#balisebooks – The Last Colony – John Scalzi

last-colonyThe Last Colony, de John Scalzi (traduit en français sous le titre La Dernière Colonie), est le troisième tome qui se passe dans l’univers de Old Man’s War, qui était wachement bien. J’ai beaucoup aimé The Last Colony, bien plus que The Ghost Brigades qui m’avait un peu déçu. Et comme je veux pas risquer de spoiler les tomes précédents, ben on va mettre la zoulie barre ici.

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#balisebooks – Août 2014

On aurait pu penser qu’un mois où j’ai 12h d’avion aurait été un mois faste pour le #balisebooks, mais on aurait visiblement eu tort. Et en plus c’était un mois assez peu enthousiasmant sur les bouquins que j’ai lus (après, si c’est un problème d’humeur générale ou la faute à pas de chance… allez savoir.)

Bone Crossed, de Patricia Briggs (en français ), est le 4e tome des Mercy Thompson,  qui s’en va chasser des fantômes à Spokane. Toujours dans la lignée.

Spring MVC: Beginner’s Guide, d’Amuthan G (pas de traduction française) est un gros tutoriel sur le framework Java Spring MVC. Plutôt bien fichu, j’ai appris beaucoup de choses (et je suis capable de les appliquer à mes bidules courants), quelques problèmes de cohérence ici et là mais rien d’insurmontable. Un peu plus de profondeur aurait été appréciée par moments (sur les mécanismes d’injection par exemple).

Fall of Giants, de Ken Follett (La Chute des géants, en français) est le premier tome de la Century Trilogy. On y suit l’histoire de plusieurs personnages au début du XXe siècle jusqu’à quelques années après la fin de la première guerre mondiale – au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis et en Russie. Je l’ai trouvé long – il m’a fallu trois semaines pour le finir (en ne lisant que ça), ce qui est rare, mais plutôt chouette. Et comme je suis nulle en histoire, j’y ai même appris des choses (genre, par exemple, l’histoire des taxis de la Marne).

Vivien’s Heavenly Ice Cream Shop, d’Abby Clements (La Merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane, en français) est l’histoire de deux sœurs qui héritent de la boutique de glaces de leur grand-mère. C’est meugnon, c’est plein de bons sentiments et de décisions stupides, vite lu, vite oublié. Mais je mangerais bien de la glace.

Lock In, de John Scalzi (pas encore de traduction en français) est à la fois un bon bouquin et la déception de ce mois-ci. J’avais lu Unlocked, la grosse nouvelle d’intro, en juin, et j’avais été très enthousiaste ; Lock In m’a moins enthousiasmée. Dans le monde décrit dans Unlocked, Chris est un des patients Haden – il est paralysé dans son lit, mais il peut se balader librement grâce à un « threep » – un genre de robot contrôlé par la pensée, en gros. C’est son premier jour au FBI – et le voilà à enquêter sur la mort violente de quelqu’un, mort pour laquelle le seul témoin et suspect est un Intégrateur (une personne qui peut mettre à disposition son corps pour les Haden), ce qui pose évidemment quelques problèmes sur l’identité « réelle » du coupable. J’ai l’impression que Lock In aurait gagné à être un peu plus long. Ça reste très sympa : le feeling est un peu celui des Cavernes d’Acier d’Asimov ; mais j’attendais exceptionnel.

S’il ne fallait en lire qu’un… Fall of Giants.

#balisebooks – Juin 2014

Quoi ? Poster le #balisebooks de juin le 1er juillet ? mais tout se perd…

Le mois de mai était peu inspirant, le mois de juin l’est bien plus, sur 6 bouquins lus, j’en ai mis 3 à 5 étoiles sur mon GoodReads – c’est rare.

Gameboard of the Gods, de Richelle Mead (L’Échiquier des dieux, en français) est le premier tome de la série Age of X (L’Ère des miracles, en français). On est balancé sans beaucoup de préliminaires dans une société future séparée en deux gros blocs principaux (en gros l’Amérique du nord (RUNA) et la Chine/Russie (EA)) et les « provinces » considérées comme plus ou moins barbares. Justin March a été exilé à Panama (l’une de ces provinces, donc) suite à des événements qui seront expliqués… plus tard. Mae Koskinen est une super-soldat du RUNA, et sa mission initiale est d’aller rechercher Justin March pour le sortir de son exil, pour des raisons initialement peu claires (mais qui, encore une fois, finissent par s’éclaircir). On ajoute à ça que, sur une base de société a priori très rationnelle et anti-religieuse, les dieux de panthéons divers ont apparemment une certaine tendance à laisser des empreintes de gros doigts partout, et ça donne Gameboard of the Gods. Et ben, c’est chouette. Ça me paraît un niveau au-dessus de Vampire Academy (bon, c’est pas très dur) et de Succubus (déjà plus dur, c’est pas mal, Succubus) et, une fois passé le « choc » du peu d’explications sur l’univers en question, on se retrouve avec un bouquin difficile à lâcher.

