Dans vingt, cinquante, cent, deux cents ans ?

Des réflexions idiotes sous la douche… Enfin plutôt, des questions sans réponse. Quels bouquins sortis ces, mettons dix dernières années, lira-t-on encore dans vingt, cinquante, cent, voire deux cents ans ? Quels auteurs actuels auront leurs noms sur les écoles et les lycées ? Pourquoi suis-je allée à l’école Marcel Pagnol puis au collège André Malraux ? À partir de qui seront nommés les collèges de mes enfants, petits-enfants ? Qu’est-ce qui FAIT la différence ? Et la musique ? Pourquoi joue-t-on encore du Beethoven, du Mozart ou du Bach ? Bien sûr, c’est agréable à écouter, voire beau. Est-ce qu’à l’époque on s’était dit que cette musique resterait pour quelques siècles ? Pense pas. Et pour le coup, avons-nous, à l’heure actuelle, de la musique qui, même sans rester jouée pour quelques siècles, resterait diffusée ne serait-ce que dans cinquante ans ? Les gens qui ont le plus de succès (médiatique, principalement) à l’heure actuelle sont-ils des feux de paille ou en garderons-nous le souvenir ?

11 commentaires sur « Dans vingt, cinquante, cent, deux cents ans ? »

  1. Pour la musique, si on prend Bach, Mozart et les autres stars de l’epoque, il faut savoir qu’ils etaient deja les musiciens attitres de la cour, qu’ils recevaient de l’argent pour leurs compositions, et qu’elles etaient jouees dans les Operas (qui etaient d’ailleurs des endroits populaire a cette epoque). Quand le piano est arrive, c’est Bach qui a ete invite a en jouer, alors qu’il ne jouait que de l’orgue et du clavecin. C’etait deja quelqu’un qui faisait des tournees mondiales a une epoque ou c’etait pas simple de les organiser. voila, pour ce a quoi ton billet m’a fait penser 😉 bonne journee!

  2. Excellente question, que je me pose aussi assez souvent. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle j’aime beaucoup la littérature du 19ème : ce qui est arrivé jusqu’à nous est forcément bon. Comme d’hab, il ne restera que les oeuvres qui parlent des aspects intemporels de l’humanité puisque c’est probablement la seule chose qui nous liera à nos descendants. Et encore, c’est à condition que les humains restent humains et ne transcendent pas vers une post-humanité. Une remarque supplémentaire : l’accés à l’information est aujourd’hui possible beaucoup plus facilement qu’avant. Il est aujourd’hui difficille d’accéder à des oeuvres d’il y a plus de 100 ans, mais je parie que dans 100 ans il sera trivial d’accéder aux oeuvres produites de nos jours. Personnellement, je parie sur Harry Potter (il va se retrouver dans la bibliothèque de millions de grand-parents et c’est assez intemporel) et les Beatles. Il ne faut pas oublier que Balzac et Malraux étaient des auteurs trés populaires : la qualité seule ne garantit pas le passage à la postérité…

  3. C’est très amusant de voir que d’autres se posent le même genre de
    questions métaphysiques que moi… J’y vais donc de mon grain de sel
    (c’est dans ce genre d’occasions que je regrette mon blog qui permet
    de faire une réponse plus détaillée et de la lier). Sur un horizon de 20 ans :
    – quasiment tout ce qu’on connaît va continuer d’exister. Malgré ton
    jeune âge, rappelle toi ton enfance et essaie de trouver ce qui a
    disparu. Pas tant de choses que ça finalement. Disons que ce qui a le
    plus vieilli, je dirais que c’est principalement la musique qui en
    essayant d’être tendance vieilli autant que les coupes de
    cheveu. L’autre domaine particulier qui supporte très mal le passage
    du temps sur lui est à mon avis la science fiction. Pour s’en
    convaincre, il suffit de reprendre un de ces romans de SF vendus pour
    3F dans les années 60… sur la pérennité musicale à long terme, je vois personnellement bien
    les « chanteurs à thème en langue française ». Certes Montand a disparu
    actuellement, mais Brassens, la Môme et surtout Brel sont toujours
    écoutés plus de 20 ans après leur mort. Pourquoi cet état ne
    durerait-il pas, et ce d’autant plus que les thèmes traités sont pour
    la plupart atemporels (l’amour, la contestation de la
    société). Pourquoi pas Renaud aussi, surtout le Renaud des années
    70-80.
    Niveau livre, je serais bien incapable de donner un exemple. Rowling
    est à mon avis un bon exemple d’auteur atemporel, donc pas trop
    périssable. Dans les auteurs anglo-saxons, je rajouterais volontiers
    Asimov, Huxley et Wells. Niveau auteurs français, je suis incapable
    d’en sortir un seul. Peut-être Werber, qui fait du bon roman grand
    public, mais sans réelle profondeur. En toute objectivité, je ne vois
    aucun de mes contemporains capable ou digne de percer…
    Étant incultes sur les autres arts, je réserve mon jugement. Par contre, si les lycées et collèges sont bien nommés d’après les
    gens qui ont eu un impact culturel ou scientifique sur leur temps, je
    me plais à rêver d’un lycée R. M. Stallman, Thorvalds, Wall ou Cox…

