Blog et clause de confidentialité

Hier, j’ai écrit un billet pour ce blog. Je pense que je ne vais pas le publier. C’était un billet intitulé « Ça marchera jamais ». Qu’est-ce qui ne marchera jamais, me demanderez-vous ? De mon point de vue, et du haut de mes six petits mois d’expérience « dans la vraie vie » : l’offshoring.

Et après avoir rédigé le billet, je me suis demandée s’il était publiable du fait de la clause de confidentialité qui traîne dans mon contrat. Prudemment, je n’avais cité ni les noms des entreprises concernées, ni les noms des projets, ni rien. Est-ce que cela suffit ? Je n’en sais honnêtement rien. Est-ce que je risque des ennuis avec mon employeur pour ce genre de choses ? Je préfère ne pas prendre le risque. Pour l’instant tout est au beau fixe, donc je ne pense pas, mais dans l’éventualité où ça pourrait mal se passer (pas de raison, mais sait-on jamais), c’est clairement pas le genre de choses que j’ai envie de laisser traîner sur le web avec un blog très facilement trouvable (merci m’sieur Google).

Peut-être que je me pose trop de limites. Au vu du billet en question et au vu des « affaires » récentes (je pense à Petite Anglaise, par exemple), c’est à peine comparable à des gens qui ont fini par avoir gain de cause. Quand je vois des blogs comme ceux de Ron ou Grange Blanche, qui sont eux carrément soumis au secret professionnel et médical, qui n’ont aucun problème à ma connaissance (mais leurs anonymats respectifs sont bien mieux respectés que le mien 🙂 ), je me dis que j’exagère et que je suis paranoïaque.

M’enfin, tant pis. C’est pas la première fois que je m’auto-censure dans ce blog (j’ai un post ou deux qui traînent dans les « non publiés », qu’ils ne l’aient jamais été ou qu’ils aient été retirés après réflexion et/ou remarques dans les commentaires), mais à chaque fois ça fait drôle. Surtout quand on estime ne pas forcément avoir de raison de s’auto-censurer…