Unlocked: An Oral History of Haden’s Syndrome, de John Scalzi (pas encore de traduction en français) est une intro au prochain bouquin de Scalzi, Lock In. C’est l’histoire du syndrome d’Haden, une pandémie qui s’étend dans un futur relativement proche. Beaucoup de morts dans la première vague, et un certain nombre de gens se retrouvent conscients dans un corps presque complètement paralysé (en gros, le cœur et les poumons marchent, mais c’est à peu près tout). Unlocked raconte le début de cette épidémie et les différentes réponses apportées aux problèmes générés, le tout sous la forme de témoignages et d’interviews de gens qui y assistent. Ça se lit tout seul, et c’est super enthousiasmant pour Lock In (qui sort cet été… je sens qu’il va faire partie des trucs que je vais acheter au prix fort dès sa sortie).

The Alloy of Law, de Brandon Sanderson (L’Alliage de la justice, en français) se passe quelque 300 ans après la trilogie Mistborn – en gros, on mélange l’univers de Retour vers le futur III avec celui de Mistborn, on obtient celui de Alloy of Law. On a en gros la ville, Elendel, et le far-west autour. Waxillium « Wax » Landrian est né dans une bonne famille d’Elendel, a été shérif en-dehors de la ville, et revient maintenant à Elendel pour se marier et se ranger. Évidemment, c’est pas aussi simple : des convois de marchandises sont volés, sa fiancée est kidnappée, et Wax se retrouve, aidé par son acolyte Wayne et par la cousine de sa fiancée Marasi, au milieu de tout ce cirque. C’est drôle, les persos sont très chouettes, et en fait je me demande a posteriori pourquoi il a pas gagné ses 5 étoiles. Une suite semble prévue pour la fin de cette année, ça paraît une bonne idée.

Dark Currents, de Jacqueline Carey (pas de traduction française pour l’instant), est le premier tome de la série Agent of Hel. On y rencontre Daisy Johanssen, fille de démon, habitante de Pemkowet (le hub surnaturel du coin) et liaison humains/eldritch de Hel, déesse nordique. Un gamin est mort noyé dans des circonstances pas nettes, et Daisy se retrouve à enquêter. C’est plaisant, ça a clairement un feeling « Sookie Stackhouse », et c’est clairement en-deçà des Kushiel (et oui, c’était le reproche que je faisais aux Saints Astray aussi). Mais bon, on ne boude tout de même pas son plaisir.

A Widow for One Year, de John Irving (Une Veuve de papier, en français), est un des premiers bouquins que je relis depuis que j’ai commencé à écrire les #balisebooks (et/ou à lire sur tablette plutôt que sur papier, la corrélation exacte n’est pas claire). On y suit essentiellement quatre personnages, Ted Cole, Marion Cole, leur fille Ruth Cole, et Eddie O’Hare, embauché comme assistant/chauffeur de Ted alors que Ruth a quatre ans. L’histoire se passe à trois époques, lorsque Ruth a 4 ans, 36 ans et 41 ans, respectivement.  La première partie est centrée autour d’Eddie, la deuxième et la troisième partie sont plutôt centrées autour de Ruth. Il y a juste la bonne dose d’invraisemblance, c’est plutôt drôle, parfois dérangeant – bref, c’est pas mon Irving préféré (parce que c’est Cider House Rules, évidemment), mais ça reste de l’Irving, quoi. Bizarrement, j’avais déjà lu celui-ci il y a plusieurs années, et beaucoup de détails me sont revenus à la lecture, mais l’histoire principale m’avait complètement échappé.

