Vrac de #balisebooks, encore

Y’a pas à dire, je suis plus rapide à lire qu’à écrire ici, donc on va se la refaire « vrac » histoire de remonter le backlog…

  • City of Golden Shadow, de Tad Williams (traduit en deux tomes en français, Autremonde et L’Ombre de la cité d’or) est le premier tome de la série Otherworld, dont la meilleure description me paraît être « cyber-fantasy ». L’histoire se passe dans un futur pas trop lointain où la réalité virtuelle est à peu près aussi omniprésente que l’est Internet aujourd’hui (pour référence, Otherworld date de 96) et où l’accès à l’information et aux loisirs se fait par le biais de simulations plus ou moins réalistes. Le fil principal de l’histoire suit Renie, dont le frère est tombé malade : après un incident dans une de ces simulations, il est tombé dans le coma et ne se réveille pas. Je parle de fil principal parce qu’il y a beaucoup de fils au début, ce qui peut paraître décousu (pun intended) et parfois un peu pénible quand c’est un chapitre sur un fil duquel on se soucie moins que les autres. Ça reste extrêmement solide bien que tirant parfois en longueur, et je lirai probablement le tome 2 dans les mois qui viennent.
  • 10h10, de Sarah Parmentier est un bouquin que j’ai acheté à cause de sa pub sur Twitter (sisi). Chais pas, ça avait du potentiel, un bouquin qui se passait dans une grosse boîte d’horlogerie… mais en fait je me suis pas mal ennuyée. Largement évitable.
  • Stuff Matters, de Mark Miodownik (pas encore de traduction française) a peut-être eu une origine encore plus improbable pour arriver sur mon Kindle que le précédent : j’ai vu passer ça sur le blog de Bill Gates. Parce que Bill Gates, de nos jours, il lit, et il est vachement meilleur que moi pour donner envie de lire les bouquins dont il cause en bien. Stuff Matters est constitué de plein de petits chapitres qui sont tous associés à un matériau : l’acier, le verre, le carbone sous toutes ses formes, … le chocolat (sisi), le papier… Et il explique les propriétés du matériau en question et son lien avec le développement de l’humanité (dans les deux sens – comment ça a été développé, quel impact ça a eu). J’aurais aimé un truc un peu plus fouillé/poussé, mais c’était déjà fort fascinant, et écrit dans un style conversationel que j’apprécie personnellement beaucoup. Bref, un seul reproche : qu’il n’y en ait pas plus 😉
  • Firespell, de Chloe Neill (Magie de feu, en français) est le premier tome de la série YA Dark Elite. Ça commence quand Lily, l’héroïne, se fait envoyer en pension pendant que ses parents prennent une année sabbatique en Allemagne – et se retrouve extrêmement intriguée par les activités nocturnes de sa colloc’ (qui devrait pourtant être dans son lit à cette heure-ci). Rigolo, rapide à lire, bon popcorn.
  • Hexbound, de Chloe Neill (Marque de l’ombre, en français) est la suite du précédent. Et pas à la hauteur. Vais ptêt lire le 3e parce que c’est une trilogie et qu’avec un peu de chance ça fermera les fils en suspens, mais c’est vraiment pas dit.
  • Gone Girl, de Gillian Flynn (Les Apparences, en français) est un bouquin dont pour une fois j’ai vu le film avant de lire le livre. J’avais adoré le film – et il est en fait extrêmement fidèle au bouquin. Nick découvre un beau jour sa maison à moitié saccagée et sa femme disparue. Rapidement, et en partie parce que Nick n’est pas forcément un type complètement au fait des conventions sociales case « comment réagir quand ma femme a disparu », ni un type particulièrement sympathique, la police se met à le suspecter du meurtre de sa femme. Sombre, mais très très chouette. J’aurais bien de la peine à dire s’il vaut mieux voir le film avant de lire le livre ou lire le livre avant de voir le film, l’un spoilant l’autre mais les deux étant tout à fait dignes d’être lu/vu…
  • Ash, de Malinda Lo (pas encore de traduction française) reprend Cendrillon mais avec une Cendrillon gay. Ça aurait pu être chouette ; c’est bien écrit ; mais c’est assez chiant.
  • 11/22/63, de Stephen King (22/11/63, en français) est un Stephen King qui dévie plutôt des Stephen King « bouquins d’horreur » standard. Le héros, Jake, se retrouve à avoir 1/ un portail temporel 2/ une motivation pour aller empêcher l’assassinat de Kennedy (qui a eu lieu le 22/11/63, d’où le titre). S’en suivent les péripéties d’un voyageur dans le temps qui essaie de vivre tant bien que mal à la fin des années 50/début des années 60. Et c’est grandiose, extrêmement agréable à lire, j’ai vraiment beaucoup aimé. Un bémol – quelques scènes assez gore/très violentes décrites avec probablement plus de détails que ce qu’il m’aurait été confortable.
  • The Prince George Diaries, de Clare Bennett (pas encore de traduction française) raconte la vie de la famille royale d’Angleterre par les yeux de George, 1 an au début du livre. Rigolo et mignon, mais un poil répétitif.
  • Furiously Happy, de Jenny Lawson (pas encore de traduction française) est une série de chroniques diverses écrites par The Bloggess, avec un gros thème commun sur l’angoisse, la dépression et la maladie mentale en générale. Mais y’a des koalas et des ratons laveurs, aussi, alors ça aide. Et surtout, c’est très, très drôle (sisi). Si on aime les trucs complètement déjantés, en tous cas (ce que je n’aime pas vraiment en littérature, mais apparemment en chroniques, j’aime bien).
  • Eleanor & Park, de Rainbow Rowell (Eleanor & Park, en français) raconte une zoulie nistoire d’amour entre deux lycéens. Meugnon tout plein – et plus dur à poser que ce à quoi on s’attendrait.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! (C’est déjà pas mal, vous me direz…)

