux temporels. Dans le premier, chronologique, Diziet Sma et Skaffen-Amtiskaw tentent de re-recruter Cheradenine Zakalwe pour une nouvelle mission. Zakalwe, son truc, c’est de gagner des guerres. Dans le second flux, anti-chronologique, on explore le passé de Zakalwe. Je crois que ça fait partie de ces bouquins qui sont objectivement très bons, mais sur lesquels j’accroche pas pour une raison inconnue (qui peut être aussi simple que « j’ai pas lu ça au bon moment avec suffisamment de neurones en route », hein).

Timeline (Prisonniers du temps, en français) – Michael Crichton – bon celui-là par contre il m’est très clair qu’il est évitable. C’est l’histoire d’une bande d’historiens qui se retrouvent envoyés dans le passé (sauf que c’est pas vraiment le passé mais en fait si mais c’est compliqué) dans un site archéologique en Dordogne. Y’a de bonnes choses – tout le contexte historique est chouette. Mais les personnages sont interchangeables et le tout m’a laissé une impression d’ennui. Sur le même thème, Connie Willis a fait de bien meilleures choses…

En souvenir d’André – Martin Winckler – un roman plutôt court où le narrateur explique son parcours en tant qu’un des premiers médecins à assister les gens qui souhaitent mourir, d’abord clandestinement. Évidemment pas très gai, évidemment politiquement chargé… évidemment bien écrit. Plutôt dans les « à lire », celui-là.

Etched in Bone (pas encore de traduction française) – Anne Bishop – le dernier tome de la série The Others. Une conclusion correcte – bien qu’assez plan-plan, probablement, à une série que j’ai vraiment bien aimée.

Six Wakes (pas encore de traduction française) – Mur Lafferty – alors celui-là, il est tombé sur ma Pile À Lire par le biais d’un article de l’auteur sur le blog de Scalzi (en anglais). L’idée, c’est un huis-clos dans l’espace avec des clones. Six personnes se réveillent dans un vaisseau spatial avec les corps de leurs anciens clones qui flottent autour. C’est assez peu choupi, mais surtout – que s’est-il passé ? C’est comme ça que le bouquin commence ; il y a une bonne quantité de background sur le développement des clones, et de manière générale c’est wachement bien. Un vague feeling « Hyperion », aussi (c’est une bonne chose, en ce qui me concerne).

An Astronaut’s Guide to Life on Earth (Guide d’un astronaute pour la vie sur Terre) – Chris Hadfield – une autobiographie de l’astronaute-canadien-moustachu-guitariste qui a beaucoup fait pour la promo de l’ISS et de la NASA. Une chouette lecture, peut-être en partie parce que le message « je suis un control freak et c’est comme ça que je suis DEVENU ASTRONAUTE ET C’EST GLORIEUX » tape dans mes propres goûts 😉 Dans tous les cas, c’est intéressant et souvent assez drôle.

The Collapsing Empire (pas encore de traduction française) – John Scalzi – celui-là était en pré-commande dès l’annonce de sa sortie ou presque. C’est 1/ un nouveau Scalzi 2/ le début d’une nouvelle série (The Interdependency) 3/ un bouquin qui commence par la phrase suivante : « The mutineers would have gotten away with it, too, if it weren’t for the collapse of the Flow. » (le début du bouquin est sur le site de Tor, et il continue par la description administrative d’une mutinerie). Comme l’indique le titre, le contexte, c’est un empire intergalactique qui se casse la gueule, principalement parce que le Flow qui sert à voyager d’un point A à un point B semble être vachement moins stable que ce qu’on pensait. Dans ce contexte là, on suit l’histoire de plusieurs personnages – tous plutôt chouettes dans leur genre, et décidément des personnages qu’on a envie de suivre. Un excellent début de série.

Au Bonheur des ogres, La Fée Carabine, La Petite marchande de prose, Monsieur Malaussène, Des Chrétiens et des Maures, Aux Fruits de la passion – Daniel Pennac – oui, je me suis enfilé les six Malaussène à la suite. (Non c’est pas vrai, j’ai lu le bouquin suivant de la liste au milieu, mais ça compte presque pas). Daniel Pennac a ressorti un bouquin récemment – avec, apparemment, la même clique que dans les six bouquins susnommés. Alors je les ai relus, parce que ça faisait longtemps. Benjamin Malaussène est 1/ grand frère de famille nombreuse 2/ bouc émissaire de profession et de nature. Bref, il lui arrive tout un tas d’emmerdes qui ne sont jamais de sa faute (mais il est toujours éminemment suspect aux yeux des chargés d’enquête) et généralement complètement abracadabrantesques, et c’est drôle, ça se déguste comme un bon vin, et ça se dévore très vite. (Non, c’est pas antinomique.) J’ai pas encore lu le dernier, mais en tous cas je me suis re-régalée avec ceux-là.

Wishful Drinking (pas encore de traduction française) – Carrie Fisher – un mémoire de Carrie Fisher, qu’on ne présente plus, et la princesse Leia dans Star Wars, pour ceux à qui il faut faire les présentations. Je sais pas trop quoi en penser. Elle raconte beaucoup de choses à propos de son enfance, de ses relations avec pas mal de monde, de sa relation à l’alcool et autres substances, et… et tout ça en un bouquin qui se lit en, sans exagérer, moins d’une heure. C’était pas inintéressant, mais… Je sais pas.

Wolf Moon (pas encore de traduction française) – Ian McDonald – la suite de Luna commencée avec New Moon. Çuilà m’a déçue. J’avais plutôt bien aimé le premier tome ; le deuxième tome m’a paru vachement plus poussif. Je sais pas trop pourquoi, d’ailleurs – peut-être aussi plus un problème de timing qu’autre chose – mais le fait est que je me suis un peu ennuyée. J’ai beaucoup aimé la question du retour à une gravité terrienne après avoir passé beaucoup de temps sur la Lune, cela dit.

The Sudden Appearance of Hope (La soudaine apparition de Hope Arden, en français) – Claire North – j’ai lu deux autres bouquins de Claire North – grâce à Armalite qui en a parlé au moment de les traduire – que j’ai beaucoup aimés tous les deux, et qui ont une originalité certaine. Donc j’ai attaqué celui-là en toute confiance. C’est l’histoire de Hope, qui a une particularité : les gens l’oublient sitôt qu’ils ne la voient plus pendant quelques minutes ; et Hope grâce à son « don » est une voleuse de premier ordre. Hope aime aussi faire des listes de faits divers et généralement variés, habituellement chiffrées. Et dans le monde de Hope, il existe aussi une app, Perfection, qui « conseille » la vie des gens pour les mener à la « perfection » – et Hope a un compte à régler avec Perfection. De bons ingrédients pour un roman prenant avec des questions intéressantes sur l’identité.

S’il ne fallait en lire qu’un… hrmpf, j’hésite entre Six Wakes, The Collapsing Empire, et The Sudden Appearance of Hope. Allez, on va dire The Sudden Appearance of Hope. Mais ptêt juste parce que The Collapsing Empire, ben c’est le début d’une série, et qu’il faudra bien lire ce tome-là pour lire le tome 2, duh.