The Martian, d’Andy Weir (pas encore de traduction en français) est, comment dire, absolument phénoménal. C’est l’histoire de Mark Watney qui, par un concours de circonstances idiot, se retrouve échoué tout seul sur Mars. Heureusement, il a quelques ressources à sa disposition, un cerveau en état de fonctionnement et une propension à transformer le désespoir en humour. J’ai éclaté de rire à plusieurs moments, j’ai été émue aux larmes (vraiment), et j’ai frénétiquement tourné les pages pour savoir CE QU’IL ALLAIT SE PASSER AAAAH plus d’une fois. C’est un peu « bon, j’ai ce problème à résoudre, comment résoudre ça ? <intense yak shaving> <problème résolu> et le problème suivant est… » pendant 350 pages, mais c’est très très bien fait. Et puis bon, c’est quand même un type qui résout tout un tas d’emmerdes avec de la SCIENCE et de l’ingénierie (et du duct tape), et ça fait du bien à lire, voilà (d’autant plus que la science est crédible, du moins à mon petit niveau). Très chaudement recommandé.

S’il n’y en avait qu’un à lire… The Martian.

#balisebooks – Août 2013

Tiens, je suis en retard pour mon #balisebooks. Étonnant, non ? Non. Sans plus attendre, donc…

The Ghost Brigades, de John Scalzi (en français Les Brigades fantômes) – deuxième tome qui se passe dans l’univers du Vieil homme et la guerre (Old Man’s War), dont je parle dans un autre #balisebooks. Entre temps, Scalzi a gagné le Hugo pour Redshirts – j’ai donc eu le plaisir hipster d’avoir lu le Hugo avant qu’il soit attribué, ça, c’est fait. Bref, Ghost Brigades. Je l’ai trouvé nettement en deçà de Old Man’s War, ça, c’est un fait. On suit l’histoire de Jared Dirac, qui fait partie desdites brigades fantômes – une force spéciale de l’armée composée de gens-qui-sont-morts-dont-on-a-récupéré-l’ADN-pour-faire-des-supersoldats. Et là-dessus, la guerre approche, et Dirac se retrouve (complètement pas par hasard) à être le dernier espoir de l’éviter. Les brigades fantômes faisaient clairement partie des choses laissées en suspens dans Old Man’s War ; Ghost Brigades vise au moins en partie à expliquer tout ça. Et c’est plutôt bien fait, c’est crédible (dans l’univers en question), c’est bien écrit, tout ça – mais ça reste décevant par rapport à Old Man’s War. Évidemment, c’est peut-être injuste de comparer les deux - peut-être que sans le premier, j’aurais trouvé le deuxième plus chouette, allez savoir. Dans tous les cas, ça reste une lecture agréable, hein - mais vaguement décevante.

Biting Bad, de Chloe Neill (pas encore de titre français) - huitième tome de Chicagoland, qui est possiblement ma série de littérature-à-vampires préférée et dont, apparemment sauf erreur de ma part, je n’ai pas encore parlé dans #balisebooks (ils ont dû tomber dans le trou noir sans #balisebooks). La série Chicagoland se passe, de façon hyper prévisible, à Chicago. Merit, l’héroïne, est transformée en vampire à l’insu de son plein gré dans le premier tome, et est enrôlée au sein de la maison Cadogan, une des trois maisons de vampires établies à Chicago. Elle devient Sentinelle de ladite maison, et dans la grande tradition de série de littérature-à-vampires, se tatane l’ennemi-de-l’année-du-tome dans chaque tome. J’aime particulièrement cette série-là parce que je trouve les personnages vraiment sympa ; j’aime aussi le fait que les vampires, ben ils mangent (de la « vraie » nourriture), et qu’ils ont l’air de bien bouffer. C’est aussi une série qui me fait dire que j’irais bien à Chicago, à l’occasion (en partie pour la raison sus-citée, il faut l’admettre.) Dans ce huitième tome, que j’avais précommandé et que j’ai lu dans la semaine suivant sa publication, une série d’émeutes anti-vampires secoue Chicago. Qui se cache derrière et comment les arrêter ? Et c’est un bon tome de la série - c’est plutôt bon signe, je trouve, si le huitième tome reste à un bon niveau. Vivement le neuvième ! (Février 2014… bon 🙂 )

The Perks of Being a Wallflower, de Stephen Chbosky (Le Monde de Charlie, en français), est l’histoire de Charlie, un lycéen un peu bizarre, timide, introverti, et tout ce qui s’en suit. Le livre est composé de « lettres » de Charlie à un lecteur non nommé. C’est assez bizarre, comme bouquin, parce que l’histoire en soi est assez peu crédible (Charlie a une quinzaine d’années mais on a parfois l’impression qu’il en a huit), mais les détails de l’histoire sont plutôt chouettes. Globalement, j’ai bien aimé, mais je suis pas exactement sûre de savoir pourquoi.