#balisebooks – Juin 2013

Il se trouve que, apparemment, parler de ce que je lis au fur et à mesure, ça marche pas top. Comme on est le premier août, je tente une nouvelle formule, qui est de causer le premier (ou le 5) du mois des bouquins que j’ai finis dans le mois précédent – information à laquelle j’ai accès grâce à mon GoodReads préféré. (Sérieusement, GoodReads, c’est bien.) Et comme j’ai, en juillet, des bouquins d’une trilogie que j’ai commencée en juin, ben je commence par juin, voilà. Voici, donc, par ordre de lecture, ce que j’ai fini de lire en juin. Et du coup, je fais la VF ici d’abord, et je ferai la traduction sur G+ plus tard.

Tears in Rain, de Rosa Montero (Des Larmes sous la pluie, en français) – un thriller très sympa, dans un univers très largement inspiré de Blade Runner. L’héroïne, Bruna, est une réplicante, consciente de l’être et d’avoir une durée de vie très limitée. Elle enquête sur une série d’événements : un réplicant tue un autre réplicant puis se suicide. Pas le truc le plus mémorable du monde, mais un bon moment. J’avais récupéré ça sur l’offre éclair Kindle, pas regretté.

Food rules, de Michael Pollan (Les règles d’une saine alimentation, en français) – Pollan fait partie de ces gens dont on cause pas mal en ce moment, je me suis dit « tiens je vais en lire un », mais j’ai visiblement pas choisi le bon. Une « règle » par page, un paragraphe par règle – bon. Ça m’apprendra à ne pas faire attention à ce que je fous sur mon app Kindle. Pis bon, je croyais que le « rules » du titre était un verbe et pas un nom, ça aurait été mieux, sans doute 🙂

Une Autobiographie transsexuelle (avec des vampires), de Lizzie Crowdagger – ça, je sais plus comment je suis tombée sur ce blog, j’ai lu des extraits qui m’ont beaucoup fait rire, du coup j’ai acheté le bouquin (qui est en gros ce que son titre dit – en trois grosses nouvelles), j’ai bien rigolé, une chouette découverte. Pareil, pas super mémorable, mais sur le coup, sympa.

Le Jeu de l’ange, de Carlos Ruiz Zafón – j’avais vraiment beaucoup aimé L’Ombre du vent, j’ai nettement moins aimé celui-ci. C’est plus ou moins la suite de l’Ombre du vent, et c’est l’histoire de David Martin, qui rêve d’avoir du succès en tant qu’écrivain. C’est un peu pénible, parce que j’ai adoré la première moitié du bouquin, et j’ai vraiment pas accroché sur la deuxième moitié du bouquin qui est partie dans le bizarre à la fois peu crédible et peu passionnant.

Ready Player One, d’Ernest Cline (Player One, en français) est un machin complètement jubilatoire. C’est l’histoire d’un gamin qui vit dans un univers vaguement futuriste où les habitants passent la majeure partie de leur temps dans OASIS, un genre de Second Life avec une interface de réalité virtuelle. Le créateur d’OASIS, James Halliday, est mort, et à sa mort, une chasse au trésor géante et difficile a commencé. À la clé : l’héritage dudit James Halliday. Et James Halliday, le truc qui le faisait triper, c’était les années 1980. Du coup, c’est un prétexte pour un voyage dans la culture geek des années 80, c’est bien fichu, c’est très drôle, et j’ai beaucoup aimé. Bon, je suis clairement en plein dans le public cible aussi 😉

Kushiel’s Dart, de Jacqueline Carey (La Marque, en français) est le premier tome de la trilogie de Phèdre, une série de fantasy qui se passe dans une espèce d’Europe parallèle à peu près au niveau Renaissance. Phèdre est une courtisane, qui se retrouve a/ choisie par les dieux/anges pour tirer du plaisir dans la douleur b/ et par conséquent adoptée par son mentor, Anafiel Delaunay, qui la forme comme espionne de haut niveau. Et, évidemment, ça part en sucette assez rapidement, le jeu des intrigues politiques étant ce qu’il est. La particularité de Phèdre rend l’histoire parfois un peu dérangeante (certaines scènes sont difficiles, il faut le dire, et pas à laisser aux mains des enfants), mais globalement c’est un excellent bouquin. Je lis assez peu de fantasy, mais si Jacqueline Carey continue à en écrire je continuerai probablement à en lire (j’ai un peu de retard !).

Let’s Pretend This Never Happened, de Jenny Lawson (pas de traduction française) est une série de chroniques autobiographiques plus ou moins exagérées (je me demande dans quelle mesure) par Jenny Lawson, a.k.a. The Bloggess. Et The Bloggess, ben elle me fait beaucoup rire. Et son bouquin, il m’a beaucoup fait rire aussi. C’est du grand n’importe quoi en barres, avec des animaux empaillés dedans.

The Murder of Roger Ackroyd, d’Agatha Christie (Le Meurtre de Roger Ackroyd) est un grand classique que j’avais déjà lu, probablement plusieurs fois, quand j’étais gamine (j’ai lu beaucoup d’Agatha Christie), mais que j’ai redécouvert avec grand plaisir. C’est un Agatha Christie, que dire de plus. Celui-là est particulièrement chouette.

Voilà, c’est tout pour juin, je ferai juillet dans la journée/les jours qui viennent.

S’il n’y en avait qu’un à lire… Kushiel’s Dart.