#balisebooks – Storm Front, de Jim Butcher

stormfrontCes derniers jours, j’ai relu Storm Front, de Jim Butcher (publié en français sous deux titres différents, Dans l’œil du cyclone et Avis de tempête), le premier tome des aventures d’Harry Dresden. J’avais déjà lu Storm Front il y a un peu plus de deux ans, j’avais visiblement bien aimé, j’avais eu des velléités de lire les suivants, pis je l’ai pas fait. Entre temps, il m’est complètement sorti de l’esprit, voire j’ai gardé à l’esprit que j’avais pas vraiment accroché, puisque je n’avais pas continué la série. Mais les Dresden Files fort quand même partie des titres qui reviennent souvent quand on parle de fantasy urbaine, et je me demandais si j’avais pas raté un truc. Et puis j’avais le tome 2 sur mon Kindle, donc autant le lire, puisque je l’avais acheté (logique imparable). Et comme je me souvenais plus du tout du tome 1, ben j’ai relu le tome 1.

Alors déjà, je peux dire un truc : je ne me souvenais absolument pas du tome 1. Limite, j’en viendrais presque à douter que je l’avais lu, si je n’en avais pas une trace écrite sur GoodReads ! Ça, ou alors j’étais dans un état second. Bref. On fait la connaissance dans ce premier tome d’Harry Dresden, seul sorcier de Chicago, qui bosse comme, en gros, détective privé du paranormal. Il est même dans l’annuaire, sisi. Comme tout bon détective privé qui se respecte, il a des liens étroits avec la police, en l’occurrence avec Karrin Murphy, qui fait appel à lui quand il se passe des trucs qui ont l’air pas nets. Ce qui est plutôt un bon plan pour Harry, parce que comme tout détective privé qui se respecte AUSSI, il a pas un rond et les clients se font rares. Évidemment, c’est comme ça que commence le tome : Harry se retrouve embauché à la fois par la police locale pour des histoires de meurtre à composante magico-immonde et par une client privée qui cherche après son mari.

Bon, et ça se lit à peu près tout seul ; il est même possible que j’aie fini de lire plus tard que ce que je m’autorise habituellement quand il s’est agi de finir le livre. J’ai évité l’omission d’il y a deux ans, et j’ai attaqué le tome 2 dans la foulée. C’est prenant, c’est drôle sans être loufoque, et je comprends pas bien ce qu’il s’est passé il y a deux ans pour que ce bouquin ne me laisse vraiment aucun souvenir. On peut regretter une paire de trucs, mais ça va partir dans les spoilers, donc je vais poser un trait à spoilers avant.

Lire la suite de « #balisebooks – Storm Front, de Jim Butcher »

Et quatre semaines.

Carlos Delgado [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Carlos Delgado [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Bon. Voilà. Mission accomplie : j’ai publié un billet sur ce blog tous les jours pendant quatre semaines. Je voulais me remettre à blogger un peu, reprendre l’habitude, tout ça – voilà qui est fait.

En pratique, la contrainte du « tous les jours » est probablement pas vraiment viable, parce que j’ai du mal à avoir un truc à dire par jour. J’ai eu l’impression de tirer à la ligne (au billet ?) quelques fois pendant ces quatre semaines, alors il faut pas rêver que ce soit viable sur le long terme. Je veux pas non plus faire de ça une priorité ; c’était bien pour ce mois-ci, j’y ai passé pas mal de temps, au détriment d’autres choses. L’expérience était néanmoins intéressante et j’en ai tiré quelques conclusions.

  • La première conclusion, c’est que j’ai pas hésité à « tricher » : mon objectif personnel était de publier un billet par jour, pas d’en rédiger un tous les jours. J’ai eu quelques jours où j’ai écrit 2, 3 billets, postés au rythme d’un par jour, et ça allait bien aussi. Ça, c’est un enseignement que je garde pour la prochaine fois où je tente un challenge du genre « une photo par jour » : il faut que je m’autorise à tricher de la même manière, sinon c’est pas viable non plus (ce qui a été prouvé moult fois par mes tentatives précédentes de ce genre de challenge). Il y a des jours où on a plus de temps et de motivation que d’autres, c’est comme ça.
  • Les #balisebooks sont plus agréables à écrire depuis que j’ai décidé que ceux qui voulaient pas de spoilers ils avaient qu’à pas lire.
  • J’aime bien le concept du vrac du dimanche, je crois que je vais le garder.
  • J’ai quelques billets « séries » et quelques billets « jeux » à écrire, je vais probablement faire ça aussi.
  • J’ai envie de re-causer un peu d’informatique théorique et de maths, je l’ai pas fait ce mois-ci parce que c’était des billets trop longs à écrire pour en publier un par jour (effet pervers de la contrainte). Donc je vais faire ça à l’occasion (j’ai une paire d’idées sous la main). Pareil pour o< cuisine, j’ai plein de trucs à dire sur o< cuisine, et j’ai pas pris le temps de le faire ce mois-ci (parce qu’un billet o< cuisine, ça prend facilement plusieurs heures à rédiger), mais ça me manque.