Death’s Daughter, d’Amber Benson (pas traduit à ma connaissance) est un bouquin que j’ai acheté à cause de son auteur, qui joue Tara dans Buffy. Il raconte l’histoire de Calliope Reaper-Jones qui, on l’apprend assez vite et on le devine dans le titre, se trouve être la fille de la Mort (Death, en anglais). Le truc gênant, c’est que Death (le papa de Calliope, donc) s’est fait enlever, et que Calliope hérite par conséquent de l’entreprise familiale le temps que tout revienne à sa place. Calliope n’ayant aucune envie de se retrouver dans cette situation, elle se met à la recherche de son père (et de sa sœur qui a eu le mauvais goût de se faire enlever en même temps). Verdict : ça se lit, mais c’est pas grand. J’ai pas détesté, mais bon, vite lu vite oublié, je pense.

Queen Unseen: My Life with the Greatest Rock Band of the 20th Century, de Peter Hince, est exactement ce que le titre dit 😉 J’ai trouvé ça par hasard sous un petit pois en promo sur Amazon l’autre jour, me suis dit « boah pourquoi pas », et donc j’ai lu ça en août. Peter Hince a été « roadie » (la wikipédia me suggère « machiniste itinérant » comme traduction, admettons - bref, un mec qui bosse sur les tournées, quoi) de Queen pendant des années, et c’est son autobiographie. Plutôt sympa d’avoir une idée de ce à quoi peuvent ressembler les coulisses d’un machin pareil – un peu bordélique, comme bouquin, mais finalement assez drôle.

Voilà, c’est tout pour le mois d’août !

S’il n’y en avait qu’un à lire… Biting Bad.

Du vrac de #balisebooks – Takei, Colvin et Scalzi

Je suis en retard sur mes traductions de #balisebooks, donc je rattrape le retard 🙂

Oh Myyy, de George Takei

Post original: https://plus.google.com/115810324683995775467/posts/TUuYnQ8Bqxe

Un petit truc qui se lit vite: Oh Myyy, de George Takei. George Takei a joué Sulu dans Star Trek:TOS, et je dois dire que je suis assez accro à sa page Facebook, dont le contenu pourrait se résumer pour la majorité à « trucs marrants des intarwebz », avec de temps en temps des trucs plus sérieux ou de la promo personnelle – c’est plutôt un bon mélange. Et dans Oh Myyy, c’est ce dont il parle : à peu de chose près « voici comment je gère mon Facebook et ça marche plutôt pas mal ». C’est drôle et pertinent ; je n’ai pas beaucoup d’intérêt, personnellement, pour la gestion de la présence en ligne, mais j’ai trouvé son compte-rendu assez fascinant. Pas mal, quoi.

Talent is Overrated: What Really Separates World-Class Performers from Everybody Else, de Geoff Colvin

Post original : https://plus.google.com/115810324683995775467/posts/7Kt3J15gx5z

Le titre pourrait se traduire par « Le talent, c’est surfait – ce qui distingue réellement les gens qui atteignent un niveau mondial du reste du monde » (je cherche une meilleure traduction pour « performer », mais ça vient pas.) L’idée générale du livre est que les deux hypothèses « principales » qui expliquent des succès extraordinaires, à savoir un talent inné et un travail sans relâche, ne sont pas vraiment vérifiées. L’auteur développe l’idée que ce qui fait la différence est la « pratique délibérée » – un entraînement spécifiquement conçu pour améliorer sa pratique, qui peut être beaucoup répété et où un retour est immédiatement disponible. Cet entraînement est également très exigeant, et n’est pas très drôle.

Il explique comment cela s’applique à différents exemples « personnels » (des gens qui ont effectivement atteint un niveau mondial) et comment l’appliquer à une entreprise (c’était probablement la partie qui m’a le moins intéressée) et à l’éducation des enfants.

C’était plutôt intéressant à lire, ça donne de quoi réfléchir, mais le livre était peut-être un peu long/verbeux pour la quantité totale de contenu.

