Thimbleweed Park

Discussion il y a dix jours autour de la machine à café au bureau :

« Tu sais pourquoi c’est un bon jour aujourd’hui ?
– Heuuu, c’est jeudi et y’a kebab¹ ?
– Y’a aussi Thimbleweed Park qui sort.
– Huh ?
– Le dernier Ron Gilbert.
– Huh ?
– Tu connais pas Ron Gilbert ?
– Je vois pas, non…
– Monkey Island ?
– Aaaaaah !
– Bon et donc il a kickstarté un nouveau jeu et ça sort aujourd’hui.
– Haaaan ! »

Là, la Balise se précipite sur son bureau et regarde ce qu’il en est. Ô joie ô bonheur ça a l’air krobien, et ça tourne même sous Linux, si c’est pas fabuleux.

Quelques heures plus tard, j’ai acheté le jeu, et je l’ai terminé hier soir après environ 16 heures de jeu (d’après Steam, en tous cas).

J’ai passé beaucoup d’heures sur les point-and-clicks de LucasArts – Monkey Island I et II, Day of the Tentacle et Sam&Max font toujours partie de mes « madeleines ». Et je suis ravie de pouvoir dire que Thimbleweed Park est le digne successeur de ces jeux-là.

C’est très drôle et l’histoire est prenante jusqu’au bout. On y retrouve beaucoup de machins complètement absurdes (mais très drôles), des références dans tous les coins, et une tendance très nette à l’auto-référence ironique et au pétage de quatrième mur. Les énigmes sont très bien fichues – pas triviales, mais pas non plus complètement tirées par les cheveux.

[SPOILERS MINIMES SUR LE CONTENU DU JEU]

L’histoire commence par un meurtre, et on prend rapidement le contrôle de deux personnages, Ray and Reyes, agents fédéraux chargés d’enquêter sur le meurtre. Tout se passe en 1987, dans un petit bled à moitié déserté après l’incendie de l’entreprise PillowTronics (sic) qui pour une raison ou une autre semble aussi gérer l’intégralité de l’infrastructure de la ville à grands coups de tubes électroniques (re-sic).

[FIN DES SPOILERS MINIMES]

[SPOILERS MINIMES SUR DES GÉNÉRALITÉS À PROPOS DU MÉTA-JEU]

J’ai une paire de regrets sur le concept « j’avais pas vu ce truc là sur l’écran et du coup j’ai ramé beaucoup plus que nécessaire », mais littéralement « une paire », ce qui est très raisonnable pour ce genre de jeux. J’ai aussi été un peu agacée par le fait que certaines choses se débloquent « temporellement » et pas « logiquement », mais rien de dramatique non plus.

[FIN DES SPOILERS MINIMES]

Bref, j’ai adoré.

Je sais pas comment est la version française (il y a des sous-titres, mais pas de voix), mais je suis presque tentée de refaire une partie pour vérifier… 🙂 (et récupérer les achievements Steam que j’ai ratés 😉 ). Je sais pas non plus si le jeu est aussi drôle / prenant pour des gens qui n’ont pas joué aux point-and-click susnommés – y’a à la fois beaucoup de références, et beaucoup d' »habitudes » prises sur ce type de jeu qui peuvent peut-être manquer.

Pour les liens :


¹ je vis en Suisse alémanique. Y’a un jeu de mot.