Bref. Le rythme effrené de publication de ces dernières semaines va probablement re-ralentir, mais j’ai bon espoir d’arriver à maintenir quelques billets par semaine quand même. Le fait de me « contraindre » à publier une fois par jour m’a permis de relancer la machine, on va essayer de garder un peu d’élan, que ce soit pour ici ou pour o< cuisine.

Fantasy, de l’Angleterre victorienne au Trône de fer

Je suis en train de suivre un MOOC sur la fantasy, proposé par l’université d’Artois : Fantasy, de l’Angleterre victorienne au Trône de fer. MOOC, ça veut dire « Massive Open Online Course » – c’est le terme qui s’est imposé pour les cours que beaucoup d’universités commencent à mettre en ligne, avec en général des vidéos, des évaluations plus ou moins avancées, et un forum avec plein de gens dessus. Les acteurs les plus connus du genre sont Coursera, edX, et il y a maintenant une déclinaison française d’edX, FUN (France Université Numérique).

J’ai vu passer plusieurs fois l’annonce du cours en question, et je me suis dit « bah pourquoi pas », la vidéo de présentation du cours avait l’air intéressante, et le programme aussi.

Au programme, donc :

  • une semaine d’intro avec la présentation des modules et des intervenantes
  • semaine 1 : histoire de la fantasy
  • semaine 2 : fantasy pour la jeunesse
  • semaine 3 : moyen-âge et fantasy
  • semaine 4 : fantasy urbaine et romance paranormale
  • semaine 5 : la fantasy dans les médias

Et les premières impressions en fin de semaine 1, c’est que ça change pas mal des MOOC plus techniques que j’ai déjà faits. Bon, un élément est le fait qu’un cours de lettres a quand même une ambiance différente d’un cours de maths. Le fait que le cours soit en français est aussi assez bizarre, à la fois du fait que les titres français sont préférés, et du fait d’entendre parler de Conan avec un « an » comme dans « barbant » plutôt qu’avec un « anne » à la fin. L’autre truc qui « change » c’est que tous les intervenants du cours sont des intervenantes – c’est pas non plus un truc dont j’ai l’habitude dans mes domaines habituels…

Les modules sont disponibles sous trois « formes » : une vidéo non-téléchargeable (ou du moins, j’ai pas trouvé comment), une bande-son MP3 qui elle l’est, et une retranscription PDF des vidéos (ou, beaucoup plus probablement, le texte lu pendant la vidéo). Chaque module est aussi associé à une bibliographie importante, et les forums sont ouverts à la discussion. Les retranscriptions sont dispos sous licence CC-BY-NC-ND, donc j’en profite pour lier celles du premier module ici pour ceux qui veulent se faire une idée :

J’ai trouvé le contenu de cette première semaine intéressant, j’ai appris des choses sur le contexte et l’histoire de la fantasy, et j’ai noté quelques titres que j’ai envie de lire. Bon, après, je me méfie, parce que ça me AUSSI donne envie de rattaquer Lord of the Rings, alors… (J’ai jamais fini Lord of the Rings. À ma grande honte assumée.) Je suis beaucoup plus dubitative sur l’évaluation, qui repose sur des QCM pas vraiment intéressants sur des factoïdes plutôt que sur les définitions et les concepts. Il y a une activité écrite et corrigée par les autres étudiants mi-juin, ça sera probablement plus intéressant, à voir. Je suis aussi hyperdubitative sur les forums qui ont une interface passablement inutilisable. Mais, bon, ce sont des inconvénients auxquels on peut s’habituer 🙂 Je dois dire que j’attends les modules suivants avec une certaine impatience ! En tous cas, ça change de mes domaines de prédilection en termes de MOOC (et de cours tous court…), ce qui est probablement une bonne chose.

Les inscriptions au MOOC sont ouvertes jusqu’au 20 juin (mais l’exercice écrit nécessaire pour valider le cours doit être rendu le 16 juin).