Redshirts, de John Scalzi

Il y a deux jours, j’étais d’humeur à lire un truc léger et marrant. Je m’étais dit que j’attendrai un peu avant de lire Redshirts, de John Scalzi, parce qu’il venait de sortir et qu’il était encore un peu cher, surtout pour une version électronique. Et bien évidemment, me dire que j’attendrai un peu était une excellente raison pour avoir envie de le lire MAINTENANT. Alors j’ai soupiré et je l’ai acheté et j’ai commencé à le lire. Et je l’ai fini hier – j’ai même poussé un peu malgré l’endormissement pour ça, ce que j’ai nettement moins tendance à faire maintenant que quand j’étais plus jeune 😉

Comme je l’ai expliqué dans un billet précédent, j’avais entendu parler de Redshirts il y a quelque temps, je priais pour que l’idée de base ne soit pas gâchée, j’ai été rassurée en lisant Le Vieil homme et la guerre, et je m’attendais à un truc chouette.

Je n’ai pas été déçue. L’idée du livre sera familière à quiconque a une vague idée de Star Trek: sur le vaisseau Intrepid, toutes les missions ont tendance à se terminer avec un troufion de base tué de façon spectaculaire. Andy Dahl, qui vient d’être assigné au vaisseau, a la ferme intention d’échapper à cette destinée et tente de comprendre ce qu’il se passe.

Redshirts contient une bonne partie des trucs qui font avoir envie de rentrer sous terre quand on regarde Star Trek (toutes séries confondues. Note : j’ADORE Star Trek), sauf peut-être la quantité de jargon technoïde – et c’est très drôle. La quantité de méta augmente exponentiellement, et l’ensemble du bouquin m’a fait ricaner plus d’une fois (comme Pierre peut probablement l’attester).

J’ai vraiment bien aimé, ça a clairement rempli les conditions « léger et marrant », et le livre est à la hauteur de ses « promesses ».

#balisebooks – Old Man’s War / Le Vieil homme et la guerre – John Scalzi

Post original : https://plus.google.com/115810324683995775467/posts/SyUfyh7V5Md

J’ai commencé et terminé hier Old Man’s War, de John Scalzi, traduit en français sous le titre Le Vieil homme et la guerre – j’avais 6 heures de train, ça a aidé.

J’ai probablement lu ce livre à cause d’une suite de coïncidences. Un autre livre de Scalzi, Redshirts, est sur mon radar depuis quelques semaines/mois, donc je connaissais l’auteur de nom. Le Humble eBook Bundle est sorti et je l’ai acheté, et Old Man’s War était dedans. Et hier, j’ai cru que j’avais oublié mon livre (papier) (en fait non, il était juste dans un autre sac), donc j’ai jeté un œil à mon app Kindle, j’y ai trouvé ce bouquin, je me suis dit  « boah, on verra bien » (je n’étais pas convaincue par le titre), et j’ai été accrochée dès le premier paragraphe. Peut-être même par les trois premières phrases: « I did two things on my seventy-fifth birthday. I visited my wife’s grave. Then I joined the army. » (« J’ai fait deux choses le jour de mes soixante-quinze ans : je suis allé sur la tombe de ma femme. Puis je me suis engagé. »).

Ce bouquin est très similaire à Starship Troopers (Étoiles, garde à vous) d’Heinlein – la Terre se porte raisonnablement bien, mais la guerre fait rage dans toute la galaxie, et les aliens ne sont pas de plus pacifiques. Et pour faire la guerre, il faut des soldats. Dans Starship Troopers, ce sont principalement des jeunes adultes/adolescents, et le service militaire est un moyen d’atteindre la citoyenneté (i.e. le droit de vote). Dans Old Man’s War, la situation est différente : les gens s’engagent pour leurs 75 ans, dans l’espoir de se refaire une jeunesse – même si personne ne sait exactement ce qu’il se passe en réalité (parce que tout est géré par les Forces de Défense Coloniales, dont les interactions avec la Terre sont limitées), le consensus général est qu’il faut bien faire quelque chose avec tous ces gens de 75 ans pour qu’ils soient aptes à faire la guerre. Dans le livre, on suit le narrateur, John Perry, pendant son engagement et sa carrière. Et c’est une excellente lecture. Les références à Starship Troopers sont partout, mais c’est une version « réactualisée » de Starship Troopers, en beaucoup plus drôle (il y a d’excellents dialogues – j’ai ri plusieurs fois dans le train, pardon à mes voisins).

C’est vraiment un bouquin très chouette. J’avais un peu peur pour Redshirts parce que je trouvais l’idée excellente et que j’avais peur qu’il ne soit pas à la hauteur de mes espérances, mais je pense à présent que ça va être bien. D’autre part, Old Man’s war est en fait le premier d’une série de 4 livres (à ce jour) ; je crois que je vais lire le reste.