  4. @Bruce : si tu veux une « tribune » de temps en temps ici, ça peut se faire aussi 😉
    Sinon, en vrac : en y réfléchissant, à la base, je croyais pas trop à Rowling. L’argument « ça traînera dans les bibliothèque de tous les grands-parents » me paraît pertinent cependant.
    Werber, je sais pas. Il fait partie des auteurs pour lesquels j’ai des « phases » : « quand même, ça fait limite roman de gare », et en même temps des phases où je vais m’en faire 4, 5 à la suite, parce que mine de rien, ça accroche tout de même (je sais pas comment il fait).
    Historiquement parlant, si on regarde Dumas (père) par exemple, c’était quand même un habitué des « feuilletons » et des fois, bon, clairement, ça tire à la ligne. Et pourtant…
    Asimov me paraît un assez bon candidat ; ça commence certes déjà à « dater » mais peut-être pas tant que ça. En tous cas moins (à mon sens) que Jules Verne, qui reste quand même un « classique ».
    Bref… le temps nous dira, je suppose 🙂

  5. 90% de n’importe quoi est de la merde, comme disait l’autre. 90% de ce qui est écouté ou lu maintenant disparaîtra, rapidement ou pas. Resteront la qualité qui a été assez diffusée pour survivre, et pas mal d’octets « morts » rarement lus au fond des réseaux.

  6. @Balise: j’espère bien que notre génération aura mieux que Werber à offrir aux générations futures ! Sinon j’imagine même pas la honte ! Déjà qu’on leur refile le global warming ! Sinon je vais aussi rajouter Pratchett : en Angleterre il vend autant que Rowling.

  7. Mmmm, je suis plus que mitigé sur Herbert. Autant le premier Dune est un roman exceptionnel, autant les suivants sont plus que quelconques (de mon point de vue)
    Pour Werber, c’est loin d’être exceptionnel, mais qui a dit que le plus exceptionnel restait ?
    Prenons l’exemple de Pierre Boule, il est l’auteur des best-sellers Planète des Singes et le Pont de la rivière Kï, personne ne le sait. Ses autres romans ou nouvelles sont pour la plupart exceptionnels (voire mieux que la planète des singes) mais très peu connus du grand public et plus édités (sauf en collection anthologie de la SF, donc pas « abordables » facilement niveau budgétaire)

  8. @Bruce : Boule est oublié mais pas le film (qui est plus connu que son livre). Ce ne sera pas le premier à être éclipsé par son œuvre. Sherlock Holmes est immortel – mais qui se souvient de Doyle et de ses romans historiques ?

  9. Le Septuor de Beethoven, autrefois célèbre, n’est plus souvent programmé pour lui-même. Il réapparaît de temps en temps au concert quand des ensembles alliant cordes et vents veulent jouer du classique. Oubli injustifié?
    En 1799, Beethoven approche de la trentaine. Il entend toujours bien et cultive de grandes ambitions artistiques. Il vit une profonde amitié avec Karl Amenda, d’une année son cadet, bon violoniste, protestant et futur pasteur. Il se remet d’une déception amoureuse: son amie d’enfance, la contralto Maria-Magdalena Willmann, l’a éconduit, le trouvant trop laid et à moitié fou, lui préférant le chanteur Galvani. Il fait, au printemps, la connaissance de la famille Brunsvick et donne des leçons à Thérèse, Franz et Joséphine, alors respectivement âgés de 24, 22 et 20 ans, qui compteront beaucoup dans sa vie. Pianiste reconnu, il semble pourtant ne donner aucun concert public et se consacre à la gestation de grandes oeuvres: les six premiers Quatuors en op. 18, la 1ere Symphonie op. 21 et… le Septuor op. 20 en Mib Majeur pour clarinette, basson, cor, violon, alto, violoncelle et contrebasse.

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